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14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 06:41

Louis, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre, à tous présents et à venir Salut.

La noblesse est la récompense la plus flatteuse que nous puissions accorder aux anciennes familles dont les membres se sont successivement distingués dans des fonctions honorables, par leur zèle, leurs lumières et leur intégrité. Celle dont est issu notre cher et bien-aimé le Sr Jean-Rodolphe Baron, Sr du Taya, avocat au Parlement de Bretagne, sénéchal de la baronnie de Quintin, juge de police de la manufacture des toiles dites de Bretagne et maire titulaire de la ville de Quintin, est alliée à un grand nombre de maisons nobles de la Province, elle exerçait déjà depuis plus d’un siècle, des places de judicature dans des juridictions considérables, lorsque le sieur Julien Baron, Sr du Taya, père dudit Jean-Rodolphe, fut reçu en 1720 en l’office de conseiller alloué de Ploërmel, office qu’il a exercé jusqu’à sa mort.

Député du Tiers-Etat aux Etats en 1724, il y fut membre de plusieurs commissions importantes, et notamment de celle de l’administration intermédiaire qui fut alors confiée aux Etats.

Ledit sieur Jean-Rodolphe, son fils, est depuis quarante ans sénéchal de la baronnie de Quintin et juge de police de la manufacture des toiles dites de Bretagne, il a été pourvu en 1748 de l’office de maire de la même ville ; il a été député du Tiers-Etat aux Etats tenus en 1748, 1749, 1750 et 1752 et membre pendant six ans de la Commission intermédiaire. Il s’est occupé dans ces différentes places de l’administration de la justice, de l’observation des règlements, des moyens propres à étendre et à faire prospérer la fabrique des toiles, des intérêts de ses concitoyens et enfin de ceux de la Province, avec une attention et une activité si vigilante qu’il s’est concilié l’estime générale et de considération la plus distinguée.

Ses bons et utiles exemples sont fidèlement suivis par le Sr Rodolphe-Marcellin-François Baron Sr du Taya, son fils unique, avocat au Parlement et actuellement maire de la ville de Quintin, qui, député du Tiers-Etat aux quatre dernières tenues des Etats et membre depuis le même temps de la Commission de l’évêché de Saint-Brieuc, n’a cessé de donner des preuves d’un zèle et d’un patriotisme dont il nous a été rendu les témoignages les plus honorables

Tant de services rendus dans une seule et même famille nous ayant fait reconnaître que l’amour du bien public et l’attachement aux bons principes y sont héréditaires, nous croyons qu’il est de notre justice d’en récompenser le père et le fils par des marques éclatantes et durables de notre satisfaction, et d’accorder au père en l’élevant aux honneurs de la noblesse une grâce dont le fils puisse lui-même recueillir les avantages.

A ces causes, de notre grâce spéciale pleine puissance et autorité Royale, nous avons annobli et par ces présentes signées de notre main annoblissons ledit Sr Jean-Rodolphe Baron Sr du Taya, et du titre de noble et d’Ecuyer l’avons décoré et décorons, voulons et nous plaît qu’il soit censé et réputé noble tant en jugement que dehors, ensemble ses enfants, postérité et descendants mâles et femelles nés et à naître en légitime mariage ; que comme tels ils puissent prendre en tous lieux et en tous actes la qualité d’Ecuyer, parvenir à tous degrés de chevalerie et autres dignités, titres et qualités réservés à notre noblesse, qu’ils soient inscrits au catalogue des nobles, qu’ils jouissent de tous les droits, privilèges, prérogatives, prééminences, franchises, libertés, exemptions et immunités dont jouissent et ont accoutumé de jouir les autres nobles de notre Royaume, tant qu’ils vivront noblement et ne feront acte de dérogeance ; comme aussi qu’ils puissent acquérir, tenir et posséder tous fiefs, terres et seigneuries de quelques titres et qualités qu’elles soient.

Permettons audit Sr Baron Sr du Taya, ses enfants et postérité de porter des armoiries timbrées telles qu’elles seront réglées et blasonnées par le Sr d’Hozier, juge d’armes de France, et ainsi qu’elles seront peintes et figurées en ces présentes, auxquelles son acte de règlement sera attaché sous notre scel, avec le pouvoir de les faire graver et insculpter, si elles ne le sont déjà, dans tels endroits de leurs maisons, terres et seigneuries que bon leur semblera, sans que pour raison de ce que dessus ledit Sr Baron Sr du Taya, ses enfants, postérité et descendants, soient tenus de nous payer et à nos successeurs rois aucune finance ni indemnité, dont leur avons fait et faisons don par ces dites présentes, et sans qu’ils puissent être troublés ni recherchés pour quelque cause et prétexte que ce soit à la charge par eux de vitre noblement et sans déroger.

Si donnons en mandement à nos amés et féaux conseillers les gens tenant notre cour de Parlement de Rennes, et à tous autres nos officiers et justiciers qu’il appartiendra que ces présentes ils ayent à faire régistrer, et du contenu en icelles jouir et user le dit sieur Baron Sr du Taya ; ensemble ses enfants, postérité et descendants nés  et à naître en légitime mariage, pleinement, paisiblement et perpétuellement, cessant et faire cesser tous troubles et empêchements quelconques, nobostant tous édits, déclarations et autres choses à ce contraire auxquels et aux dérogatoires des dérogatoires y contenus nous avons dérogé et dérogeons pour ce regard seulement, et sans tirer à conséquence. Car tel est notre plaisir. Et afin que ce soit chose ferme et stable à toujours, nous avons fait mettre notre scel à ces dites présentes. Sauf en autres choses notre droit et l’autrui.

Donné à Fontainebleau au mois d’octobre l’an de grâce 1785 et de notre règne le douzième .

Signé : Louis

Par le Roi, le Bon de Breteuil.

Visa : Hüe de Miromesnil

Enregistré au greffe civil de la Cour aux fins d’arrêt d’Icelle le 30 janvier1786.

Signé : Buret.

 

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12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 19:29

Du mercredi 26 janvier 1785.

Monseigneur l’Evêque de Dol.

Monseigneur le comte Geslin de Trémargat.

Monsieur le Sénéchal de Rennes.

Un membre de l’ordre de la noblesse ayant représenté que M. Baron du Taya père, sénéchal de Quintin, avait assisté en qualité de député de cette ville aux assemblées des Etats de 1748, 1749, 1750 et 1752 et que s’y étant distingué d’une manière véritablement honorable et intéressante par son zèle, ses services, son patriotisme et les malheurs qui en furent la suite, il mérite l’honneur de participer aux bienfaits de l’assemblée ; que mon dit Sr Baron du Taya exerçant la justice avec les lumières que lui fournit une expérience consommée depuis quarante ans dans un des fiefs les plus considérables de la Province, continue avec intégrité à exercer le zèle le plus actif pour le bien de la justice, que les services de M. Baron du Taya père, rappelés à l’assemblée par ceux de M. son fils y rend depuis quatre tenues avec autant d’activité que de talent, et que ses soins vigilans et pénibles pour les intérêts de la ville qu’iul représente, formant une suite héréditaire d’actions vertueuses et honorables, attirent sur eux d’une manière distinguée l’estime publique ; que si le fils est digne d’une récompense à laquelle son père avait avant lui les plus justes droits, il doit bien être flatteur pour lui de s’approprier une partie de cette récompense méritée par les vertus de son père et de pouvoir par sa propre conduite en augmenter la valeur. Et sur la proposition qui a été faite en conséquence de faire solliciter auprès de Sa Majesté par les Etats l’obtention de lettres de noblesse en faveur de M. du Taya père.

Les Etats par tous ces motifs et pour donner des preuves de leur estime et de leur attachement à MM. Baron du Taya père et fils, ont unaniment ordonné et ordonnent que leurs députés et procureur général syndic, qui iront à la cour, solliciteront auprès de Sa Majesté des lettres de noblesse en faveur de M. Baron du Taya père, sénéchal de Quintin. Etant de plus chargés MM. Les Présidens des ordres de prier M. le comte de Montmorin de vouloir bien employer ses bons offices pour le succès de cette demande.

La minute signée : Urb. V. évêque de Dol, le Cte de Trémargat, Borie.

Pour expédition conforme à la minute déposée au greffe desdits états.

Signé : de la Bintinaye, greffier des Etats.

 

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12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 07:14
De par le Roi,
Sa Majesté ordonne très expressément au député de Quintin en l’assemblée des Etats de Bretagne qu’aussitôt après la notification du présent ordre, il ait à se rendre à Montmorillon, en Poitou, lui enjoignant Sa Majesté d’y demeurer jusqu’à nouvel ordre de sa part, et d’envoyer au comte de Saint Florentin, ministre et secrétaire d’Etat, un certificat des principaux officiers de la dite ville de Montmorillon pour marque de son arrivée en icelle, le tout sous peine de désobéissance.
Fait à Versailles, le 28 août 1752.

Signé : Louis.
Et plus bas : Phélippeaux.

 

De par le Roi,
Sa Majesté a permis et permet au Sr Baron sénéchal de Quintin qu’elle a exilé à Montmorillon de se rendre présentement en la ville de Laval pour y demeurer jusqu’à nouvel ordre.

Fait à Fontainebleau, le 27 août 1753.

 

Signé : Louis.
Et plus bas : Phélippeaux.

De par le Roi,
Sa Majesté a permis et permet au sieur Baron sénéchal de Quintin qu’elle a relégué à Laval, d’aller passer quinze jours auprès de la dame sa femme à la charge de retourner à l’expiration dudit temps en la ville de Laval.

Fait à Versailles, le 9 janvier 1754.

 

Signé : Louis.
Et plus bas : Phélippeaux.

De par le Roi,
Sa Majesté a permis et permet au Sr Baron sénéchal de Quintin qu’elle a relégué à Laval, de ses retirer à Quintin, lui enjoignant Sa Majesté d’y demeurer jusqu’à nouvel ordre de sa part.

Fait à Versailles, le 1er avril 1754.

 

Signé : Louis.
Et plus bas : Phélippeaux.

De par le Roi,
Sa Majesté a révoqué et révoque les ordres qu’elle a donnés contre le sieur Baron, sénéchal de Quintin, voulant voir Sa Majesté qu’il jouisse présentement d’une entière liberté.

Fait à Versailles, le 4 septembre 1754.

 

Signé : Louis.
Et plus bas : Phélippeaux.

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11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 07:10

 

 

I. Julien Baron, épouse vers 1595 Marguerite Gendrot, dont :

1) Julienne Baron, née à Ploërmel le 26 août 1599 ;

2) Françoise Baron, née à Ploërmel le 2 février 1603 ;

3) Pierre Baron, né à Ploërmel le 19 janvier 1607 ;

4) Catherine Baron, née à Ploërmel en janvier 1610 ;

5) François Baron, qui suit ; 

6) Estienne Baron, né à Ploërmel le 20 mars 1615. 

 

II. Maître François Baron, baptisé à Ploërmel le 7 décembre 1612 et y décède peut-être le 23 mars 1678, procureur à Ploërmel, épouse vers 1638 Barbe Rigon, baptisée à Ploërmel 20 octobre 1618, dont :

 

III. Maître Jean Baron, né vers 1653 et inhumé dans le haut de l'église de Ploërmel le 16 octobre 1728, procureur fiscal des comptes de la juridiction du Bois de La Roche en Néant, épouse à Guillers le 9 octobre 1685 Marie Pichot, baptisée à Guillers le 20 mars 1667, fille de Mathurin Pichot, greffier de la juridiction du Bois de La Roche, et de Michelle Duval, baptisée à Guillers le 15 février 1649 et y décède le 15 mai 1710, dont :

1) Joseph-Mathurin Baron, baptisé à Guillers le 14 décembre 1686, épouse à Ploërmel le 17 janvier 1713 Marie-Reine Maillart, dont postérité ;

2) Julien Baron, qui suit ;

3) Anne-Marie Baron, née à Néant le 10 décembre 1689 ;

4) Pierre Baron, né à Néant le 6 janvier 1693 et baptisé le 11 ;

5) Jean Baron, sieur de Quernouil et du Taya, baptisé à Néant le 8 juillet 1696, avocat au Parlement, épouse à Ploërmel le 21 avril 1716 Louise Houët du Chesnevert, dont postérité ;

6) Jeanne Baron, baptisée à Néant le 9 octobre 1699 ;

7) Anne-Sainte Baron, née à Ploërmel le 12 septembre 1702 et baptisé le lendemain, épouse à Ploërmel le 24 novembre 1720 François-Louis Allanic de Bellechère, dont postérité ;

8) Mathurin-Rodolphe Baron, né à Ploërmel le 13 décembre 1703 et baptisé le 16.

 

IV. Maître Julien Baron, sieur de Taya en Néant sur Yvel, baptisé à Néant sur Yvel le 28 novembre 1687 et décédé le 21 janvier 1731, conseiller du Roy et alloué de Ploërmel, député du Tiers aux Etats de Bretagne, épouse à Pontivy le 26 avril 1714 Marguerite Edy, née à Pontivy le 10 mars 1688, fille de Pierre Edy, avocat en la Cour, et de JulienneFraboulet, dont :

1) Marie-Jeanne Baron du Taya, baptisée à Ploërmel le 3 février 1715, y décède le 16 juin 1737 et inhumée dans le cloître des Carmélites, religieuse carmélite à Ploërmel en 1737 ;

2) Jean-Rodolphe Baron du Taya, qui suit ;

3) Reine-Françoise-Andrée Baron du Taya, née à Ploërmel le 1er décembre 1721 et baptisée le lendemain, épouse à Pontivy le 13 janvier 1749 Jean-Marie de La Villeloays, chevalier, seigneur de Nessé, de Kergourio, de La Bellechère, de Kervigen, du Cosquier, dont :

a) Adélaïde-Jeanne de la Villeloays, née à Rostrenen vers 1752 et décédée à Plélauff le 15 avril 1841, épouse à Rostrenen le 25 juillet 1770 Pierre-Louis-Yves le Métayer, écuyer, seigneur de Kerdaniel en Plélauff, né à Quilbignon en Brest en 1746 et décédé à Gouarec le 10 septembre 1795, conseiller au Parlement de Bretagne, fils de François-Louis le Métayer, écuyer, seigneur de Kerdaniel, de Kermeviau, de La Villeneuve, de Crénart, de Coëdiquel, de Kerdho, de Kerauter et autres lieux, né en la paroisse Saint-Jean de Rennes le 6 décembre 1718, officier d’Artillerie de Marine, retraité en 1747, pensionnaire du Roy en 1759, lieutenant de vaisseau en 1770, et de Louise-Jeanne du Leslay, dame du Chefbocage, baptisée en Maël-Carhaix le 2 février 1715, décédée à La Villeneuve en Plélauff le 16 novembre 1759 et inhumée en l’église Notre-Dame de Rostrenen, dont postérité ;

b) Marie-Reine-Louise  de La Villeloays, née à Rostrenen le 6 octobre 1754 ;

c) Marie-Charlotte de La Villeloays, née à Rostenen le 21 septembre 1755 ;

d) Gabriel-Emmanuel de La Villeloays, écuyer, né à Rostrenen le 8 avril 1757 ;

e) Céleste-Marie  de La Villeloays, née à Rostrenen le 2 février 1760 ; ?

f)  Jeanne-Augustine de La Villeloays, née à Rostrenen le 27 septembre 1760 ; ?

g) Jeanne de La Villeloays, née en 1761 et décédée à Rostrenen le 4 février 1761. ?

4) Julienne-Perrine Baron du Taya, baptisée à Ploërmel le 29 avril 1723 et y décède le 29 janvier 1726 ;

5) N Baron du Taya, décédé le 9 février 1725. 

 

 


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V. Maître Jean-Rodolphe Baron du Taya, écuyer, né à Ploërmel le 30 janvier 1716 et décédé à Quintin le 15 janvier 1794, procureur fiscal de Loudéac en 1740, maire de Quintin de 1748 à 1754, député du Tiers aux Etats de Bretagne de 1748 à 1752, sénéchal de Quintin, exilé à Montmorillon par lettres données à Versailles le 28 août 1752, puis à Laval par lettres données à Fontainebleau le 27 août 1753, est autorisé de rentrer à Quintin par lettres données à Versailles le 1er avril 1754, et retrouva son entière liberté par lettres données à Versailles le 4 septembre 1754, eut réparation le 26 janvier 1785 et anobli par lettres patentes données à Fontainebleau en octobre 1785, épouse à Mohon le 18 mai 1739 Céleste-Marie-Anne Martin de Gramusse, née à Loudéac le 1er janvier 1718 et décédée à Quintin le 11 janvier 1758, fille de Paul Martin de Gramusse et de Marie-Anne Petiot, dont :

1) Anne-Céleste-Joseph Baron du Taya, née à Loudéac le 3 avril 1740 et décédée à Quintin le 14 février 1775, épouse à Quintin le 10 mars 1761 Emmanuel Digauldray, né à quintin le 25 décembre 1737 et décédé à Saint-Brandan le fils 28 avril 1810, de Marc Digauldray et de Jacquette du Bois, dont : 

a) Jacquette-Anne-Marie  Digauldray, née à Quintin le 14 octobre 1762 ;

b) Jean-Baptiste Digauldray, né à Quiotin le 23 novembre 1763 et y décède le 2 décembre 1834, épouse à Quintin le 23 septembre 1789  Louise Duval, fille de Toussaint Duval et de Louise Flageul ;

c) Emmanuel-Marie Digauldray, né à Quintin le 4 avril 1767 et baptisé le 5 septembre suivant, décédé à Quintin le 25 novembre 1790 ;

d) Anne-Marie-Perrine Digauldray, née à Quintin le 18 septembre 1768 et décédée à Plouvara le 27 juillet 1769 ;

e) Céleste-Reine Digauldray, née à Quintin le 13 février 1772, épouse à Quintin le 7 avril 1813 Joseph-Jean-Joël Le Quier, né à Saint-Georges de Reintembault vers 1780, fils de feu Joseph Le Quier et de feu Jeanne Grassin ;

f) Cécile-Yvonne Digauldray, née vers 1775, épouse à Quintin le 27 décembre 1796 Joseph Bellhomme, né à Quintin vers 1764, fils de feu François-Hippolythe Bellhomme et de Servanne Ruault.

2) Rodolphe Baron du Taya, né à Loudéac le 4 octobre 1741 ; 

3) Rodolphe Baron du Taya, décédé à Loudéac le 31 janvier 1742 âgé d’envions une semaine ; 

4) Reine Baron du Taya, née à Loudéac le 23 juillet 1743 et décédée à Quintin le 11 février 1823 ;

5) Rodolphe-Bernard Baron du Taya, né vers 1743 et décédé à Loudéac le 14 janvier 1746 ; 

6) Rodolphe-Jean-Emile Baron du Taya, né à Loudéac le 13 octobre 1745 ; 

7) Jean-François-Rodolphe Baron du Taya, né à Quintin le 2 novembre 1746 et y décède le 28 janvier 1747 ;

8) Céleste-Marie-Edmonde Baron du Taya, née à Quintin le 20 novembre 1747 et y décède le 10 janvier 1749 ;

9) Rodolphe-Marcellin-François Baron du Taya, qui suit ;

10) Marie Anne Michelle Baron du Taya, née à Quintin le 20 novembre 1750, épouse à Quintin le 20 octobre 1777 Pierre-Cyprien Chatton, écuyer, seigneur du Fougeray, né à Maroué le 1er mars 1738 et décédé à Jersey en 1801, lieutenant-colonel d’Infanterie, chevalier dans l’Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis, fils de René-Julien Chatton, chevalier, seigneur des Hauts-Fossés en Maroué et du Quilio, né à Maroué le 15 avril 1696 et décédé vers 1747, et de sa seconde épouse Julienne-Françoise de Trémaudan, née à Plénée-Jugon en 1706 et décédée en 1785, dont :

a) Anne-Adolphine Chatton, née à Lamballe vers 1779, épouse à Quintin le 28 août 1801 Jean-Marie Sere, né à Saint-Malo vers 1773, fils de Louis-Allain Sere et d’Anne-Rosalie Brignon.

11) Paul-Jullien Baron du Taya, né à Quintin le 4 juillet 1752 ;

12) Céleste-Françoise-Catherine Baron du Taya, née à Quintin le 25 novembre 1753 et y décède le 10 février 1809, religieuse Ursuline ;

13) Marie-Anne Baron du Taya, née vers 1755 et décédé en la paroisse Saint-Malo de Dinan le 5 septembre 1780, épouse Pierre-Julien Rouault, receveur en titre des consignations de la juridiction royale de Jugon dont :

a) François-Guillaume Rouault, né le 8 août 1780 et décédé en la paroisse Saint-Malo de Dinan le lendemain.

14) Marie-Françoise Baron du Taya, née à Quintin le 16 juin 1756 et y décède le 9 janvier 1814, épouse à Quintin le 18 septembre 1786 Constantin-Théodore Daën, écuyer, seigneur de Kerménénan, baptisé à Créhen le 10 janvier 1750 et décédé à Lamballe le 21 décembre 1816, capitaine-commandant au Régiment de La Fère-Infanterie, fils de feu François Daën écuyer, seigneur de Kerménénan, né à Saint-Igneuc le 6 mars 1701 et décédé à Plessala le 5 septembre 1761, et d'Anne-Marie-Françoise Scott de Balvery, née à Créhen le 14 mars 1710 et décédée à Lamballe le 5 janvier 1795, dont : 

a) N Daën de Kerménénan, née et décédée à Quintin le 36 juillet 1787 ;

b) Marie-Constance Daën de Kerménénan, née à Quintin le 4 février 1790, épouse à Quintin le 20 février 1813 Joseph-François-Emmanuel-Thomas le Métayer, chevalier, comte de Kerdaniel en Plélauff, né à Rostrenen vers 1785, capitaine commandant au corps Royal du Génie, chevalier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur, fils de feu Pierre-Louis-Yves le Métayer, écuyer, seigneur de Kerdaniel, né à Quilbignon en Brest en 1746 et décédé à Gouarec le 10 septembre 1795, conseiller au Parlement de Bretagne, et d'Adélaïde-Jeanne de la Villeloays, née à Rostrenen vers 1752 et décédée à Plélauff le 15 avril 1841, dont postérité ;

c) Bonne-Anne Daën de Kerménénan, née à Quintin le 12 septembre 1793 et décédée à Saint-Malo le 1er juillet 1836, épouse à Lamballe le 15 janvier 1817 François-Marie de Saint-Méloir, chevalier, seigneur de La Ville-Robert, né à Pluduno le 8 juillet 1784, commissaire de la Marine en 1808, receveur des douanes de 1813 à 1815, capitaine d'Etat-major de l'Armée Royale de Bretagne en 1815, lieutenant officier-payeur de la Légion des Côtes du Nord en 1817, fils de Marie-Joseph-Constant-Faustin de Saint-Méloir, chevalier, seigneur de La Ville-Robert et de La Gillois,  né à Pluduno le 16 février 1755 et décédé à Dinan le 17 novembre 1837, lieutenant des vaisseaux du Roy, et de Jeanne-Marie-Rose Bonin de la Ville-Bouquais, dont postérité.

 

VI. Maître Rodolphe-Marcellin-François Baron du Taya, écuyer, né à Quintin le 24 avril 1749 et y décède le 9 février 1820, fabricant de toile, avocat au Parlement, maire de Quintin en 1779, député aux Etats de Bretagne en 1781, membre de la Commission Intermédiaire des Etats pour le diocèse de Saint-Brieuc, épouse à Saint-Brieuc le 9 février 1773 Charlotte-Yvonne-Cécile Le Guichet, née à Saint-Brieuc, le 11 janvier 1754, fille de feu François-Ollivier Le Guichet, sieur du Parc, et de Cécile Laubé, dont :

1) Rodolphe-François-Marcellin Baron du Taya, né à Quintin le 23 août 1774 ;

2) Charles-Guillaume-Rodolphe Marie Baron du Taya, né à Quintin le 27 novembre 1775, officier de Marine, incarcéré à Lorient pendant la Terreur et y décède en 1796 ;

3) Rodolphe-François-Marie Baron du Taya, né le 23 août 1774, émigré puis amnistié, chevalier dans l’Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis, maire d’Abrest ;

4) Céleste-Jeanne-Reine Baron du Taya, née à Quintin 8 mai 1777 ;

5) Jeanne-Cécile-Marie Baron du Taya, née en 1778 et décédée à Quintin le 30 juillet 1781 ;

6) Anne-Marie Baron du Taya, née à Quintin le 23 juillet 1779 et baptisée le 20 juillet 1780 et y décède le 2 avril 1819, épouse à Quintin le 12 octobre 1802 Hyppolite-Anne Le Coniac, né vers 1774 et décédé à Quintin le 20 septembre 1848, fils de feu Yves-Marie Le Coniac, sieur de Longrais, et de feu Jeanne-Angélique Ollitrault, dont :

a) Charlotte-Marie-Cécile Le Coniac, née à Quintin le 11 septembre 1803 et y décède le 10 octobre 1863 ;

b) Rodolphine Le Coniac, née à Uzel en 1806 et décédée à Quintin le 4 décembre 1854, épouse à Quintin le 13 février 1827 Victor Guépin, né à Uzel le 31 août 1797 et décédé à Quintin le 4 février 1883, conseiller-général des Côtes-du-Nord, chevalier dans l'Ordre de la Légion d'Honneur le 20 septembre 1869, fils de Germain-Marie Guépin, né à Pontivy le 11 juillet 1766 et décédé à Uzel le 6 avril 1809, marchand, et de sa première épouse Françoise-Marie Cognet, dont postérité. (Guépin)

7) François-Cyprien-Jules-Rodolphe-Marie Baron du Taya, qui suit ;

8) Aimé-Rodolphe-Marie Baron du Taya, né à Quintin le 30 novembre 1783 et décédé le 8 mai 1850, juge à Saint Malo, conseiller à la Cour de Rennes le 3 février 1816, démissionnaire en 1830, archéologue et agronome, auteur de publications relatives à l’histoire et à l’industrie linière.

 

VII. Messire François-Cyprien-Jules-Rodolphe Marie Baron du Taya, écuyer, né à Quintin le 12 avril 1782 et décédé à Trégueux le 27 juin 1865, maire de L’Hermitage, conseiller d’arrondissement en 1831 puis conseiller-général, agronome, membre du Conseil Royal d’Agriculture de France, président de la Société d’Agriculture des Côtes du Nord, fonda et dirigea des industries et des exploitations agricoles dans la région de Quintin, fondateur du comice de Plœuc en 1821, titulaire de la grande médaille d’or de la Société Royale et Centrale d’Agriculture de Paris en 1824 et en 1852, chevalier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur le 27 avril 1846, épouse Cécile-Marie Boublé, dont  ;

1) Cécile-Jeanne-Marie Baron du Taya, née à Quintin le 19 janvier 1815 et décédée à Trégueux le 30 mars 1863 ;

2) Rodolphe-Jean-François-Marie Baron du Taya, qui suit ;

3) Charlotte-Françoise Baron du Taya, née à L’Hermitage le 16 mars 1820 et y décède le 1er avril 1856, épouse à L’Hermitage le 1er août 1854 Michel-Adrien Brizeux, fils de feu Michel-Gabriel Brizeux et de feu Marie-Louise Delanoë, dont :

a) Marie-Louise Brizeux, née à L'Hermitage le 15 avril 1855 ;

b) Cécile-Marie Brizeux, née à L'Hermitage le 15 avril 1855 ;

c) Cécile-Marie-Anne Brizeux, née à L'Hermitage le 27 mars 1856, épouse à Saint-Brieuc le 16 janvier 1893 Gaston Fraboulet, né à rouen vers 1837, fils de feu Victor-Louis Fraboulet et de feu Catherine-Rosalie Crette.

4) François-Hippolyte-Marie Baron du Taya, né à L’Hermitage le 17 mai 1822, bras droit de son père, engagé volontaire pendant la guerre de 1870.

 

VIII. Messire Rodolphe-Jean-François-Marie Baron du Taya, écuyer, né à Quintin le 17 janvier 1817 et décédé à Saint Brieuc le 20 novembre 1880, sorti de l’Ecole des Haras le 30 décembre 1843, directeur du haras de Lamballe de 1850 à 1852 puis de celui de Saint Lô, directeur des Haras au Ministère de l’Agriculture en 1872, inspecteur-général des Haras le 19 septembre 1874, retraité en 1879, chevalier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur le 17 août 1858, commandeur dans l’Ordre Royal de Wasa le 22 décembre 1875, officier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur le 6 mars 1876, chevalier dans l’Ordre de Notre Dame de la Conception de Villa Vicôsa le 4 avril 1878, retraité en 1879.

 

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10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 20:45

Exposition des produits de l’industrie française en 1844 ; Rapport du jury central – Paris, M DCCC XLIV.

M. Baron du Taya, à l’Hermitage, près de Saint-Brieuc (Côtes-du-Nord).

M. Baron expose des toiles faites en fil à la main ; ces toiles sont belles et fines, mais le tissu en est clair et peu régulier comparativement avec les belles toiles de la Sarthe. Il serait mieux de filer un peu plus gros et de produire un tissu ayant plus de main. Les prix de ces toiles sont au reste peu élevés et peuvent soutenir la concurrence avec les produits d’autres fabriques. Ces observations ne sont faites ici que dans la vue d’exciter de nouveaux efforts de la part de M. Baron du Taya pour maintenir et encourager la filature du lin dans son département. On voit d’ailleurs dans le rapport du jury départemental, avec quel désintéressement et quel courage M. baron cherche à conserver du travail à l’intéressante population ouvrière qui l’entoure.

Le jury central mentionne de la manière la plus honorable les travaux de M. Baron du Taya.

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10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 06:41
François-Cyprien-Jules-Rodolphe-Marie Baron du Taya, écuyer, né à Quintin le 12 avril 1782 et décédé à Trégueux le 27 juin 1865, maire de L’Hermitage, conseiller d’arrondissement en 1831 puis conseiller-général, agronome, membre du Conseil Royal d’Agriculture de France, président de la Société d’Agriculture des Côtes du Nord, fonda et dirigea des industries et des exploitations agricoles dans la région de Quintin, fondateur du comice de Plœuc en 1821 [le plus ancien de toute la Bretagne], titulaire de la grande médaille d’or de la Société Royale et Centrale d’Agriculture de Paris en 1824 et en 1852, chevalier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur le 27 avril 1846.

Bulletin Monumental ou Collection de Mémoires et de Renseignements sur la statistique monumentale de la France – M. de CAUMONT, Paris, 1865.
Mort de M. le baron du Taya, des Côtes-du-Nord, membre de l’Institut des Provinces. – M. le baron du Taya, membre de l’Institut des Provinces, vient de mourir dans un âge avancé, à L’Hermitage, près de St-Brieux. C’est à la section d’agriculture et d’économie rurale qu’appartenait M. du Taya au sein de l’Institut des Provinces, dont il était un des plus anciens membres.
Longtemps président des Sociétés argicoles et des Comices de son département, M. le baron du Taya a écrit d’excellents articles dont quelques-uns, publiés dans le journal de Côtes-du-Nord, ont été répétés dans beaucoup d’autres journaux ; nous avons remarqué entr’autres, il y a vingt-cinq ans, d’excellents articles sur l’industrie linière en Bretagne.
M. du Taya était trop connu pour n’avoir pas été élu correspondant de la Société impériale d’agriculture de France. Il était aussi depuis longtemps chevalier de la Légion d’Honneur.

 


Archives Départementales de Saint Brieuc
- 9 M 14 : Mesures en faveur du développement et du perfectionnement des métiers à tisser, demandes de subventions pour la réparation de métiers à tisser, demandes de secours pour l'atelier de Quintin, expériences pour l'amélioration des procédés techniques (dont les inventions Morvan et André, 1845-1847), installation de nouveaux métiers chez les tisserands (notamment ceux de l'Hermitage et d'Allineuc) : rapports et correspondance de Baron du Taya (1843-1849), procès-verbaux de la Chambre consultative des Arts et Manufactures de Quintin sur le métier à double tissage Micoin (accompagné d'une notice), correspondance relative à l'attribution de primes pour les dix premiers métiers Jacquart installés pour la fabrication du linge damassé (1844-1850) et à la confection et distribution de rouets flamands, pétition d'ouvriers tisserands concernant l'invention Morvan et André (1843-1854), liste des tisserands à aider, délibérations, rapports et correspondance du Comité d'industrie linière d'Uzel sur l'affectation des aides financières (1851-1868) ; achat d'un laminoir à Guingamp en vue de la fabrication de lames d'acier : arrêté préfectoral, avis, bon de livraison, correspondance, rapport du sous-préfet de Lannion relatif au perfectionnement des lames de tisserands (invention Le Tiec, 1855). Fermeture de la dernière fabrique de toiles de Dinan : demandes de secours pour les ouvriers tisserands (1863). Comité linier du littoral des Côtes-du-Nord : subventions et collection de produits présentés par le comité lors de l'exposition du Congrès scientifique de 1872 à Saint-Brieuc, rapports et correspondance (1864-1883) (1843-1883).

 


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9 juin 2008 1 09 /06 /juin /2008 19:03

Bulletin des Sciences Agricoles et Économiques ; quatrième section du Bulletin Universel des Sciences et de l’Industrie – M. le baron de FÉRUSSAC, Paris, 1825.

292 Comices agricoles (Mém. de la Soc. roy. et cent. d’agr. de Paris, 1824)

Parmi les comices agricoles qui se sont heureusement maintenus, on peut placer dans un rang honorable celui de Plœuc des Côtes-du-Nord ; l’un des départements les moins avancés sous les rapports agricoles. Il continue à faire un bien infini grâce à des souscriptions volontaires et à l’aide des secours du gouvernement. Des instructions sont répandues dans tout le canton ; des primes sont distribuées, des graines et des instruments sont accordés aux agriculteurs qui ont introduit dans leurs assolements des plantes inusitées, qui ont semé des bois dans les landes, desséché quelque marais, relevé les races de leurs bestiaux par un meilleur régime et par les croisements bien entendus.

M. Baron du Taya, président de ce comice, a reçu de la Société roy. et cent. la grande médaille d’or, en reconnaissance de toutes les améliorations faites dans la culture du canton.

Challan

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8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 08:16

Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, dédiée à la Nation Bretonne – OGÉE, ingénieur-géographe de cette province, Rennes, 1845.


Gausson ; trève de Plœuc ; à 4 l. ½ au Sud de Saint-Brieuc, son évêché ; à 17 l. ½ de Rennes, son ressort, et à 2 l. ¼ de Moncontour, sa subdélégation. On connaît dans son territoire les maisons nobles suivantes, chacune avec haute, moyenne et basse-justice : Kercarautel [Kercarantel], l’Escran, la Villorio [la Villerio] et Tracoëts ; lesquelles maisons et justices appartiennent à M. de Carné ; le Glajolli, moyenne et basse-justice, à M. Bonnin de la Ville-Bouquay.

 

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8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 08:05

Dictionnaire Historique et Géographique de la Province de Bretagne, dédiée à la Nation Bretonne – OGÉE, ingénieur-géographe de cette province, Rennes, 1845.


Plœuc, à 5 l. ½ au sud de Saint-Brieuc, son évêché ; à 19 l. de Rennes, son ressort, et à 3 l. de Moncontour, sa subdélégation. On y compte 6000 communiants, y compris ceux de Gausson, sa trève. La cure est à l’alternative. Il y a dans le bourg une chapelle dédiée à sainte Marguerite, laquelle a été bâtie des ruines de la maison du Pont-à-l’Ane. – Plœuc est une ancienne bannière qui appartenait aux seigneurs de la Rivière. La famille de ce nom, une des plus illustres de Bretagne, tire son origine de Graslon-Mur et de Budic-Mur, comtes de Cornouailles. Elle a pris des alliances dans les maison de Rohan, de Dinan, de Tornemine, de Goyon-Matignon, de Beaumanoir, de Rostrenen, de Kergorlay, etc., et a toujours soutenu l’éclat de son nom par les places distinguées qu’elle a occupées. La maison de la Rivière-Plœuc commença en la personne de Pierre du Plessis de Plœuc, fils de Pierre, sieur de Saint-Quiouail, et de Julienne de Vaucouleurs. Il épousa Marguerite Bouexel, fille de Jean et de Marguerite de Castello des Granges, maison illustre en Piémont, d’où sont sortis les marquis de Carheil et les comtes de Sauffray. Jean, son fils, commandant de cent arquebusiers à cheval, fut père de Mathurin, capitaine de cinquante chevau-légers et de cent hommes d’infanterie. Son fils Olivier eut de son mariage Yves-Olivier de la Rivière, seigneur du Plessis, chevalier de l’ordre du roi, gentilhomme de sa chambre, gouverneur de Saint-Brieuc, qui fut blessé au siège de Montauban, en Querci. C’est en sa faveur que la seigneurie de Plœuc fut érigée en comté, par lettres-patentes du 14 avril 1696, et par autres de surannation du 22 juin 1699. Ces lettres portent que ladite bannière de Plœuc est érigée en comté, en considération de l’illustre maison et de l’ancienne noblesse des seigneurs de la Rivière, issus des comtes de Cornouailles, juveigneurs des sieurs de Rohan, etc. et en considération des services qu’ils ont rendus, comme l’histoire le rapporte, notamment ceux de Thibaud de la Rivière, fameux capitaine. Yves-Olivier épousa Vincente, fille unique d’Olivier de Kermartin, capitaine général des garde-côtes de Bretagne, colonel d’infanterie, gouverneur de Tréguier, et capitaine des île et château de Brehat, de laquelle il eut Charles-Yves-Jacques, comte de Plœuc, page du roi, aide-de-camp du maréchal de Boufflers, enseigne des gendarmes anglais, gouverneur de Saint-Brieuc et de la tour de Cesson. Il fut élu par la noblesse pour présider aux Etats assemblés à Saint-Brieuc en 1709, et eut l’agrément du roi et du dauphin, qui signèrent son contrat de mariage pour épouse Marie-Françoise-Céleste Le Voyer de Paulmi, fille unique de Jean-Armand, tué à la bataille de Senef-Fontaine, en Champagne, l’an 1674. Jacquemine, tante de ce dernier avait épousé, en 1655, Jean de Goyon-Matignon. – Du mariage de Charles-Yves-Jacques, comte de Plœuc, sortirent plusieurs enfants, qui sont : 1° Charles-Yves Thibaud de la Rivière, comte de Plœuc, lieutenant-général des armées du roi, et gouverneur de Saint-Brieuc, marié à Julie Barberin de Reignac, ci-devant dame du palais de la reine douairière d’Espagne, dont deux filles, l’une mariée à M. de la Rivière, son parent, et l’autre à M. de Lusignan Lezai ; 2° Jacques-Charles de la Rivière, dit le comte de Mur ; 3° et 4° deux filles mariées, l’une à un grand-maître des eaux et forêts de France, et l’autre à un maître des requêtes.

La seigneurie de Plœuc, haute, moyenne et basse-justice, à M. de la Rivière ; l’Ile, moyenne et basse-justice, à M. de Bréhand ; l’Hôtellerie-Abraham, haute, moyenne et basse-justice, à M. le Deist-Bolidoux, qui possède la Vieuxville, avec haute, moyenne et basse-justice ; Saint-Eloy, vieux château, avec grande chapelle et une prison, le tout en masure : cette seigneurie, qui a haute, moyenne et basse-justice, laquelle s’exerce à Saint-Eloy, appartient à Mme de la Rivière ; la Touche-aux-Moines, manoir en ruines, a haute, moyenne et basse-justice ; le Gué, haute, moyenne et basse-justice, et la Hazais, moyenne et basse-justice, à M. de Carlan ; le Pont-à-l’Ane, ancienne maison, avec une chapelle en ruines, auprès de laquelle est un étang qui fait tourner un moulin, a haute, moyenne et basse-justice, qui appartient à M. de la Rivière. On voit auprès de la chapelle du Pont-à-l’Ane une statue de saint Pierre, les habitants de la paroisse et des environs y portaient jadis avec eux, lorsqu’ils allaient invoquer ce saint, un paquet de genêts avec lequel ils fouettaient la statue pour obtenir leur guérison ou autre faveur. On voyait des tas de ces arbrisseaux dont les fermiers de l’endroit profitaient. Cremeur, manoir avec chapelle, étang, moulin et fuie, haute-justice, à M. Le Sage de Cremeur. La Corbière est un château qui n’a point été achevé, avec une chapelle et un étang d’une étendue considérable, lequel joint la forêt de Lorge. Dans le village de Saint-Just est une chapelle rurale dédiée à saint Just. Bayo est un lieu noble où l’on trouve une chapelle desservie par les prêtres de la paroisse. Ce territoire renferme une partie de la forêt de Lorge, des terres fertiles en grains et des landes. Quoique le terrain soit bon, on trouve pourtant dans la paroisse une assez grande quantité de mendiants.

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6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 12:46
Dans son TRAITE d'HERALDIQUE, 4ème édition, 2003, M. Pastoureau indique :
Jusqu'au milieu du XIVème siècle, l'addition d'un franc-quartier d'hermine plain semble avoir été une brisure très répandue dans les armes des cadets placés en troisième position par rapport au chef d'armes (second fils du vivant du père, ou troisième fils lorque l'aîné ne brise plus).
Le franc-quartier d'hermine plain de Pierre Maucler, Duc de Bretagne, second fils de Robert de Dreux, n'a pas d'autre origine.
Il n'a rien de spécifiquement breton, et le célèbre écu d'hermine plain, adopté par les Ducs de Bretagne en 1316 n'est donc que le dérivé de la banale brisure d'un cadet de la maison de Dreux.

Cf aussi du même auteur : L'héraldique bretonne des origines à la guerre de succession de Bretagne, Bulletin de la Société Archéologique du Finistère, tome 101, 1973, p. 121-147.
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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 19:41
Berthe de Querhoënt,
Comtesse de Ploëuc


Les armes en haut à droite, par M. B. de Lépinay
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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 19:33


Alexandre Marie Sébastien, marquis de Plœuc (1815-1887)
inspecteur-général des Finances ; 
commissaire du gouvernement chargé de régler la situation financière de la Grèce vis-à-vis des trois puissances protectrices ; membre-fondateur puis membre du grand conseil de la Banque ottomane ; sous-gouverneur de la Banque de France ; responsable de la Banque de France pendant la Commune ; député de la Seine du 2 juillet 1871 au 7 mars 1876 ;

commandeur dans l’Ordre National de la Légion d’Honneur
chevalier dans l’Ordre du Medjidié de Turquie
chevalier dans l’Ordre du Sauveur de Grèce
chevalier dans l'Ordre de Saint Grégoire Le Grand

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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 19:06
Cadastre de Saint Laurent en 1825 (Archives Départementales des Côtes d'Armor)
Chapelle Saint Laurent, 1676, en cours de restauration par des bénévoles

son maître-autel et retable (Levallois ?),
Le petit bénitier (art grotesque, XVème)
Saint Lubin
un très bel élément d'architecture dans un banc latéral (problablement un linteau)

La croix (peut-être du XVIIIème)
La fontaine et son lavoir
Saint Laurent ( XVIème siècle)

Martyre de Saint Laurent : déchiré à coups de fouet, puis étendu et attaché sur un gril, de manière que les charbons placés au-dessous et à demi allumés ne devaient consumer sa chair que peu à peu.
La légende rapporte qu’il subit son martyre sans plainte, priant pour l
Église de Rome jusquà son dernier soupir. Lors de son agonie, on lui prête les paroles suivantes : Voici, misérable, que tu as rôti un côté ; retourne l’autre et mange.Saint Laurent guérit les brûlures et le zona.

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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 18:35
Cadastre de Saint Just en 1842 (Archives Départementales des Côtes d'Armor)

La croix
La chapelle datant de 1681
Au-dessus de la porte principale, une pierre armoriée portant 2 chevrons
La fontaine et le lavoir

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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 06:34
Pas plus de lien que la première partie, mais il y a d'autres tableaux que celui de Mignard !

Louise de Keroualle, par Sir Peter Lely, 1671

Louise de Keroualle, par Henri Gascar, 1671

Louise de Keroualle et son fils Charles Lennox

Ainsi qu'une très belle plaque de cheminée
provenant du site
MarcMaison.

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Studio Sauvage

Agence de création graphique en communication

http://www.studio-sauvage.fr/

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Ecole Sainte-Anne

Ecole Sainte-Anne de Ploeuc

43, rue de La Gare

22150 Ploeuc-sur-Lié

02.96.42.10.26

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château de Quintin

Château de Quintin - Quintin

https://www.chateaudequintin.fr/

Château de Bogard

bogard

Un cadre prestigieux dans les Côtes d'Armor (Pays de Moncontour) pour organiser des évènements inoubliables, mariages, réceptions, week-end, séminaires d'entreprises, séjours à la semaine.

Site : http://www.chateau-de-bogard.com

Hôtel de La Rallière

012

Locations saisonnières à Preuilly-sur-Claise au coeur de la Touraine

Site  : http://hoteldelaralliere.jimdo.com/

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