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24 juillet 2020 5 24 /07 /juillet /2020 10:38

Beaulieu.jpg

Archives Départementales des Côtes d'Armor

Agrandissement du T.A, 1842

 

 

Dans l'hivers de 1833, M. Feltz, capitaine au service de Sa Majesté britanique, a fait fouiller dans le bourg de Ploeuc la Motte de Beaulieu, appartenant à M. Rault-Grandmaison. Cette motte, qui n'est autre qu'un tumulus, a 500 pieds au moins de circonférence sur une trentaine de pieds d'élévation. Il est à regretter que les affaires de famille aient rappelé en Angleterre le capitaine Feltz, avant qu'il eût mis la dernière main à ses travaux, car il est présumable que nous ignorerons long-temps, peut-être même toujours, ce qu'une légère dépense et un travail de quelques jours de plus nous auraient appris, au sujet de la Motte de Beaulieu, tant il est vrai que nous en sommes réduits, comme si nous étions encore dans la barbarie, à nous réjouir de voir les étrangers explorer à notre place les richesses scientifiques de notre pays.

Notions historiques, géographiques, statistiques et agronomiques sur le littoral du département des Côtes-du-Nord ; par François-Marie-Guillaume Habasque, tome III, Guingamp, octobre 1836.

 

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Motte de Beaulieu : tumulus en sable près du bourg ; hauteur 6m., circonférence à sa base, 92m. ; il a été fouillé à plusieurs reprises et serait détruit à présent, si quelques arbres qui ont poussé dessus ne l'avaient protégé.

Répertoire archéologique du département des Côtes-du-Nord (arrondissement de Saint-Brieuc, fin), par M. Gaultier du Mottay, Mémoires de la Société archéologique et historique des Côtes-du-Nord, tome VI, Saint-Brieuc, 1874. 

 

_____________________________________________

La Motte de Beaulieu, tumulus de 10 m. de hauteur et de 170 m. de circonférence à la base.

Lettres, sciences, arts : Encyclopédie universelle du XXe siècle, tome 10, Librairie Nationale, 1908.

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Entre Ploeuc et Saint-Nicolas, s'élève une motte dite la Motte de Beaulieu, ayant 170 mètres de circonférence sur 12 mètres de hauteur, qui date probablement des temps historiques, peut être du moyen âge. En 1833, M. Feltz, capitaine anglais, avait commencé à fouiller ce tumulus, mais sans résultat. (Gaston de la Chenelière.)

Dictionnaire archéologique de la Gaule : Epoque celtique. Tome II. H-Z / Publié par la commission instituée au ministère de l'Instruction publique et des Beaux-Arts ; continué après la lettre L, par les soins de M. Emile Cartailhac - Paris 1875-1923.

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20 juillet 2020 1 20 /07 /juillet /2020 15:56

 

Localisation

Possesseurs

Armoiries

Bourbriac (Kerias) Kerdaniel https://img.over-blog-kiwi.com/0/62/12/04/20200720/ob_9506a2_kerdaniel-kerjas.png#width=600&height=660

Bringolo

Pinart

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Carné

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Boisbilly

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Courson

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Cavan

Gauthier

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Le Roux

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Michel

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Le Faouët

 

 

Gurunhuel

Kerdaniel

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Merléac

 

 

Le Moustoir

 

 

Plélauff

Le Métayer

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Plouguernével

   

Plésidy

Lhostis

 

Pleumeur-Gautier

 

 

Plouagat

Taillart

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Budes

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Rosmar

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Plouha

Berthou

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Hingant

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Courson

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Ploulec'h

Le Noan

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Droniou

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Le Roux

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Coëtlogon

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Plourac'h

Thomas

 

Cleuz

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Droniou

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Plouvara

   

Pommerit-Le-Vicomte

   

Quemper-Guézennec

   

Rostrenen

   

Saint-Fiacre

Le Gonidec

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Saint-Gilles-Pligeaux

   

Saint-Jean-Kerdaniel

Rosmar

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Kerouzy

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Budes

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Saint-Nicolas-du-Pélem

   

Tressignaux

   

 

Bourg-Blanc

   

Carhaix

Olymant

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Douarnenez

   

Guisseny

Ropartz

 
 

Guillou

 
Morlaix Homon  

Moëlan-sur-Mer

   

Plogastel-Saint-Germain

Le Corre

 
 

Mocain

 
 

Kermorial

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Plouarzel

Portzmoguer

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Ploudaniel

Kerdaniel

 
  Tanguy

Pont-L'Abbé

Alline

 

Quimper

   

Quimperlé

   

Spézet

   

Trégourez

   

Bignan

Quénécan

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Lantivy

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Perot

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Talhouët

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Huchet

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Lambilly

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Guern

 

 

Guidel

 

 

Languidic

 

 

Lauzac'h

Biset

 

Locmariaquer

Le Marant

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Locminé

 

 

Merlenevez

 

 

Meslan

 

 

Mohon

Boscher

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Moustoir-Ac

 

 

Plouhinec

Cadic

 

Plumelec

 

 

Pluméliau

Le Floc'h

 
  Lohan https://img.over-blog-kiwi.com/0/62/12/04/20200720/ob_a0bc39_lohan-kerdaniel.png#width=600&height=660
  Rimaison
  Lohan  

Plumergat

 

 

Pluneret

 

 

Pluvigner

 

 

Saint-Jean-Brevelay

Blays

 
 

Le Jay

Le Saint

Le Gallic

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Carné

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Kerdaniel

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Clequin

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Corbel

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Kergariou

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  Le Dimanac'h
  Gouycquet

 

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2 juillet 2020 4 02 /07 /juillet /2020 10:29

Jean-Baptiste François Marie Jarnet, né au Champ-Devant-L'Hus en Ploeuc le 2 juin 1880 et décédé à Rennes le 12 novembre 1959, fils de Félix-Marie Jarnet, né à La Ville-Louis en Ploeuc le 11 avril 1845 et y décède au Champ-Devant-L'Hus le 10 octobre 1899, cultivateur, et de Anne-Marie Coeuret, née à Bayo en Ploeuc le 24 septembre 1847.

DIPLOME D'INSTRUCTION PRIMAIRE

Nous Membres de la Commission d'examen du Canton de Ploeuc réunis à l'effet de délivrer aux Elèves des Ecoles Catholiques qui l'auraient mérité un Diplôme constatant leur éducation chrétienne et leur instruction primaire

Attestons que l'Elève Jarnet Jean-Baptiste né à Ploeuc, diocèse de Saint Brieuc, le 2 Juin 1880, a subi avec succès les épreuves écrites et orales de l'examen et que la Commission l'a jugé digne de recevoir le Diplôme d'Instruction Primaire avec la mention

Et Donnons par les présentes à l'Elève Jarnet Jean-Baptiste le Diplôme d'Instruction Primaire afin qu'il puisse s'en servir comme d'un titre de recommandation

Fait à Ploeuc le 11 juillet 1893

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10 juin 2020 3 10 /06 /juin /2020 18:05
Moutardier aux armes Ploeuc/Mauduit
Moutardier aux armes Ploeuc/Mauduit
Moutardier aux armes Ploeuc/Mauduit

Moutardier portant les armoiries de :

Alexandre Marie Sébastien, marquis de Plœuc, chevalier, châtelain de Guerguélégan en Landrévarzec, né à Quimper rue des Etaux le 7 octobre 1815, décédé à Guerguélégan le 25 août 1887 et inhumé en Landrévarzec, élève de la Marine à Lorient, inspecteur-général des Finances, commissaire du gouvernement chargé de régler la situation financière de la Grèce vis-à-vis des trois puissances protectrices en 1857, membre-fondateur puis membre du grand conseil de la Banque ottomane de 1859 à 1868, sous-gouverneur de la Banque de France en 1868, responsable de la Banque de France pendant la Commune, député de Paris du 2 juillet 1871 au 7 mars 1876, commandeur dans l’Ordre National de la Légion d’Honneur le 21 juillet 1871, grand-officier dans l’Ordre du Medjidié de Turquie, grand-officier dans l’Ordre de Saint-Jacques de l’Epée du Portugal, grand-commandeur dans l’Ordre Impérial de la Rose du Brésil, commandeur dans l’Ordre du Sauveur de Grèce, commandeur dans l’Ordre de Saint-Grégoire Le Grand, et de Emilie Agathe Marie de Mauduit du Plessis, née à Lorient le 4 novembre 1831, décédée à Paris le 27 décembre 1911 et inhumée à Landrévarzec, qu'il avait épousé à Briec le 17 août 1857.

Moutardier aux armes Ploeuc/Mauduit

Alexandre de Ploeuc : écartelé aux 1er et 4ème, d'hermine, à trois chevrons de gueules (qui est Ploeuc), et aux 2ème et 3ème, vairé d'or et de gueules (qui est Kergorlay)

Emilie de Mauduit : d’or, au chevron d’azur accompagné de trois molettes de sable.

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30 mai 2020 6 30 /05 /mai /2020 13:16

Jean-Marie-Désiré Le Helloco, né à Ploeuc le 9 février 1792 et décédé à Paris place de la Concorde n° 8 le 10 mai 1883,  fils de Pierre-René Le Helloco, né vers 1745 et décédé Rocabois en Ploeuc le 9 décembre 1815, et de Jeanne-Louise Boschat, née à Quintin le 21 juillet 1766 et y décède le 21 février 1837, chirurgien de la Marine impériale en 1813, élève du docteur Laënnec en 1815, docteur en Médecine en 1818,  médecin de l'Hospice civil de Liancourt de 1818 à 1827 sur recommandation du duc de La Rochefoucauld-Liancourt, médecin des épidémies de l'arrondissement de Clermont en 1822, médecin consultant du Roi des Français Louis-Philippe en 1847, membre correspondant de l'Académie Royale de Médecine, médecin ordinaire du Prince Jérôme Napoléon de 1855 à 1870 et médecin de la Princesse Mathilde, chevalier dans l'Ordre de la Légion d'Honneur le 17 juin 1842 et officier le 22 août 1860.

 

Il épousa à Liancourt le 11 janvier 1819 Fortunée-Marcelle Warmée, née à Liancourt le le 27 mars 1801 et y décède le 8 février 1823, fille de Jean-François Warmé, né à Fitz-James vers 1771 et décédé à Liancourt rue de l'église le 8 avril 1847, receveur et vérificateur de l'Enregistrement du Département de l'Oise, et de Marie-Justine-Sophie Perville, née à Liancourt vers 1770 et y décède le 30 janvier 1829, dont :

 

Jules-Utimar-Henri Le Helloco, né à Liancourt le 19 juillet 1820 et décédé le 19 juillet 1898, avoué honoraire près la Cour d'Appel de Paris en 1868, juge de paix à Sceaux en 1869, juge de paix du 19ème arrondissement de Paris de 1876 à 1898, chevalier dans l'Ordre de la Légion d'Honneur le 22 février 1898, épousa à Orléans le 16 septembre 1847 Léonie-Adélaïde Fougeron, née à Chartres le 27 janvier 1827 et décédée à Paris rue Nollet n°28 le 15 décembre 1892, fille de Philippe-Aimé-Alphonse Fougeron, né vers 1791 et décédé en 1873, vice-résident du Tribunal Civil d'Orléans, conseiller à la Cour d'Appel d'Orléans, et de Zénaïde-Athénaïs Lefèbvre du Murier, dont postérité

 

Dossier Légion d'honneur : LH/1566/28

Biographies et nécrologies des hommes marquants du XIXe siècle. Tome 4 / publiées par V. Lacaine et Ch. Laurent, p. 351-352.

Dossier Légion d'Honneur : LH/1566/30

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10 mai 2020 7 10 /05 /mai /2020 19:31

Recherche informations sur la famille de Montbeille, fieffée sur Boistrudan (35), Moulins (35), Issé (44), Ossé (35) et Bais (35) au XVème

 

 

Mémoires pour servir de preuves à l'histoire ecclesiastique et civile de Bretagne

tome 3, - Dom Morice, MDCCXLVI

-Extrait des comptes de Jehan de l’Epinay, trésorier général institué le 14 avril 1488 finissant jusqu’environ le mois de décembre 1491, que fust conclu & consommé le mariage de la Duchesse avec le Roy. Les 100 hommes d’armes gentilshommes de la maison de la Reyne.

Georges de Montbeille.

-Extrait du compte de Gilles le Breton et Jehan de Ros trésoriers des guerres de Bretagne 1498.

Georges de Montbeille, chevalier.

-Extrait du cinquième compte d’Olivier Baud trésorier des guerres. Gens d’armes & archiers qui ont vacqué à la garde de la Guerche jusques au 1 janvier 1464.

Bertran de Monbeille.

-Extrait du second compte d’Yvon Million commis de Pierre Landoys à l’exercice de la trésorerie des guerres depuis son derier compte fait le 4 décembre 1481. Les 200 lances & 300 archiers qui furent choisis pour être de la garde du Duc.

George de Monbeille.

-Extrait du registre de la Chancellerie de Bretagne cotté 1486 qui est aussi l’année où commence le registre.

Bertran de Montbeille, lieutenant du prévost de l’hôtel du Duc, 1487.

- Vivres fournies au camp du Duc par les habitans de Guingamp.

Bertrand de Montbeil, provost, 3 may 1488

 

Réformation de la noblesse de Bretagne. (1426-1513). BnF. Ms. Fr. 8311

Moulins. 1427. Jean de Monbeille

Moulins. 1513. Georges de Montbeille possède le manoir du Tertre

Ossé. 1427. Jean de Monbeille, Sieur du manoir de la Grée

Ossé. 1513. Messire Georges de Monbeille, chevalier, et de Catherine Dupan sa compagne.

Piré. 1513. Noble Chevalier Georges de Monbeille, seigneur dudit lieu.

 

Anne de Bretagne et ses souvenirs réunis au Musée Dobrée

Bulletin de la Société Archéologique de Nantes et de Loire-Atlantique - Janvier 1926

C'est une procuration donnée par le sire d'Avaugour à ses très chers et aimés conseillers " maître Jehan Brete, docteur en théologie, trésorier et vicaire de Tours ; Anthoine de Guise, seigneur de Germigny ; Olivier de Clisson, seigneur de Kerfault ; Bertrand de Montbeille, seigneur de Villiers ; Pierre Becdelièvre, seigneur du Haultboys " les chargeant de faire une protestation au nom dudit sire par devant les Etats et Parlement tenant actuellement à Nantes (Catal. n°162) [Acte daté de Vitré, du 23 septembre 1486]

 

 

Histoire de Bretagne : composée sur les titres & les auteurs originaux,

Volume 2, Dom Lobineau, MDCCVII

- Extrait des comptes de Jehan Mauléon trésorier de l’espargne, & receveur général des profits des Monnoys de Moncontour, & des taux & rachats du ressort de Goello ; depuis son dernier compte en juin MCCCCXIV jusqu’au XXI mars MCCCCXXI.

Jehan de Montbeille, gentilhomme de la garde, 1419

 

 

Recherches sur la chevalerie du duché de Bretagne, suivies de notices concernant les grands officiers de la couronne de France qu'a produits la Bretagne ; les grands officiers du duché de Bretagne, ainsi qu'un grand nombre de chevaliers bretons

Couffon de Kerdellec’h, 1877.

Messire Georges de Montbeille, chevalier, est mentionné parmi les hommes d’armes de la compagnie de Jacques Guybé, chevalier, sr. de la Chesnaye, en 1498. On trouve Georges de Montbeille au nombre des cent gentilshommes de la garde de la duchesse Anne, en 1490, mais dans le rôle de cette montre, il n’est pas qualifié chevalier. Nous trouvons aussi, dans les Preuves de l'Histoire de Bretagne de Dom Morice, Jean de Montbeille compris parmi les gens d’armes qui accompagnèrent Richard de Bretagne en France, en 1419 ; Bertrand, en 1487, lieutenant du prévôt de l'hôtel du duc, et l’année suivante, prévôt de l'hôtel. Nous ne connaissons rien, avant l’an 1419, de relatif à la famille de Montbeille, dont le nom ne figure dans aucun Nobiliaire, mais qui, si elle n’est pas d’origine bretonne, était établie en Bretagne dès le commencement du XVème siècle.

 

 

Archives Départementales d’Ille et Vilaine

BB28, 1488-1557

Titres concernant les connétables de la ville de Rennes - Brevet de la charge de connétable donnée par Madame Louise, régente en France, à Arthur de Montbeille (1524). - Délibération au sujet du logement accordé au sieur de Monbeille à la Tour Saint-Georges.

 

 

Cartulaire de l’abbaye Saint-Georges de Rennes

… pecierunt nomine venerabilium dominorum capituli ecclesie Redonensis a religiosa domina Johanna de Montbeille dieti monasterii celeraria tune ibidem presenti…

 

 

Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne

Jean-Baptiste Ogée, 1778-1780.

Ossé. Le Plessix d'Ossé était la maison seigneuriale de la paroisse. En 1440, le duc Jean V régla un différend survenu au sujet du droit de sépulture en l'église d'Ossé entre le sieur du Pan, seigneur du Plessix, et le sieur de Montbeille, seigneur des Grées. 

L'ancien manoir des Grées. Propriété successive des familles de Montbeille (en 1427), Thierry, seigneurs du Boisorcant (en 1513), de Robien (avant 1602), Bonnier, seigneurs de la Gaudinaye (en 1602), Rosmadec (vers 1638), le Gras, seigneurs de Charot (en 1678 et 1755).

Moulins. L'ancien manoir du Tertre. Propriété de la famille de Mombeille (1513).

Réformation de 1427 : Jean de Monbeille (Mombeille).

Issé. Réformation de 1427 Jean de Monbeille, sr du manoir des Grées.

Boistrudan : l'ancien manoir de Mombeille. Propriété successive des familles Mombeille (en 1428), Rosnyvinen, seigneurs du Plessis-Guériff (en 1536), Glé, seigneurs de la Costardaye (en 1560), Jonchères (en 1636), la Valette (en 1662), l'Espinay, Colliot, seigneurs du Fresne (en 1679), Berthelot (vers 1692), Baratte, sieurs de la Godelinière (vers 1718) ; 

L'ancien manoir de la Motte de Connay. Propriété successive des familles Mombeille (en 1405 et 1441), la Marzelière (en 1528), Boulay (en 1551), Préauvé (en 1557), Chastellier (en 1636 et 1679). 

 

 

Rennes, naissance d'une capitale provinciale (1491-1610)

Mathieu Pichard-Rivalain, 2014.

En plus des maisons dans lesquelles ils pouvaient vivre intra-muros, les capitaines, lieutenants et connétables ont occupé au XVIe siècle les tours de la ville. Outre la tour aux Foulons qui devient la propriété du capitaine Boisorcant en 1551, Artur de Monbeille, connétable de 1525 à 1534, a occupé dès son arrivée à la charge la tour et le portail de Saint-Georges sur autorisation du corps de ville à qui il l’avait demandé (Archives Municipal de Rennes, BB 465, f° 237)

 

 

 

Carentoir

Réformation de 1536

La [Haute] Guischardaye que tient la veufve du sieur de Monbeille.

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21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 09:06

Jean, Louis, Mathurin Hirel, né au bourg de Ploeuc le 25 février 1850, bachelier es-sicences à la faculté de Rennes, fils de Louis-Joseph, Paul Hirel, né à Ploeuc le 20 mars 1812 et y décède le 4 mars 1885, serrurier, et de Jeanne-Marie Boscher-Belleissue, née au Bodéo le 10 août 1817 et décédée au bourg de Ploeuc le 8 juillet 1883, ménagère (mariés au Bodéo le 21 juin 1839).

Zouave pontifical le 17 mars 1870. Libéré le 25 août, rappelé en France par la conscription.

Campagne de France, dans l'Armée Française.

Volontaire de l'Ouest, 2ème matricule 832, 3 avril 1871, 2/3. Licencié,15 août 1871.

Jean Hirel, zouave pontifical
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26 mars 2020 4 26 /03 /mars /2020 07:00

Le 26 mars 1720, les quatre principaux membres de la Conspiration de Pontcallec furent jugés et décapités à Nantes, place du Bouffay, pour avoir fait appel à l'Espagne afin de sauvegarder les libertés de Bretagne et lutter contre la levée d'impôts voulue par le Régent et interdite par le Parlement de Bretagne. 

 

Clément-Chrysogone de Guer, chevalier, marquis de Pontcallec en Berné, né à Rennes le 11 mai 1679, mousquetaire du Roi puis capitaine d'un Régiment de Dragonsfils de Charles-René de Guer, chevalier, marquis de Pontcallec, et de Anne Le voyer, sans alliance ni postérité.

 

Laurent Le Moyne, écuyer, seigneur de Talhouët en Rohan et de Bara’ch en Ploërdut, dit Le Chevalier de Talhouët, né vers 1668, capitaine de Dragons, fils de Laurent Le Moyne, écuyer, seigneur de Tahouët, et de Julienne Rolland. Il épousa Françoise Guiller, dame de Guermelin et de Fontaineper en Ploërdut, dont postérité.

 

Thomas-Siméon de Montlouis, écuyer, seigneur de Kerfandol en Ploërdut, et demeurant à Plascaër en Priziac, né à Plascaër le 18 février 1682, capitaine au Régiment de Dragons-Cambout, fils de Philippe-Emmanuel de Montlouis, chevalier, seigneur de Plascaër et de Kerdanfol, et de Françoise-Guillemette Symon, dame de Kerbringal en Caudan. Il épousa Marie-Thérèse Hugonnier, détenue à Nantes, son procès fut continué par arrêt de la Chambre Royale de Justice du 26 mars 1720, sans postérité.

 

Jean-François du Couédic, écuyer, seigneur de Kerbleizec en Gourin, né à Kerbleizec le 26 octobre 1672, capitaine de Dragons, fils de Nicolas du Couédic, écuyer, seigneur de Kerbleizec, et de Catherine Pierre, sans alliance ni postérité.

 

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25 février 2020 2 25 /02 /février /2020 15:17
Journal du Cher - 24 septembre 1927

Journal du Cher - 24 septembre 1927

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14 janvier 2020 2 14 /01 /janvier /2020 08:32

Pierre de Rostrenen, baron de Rostrenen et d'Yffiniac, décédé en 1440

Marguerite de Rostrenen, baronne de Rostrenen et d'Yffiniac, sa fille, décédée en 1456

Pierre du Pont, baron de Pont-l'Abbé, de Rostrenen et d'Yffiniac, son fils, tué en 1488

Jean du Pont, baron de Pont-l'Abbé, de Rostrenen et d'Yffiniac, son fils, décédé en 1509

Louise du Pont, baronne de Pont-l'Abbé, de Rostrenen et d'Yffiniac, sa fille, décédée en 1526

Charles du Quellenec, baron de Pont-l'Abbé, de Rostrenen et d'Yffiniac, vicomte du Faou, son petit-neveu

Jean du Quellenec, baron de Pont-l'Abbé, de Rostrenen et d'Yffiniac, vicomte du Faou, son fils

Charles du Quellenec, baron de Pont-l'Abbé, de Rostrenen et d'Yffiniac, vicomte du Faou, son fils, tué en 1572

Toussaint de Beaumanoir, baron de Pont-l'Abbé, de Rostrenen et d'Yffiniac, vicomte du Faou, son neveu, décédé en 1590

Hélène de Beaumanoir, baronne de Pont-l'Abbé, de Rostrenen et d'Yffiniac, vicomtesse du Faou, sa fille, décédée en 1636

Marie-Françoise du Guémadeuc, baronne de Pont-l'Abbé, de Rostrenen et d'Yffiniac, vicomtesse du Faou, sa cousine, décédée en 1674

Armand-Jean de Vignerot du Plessis, duc de Richelieu et de Fronsac, baron de Pont-l'Abbé (jusqu'en 1685), de Rostrenen et d'Yffiniac, vicomte du Faou, son fils, décédé en 1715

René du Bouilly-Turquant d'Obtaire, marquis de Resnon en Bréhant puis baron d'Yffiniac par acquêt du 12 mai 1678, décédé vers 1683

Jean du Bouilly-Turquant d'Obtaire, marquis de Resnon, baron d'Yffiniac, son fils, décédé en 1742

René-Jean du Bouilly-Turquant d'Obtaire, marquis de Resnon, baron d'Yffiniac, son frère, décédé en 1714

François-Jean du Bouilly-Turquant d'Obtaire, marquis de Resnon, baron d'Yffiniac, son frère, décédé en 1742

Jean du Bouilly-Turquant d'Obtaire, marquis de Resnon, baron d'Yffiniac, son fils, décédé en 1794

Catherine du Bouilly-Turquant d'Obtaire, marquise de Resnon, baronne d'Yffiniac, sa soeur, décédée en 1798, épouse de Louis Le Corgne, chevalier, comte de Bonabry en Hillion et de Launay en Maroué.

 

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31 décembre 2019 2 31 /12 /décembre /2019 15:50
Une confidence faite à un avocat fera t-elle acquitter un médecin condamné à mort par contumace

L'Aurore : organe de la résistance républicaine (6 février 1952)

Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-260

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24 décembre 2019 2 24 /12 /décembre /2019 08:00
MS 79 - Horae, cum calendario - Médiathèque Moulins Communauté, fol.32r

MS 79 - Horae, cum calendario - Médiathèque Moulins Communauté, fol.32r

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16 décembre 2019 1 16 /12 /décembre /2019 18:38
Chauffe-plat aux armes Ploeuc/Mauduit
Chauffe-plat aux armes Ploeuc/Mauduit
Chauffe-plat aux armes Ploeuc/Mauduit

Chauffe-plat portant les armoiries de :

Alexandre Marie Sébastien, marquis de Plœuc, chevalier, châtelain de Guerguélégan en Landrévarzec, né à Quimper rue des Etaux le 7 octobre 1815, décédé à Guerguélégan le 25 août 1887 et inhumé en Landrévarzec, élève de la Marine à Lorient, inspecteur-général des Finances, commissaire du gouvernement chargé de régler la situation financière de la Grèce vis-à-vis des trois puissances protectrices en 1857, membre-fondateur puis membre du grand conseil de la Banque ottomane de 1859 à 1868, sous-gouverneur de la Banque de France en 1868, responsable de la Banque de France pendant la Commune, député de Paris du 2 juillet 1871 au 7 mars 1876, commandeur dans l’Ordre National de la Légion d’Honneur le 21 juillet 1871, grand-officier dans l’Ordre du Medjidié de Turquie, grand-officier dans l’Ordre de Saint-Jacques de l’Epée du Portugal, grand-commandeur dans l’Ordre Impérial de la Rose du Brésil, commandeur dans l’Ordre du Sauveur de Grèce, commandeur dans l’Ordre de Saint-Grégoire Le Grand, et de Emilie Agathe Marie de Mauduit du Plessis, née à Lorient le 4 novembre 1831, décédée à Paris le 27 décembre 1911 et inhumée à Landrévarzec, qu'il avait épousé à Briec le 17 août 1857.

Le marquis de Plœuc (caricature de 1873)

Alexandre de Ploeuc : écartelé aux 1er et 4ème, d'hermine, à trois chevrons de gueules (qui est Ploeuc), et aux 2ème et 3ème, vairé d'or et de gueules (qui est Kergorlay).

Emilie de Mauduit : d’or, au chevron d’azur accompagné de trois molettes de sable.

 

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5 novembre 2019 2 05 /11 /novembre /2019 17:27

 

Henri d'Avaugour, fils d'Alain de Penthièvre, de la Maison de Rennes, seigneur de Quintin ;

Geoffroy Botherel, son frère, seigneur de Quintin par partage de 1228, décédé en 1274 ;

Jean Botherel, dit Le Roux, son fils, seigneur de Quintin, décédé en 1293 ;

Geoffroy Botherel, son fils, seigneur de Quintin, tué à la bataille de La Roche-Derrien en 1347 ;

Jean Botherel, son fils, seigneur de Quintin, tué à la bataille de Mauron en 1352 ;

Geoffroy Botherel, son fils, seigneur de Quintin, décédé entre 1378 et 1381 ;

Jean Botherel, son fils, seigneur de Quintin, décédé en 1385 ;

Geoffroy Botherel, son frère, seigneur de Quintin, décédé en 1428 ;

Jean du Perrier, fils de Plésou Botherel, son neveu, seigneur de Quintin, décédé en 1461 ;

Geoffroy du Perrier, son fils, seigneur de Quintin, décédé en 1444 ;

Tristan du Perrier, son fils, seigneur puis baron de Quintin par lettres du Duc Pierre II en 1451, décédé en 1482 ;

Jeanne du Perrier, sa fille, baronne de Quintin,  décédée en 1504/05 ;

Nicolas de Laval-Montfort, dit Guy XVI de Laval, son fils, baron de Quintin, décédé en 1531 ;

Renée de Rieux, dite Guyonne XVIII de Laval, sa petite-fille, baronne de Quintin, décédée en 1567 ;

Paul de Coligny, dit Guy XIX de Laval, son neveu, baron de Quintin, décédé en 1586 ;

François de Coligny, dit Guy XX de Laval, son fils, baron de Quintin, décédé en 1605 ;

Henri de La Trémouille, dit Guy XXI de Laval, arrière petit-fils de Guy XVI de Laval, baron de Quintin, décédé en 1674 ;

Amaury de Gouyon, marquis de La Moussaye, baron de Quintin par acquêt de 1626, décédé en 1663 ;

Henri de Gouyon, marquis de La Moussaye, son fils, baron de Quintin, décédé en 1684 ;

Guy-Aldonce de Durfort, baron de Quintin par acquêt de 1681 puis duc de Quintin par lettres de 1691, décédé en 1702 ;

Guy-Nicolas de Durfort, son fils, duc de Quintin qui sera renommé en duché de Lorges en 1706, décédé en 1758 ;

Guy-Louis de Durfort, son fils, duc de Quintin, dit duc de Lorges, décédé en 1775 ;

Philippine de Durfort-Lorges, sa fille, duchesse puis baronne de Quintin par arrêt de 1778, décédée en 1806 ;

César-René de Choiseul-Praslin, son fils, baron de Quintin, décédé en 1846 ;

Clotilde de Choiseul-Praslin, sa fille, baronne de Quintin, décédée en 1885 ;

Isabelle de Polignac, sa fille, châtelaine de Quintin, décédée en 1935 ;

Léon de Frotier, comte de Bagneux-Faudoas, son fils, châtelain de Quintin

Comte Jean de Frotier de Bagneux, son fils, châtelain de Quintin, décédé en 1983 ;

Comte Gérard de Frotier de Bagneux, son fils, châtelain de Quintin, décédé en 2016;

Madame Caroline de Frotier de Bagneux, sa fille, châtelaine de Quintin

Château de Quintin

 

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8 septembre 2019 7 08 /09 /septembre /2019 16:33

Le régiment que le Roi vient de vous donner est un des meilleurs de l'Armée : son lieutenant-colonel est un militaire respectable par de longs et excellents services ; tous les capitaines qui le composent sont plus âgés que vous, et il n'est aucun d'eux qui, si l'on n'eût considéré que les services personnels, n'eût mérité plus que vous d'être nommé colonel ; cependant c'est vous qui allez être leur chef ; que cette première réflexion ne sorte jamais de votre mémoire.

Je ne vous dirai point : cherchez à mériter l'estime du corps que vous allez commander ; cette maxime est trop triviale, mais je vous dirai : cherchez à mériter l'amour. Tout colonel qui s'est concilié ce sentiment précieux obtient avec facilité les choses même les plus difficiles, tandis que celui qui ne l'a point acquis n'obtient qu'avec de grandes difficultés les choses même les plus aisées. Faites-vous donc aimer, mon fils, et le rôle difficile de colonel deviendra pour vous un jeu agréable. Vous vous tromperiez grossièrement si vous vous imaginiez que, pour obtenir l'amour de votre régiment, vous devez laisser fléchir la discipline ou affecter une complaisance extrême pour les désirs de chacun des officiers qui le composent ; ce moyen ne serait ni sûr ni glorieux. Vous vous tromperiez encore si vous vous imaginiez qu'une seule vertu, quelque heureuse ou brillante qu'elle soit pût vous concilier ce sentiment ; comme ce ne sont point les yeux seuls d'une femme qui vous captivent, mais l'ensemble, l'accord de ses traits, ce n'est de même que la réunion des vertus et des connaissances dont je vous parlerai dans le cours de ce mémoire, qui vous conciliera l'amour de votre régiment.

Ayez donc pour votre lieutenant-colonel la déférence la plus grande, ne donnez aucun ordre sans le consulter, je vous ai souvent donné ce conseil, cet ordre, je le renouvellerai chaque fois que j'en trouverai l'occasion ; si, à l'exemple de quelques jeunes chefs, vous manquiez d'égards ou de considération pour votre lieutenant-colonel, vous me feriez concevoir de vous l'opinion la plus défavorable, et vous deviendriez bientôt la' victime de votre imprudence ; votre régiment, divisé entre vous et lui, serait en proie aux partis, aux cabales, et dès lors vous ne pourriez plus espérer de faire le bien.

Ayez pour les anciens capitaines des égards marqués, consultez-les fréquemment, témoignez-leur de l'amitié et de la confiance. Soyez le soutien, l'ami, le père des jeunes officiers, aimez les vieux bas-officiers et les anciens soldats ; parlez-leur souvent et toujours avec bonté, consultez-les même quelquefois, un chef de corps se trouve toujours bien de cette popularité, elle m'a été souvent utile.

Etudiez, connaissez à fond tous les officiers de votre régiment; dépourvu de cette connaissance, vous seriez chaque jour trompé; vous confondriez la modestie avec le manque de talent, la confiance que donne la persuasion de ses forces avec une vaine suffisance, le désir du bon ordre avec une critique maligne, l'amour de la justice et du bien avec la délation, l'envie ou une ambition démesurée, la modération avec l'apathie ou l'indifférence, et la sévérité avec la raideur ; vous prendriez des conseils donnés par la flatterie ou l'intérêt pour ceux que la vérité dicte ; vous croiriez verser des récompenses sur la vertu, elles tomberaient sur l'intrigue; protéger des talents réels et vous ne prôneriez que des talents apparents ou factices.

Quand, après avoir étudié longtemps les officiers de votre régiment, vous les connaîtrez tous, vous choisirez parmi les, plus anciens deux amis particuliers en qui vous aurez reconnu de la vertu, des connaissances, l'amour de la vérité et du bon ordre ; vous les attacherez intimement à vous par votre amitié ; vous leur confierez : l'emploi important de vous parler de vos défauts avec franchise et de vous montrer vos fautes toutes nues. Ecoutez ces officiers avec attention, avec docilité ; gardez-vous cependant de leur accorder une confiance ou exclusive ou aveugle et de montrer trop clairement au reste du corps la préférence que vous donnerez à ces deux officiers, cette connaissance pourrait devenir la source d'inimitiés funestes.

J'ai développé devant vous le génie et le caractère de la nationalité française, ses mœurs, ses préjugés ; je vous ai fait connaître la meilleure manière de la retenir et de l'aimer, de la récompenser et de la punir, je ne vous répèterai donc point ici les leçons que je vous ai données sur ces objets, mais je vous dirai de n'employer jamais, avec vos soldats, des expressions dures, des épithètes flétrissantes et de ne proférer jamais en leur présence des mots ignobles ou bas. Le colonel qui se sert, avec ses soldats, de quelques-unes de ces expressions, s'avilit lui-même, et s'il s'adresse à des officiers, il se compromet de la manière la plus évidente. N'oubliez jamais que les officiers de votre régiment sont des hommes, Français, vos égaux, et que vous devez par conséquent en leur donnant des ordres prendre un ton et employer des expressions convenables à des personnes dont l'honneur est le mobile. Croyez bien, mon fils, que ce moyen est le seul bon, qu'il peut faire respecter les ordres, les rendre agréables, en accélérer l'exécution et inspirer aux soldats cette confiance en leurs officiers qui est la mère d'une bonne discipline et des succès.

Ne vous servez jamais de punitions que la loi réprouve, que l'esprit national condamne; quand vous serez forcé de punir, qu'on lise sur votre figure toute la peine que vous éprouvez d'être obligé d'en venir à cette dure extrémité. Ne laissez point échapper le moment de rendre de petits services aux officiers de votre corps; en attendant les grandes occasions de les obliger, vous vous exposeriez à ne les servir jamais. Comme ce sont les petites précautions qui conservent les vertus, ce sont les petits services qui gardent les cœurs. Sollicitez avec autant de suite que d'ardeur les grâces qu'auront méritées les officiers, les bas-officiers et les soldats de votre régiment: les Ministres pourront refuser l'objet de vos demandes, mais ils vous sauront gré de la chaleur que vous mettrez dans vos sollicitations, et votre régiment vous en aimera davantage. Ne faites jamais concevoir à aucun de vos subordonnés des espérances que vous n'êtes point assuré de réaliser : quand les personnes qui les auraient conçues les verraient détruites, elles vous accuseraient d'avoir négligé leurs intérêts.

Je vous ai accoutumé, il y a déjà longtemps, à vous lever dès quatre heures du matin; conservez cette habitude heureuse, jamais vous n'aurez un plus grand besoin de temps, car jamais vous n'aurez autant d'études à faire et de choses à exécuter ; ayant été fait colonel très jeune, vous serez selon les apparences de très bonne heure officier général, il ne sera presque plus temps alors de vous livrer à l’étude des grandes parties de la guerre; c'est donc à présent que vous devez les apprendre ; mais ne dussiez-vous point parvenir à un grade plus élevé que celui que vous occupez, croyez, mon fils, que l'emploi de colonel exige les connaissances les plus variées et les plus étendues. Pourrez-vous juger des talents de vos caporaux, si vous ne connaissez pas, aussi bien que le plus instruit d'entre eux, quelle est la progression qu'il faut suivre pour former un homme de recrue ; de l'instruction et de l'exactitude des sergents si vous ne connaissez pas dans toute leur étendue les devoirs dont ils sont chargés. Ce que je vous dis du sergent est également applicable au lieutenant, au capitaine, au major, au lieutenant-colonel ; oui, mon fils, ce n'est qu'en vous rendant capable d'occuper les différentes places qui sont au-dessous de la vôtre que vous pourrez dignement remplir celle qui vous est confiée, et forcer les autres à s'acquitter de tous leurs devoirs. 
Je ne vous recommanderai pas l'étude des ordonnances militaires, vous vous. y êtes livré de bonne heure, mais de ne jamais vous écarter de ce qu'elles prescrivent. Je serai le premier à vous punir ou à solliciter votre punition si j'apprends jamais que vous vous êtes permis de vous en éloigner. La loi est aux yeux de tout bon citoyen, de tout bon militaire, l'objet le plus sacré; on dit, je le sais bien, et dans ma jeunesse, je l'ai dit comme les autres : « La lettre tue et l'esprit vivifie » ; mais, comme j'ai toujours vu que, sous prétexte de cette vivification, on se permet les écarts les plus grands, je vous ordonne expressément de vous en tenir à la lettre de la loi. Respectez aussi les usages introduits depuis longtemps ; si vous en trouvez pourtant quelqu'un abusif, il le faut abolir, mais procédez à son abolition avec prudence et avec sagesse ; préparez par votre conduite et par vos discours ce que vous voudrez opérer ; faites-en sentir les avantages.

N'entreprenez jamais de détruire plusieurs abus à la fois; attachez-vous d'abord au plus important, au plus essentiel. Si l'on attaque en même temps toutes les parties d'un édifice qu'on veut rétablir, on l'ébranle toujours et quelquefois on le renverse ; ne démolissez qu'après avoir préparé ce qui doit être mis à la place de ce que vous voulez renverser. Souvenez-vous qu'on fait toujours plus de mal que de bien quand on propose inconsidérément les changements même les plus avantageux et quand on emploie la violence pour les faire adopter. Consultez les anciens officiers sur les réformes que vous voudrez faire; ils entraînent par leur opinion celle du corps entier.

Je ne vous parlerai point ici de l'étude de la guerre; je vous en ai prouvé la nécessité et les avantages dans un mémoire qui a précédé celui-ci et je vous ai indiqué le plan que vous deviez suivre pour apprendre cette science.

Je me bornerai à vous redire que l 'histoire est la source dans laquelle vous devez puiser sans cesse, ne lisez pas l 'histoire pour apprendre l'histoire, mais pour apprendre la guerre, la morale et la politique. L'histoire a été dès mon enfance l'objet de mon étude et c'est à elle que je dois tout ce que je sais. Ne négligez point les sciences mathématiques, je suis fâché de ne les avoir point cultivées, je les ai apprises de bonne heure, je les aimais, j'y avais fait des progrès, j'ai dû beaucoup au peu que j'en sais.

Vous êtes brave, vous l'avez prouvé, mais gardez-vous de l'être avec excès. Combien de larmes ne m'a pas coûtées la bravoure de quelqu'un qui m'était bien cher [il s'agit du chevalier de Belle-Isle, frère du maréchal, tué à l'attaque du col de l'Assietta dans les Alpes le 19 juillet 1747]. Que la vôtre ne me soit pas aussi cruelle. La bravoure qui est la première des qualités pour un soldat, doit, dans le colonel, être subordonnée à la prudence. J'aimerais cependant mieux avoir à pleurer votre mort que votre gloire, que votre honneur.

Souvenez-vous que les hommes qui vous conseillent le plus hautement de ménager votre personne seraient les premiers à vous blâmer si vous suiviez leurs conseils.

Aimez votre Patrie, aimez votre Roi ; vous le devez, mon fils, et parce que c'est un devoir imposé à tout citoyen et parce que les grâces dont j'ai été comblé vous en font une loi. Ces sentiments sont assez profondément gravés dans votre cœur pour que je puisse me dispenser de les approfondir encore en y repassant le burin.

Aimez la gloire ; que le désir de l'obtenir soit toujours ardent.

Cette passion de la gloire m'a soutenu dans la carrière difficile que j'ai parcourue; elle m'a fait oublier que j'étais né avec une santé délicate, un corps faible.

Je ne vous parlerai pas de la probité, mais je vous recommanderai de veiller sur celle de vos gens. On accuse quelques colonels de vendre les emplois de leurs régiments; je ne crois pas que cela puisse être; ils les donnent, mais les gens les vendent.

Ayez un régiment meilleur et plus instruit que les autres, cet amour-propre est permis à un colonel, mais ne cherchez pas à le rendre plus beau et surtout à le surcharger de pompe. Veillez à ce que les compagnies soient toujours complètes en hommes propres à la guerre ; qu'une fausse pitié ne vous engage pas à laisser les capitaines tirer la paye des soldats qu'ils n'ont point; celui qui se permet cette malversation trompe le Roi et manque de probité. Celui-là en manque encore qui n'apporte pas la plus exacte justice dans la distribution des grâces et qui, surtout n'empêche point ses subordonnés à faire sur le soldat des gains illicites. Cette attention est, mon fils, une des principales que doit avoir un colonel.

Assistez à tous les services que fera votre régiment, soyez toujours le premier au rendez-vous que vous lui aurez assigné ; paraissez uniquement occupé de vos devoirs, soyez actif, vigilant, exact, et vos officiers seront ponctuels, attentifs, zélés; dans le cas contraire, vous verrez une triste et froide apathie s'emparer de votre régiment ; tout colonel négligeant entraîne tout son corps vers l'oubli de ses devoirs.

Ne vous laissez pas emporter par l'impatience ou la colère; on se repent toujours d'avoir obéi aux premiers mouvements des passions. Voulez-vous faire une sottise ? a dit avec raison un de nos poètes, prenez conseil de la colère ; c'est en l'écoutant qu'un Chef de Corps compromet quelquefois son honneur, quelquefois sa vie, et plus souvent encore celle des hommes qui lui sont soumis.

Obéissez aux lois et aux hommes que le prince a choisis pour en être les organes ; l'insubordination est le premier, le plus grand des vices militaires ; il se communique avec une rapidité extrême et il acquiert des forces à mesure qu'il se propage. Tout colonel qui n'obéit point à ses supérieurs peut-il espérer que ses subordonnés lui obéissent ?

Regardez-vous comme le juge, le censeur, comme le magistrat et comme le père de votre régiment ; en qualité de magistrat et de juge, vous veillerez au maintien des lois, en qualité de censeur et de père, vous veillerez au maintien des mœurs. Occupez-vous sur tout de ce dernier objet, toujours oublié ou trop négligé par les chefs de corps militaires, là où les mœurs règnent on observe les lois et, ce qui vaut mieux encore, on les aime. Veillez donc à épurer les mœurs, mais ne pensez pas qu'elles se commandent; elles se montrent, elles s'inspirent.

L'autorité de l'exemple est ici, comme presque partout, plus forte que celle de la volonté ; la vigilance nous ferait en vain découvrir, dans les autres, des vices qu'on pourrait nous reprocher à nous-mêmes.

Si vos mœurs sont pures, celles de votre régiment le seront, votre tempérament se fortifiera, vous économiserez beaucoup de temps, vous vous mettrez à l'abri de plusieurs ridicules durables. Vous ne serez jamais le jouet des circonstances, et l'estime publique vous dédommagera des privations que vous vous serez imposées.

Fuyez le jeu et surtout les jeux de hasard, bannissez-les avec soin de votre régiment; ils perdent la plupart des militaires.

Gardez-vous de contracter le goût du vin, il abrutit; que votre table soit bonne, mais jamais délicate ; admettez-y les officiers de votre corps de préférence aux officiers généraux, aux colonels et autres chefs; que les rangs soient marqués, chez vous, par le degré d'estime que mériteront vos convives.

Réduisez vos équipages au pur nécessaire; vous devez donner l'exemple de la simplicité, de la modestie parce que vous êtes le colonel et parce que vous êtes mon fils. Cette modération vous coûtera d'autant moins que j'ai eu l'attention de bannir loin de vous cette mollesse voluptueuse qui transforme en femmes délicates la plupart des jeunes militaires. Je n'ai point souffert que l'on mît de l'or ou de l'argent sur  chevaux, vos mulets, ni sur l'habit de vos gens ; j'espère que vous soutiendrez toujours cette simplicité précieuse. La magnificence qui sied si bien à l'homme chargé de représenter un souverain est vicieuse dans l'homme de guerre en général, et funeste dans un colonel; son corps se fait un devoir, un honneur de l'imiter. Je n'ai jamais vu sans une vive indignation les jeunes chefs de nos régiments traîner après eux dans les camps et dans les garnisons, le luxe et la mollesse de la cour, chercher à se faire distinguer par la richesse et le brillant des équipages, la multitude des valets, l'extrême beauté des chevaux, la délicatesse des tables, rivaliser uniquement enfin dans l'art de multiplier les voluptés. Est-ce bien là l'ambition qui devrait animer les chefs des corps militaires ? Je m'arrête, l'aigreur s'emparerait bientôt de moi; mes conseils vous sont d'ailleurs moins nécessaires sur cet article que sur beaucoup d'autres.

Vous n'avez jamais vu un être souffrant sans désirer vivement de faire cesser ses maux ou de les alléger ; conservez, mon fils, cette sensibilité précieuse ; elle pourra bien quelquefois vous causer des peines, mais elle vous procurera encore plus souvent des plaisirs vifs et purs. C'est autant pour votre gloire que pour votre bonheur que je vous recommande de vous montrer humain et généreux ; l'humanité, la libéralité nous gagnent et nous conservent le cœur des homes avec qui nous vivons, auxquels nous commandons. Quelque dépense que vous fassiez pour soulager l'humanité souffrante, j'y pourvoirai avec joie ; j'aime bien mieux qu'on parle de votre bienfaisance que de votre habileté dans l'art d'ordonner une fête, que l'on s'étonne du nombre d'heureux que vous aurez faits que de celui des grands que vous aurez essayé de désennuyer. Le souvenir d'une fête qu'on a donnée ne laisse, ni dans l'esprit, ni dans le cœur aucune trace agréable ; celui d'un malheureux qu'on a consolé en laisse de délicieuses. Je ne m'oppose point à ce que vous distribuiez, dans quelque circonstance importante, une gratification générale aux soldats de votre régiment ; j'aimerais cependant mieux vous voir verser le même argent sur ceux qui auront été blessés, qui auront fait quelques actions éclatantes, ou qui, en remplissant leurs devoirs, auront éprouvé quelque perte grande pour eux. Ne laissez passer aucune semaine sans visiter une ou deux fois les malades de votre régiment ; parlez à chacun d'eux avec bonté ; écoutez leurs plaintes et faites-les cesser ; écoutez même le récit de leurs maux, cette complaisance contribuera autant que les remèdes à hâter leur guérison. Visitez souvent les prisonniers de votre régiment; l 'homme coupable doit être puni, mais non renfermé dans un endroit malsain. Je ne vous dirai pas de ménager à la guerre le sang et les peines de vos soldats; celui-là est indigne du nom d'homme qui, pour se faire une renommée, les expose à des maux, à des périls superflus ; sachez d'ailleurs que la gloire qu'on obtient à ce prix n'est ni belle ni durable.

Les colonels français sont renommés depuis longtemps dans l'Europe entière pour leur politesse; on ne fera jamais pour vous, j'en suis certain, une exception qui vous serait injurieuse. Loin de rester au-dessous de vos modèles, vous les surpasserez. La plupart des colonels ne sont polis qu'avec les femmes, leurs supérieurs et leurs égaux, vous le serez avec vos inférieurs. Vous ne parlerez jamais aux officiers de votre régiment, et jamais vous ne parlerez d'eux, avec ce ton impérieux qu'affectent quelques chefs de corps. Souvenez-vous, je vous le répète, que beaucoup de vos subalternes ont mieux mérité que vous de commander un régiment, que beaucoup ont une origine plus antique et plus illustre que la vôtre, et qu'il ne leur a manqué pour être élevé au-dessus de vous qu'un peu de richesse ou de bonheur. Soyez donc accessible, affable, poli, prévenant, mais encore davantage envers vos inférieurs qu'avec vos égaux; la politesse avec ses égaux n'est souvent que l'effet d'une politesse adroite; celle dont on use avec ses subalternes est une preuve de la bonté du cœur. Les louanges que j'ai reçues pour n'avoir jamais fait sentir le poids de mon autorité doivent vous encourager à imiter ma conduite.

Si jamais vous commettez des fautes, hâtez-vous d'en convenir et surtout de les réparer. Quoique cette manière d'agir soit bien naturelle et qu'elle ne mérite pas d'être louée, elle vous attirera cependant les louanges, vous gagnera des cœurs et vous fera pardonner des fautes, je l'ai souvent éprouvé moi-même.

Aimez, distinguez les officiers qui annonceront quelque talent pour la guerre et ceux qui, sans négliger leurs devoirs, s'adonneront à la culture des beaux-arts. Occupez-vous beaucoup des jeunes officiers de votre régiment, veillez vous-même sur leur conduite, sur leur instruction et sur les mœurs; soyez comme je l'ai dit, leur père, leur soutien, et, s'il le faut, leur instituteur. Vous n'aurez un bon régiment qu'autant que vos officiers seront instruits et que leur zèle pour le service sera vif et constant; croyez bien que vous n'obtiendrez ces précieux avantages qu'en donnant une attention extrême aux jeunes officiers et qu'en leur faisant contracter de bonne heure l'habitude d'une conduite régulière. Faites en sorte que les vieux officiers conçoivent pour leurs jeunes la tendresse qu'un père a pour ses enfants ou du moins qu'un mentor a pour son pupille ; faites que les jeunes officiers aient pour les anciens les égards, la condescendance et le respect que des enfants tendres et bien élevés ont pour leur père. Veillez à faire naître et à maintenir l'union dans votre régiment ; hâtez-vous d'étouffer les divisions naissantes, de déraciner les inimitiés ou du moins d'en prévenir les effets destructeurs, c'est là une des premières et des plus essentielles obligations imposées aux colonels.

Sachez tout œ qui se passera dans votre régiment, mais n'employez jamais pour y parvenir le vil moyen de l'espionnage; celui qui fait le métier de délateur ou d'espion de ses camarades est un malhonnête homme et ne mérite aucune confiance. Ne recourez à d'autres yeux, à d'autres bras que lorsqu'il vous sera absolument impossible de voir tout, de tout faire par vous-mêmes; descendez dans tous les détails ; on ne sait bien les choses que lorsqu'on connaît les plus petites particularités, ce n'est pas aux colonels à voir grand. Ne cherchez cependant point à attirer à vous les détails que la loi confie à vos subordonnés ; contentez-vous de les surveiller tous et de faire remplir à chacun ses devoirs.

Voici enfin mon dernier précepte. Souvenez-vous sans cesse, mon fils, que ce n'est point pour vous que vous avez été fait colonel, mais pour le bien du service et l'avantage du régiment qui vous est confié; que la gloire de l'Etat soit donc votre grande préoccupation.

Si vous réussissez à prouver à votre régiment que vous êtes animé par ces motifs, chacun des hommes qui le composent se fera un devoir, un plaisir de concourir à vos vues; alors, toutes les difficultés disparaîtront, vous obtiendrez une gloire que vous aurez méritée; vous verrez l'estime publique et les faveurs du Roi voler au-devant de vous et vous ferez enfin le bonheur d'un père qui vous aime.

 

(1) Charles-Louis, Auguste Fouquet, duc de Belle-Isle et de Gisors, pair de France (1748), chevalier des Ordres du Roi et de la Toison d'or, prince de l'Empire, né à Villefranche-de-Rouergue le 28 septembre 1684 et décédé à Versailles le 26 janvier 1761, petit-fils du surintendant Nicolas Fouquet, combattit sur le Rhin durant la guerre de succession de Pologne; il fut nommé maréchal en 1741. Il participa à la guerre de Succession d'Autriche, et conduisit intelligemment la très dure retraite de Prague (1742). Elu à l'Académie française en 1749, il fut ministre de la guerre de 1758 à 1760.

Portrait en buste de Charles-Louis-Auguste Fouquet (1684-1761), duc de Belle-Isle, maréchal de France par Maurice Quentin de La Tour (exposé au Salon de 1748) Collection particulière

Portrait en buste de Charles-Louis-Auguste Fouquet (1684-1761), duc de Belle-Isle, maréchal de France par Maurice Quentin de La Tour (exposé au Salon de 1748) Collection particulière

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