Par F du Fou
Le mot bombarde provient du latin bombus, signifiant « bruit sourd »
La bombarde fait partie des instruments à anche double (comme les hautbois elle fait partie de la famille des chalémis) dont on trouve des traces anciennes partout en Europe et au Moyen-Orient.
Les plus anciennes traces que l'on ait en Bretagne sont des sculptures ou des tableaux religieux datant du XVIè siècle, où la bombarde et le biniou sont montrés comme des instruments diaboliques. Mais le terme bombart apparaît pour la première fois dans le "Catholicon Breton" de Jehan Lagadeuc en 1499.
Au moyen-âge cet instrument était joué dans toute la france mais n'a subsisté qu'en Bretagne.
De nos jours, en Europe occidentale, la bombarde est utilisée essentiellement en Bretagne, mais elle a de nombreux cousins en Espagne (la dolçaina), en Europe de l'Est, en Orient et en Afrique du Nord.
A l'origine c'était un instrument diatonique (qui ne peut jouer qu'une octave, une série de sept notes), la deuxième octave n'étant apparue qu'en 1830. Actuellement la bombarde est toujours diatonique, toutefois le chromatisme peut existé sur des airs lents par le jeux sur l'anche, les fourches(doigté particulièrement difficile et périlleux) ou les clés.
En Bretagne, l'influence des caractères et tempéraments divers a amené de nombreuses variantes dans l'instrument. Ainsi en basse Cornoüaille, on a eu des petites bombardes en ut, qui s'adaptaient très bien au jeu brillant des sonneurs et à la vigueur des danses. Au contraire en Vannetais, la bombarde, plus grave (en la) faisait évoluer des gens beaucoup plus calmes et plus nobles aussi.
La bombarde n'est quasiment jamais employée seule car elle demande un effort physique nécessitant des temps de repos. Elle est accompagnée de diverses manières, soit par des binious coz (vieux biniou, petite cornemuse), soit par des binious braz (grand biniou) ou d'autres bombardes.
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