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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 19:26

 

Richard BUDES, écuyer, seigneur du Plessis en Saint Carreuc, épousa vers 1182 Catherine de VILLEBLANCHE, dont :
Nicolas Ier BUDES, écuyer, seigneur du Plessis, père de :
Henri BUDES, écuyer, seigneur du Plessis, croisé vers 1249, père de :
Nicolas II BUDES (sceau de 1276 : trois fleurs de lys posées 2 et1, ARMI... BUDES), écuyer, seigneur du Plessis, épousa vers 1280 l'héritière d'Uzel, dont :
Guillaume Ier BUDES, chevalier, seigneur du Plessis, d'Uzel et de La Houssaye, épousa vers 1300 Jehanne du GUESCLIN, dont :
Sylvestre BUDES (sceau : une bande chargée de trois besants), chevalier, seigneur d'Uzel et de La Houssaye, né vers 1320, compagnon de Bertrand du Guesclin à Cocherel, Auray (1364), Espagne (1367-1369), héros du Combat des dix Bretons contre dix Allemands à Rome, gonfalonier de l'église romaine (1377), et fut exécuté à Mâcon en janvier 1380, épouse Renée GOYON, dont  :

 

Margelie BUDES, dame d'Uzel et de La Houssaye, épousa en premières noces Bertrand de MARCHAIX, écuyer, seigneur dudit lieu en Landéhen, et en secondes noces Raoul de La CHASTEIGNERAIE, dont du premier lit :

Isabeau du MARCHAIX, dame d'Uzel et de La Houssaye, épousa vers 1380 Alain de La SORAYE, seigneur dudit lieu en Quistenic, dont :
 

Peronnelle de La SORAYE, dame d'Uzel et de La Houssaye, épousa vers 1400 Jehan de MALESTROIT, chevalier, seigneur de Mésanger, dont :
Hervé de MALESTROIT, seigneur de Mésanger, d'Uzel, de La Houssaye et de Couëssurel, épousa vers 1479 Marguerite de BEAUMANOIR, dame de Pirtuit en Plédran, dont :

 

Françoise de MALESTROIT, vicomtesse d'Uzel en 1538, dame de La Houssaye et de Bottier en Quessoy, de Pirtuit et de Couëssurel, épousa le 23 septembre 1517 François, sire de COËTQUEN, (Coëtquen en Saint Hélen), dont :
Jehan V, sire de COËTQUEN, vicomte d'Uzel, seigneur de La Houssaye, de Bottier, de Pirtuit, du Vau-Morin, de Couëssurel et autres lieux, né vers 1525 et décédé au Vau-Ruffier en Plouasne le 29 juin 1604, gouverneur de Saint Malo, chevalier de l'Ordre du Roy (1568), marquis de Coëtquen et comte de Combourg (lettres patentes de juin 1575), vainqueur de la bataille de Loudéac (1591), chevalier du Saint Esprit (1er décembre 1595), épousa Philippes d'ACIGNÉ, comtesse de Combourg, dont  :
Jehan VI, marquis de COËTQUEN,  chevalier, comte de Combourg, vicomte d'Uzel, seigneur de La Houssaye, décédé à Combourg le 27 juillet 1602 et inhumé aux Jacobins de Dinan, chevalier de Saint Michel, capitaine de 50 hommes d'armes, épousa par contrat du 14 octobre 1578 Renée de ROHAN, dont :
Louis, marquis de COËTQUEN, chevalier, comte de Combourg, vicomte d'Uzel, baron du Vauruffier, seigneur de La Houssaye, gouveneur de Saint Malo, épousa Henriette d'ORLÉANS, dont :
1) Andelle de COËTQUEN, dame de La Houssaye ;
2) Malo de COËTQUEN, qui suit;
Malo, marquis de COËTQUEN, chevalier, comte de Combourg, vicomte de Rougé et d'Uzel, baron d'Aubigny et du Vau-Ruffier, puis seigneur de La Houssaye en 1646, gouverneur de Saint Malo, épousa Françoise de La MARZELIÈRE, marquise dudit lieu, dont :

 

Françoise de COËTQUEN, dame de La Houssaye, épousa à Combourg le 6 mars 1653 Hercule-François de BOISÉON, chevalier, comte dudit lieu en Lanmeur (1617), vicomte de La Bellière en Pleudihen-sur-Rance, baron de Kerouzéré en Sibiril, châtelain de Runfao en Ploubezre, seigneur de Trogoff en Plouescat, de Tournerie en Louzes, de L'Ile-Grande audit lieu, de Coëtréven audit lieu,  né à La Tournerie le 8 août 1630 et inhumé au Couvent des Jacobins de Morlaix le 29 février 1692, gouverneur de Morlaix et capitaine des Gardes-Côtes de Léon
 

Jean Le VICOMTE, écuyer, seigneur de La Houssaye par acquêt vers 1668, épousa Marguerite BONNIER de La COQUERIE, dont :
Jean-Pierre Le VICOMTE, écuyer, seigneur de La Houssaye vers 1690, du Seurre en Hénon, conseiller du Roi au Présidial de Rennes, épousa Françoise COURTOYS, dont :
Jean-François Le VICOMTE, seigneur de La Houssaye, né en la paroisse Saint Etienne de Rennes le 28 février 1690, décédé à Quessoy le 27 novembre 1753 et y est inhumé, conseiller au Parlement de Bretagne pourvu le 19 juillet 1731 et reçu le 21 novembre suivant, épousa en premières noces par contrat passé à Rennes le 27 février 1731 Marie Anne Françoise Joseph BRUNET des VERGERS née vers 1711 et inhumée en la paroisse Toussaints de Rennes le 14 juin 1735, et en secondes noces vers 1738 Marie-Louise FERRÉ de La VILLESBLANCS, née à Sévignac en 1704, décédé à La Houssaye le 31 août 1770 et inhumée le lendemain, dont du second lit :
Jean-Baptiste Marie Anne Regnault Le VICOMTE, écuyer, seigneur de La Houssaye, né à Sévignac le 24 septembre 1739 et décédé à Saint Brieuc le 13 juillet 1810, conseiller au Parlement de Bretagne pourvu le 19 octobre 1759 et reçu le 22 novembre suivant, puis président à mortier pourvu le 2 août 1775, épousa en la paroisse Saint Jean de Rennes le 11 avril 1765 Marie Anne Céleste de SAINT-PERN, née en la paroisse Saint Sauvenur de Rennes le 14 février 1748 et décédée le 17 janvier 1767, et en secondes noces en la paroisse Saint Michel de Saint Brieuc le 7 juillet 1772 Marie Anne Gabrielle de La RIVIÈRE, née le 16 août 1754 et décédée le 23 décembre 1834, dont postérité du second lit.

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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 19:49
Quilhée, de Quelen, signifiant houx,
ou
de Kilher signifiant lutin ou feu follet.

 

La seigneurie de Quilhée serait un démembrement de la seigneurie d'Yffiniac donné au XIVème siècle en juveigneurie à un puîné ou en dot à une fille [à cette époque Yffiniac appartenait aux ROSTRENEN].
Puis elle passa par alliance aux GAUDON - depuis GAUTRON - et le dernier de cette Maison, Pierre GAUDON, écuyer, seigneur de Quilhée, épousa Aliette de CARGOUËT qui lui donna au moins une fille Aliette GAUDON, dame de Quilhée.

 

Aliette GAUDON épousa vers la moitié du XVème siècle Alain MADEUC, de la Maison des sires du Guémadeuc en Pléneuf, dont en puîné Mathurin MADEUC, seigneur de Quilhée.
 

Mathurin MADEUC, écuyer, seigneur de Quilhée vers 1498, et de La Ville-Goures, décédé en janvier 1515, épousa Gilette Le FELLE, dont Catherine MADEUC, dame de Quilhée.
 

Catherine MADEUC, dame de Quilhée et de La Ville-Brexelet en Pléneuf, décédée entre 1556 et 1561, épousa Adrien du FAY, écuyer, seigneur du Bois-Hamon en Meslin, décédé avant 1548, dont  François du FAY.


François du FAY, écuyer, seigneur de Quilhée et de La Ville-Brexelet, épousa Jeanne de Plœsquellec, dont :

François du FAY, écuyer, seigneur de Quilhée, de La Ville-Brexelet, écuyer, seigneur de Quilhée, de La Ville-Brexelet, de La Porte, de La Ville-Garnier, du Chaucheix au Rascouët, décédé entre 1607 et 1609, épousa Jeanne de Saint-Pern, fille de Judes de Saint-Pern et de Renée de La Marzelière, dont :
 
Thomas du Fay, écuyer, seigneur de Quilhée, de La Ville-Brexelet et autres lieux, décédé avant 1622, épousa le 13 mai 1609 Claude Le Métaër, dame du Bois-Hamel en Plédran et de Largentaye en Quessoy, décédée à Lamballe le 19 septembre 1650 et inhumée à Quessoy le 21 septembre suivant, fille aînée de feu Mathurin Le Métaër, écuyer, seigneur de La Ville-Norm en Plémy et de La Rivière, et de Rollande de Bogard, dame du Bois-Hamel, dont :
1) Toussaint du Fay, qui suit ;
2) Jacques du Fay, écuyer, seigneur de La Ville-Brexelet, né à Quessoy le 30 novembre 1613 ;
3) François du Fay, écuyer, seigneur de Saint-Rieux, né à Quessoy le 15 novembre 1618 ;
4) Catherine du Fay, née à Quessoy le 3 octobre 1615 ;
5) Louise du Fay, née à Quessoy le 5 janvier 1620 ;
6) Hélène du Fay, dame de La Garde.

Toussaint du Fay, écuyer, seigneur de Quilhée, décédé ruiné le 15 ou 17 octobre 1645, épouse Marie de Cahideuc, vivante en 1677, dont :
1) Jacques du Fay, écuyer, seigneur de La Ville-Brexelet ;
2) Sébastien du Fay, écuyer, seigneur de Quilhée ;
3) Hélène du Fay, dame de La Garde.

 

Le 17 janvier 1651, la seigneurie de Quilhée fut vendue judiciairement et adjugée à Jacquette BERNARD, veuve de Jean BOÜAN, écuyer, seigneur de La Lande-Boüan en Saint-Pôtan.
 

Leur fille Julienne BOÜAN, épouse de Jean-Baptiste BERTHELOT, chevalier, seigneur de Saint-Ilan, de La Ville-Buor et de Lestivy en Langueux, de Brangolo en Plémy, et autres lieux, né à Langueux le 30 janvier 1616 et y décède le 30 janvier 1674, est dame en partie de Quilhée, tout comme Marie de Cahideuc, qui conserve toujours son droit de douaire sur la seigneurie.
Louis-Paul BERTHELOT, chevalier, seigneur de Quilhée, baptisé en l’église Saint-Sauveur de Rennes le 22 novembre 1644 et inhumé à Langueux le 7 septembre 1729, semble résider au Quilhée vers 1673.
Un aveu cette époque décrit le Quilhée comme suit :  manoir noble consiste en un grand coprs de logis, exposé entre orient et midi, en pierres sous ardoises, divisé en quatre par embas, servant de cellier, écurie, granges, chambres. sur partie d'iceux ayant leur service par un perron de taille au devant de la maison. Au derrière de la maison il y a deux pavillons de même construction, celui vers occident servant de chambre et cabinet, l'autre de montée au corps oriental de ladite cour et un autre corps de logis en forme de pavillon pareille construction servant de fournil et étable. Le colombier enruine. Au côté  occidental de la cour autre corps de logis en pierres sous ardoises avec embas, chambre, et grenier au-dessus ayant  leur service par une petite montée au-devant. Au pignon septentrional, un jardin  et dans deux bas côtés au pignon méridional en pierres sous ardoises, servant de décharge, celui au midi au devant de la cour, l'autre ayant. Autre corps de logis  au côté méridional de la cour, servant d'écurie, en pierres sous glé. Un  puits dans la cour. Le fond sous les bâtiments, cour au-devant et entre iceux dans laquelle est la chapelle [Saint-Samson - depuis Saint-Blaise], pont levis à l'entrée de la cour, jardin derrière et aux côtés. Fossés, douves qui entourent les bâtiments, jardins, cour, le verger du Pont, la rabine avis le pont levis plantée de chesne. La métairie de la Porte [Chaucheix] avec un corps de logis en pierres de glé, exposé midi, divisé en quatre aistres avec granges en madray sur fondement de pierres. Le moulin à eau sur la rivière des aran en forme de pavillon en pierres sous ardoises et un petit bâtiment derrière de même construction où est la chambre du meunier.

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27 juin 2008 5 27 /06 /juin /2008 16:51

Acte de règlement de M. Antoine-Marie d’Hozier de Sérigny, juge d’armes de la noblesse de France, chevalier grand-croix honoraire de l’ordre royal des Saints Maurice et Lazare de Sardaigne, daté de Paris 30 décembre 1785, ainsi qu’il suit :

Ecu d’argent à deux lions affrontés de gueules soutenant une moucheture d’hermines de sable ; ledit écu timbré d’un casque de profil orné de ses lambrequins de gueules, d’argent et de sable.


Baron du Taya
dessin de M. de Lépinay
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22 juin 2008 7 22 /06 /juin /2008 22:16

I. Messire Charles Ier Le Mintier, écuyer, seigneur des Granges, épousa vers 1300 Julienne d’Acigné, dont :

II. Messire Honoré Le Mintier, écuyer, seigneur des Granges, épousa vers 1330 Olive Visdelou, dont :

III. Messire Guillaume Ier Le Mintier, écuyer, seigneur des Granges, mentionné dans un rôle des plaids des Etats de Bretagne en 1383, père de :

IV. Messire Guillaume II Le Mintier, chevalier, seigneur des Granges, commissaire pour la Réformation de la noblesse en 1442 en la paroisse de plédran, père de :
1) Guillaume III Le Mintier, chevalier, seigneur des Granges, comparut à la montre des nobles du 3 au 5 mai 1483 à chevalier, armé de brigandine, salade, épée et pertuisane, épouse Marie de La Roche, dont postérité ;
2) Eonnet Le Mintier, qui suit ;
3) Christophe Le Mintier, écuyer, comparut à la montre des nobles faite à Moncontour du 3 au 5 mai 1485, avec deux archers bien armés et montés ;
4) Catherine Le Mintier, épouse Guillaume Martin, écuyer, seigneur de La Grande Rivière.

V. Eonnet Le Mintier, écuyer, seigneur de La Ville-Norme en Plémy, comparut dans les rôles des montres de la noblesse faites à Moncontour en janvier 1479 et à Hénon en mai 1483, père de :

VI. Messire Rolland Le Mintier, écuyer, seigneur de La Ville-Norme et du Clos Rouault en Plémy par acquêt du 16 février 1513, qualifié de maître dans le rôle des montres des nobles faites à Moncontour du 8 au 10 janvier 1470 et y comparaît armé de brigandine, salade, dague, épée, arc et trousse, épouse Alix du Chastel, dont  :
1) Jean Le Mintier, écuyer, compraut à la Réformation de la noblesse le 2 mars 1535 ;
2) Jacques Ier Le Mintier, qui suit ;
3) Charles Le Mintier, écuyer, seigneur de La Ville-Norme, épouse Olive de La Rivière, fille de Guillaume de La Rivière, chevalier, seigneur de Kernoüan, du Plessis, de Lorfeillet et autres lieux, et de Jeanne Conen, dame de Boguion et de La Motte, dont postérité.

VII. Messire Jacques Ier Le Mintier, écuyer, seigneur de La Ville-Norme et du Clos Rouault, comparut à la Réformation de la noblesse de Plémy le 26 février 1513, épouse Marie de La Rivière, fille de Guillaume de La Rivière, chevalier, seigneur de Kernoüan, du Plessis, de Lorfeillet et autres lieux, et de Jeanne Conen, dame de Boguion et de La Motte, dont :

VIII. Messire Julien Le Mintier, écuyer, seigneur de La Ville-Norme et du Clos Rouault, père de :

IX. Messire Jacques II Le Mintier, écuyer, seigneur de La Ville-Norme et du Clos Rouault, épousa Marie du Chastel.

 
 

Mintier (Le) : de gueules à la croix engreslée d’argent.
Couronne de
marquis.
Supports
: deux lions.

Devise : Deus meus omnia sunt, alias, Tout ou rien.

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20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 20:17

Présentation générale
En forme de croix latine, elle comprend un clocher extérieur, une nef avec bas-côtés de six travées, un transept et un chœur.

Construite sur les plans de M. Guépin, l’adjudication des travaux fut confiée à Victor Radenac, entrepreneur, le 15 mars 1884. La première pierre fut bénite le 22 mars 1885, l’édifice terminé le 31 octobre 1886 et sa bénédiction solennelle faite le 25 décembre suivant.


Historique de la construction de la nouvelle église.
En 1854 ou 1855 (le document n’est pas daté, n.d.l.r.), l’abbé Boinet, curé de Plœuc, écrivait à Monseigneur Le Mée avant qu’il ne vienne en visite pastorale : « Excellence, vous trouverez la pauvre et trop petite église de Plœuc dans l’état où vous la vîtes, il y a huit ans. On n’y a fait aucune réparation, faute de moyens et ne sachant par où commencer. […] Faut-il la reconstruire entièrement ou l’allonger un peu ? […] la commune n’a rien. La fabrique a bien deux ou trois pièces de terre, mais qu’est-ce que cela pour bâtir une église ! ».
De son côté, l’architecte Alphonse Guépin, à la demande du maire, examinait l’église le 14 décembre 1854. Il concluait, dans son rapport, que les fermes de la charpente avaient perdu leur aplomb et que, pour la sécurité des fidèles, il fallait une consolidation urgente qui ne pouvait être qu’un palliatif avant une reconstruction générale à envisager au plus tôt. Et il ajoutait : « L’église, d’ailleurs, ne peut contenir que 1.380 personnes, quantité bien trop faible pour une population de 5.500 âmes ».
Cependant, trois décades vont passer sans qu’on puisse rien entreprendre. Le 8 mai 1883, le nouvel évêque, Mgr Bouché, faisait sa première visite pastorale. Il était reçu à l’entrée du bourg, près d’un arc de triomphe, par le maire, M. Radenac, et son conseil municipal ; puis le cortège se mettait en marche « vers la vieille église en ruines ». Là, le chanoine Le Coq-Maisonneuve accueillait à son tour l’évêque qui avait été son condisciple et ami à Plouguernével.
Le lendemain, 9 mai, était jour de Confirmation. 500 enfants de Plœuc et 150 de L’Hermitage reçurent de Mgr Bouché l’imposition des mains. Puis Monseigneur « visita les établissements d’instruction tenus par les excellents frères Lamennais et les religieuses du Saint-Esprit ». De cette visite, l’évêque conclut que la reconstruction de l’église s’imposait avec urgence et il promit de revenir pour la bénédiction de la première pierre.
Les plans de la nouvelle église furent dessinés par M. Alphonse Guépin, fils du précédent. Le 15 mars, l’adjudication des travaux était confiée à M. Victor Radenac, entrepreneur. La première pierre ne fut posée que le 22 mars 1885, mais cette fois les choses ne vont plus traîner. L’édifice sera terminé le 31 octobre 1886 et la bénédiction solennelle par l’abbé Chatton, vicaire général, aura lieu le jour de Noël suivant…
Quatre ans après sa première visite, le 16 avril 1887, dimanche de la Quasimodo, Mgr Bouché revenait à Plœuc pour une nouvelle cérémonie de Confirmation. On lui présenta 441 enfants de Plœuc et 110 de L’Hermitage qui trouvèrent facilement place, cette fois, dans la nouvelle église. Le Maire et le Curé, M. Amédée Radenac et le Chanoine Le Coq-Maisonneuve dirent à l’Evêque : « … en un langage plein d’émotion les efforts accomplis pour amener à bonne fin la reconstruction de l’édifice. Monseigneur répondit par une touchante allocution, félicitant le pasteur et la paroisse toute entière d’avoir construit et achevé en moins de deux ans cette belle église romane… Puis avant de quitter Plœuc, il voulut laisser entre les mains de Monsieur le Curé un billet de mille francs, pour l’ornementation intérieure de la nouvelle église ».

Yves-Marie Erard
Evêché de Saint-Brieuc Service des Archives - 20/06/2008


Monseigneur Eugène Bouché, évêque de Saint-Brieuc, 1882-1888
Armoiries de Monseigneur Bouché
d'hermine à trois fasces de gueules (qui est Rostrenen),
au buste de la Vierge couronné d'argent, brochant.
(ces armoiries sont visibles au-dessus du porche de l'église)

Pages  2 , 3 , 4
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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 21:39

I. Messire Guillaume de La Noüe, écuyer, seigneur de Vair en Anetz et de Crénolles en Plessala, décédé au Plessis-Vair en Anetz le 10 février 1641, intendant des affaires de la Reine-mère, chancellier de la duchesse d'Orléans, conseiller au Parlement de Bretagne pourvu le 11 juillet 1597 au lieu de son père et reçu le 29 avril 1598, épousa par contrat passé à Nantes le 21 janvier 1604 Anne de Cornulier, fille de Pierre de Cornulier, vicomte de Rezé, seigneur de La Touche en Nozay, de La Haye en Sainte Luce, de La Pénicière près de Clisson, de Lucinière en Nort sur Erdre, de La Bourdinière en Puceul et autres lieux, inhumée en l'église Sainte Radegonde de Nantes en 1588, secrétaire du Roy et de la Reine, puis secrétaire du duc d'Etampes et du vciomte de Martigues, receveur des fouages et revenus de la gendarmerie des évêchés de Cornoüaille et de Saint Brieuc en 1557 et 1558, maître des comptes le 30 septembre 1568, maire de Nantes le 23 décembre 1569,  trésorier de France et général des finances en Bretagne le 10 octobre 1570, commissaire du Roy aux Etats de Vannes en1582 et de Nantes en 1585, et de Claude de Comaille, dame de Toulan par acquêt de 1599, dont :
1) Charles de La Noüe, écuyer, comte de Vair en 1663 ;
2) Henri de La Noüe, qui suit.

 

II. Messire Henri de La Noüe, chevalier, seigneur de Crénolles, né en la paroisse Saint-Jean de Rennes le 20 mars 1608 ou 1609 et y décède le 1er mars 1643, conseiller au Parlement de Bretagne pourvu le 12 juin 1641 au lieu de son père et reçu le 17 juillet suivant, épousa par contrat passé à Moncontour le 7 septembre 1632 Anne Le Métaër, dame du Haut et du Bas Bogard, de La Ville-Norme, de Langle, de La Ville-Jouguet, de La Haute-Folie et autres lieux, fille de François Le Métaër, écuyer, seigneur de La Ville-Norme, de Bogard et autres lieux, et de sa première épouse Anne de Groesquer, dont :
1) Anne de La Noüe, née en 1633 et décédée en 1680, épouse N de Mauny, seigneur de La Douetté et de Carcé ;
2) François de La Noüe, écuyer, né vers 1634 et décédé jeune ;
3) Guillaume de La Noüe, qui suit ;
4) Gabrielle de La Noüe, dame de Saint Ermel., née en 1638 et décédée en 1701 ;
5) Pierre-Joseph de La Noüe, écuyer.

III. Messire Guillaume de La Noüe, écuyer, seigneur de La Ville-Norme, de Bogard, de Saint-Ermel, de La Bréhaudière et autres lieux, né en 1637 et assassiné en 1677, conseiller au Parlement de Bretagne pourvu le 19 août 1663 et reçu le 1er octobre suivant, épousa en la paroisse Saint Sauveur de Rennes le 10 janvier 1669 Françoise Pringuel, dame du Tertre, née vers 1644, fille de François Pringuel, seigneur du Tertre, conseiller au Présidial de Rennes, et de Françoise Ogeron, dont :
1) Guillaume de La Noüe, qui suit ;
2) Claude de La Noüe, maréchal des logis au Royal-Dragons en 1688.

IV. Messire Guillaume de La Noüe, seigneur de La Ville-Norme, de Bogard, de Saint Ermel et autres lieux, né le 19 juillet 1674 et baptisé en la paroisse Saint-Etienne le 20 juillet 1692, décédé en 1722, conseiller au Parlement de Bretagne pourvu le 26 juin 1700 et reçu le 16 juillet 1701, épousa en premières noces par contrat passé à Rennes le 14 avril 1696 Marie-Françoise de Tréméreuc, née en la paroisse Saint Etienne de Rennes le 24 décembre 1673, y décède le 18 octobre 1705 et inhumée le lendemain, fille de Louis de Tréméreuc, écuyer, comte de Largoët, seigneur de La Chesnaye, décédé le 29 mars 1689, président des Requêtes au Parlement Bretagne reçu le 12 mai 1673, conseiller au Parlement de Bretagne pourvu le 15 mai 1679 et reçu le 23, et de sa première épouse Guyonne Goret, et en secondes noces à Hillion le 17 décembre 1705 Anne Françoise Hyacinthe de La Villéon, dame des Aubiers en Hillion, née à Hllion en 1684 et décédée à Ploubazlanec le 17 novembre 1576, fille de Toussaint-Hyacinthe de La Villéon, écuyer, seigneur des Aubiers et des Marais en Hillion, et de Charlotte Hingant, dont du premier lit :
1) Toussaint-Marie, comte de La Noüe, qui suit ;
2) François-Marie de La Noüe, né en 1700 ;
3) Thérèse-Catherine de La Noüe, épouse Gilles-François Bertho, chevalier, seigneur de La Ville-Josse ;
4) Marie Françoise Gervaise de La Noüe, née en 1705, religieuse ;
5) Lucrèce-Céleste de La Noüe, dame de Saint-Ermel, jumelle de la précédente ;
Et du second :
6) Guillaume-François de La Noüe, chevalier, seigneur des Aubiers, baptisé le 8 octobre 1710, décédé en la paroisse Saint-Sauveur de Nantes le 8 mars 1776, et inhumé le 10, chevalier dans l'Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis, officier de la Marine du Roy, conseiller au Parlement de Bretagne pourvu le 14 janvier 1735, épouse vers 1740 Marie-Joseph du Bourne, dame des Salles en Ploubazlanec, née vers 1724, décédée aux Aubiers le 24 janvier 1766 et inhumée en l'église Saint Jean-Baptiste d'Hillion, dont postérité.

V. Messire Toussaint-Marie de La Noüe, chevalier, comte de Bogard, seigneur de La Ville-Norme et autres lieux, né en la paroisse Saint Etienne de Rennes le 2 février 1697 et baptisé le 7, décédé en 1744, conseiller au Parlement de Bretagne pourvu le 11 septembre 1722 et reçu le 7 janvier 1723, épouse en 1719 (contrat cassé comme nul et refait en 1724, et précédé d'un contrat du 12 novembre) Marie-Madeleine de Pressac, fille d'Alphée-Marc, marquis de Pressac, et de Marie Filleau, dont :

1) Toussaint-Marie de La Noüe, qui suit ;
2) François-Jérome de La Noüe, né en 1725 et décédé à Moncontour en 1810, vicaire-général et archidiacre de Saint Brieuc ;

3) Jules César Félix, vicomte de La Noüe, chevalier, né en 1720, capitaine aide-major d'Infanterie, chevalier dans l'Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis, épouse en 1765 à Rose-Émilie de Langan-Boisfévrier, dont : 

     a) Augustin Henry Gabriel Rose de La Noüe, écuyer, né le 23 janvier 1766 et ondoyé le 26, baptisé à Eréac le 7 septembre suivant, fit ses preuves pour entrer au Collège Royal de La Flèche en 1774 ;

      b) Jules César Marie de La Noüe, écuyer, né et ondoyé à Coisbicort le 7 janvier 1767, baptisé à Eréac le 17 novembre suivant, fit ses preuves pour enter au Collège Royal de La Flèche en 1775.

4) Thérèse Rose Sainte de La Noüe, née en 1733 et décédée sans alliance en 1776 ;

5) Guillaume-Toussaint de La Noüe, né en 1735 et décédé jeune ;

6) Louise Françoise Anne de La Noüe, née en 1737, élevée à la Maison Royal de l'Enfant Jésus, vivante en 1768.

 

VI. Messire Joseph Sylvain Toussaint-Marie de La Noüe, chevalier, comte de Bogard, seigneur de La Ville-Norme, baptisé en la paroisse Saint Jean-Baptiste de L'Homais le 6 avril 1720, décédé à Coëtcouvran en Yvignac le 22 janvier 1765 et inhué en l'église le lendemain, conseiller au Parlement de Bretagne pourvu le 4 mars 1746 et reçu le 23 novembre suivant, épousa en premires noces en la chapelle de Coëtcouvran le 1er mars 1745 Françoise-Marcelle Geslin, dame de Coëtcouvran, baptisée à Quelneuc le 12 juin 1716, décédée à Coëtcouvran le 29 janvier 1776 et inhumée à Yvignac, fille de François Geslin, seigneur de Coëtcouvran, et de Claire-Marine de Talhoüet, et en secondes noces en la forteresse de Louisbourg le 17 février 1755 Marguerite Guédry, dont du premier lit :
1) Guillaume-François de La Noüe, qui suit ;
2) Jeanne-Henriette de La Noüe, née en 1754.

 

VII. Messire Guillaume-François Marie de La Noüe, chevalier, comte de Bogard, seigneur de La Ville-Norme, né à Coëtcouvran le 11 mars 1747 et baptisé le 14, décédé à Saint-Hélier de Jersey le 16 janvier 1795 et inhumé le 17, fit ses preuves pour être page du Roy en sa Grande-Ecurie en 1761, siégea dans l'ordre de la noblesse aux états généraux de Bretagne en 1774, lieutenant des maréchaux de France et chevalier du Saint-Sépulcre dès 1776, licencié en Droit en 1780, conseiller au Parlement de Bretagne pourvu le 5 avril 1780 et reçu le 13 juin suivant, émigré à Jersey, épousa à Saint Malo le 17 octobre 1776 Félicité-Marie Meslé de Grandclos, née à Saint Malo le 3 février 1757, fille de Pierre-Jacques Meslé, écuyer, seigneur de Grandclos, et de Pauline Claude Félicité Le Bonhomme, dont :
1) Maurice, comte de La Noüe-Bogard, qui suit ;
2) Amélie de La Noüe, vivant à Londres en 1798 ;

3) Pauline-Caroline de La Noüe, dame de Bogard,  décédée en 1804, épouse en 1803 Louis Marie René du Plessis de Grénédan, sans postérité.
 

VIII. Messire Maurice, comte de La Noüe-Bogard, émigré avec son père, décédé sans postérité en 1804.


 

Noüe (de La) : d'azur à la croix d'argent, cantonnée de quatre gerbes de blé d'or.
Couronne de comte
 

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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 20:24

I. Messire Mathurin Le Métaër, écuyer, seigneur de La Ville-Norme en Plémy, de La Rivière et du Guéhellan en Hénon et autres lieux, épousa Rollande de Bogard, dame dudit lieu en Quessoy en 1622, du Bois-Hamel en Plédran et autres lieux, décédée en 1626 et inhumée en l'église de Quessoy, fille de Jean de Bogard, seigneur dudit lieu, de Saint-Armel en Plaine-Haute, des Salles, de L'Angle en Quessoy et autres lieux, décédé vers 1580, et de Catherine de Beaurepaire, dame du Bois-Hamel et de La Roche-Camiot en Plédran, dont :

1- Claude Le Métaër, dame de Largentaye en Quessoy, citée dame douairière du Quilhée en 1622, décédée à Lamballe le 19 septembre 1650 et inhumée à Quessoy, épouse par contrat du 13 mai 1609 Thomas du Fay, écuyer, seigneur de Quilhée en Quessoy, fils de François du Fay, écuyer, seigneur de Quilhée, de La Ville-Brexelet en Saint-Alban, de La Porte, de La Ville-Garnier, du Chaucheix au Rascouët, décédé entre 1607 et 1609, et de Jeanne de Saint-Pern ou de Jeanne de Plœsquellec, dont postérité ;

2- François Le Métaër, qui suit ;

2- Morice Le Métaër, écuyer ;

4- Jacques Le Métaër, écuyer.


II. Messire François Le Métaër, écuyer, seigneur de La Ville-Norme, de Bogard et autres lieux, épousa Anne de Groesquer, dont :

1- Anne Le Métaër, dame du Haut-Bogard et du Bas-Bogard, de La Ville-Norme, de Langle, de La Ville-Jouguet, de La Haute-Folie et autres lieux, épouse en premières noces Henri de La Noüe, chevalier, seigneur de Crénolles en Plessala, né à Rennes le 20 mars 1608 et y décède le 1er mars 1643, conseiller au Parlement de Bretagne, fils de Guillaume de La Noüe, écuyer, seigneur de Vair et de Crénolles, intendant de la Reine-mère, chancelier de la duchesse d'Orléans, dont postérité, et en secondes noces à Quessoy le 31 octobre 1647 Jean de Freslon, seigneur de Saint Aubin, dont postérié ;

Et peut-être : 

2- Jacques Le Métaïer, qui suit.


III. Messire Jacques Le Métaïer, écuyer, seigneur de La Ville-Norme, cité à Bogard en 1701.

 

Métaïer (Le) : d'azur à la croix engreslée d'or, cantonnée de quatre fleurs de lys d'argent.

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14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 06:44
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14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 06:41

Louis, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre, à tous présents et à venir Salut.

La noblesse est la récompense la plus flatteuse que nous puissions accorder aux anciennes familles dont les membres se sont successivement distingués dans des fonctions honorables, par leur zèle, leurs lumières et leur intégrité. Celle dont est issu notre cher et bien-aimé le Sr Jean-Rodolphe Baron, Sr du Taya, avocat au Parlement de Bretagne, sénéchal de la baronnie de Quintin, juge de police de la manufacture des toiles dites de Bretagne et maire titulaire de la ville de Quintin, est alliée à un grand nombre de maisons nobles de la Province, elle exerçait déjà depuis plus d’un siècle, des places de judicature dans des juridictions considérables, lorsque le sieur Julien Baron, Sr du Taya, père dudit Jean-Rodolphe, fut reçu en 1720 en l’office de conseiller alloué de Ploërmel, office qu’il a exercé jusqu’à sa mort.

Député du Tiers-Etat aux Etats en 1724, il y fut membre de plusieurs commissions importantes, et notamment de celle de l’administration intermédiaire qui fut alors confiée aux Etats.

Ledit sieur Jean-Rodolphe, son fils, est depuis quarante ans sénéchal de la baronnie de Quintin et juge de police de la manufacture des toiles dites de Bretagne, il a été pourvu en 1748 de l’office de maire de la même ville ; il a été député du Tiers-Etat aux Etats tenus en 1748, 1749, 1750 et 1752 et membre pendant six ans de la Commission intermédiaire. Il s’est occupé dans ces différentes places de l’administration de la justice, de l’observation des règlements, des moyens propres à étendre et à faire prospérer la fabrique des toiles, des intérêts de ses concitoyens et enfin de ceux de la Province, avec une attention et une activité si vigilante qu’il s’est concilié l’estime générale et de considération la plus distinguée.

Ses bons et utiles exemples sont fidèlement suivis par le Sr Rodolphe-Marcellin-François Baron Sr du Taya, son fils unique, avocat au Parlement et actuellement maire de la ville de Quintin, qui, député du Tiers-Etat aux quatre dernières tenues des Etats et membre depuis le même temps de la Commission de l’évêché de Saint-Brieuc, n’a cessé de donner des preuves d’un zèle et d’un patriotisme dont il nous a été rendu les témoignages les plus honorables

Tant de services rendus dans une seule et même famille nous ayant fait reconnaître que l’amour du bien public et l’attachement aux bons principes y sont héréditaires, nous croyons qu’il est de notre justice d’en récompenser le père et le fils par des marques éclatantes et durables de notre satisfaction, et d’accorder au père en l’élevant aux honneurs de la noblesse une grâce dont le fils puisse lui-même recueillir les avantages.

A ces causes, de notre grâce spéciale pleine puissance et autorité Royale, nous avons annobli et par ces présentes signées de notre main annoblissons ledit Sr Jean-Rodolphe Baron Sr du Taya, et du titre de noble et d’Ecuyer l’avons décoré et décorons, voulons et nous plaît qu’il soit censé et réputé noble tant en jugement que dehors, ensemble ses enfants, postérité et descendants mâles et femelles nés et à naître en légitime mariage ; que comme tels ils puissent prendre en tous lieux et en tous actes la qualité d’Ecuyer, parvenir à tous degrés de chevalerie et autres dignités, titres et qualités réservés à notre noblesse, qu’ils soient inscrits au catalogue des nobles, qu’ils jouissent de tous les droits, privilèges, prérogatives, prééminences, franchises, libertés, exemptions et immunités dont jouissent et ont accoutumé de jouir les autres nobles de notre Royaume, tant qu’ils vivront noblement et ne feront acte de dérogeance ; comme aussi qu’ils puissent acquérir, tenir et posséder tous fiefs, terres et seigneuries de quelques titres et qualités qu’elles soient.

Permettons audit Sr Baron Sr du Taya, ses enfants et postérité de porter des armoiries timbrées telles qu’elles seront réglées et blasonnées par le Sr d’Hozier, juge d’armes de France, et ainsi qu’elles seront peintes et figurées en ces présentes, auxquelles son acte de règlement sera attaché sous notre scel, avec le pouvoir de les faire graver et insculpter, si elles ne le sont déjà, dans tels endroits de leurs maisons, terres et seigneuries que bon leur semblera, sans que pour raison de ce que dessus ledit Sr Baron Sr du Taya, ses enfants, postérité et descendants, soient tenus de nous payer et à nos successeurs rois aucune finance ni indemnité, dont leur avons fait et faisons don par ces dites présentes, et sans qu’ils puissent être troublés ni recherchés pour quelque cause et prétexte que ce soit à la charge par eux de vitre noblement et sans déroger.

Si donnons en mandement à nos amés et féaux conseillers les gens tenant notre cour de Parlement de Rennes, et à tous autres nos officiers et justiciers qu’il appartiendra que ces présentes ils ayent à faire régistrer, et du contenu en icelles jouir et user le dit sieur Baron Sr du Taya ; ensemble ses enfants, postérité et descendants nés  et à naître en légitime mariage, pleinement, paisiblement et perpétuellement, cessant et faire cesser tous troubles et empêchements quelconques, nobostant tous édits, déclarations et autres choses à ce contraire auxquels et aux dérogatoires des dérogatoires y contenus nous avons dérogé et dérogeons pour ce regard seulement, et sans tirer à conséquence. Car tel est notre plaisir. Et afin que ce soit chose ferme et stable à toujours, nous avons fait mettre notre scel à ces dites présentes. Sauf en autres choses notre droit et l’autrui.

Donné à Fontainebleau au mois d’octobre l’an de grâce 1785 et de notre règne le douzième .

Signé : Louis

Par le Roi, le Bon de Breteuil.

Visa : Hüe de Miromesnil

Enregistré au greffe civil de la Cour aux fins d’arrêt d’Icelle le 30 janvier1786.

Signé : Buret.

 

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12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 19:29

Du mercredi 26 janvier 1785.

Monseigneur l’Evêque de Dol.

Monseigneur le comte Geslin de Trémargat.

Monsieur le Sénéchal de Rennes.

Un membre de l’ordre de la noblesse ayant représenté que M. Baron du Taya père, sénéchal de Quintin, avait assisté en qualité de député de cette ville aux assemblées des Etats de 1748, 1749, 1750 et 1752 et que s’y étant distingué d’une manière véritablement honorable et intéressante par son zèle, ses services, son patriotisme et les malheurs qui en furent la suite, il mérite l’honneur de participer aux bienfaits de l’assemblée ; que mon dit Sr Baron du Taya exerçant la justice avec les lumières que lui fournit une expérience consommée depuis quarante ans dans un des fiefs les plus considérables de la Province, continue avec intégrité à exercer le zèle le plus actif pour le bien de la justice, que les services de M. Baron du Taya père, rappelés à l’assemblée par ceux de M. son fils y rend depuis quatre tenues avec autant d’activité que de talent, et que ses soins vigilans et pénibles pour les intérêts de la ville qu’iul représente, formant une suite héréditaire d’actions vertueuses et honorables, attirent sur eux d’une manière distinguée l’estime publique ; que si le fils est digne d’une récompense à laquelle son père avait avant lui les plus justes droits, il doit bien être flatteur pour lui de s’approprier une partie de cette récompense méritée par les vertus de son père et de pouvoir par sa propre conduite en augmenter la valeur. Et sur la proposition qui a été faite en conséquence de faire solliciter auprès de Sa Majesté par les Etats l’obtention de lettres de noblesse en faveur de M. du Taya père.

Les Etats par tous ces motifs et pour donner des preuves de leur estime et de leur attachement à MM. Baron du Taya père et fils, ont unaniment ordonné et ordonnent que leurs députés et procureur général syndic, qui iront à la cour, solliciteront auprès de Sa Majesté des lettres de noblesse en faveur de M. Baron du Taya père, sénéchal de Quintin. Etant de plus chargés MM. Les Présidens des ordres de prier M. le comte de Montmorin de vouloir bien employer ses bons offices pour le succès de cette demande.

La minute signée : Urb. V. évêque de Dol, le Cte de Trémargat, Borie.

Pour expédition conforme à la minute déposée au greffe desdits états.

Signé : de la Bintinaye, greffier des Etats.

 

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12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 07:14
De par le Roi,
Sa Majesté ordonne très expressément au député de Quintin en l’assemblée des Etats de Bretagne qu’aussitôt après la notification du présent ordre, il ait à se rendre à Montmorillon, en Poitou, lui enjoignant Sa Majesté d’y demeurer jusqu’à nouvel ordre de sa part, et d’envoyer au comte de Saint Florentin, ministre et secrétaire d’Etat, un certificat des principaux officiers de la dite ville de Montmorillon pour marque de son arrivée en icelle, le tout sous peine de désobéissance.
Fait à Versailles, le 28 août 1752.

Signé : Louis.
Et plus bas : Phélippeaux.

 

De par le Roi,
Sa Majesté a permis et permet au Sr Baron sénéchal de Quintin qu’elle a exilé à Montmorillon de se rendre présentement en la ville de Laval pour y demeurer jusqu’à nouvel ordre.

Fait à Fontainebleau, le 27 août 1753.

 

Signé : Louis.
Et plus bas : Phélippeaux.

De par le Roi,
Sa Majesté a permis et permet au sieur Baron sénéchal de Quintin qu’elle a relégué à Laval, d’aller passer quinze jours auprès de la dame sa femme à la charge de retourner à l’expiration dudit temps en la ville de Laval.

Fait à Versailles, le 9 janvier 1754.

 

Signé : Louis.
Et plus bas : Phélippeaux.

De par le Roi,
Sa Majesté a permis et permet au Sr Baron sénéchal de Quintin qu’elle a relégué à Laval, de ses retirer à Quintin, lui enjoignant Sa Majesté d’y demeurer jusqu’à nouvel ordre de sa part.

Fait à Versailles, le 1er avril 1754.

 

Signé : Louis.
Et plus bas : Phélippeaux.

De par le Roi,
Sa Majesté a révoqué et révoque les ordres qu’elle a donnés contre le sieur Baron, sénéchal de Quintin, voulant voir Sa Majesté qu’il jouisse présentement d’une entière liberté.

Fait à Versailles, le 4 septembre 1754.

 

Signé : Louis.
Et plus bas : Phélippeaux.

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10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 06:41
François-Cyprien-Jules-Rodolphe-Marie Baron du Taya, écuyer, né à Quintin le 12 avril 1782 et décédé à Trégueux le 27 juin 1865, maire de L’Hermitage, conseiller d’arrondissement en 1831 puis conseiller-général, agronome, membre du Conseil Royal d’Agriculture de France, président de la Société d’Agriculture des Côtes du Nord, fonda et dirigea des industries et des exploitations agricoles dans la région de Quintin, fondateur du comice de Plœuc en 1821 [le plus ancien de toute la Bretagne], titulaire de la grande médaille d’or de la Société Royale et Centrale d’Agriculture de Paris en 1824 et en 1852, chevalier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur le 27 avril 1846.

Bulletin Monumental ou Collection de Mémoires et de Renseignements sur la statistique monumentale de la France – M. de CAUMONT, Paris, 1865.
Mort de M. le baron du Taya, des Côtes-du-Nord, membre de l’Institut des Provinces. – M. le baron du Taya, membre de l’Institut des Provinces, vient de mourir dans un âge avancé, à L’Hermitage, près de St-Brieux. C’est à la section d’agriculture et d’économie rurale qu’appartenait M. du Taya au sein de l’Institut des Provinces, dont il était un des plus anciens membres.
Longtemps président des Sociétés argicoles et des Comices de son département, M. le baron du Taya a écrit d’excellents articles dont quelques-uns, publiés dans le journal de Côtes-du-Nord, ont été répétés dans beaucoup d’autres journaux ; nous avons remarqué entr’autres, il y a vingt-cinq ans, d’excellents articles sur l’industrie linière en Bretagne.
M. du Taya était trop connu pour n’avoir pas été élu correspondant de la Société impériale d’agriculture de France. Il était aussi depuis longtemps chevalier de la Légion d’Honneur.

 


Archives Départementales de Saint Brieuc
- 9 M 14 : Mesures en faveur du développement et du perfectionnement des métiers à tisser, demandes de subventions pour la réparation de métiers à tisser, demandes de secours pour l'atelier de Quintin, expériences pour l'amélioration des procédés techniques (dont les inventions Morvan et André, 1845-1847), installation de nouveaux métiers chez les tisserands (notamment ceux de l'Hermitage et d'Allineuc) : rapports et correspondance de Baron du Taya (1843-1849), procès-verbaux de la Chambre consultative des Arts et Manufactures de Quintin sur le métier à double tissage Micoin (accompagné d'une notice), correspondance relative à l'attribution de primes pour les dix premiers métiers Jacquart installés pour la fabrication du linge damassé (1844-1850) et à la confection et distribution de rouets flamands, pétition d'ouvriers tisserands concernant l'invention Morvan et André (1843-1854), liste des tisserands à aider, délibérations, rapports et correspondance du Comité d'industrie linière d'Uzel sur l'affectation des aides financières (1851-1868) ; achat d'un laminoir à Guingamp en vue de la fabrication de lames d'acier : arrêté préfectoral, avis, bon de livraison, correspondance, rapport du sous-préfet de Lannion relatif au perfectionnement des lames de tisserands (invention Le Tiec, 1855). Fermeture de la dernière fabrique de toiles de Dinan : demandes de secours pour les ouvriers tisserands (1863). Comité linier du littoral des Côtes-du-Nord : subventions et collection de produits présentés par le comité lors de l'exposition du Congrès scientifique de 1872 à Saint-Brieuc, rapports et correspondance (1864-1883) (1843-1883).

 


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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 19:41
Berthe de Querhoënt,
Comtesse de Ploëuc


Les armes en haut à droite, par M. B. de Lépinay
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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 19:33


Alexandre Marie Sébastien, marquis de Plœuc (1815-1887)
inspecteur-général des Finances ; 
commissaire du gouvernement chargé de régler la situation financière de la Grèce vis-à-vis des trois puissances protectrices ; membre-fondateur puis membre du grand conseil de la Banque ottomane ; sous-gouverneur de la Banque de France ; responsable de la Banque de France pendant la Commune ; député de la Seine du 2 juillet 1871 au 7 mars 1876 ;

commandeur dans l’Ordre National de la Légion d’Honneur
chevalier dans l’Ordre du Medjidié de Turquie
chevalier dans l’Ordre du Sauveur de Grèce
chevalier dans l'Ordre de Saint Grégoire Le Grand

000.JPG
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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 06:34
Pas plus de lien que la première partie, mais il y a d'autres tableaux que celui de Mignard !

Louise de Keroualle, par Sir Peter Lely, 1671

Louise de Keroualle, par Henri Gascar, 1671

Louise de Keroualle et son fils Charles Lennox

Ainsi qu'une très belle plaque de cheminée
provenant du site
MarcMaison.

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Studio Sauvage

Agence de création graphique en communication

http://www.studio-sauvage.fr/

Recherche

Ecole Sainte-Anne

Ecole Sainte-Anne de Ploeuc

43, rue de La Gare

22150 Ploeuc-sur-Lié

02.96.42.10.26

http://ecolesainteanneploeuc.jimdo.com

château de Quintin

Château de Quintin - Quintin

https://www.chateaudequintin.fr/

Château de Bogard

bogard

Un cadre prestigieux dans les Côtes d'Armor (Pays de Moncontour) pour organiser des évènements inoubliables, mariages, réceptions, week-end, séminaires d'entreprises, séjours à la semaine.

Site : http://www.chateau-de-bogard.com

Hôtel de La Rallière

012

Locations saisonnières à Preuilly-sur-Claise au coeur de la Touraine

Site  : http://hoteldelaralliere.jimdo.com/

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