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12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 19:29

Du mercredi 26 janvier 1785.

Monseigneur l’Evêque de Dol.

Monseigneur le comte Geslin de Trémargat.

Monsieur le Sénéchal de Rennes.

Un membre de l’ordre de la noblesse ayant représenté que M. Baron du Taya père, sénéchal de Quintin, avait assisté en qualité de député de cette ville aux assemblées des Etats de 1748, 1749, 1750 et 1752 et que s’y étant distingué d’une manière véritablement honorable et intéressante par son zèle, ses services, son patriotisme et les malheurs qui en furent la suite, il mérite l’honneur de participer aux bienfaits de l’assemblée ; que mon dit Sr Baron du Taya exerçant la justice avec les lumières que lui fournit une expérience consommée depuis quarante ans dans un des fiefs les plus considérables de la Province, continue avec intégrité à exercer le zèle le plus actif pour le bien de la justice, que les services de M. Baron du Taya père, rappelés à l’assemblée par ceux de M. son fils y rend depuis quatre tenues avec autant d’activité que de talent, et que ses soins vigilans et pénibles pour les intérêts de la ville qu’iul représente, formant une suite héréditaire d’actions vertueuses et honorables, attirent sur eux d’une manière distinguée l’estime publique ; que si le fils est digne d’une récompense à laquelle son père avait avant lui les plus justes droits, il doit bien être flatteur pour lui de s’approprier une partie de cette récompense méritée par les vertus de son père et de pouvoir par sa propre conduite en augmenter la valeur. Et sur la proposition qui a été faite en conséquence de faire solliciter auprès de Sa Majesté par les Etats l’obtention de lettres de noblesse en faveur de M. du Taya père.

Les Etats par tous ces motifs et pour donner des preuves de leur estime et de leur attachement à MM. Baron du Taya père et fils, ont unaniment ordonné et ordonnent que leurs députés et procureur général syndic, qui iront à la cour, solliciteront auprès de Sa Majesté des lettres de noblesse en faveur de M. Baron du Taya père, sénéchal de Quintin. Etant de plus chargés MM. Les Présidens des ordres de prier M. le comte de Montmorin de vouloir bien employer ses bons offices pour le succès de cette demande.

La minute signée : Urb. V. évêque de Dol, le Cte de Trémargat, Borie.

Pour expédition conforme à la minute déposée au greffe desdits états.

Signé : de la Bintinaye, greffier des Etats.

 

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12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 07:14
De par le Roi,
Sa Majesté ordonne très expressément au député de Quintin en l’assemblée des Etats de Bretagne qu’aussitôt après la notification du présent ordre, il ait à se rendre à Montmorillon, en Poitou, lui enjoignant Sa Majesté d’y demeurer jusqu’à nouvel ordre de sa part, et d’envoyer au comte de Saint Florentin, ministre et secrétaire d’Etat, un certificat des principaux officiers de la dite ville de Montmorillon pour marque de son arrivée en icelle, le tout sous peine de désobéissance.
Fait à Versailles, le 28 août 1752.

Signé : Louis.
Et plus bas : Phélippeaux.

 

De par le Roi,
Sa Majesté a permis et permet au Sr Baron sénéchal de Quintin qu’elle a exilé à Montmorillon de se rendre présentement en la ville de Laval pour y demeurer jusqu’à nouvel ordre.

Fait à Fontainebleau, le 27 août 1753.

 

Signé : Louis.
Et plus bas : Phélippeaux.

De par le Roi,
Sa Majesté a permis et permet au sieur Baron sénéchal de Quintin qu’elle a relégué à Laval, d’aller passer quinze jours auprès de la dame sa femme à la charge de retourner à l’expiration dudit temps en la ville de Laval.

Fait à Versailles, le 9 janvier 1754.

 

Signé : Louis.
Et plus bas : Phélippeaux.

De par le Roi,
Sa Majesté a permis et permet au Sr Baron sénéchal de Quintin qu’elle a relégué à Laval, de ses retirer à Quintin, lui enjoignant Sa Majesté d’y demeurer jusqu’à nouvel ordre de sa part.

Fait à Versailles, le 1er avril 1754.

 

Signé : Louis.
Et plus bas : Phélippeaux.

De par le Roi,
Sa Majesté a révoqué et révoque les ordres qu’elle a donnés contre le sieur Baron, sénéchal de Quintin, voulant voir Sa Majesté qu’il jouisse présentement d’une entière liberté.

Fait à Versailles, le 4 septembre 1754.

 

Signé : Louis.
Et plus bas : Phélippeaux.

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10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 06:41
François-Cyprien-Jules-Rodolphe-Marie Baron du Taya, écuyer, né à Quintin le 12 avril 1782 et décédé à Trégueux le 27 juin 1865, maire de L’Hermitage, conseiller d’arrondissement en 1831 puis conseiller-général, agronome, membre du Conseil Royal d’Agriculture de France, président de la Société d’Agriculture des Côtes du Nord, fonda et dirigea des industries et des exploitations agricoles dans la région de Quintin, fondateur du comice de Plœuc en 1821 [le plus ancien de toute la Bretagne], titulaire de la grande médaille d’or de la Société Royale et Centrale d’Agriculture de Paris en 1824 et en 1852, chevalier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur le 27 avril 1846.

Bulletin Monumental ou Collection de Mémoires et de Renseignements sur la statistique monumentale de la France – M. de CAUMONT, Paris, 1865.
Mort de M. le baron du Taya, des Côtes-du-Nord, membre de l’Institut des Provinces. – M. le baron du Taya, membre de l’Institut des Provinces, vient de mourir dans un âge avancé, à L’Hermitage, près de St-Brieux. C’est à la section d’agriculture et d’économie rurale qu’appartenait M. du Taya au sein de l’Institut des Provinces, dont il était un des plus anciens membres.
Longtemps président des Sociétés argicoles et des Comices de son département, M. le baron du Taya a écrit d’excellents articles dont quelques-uns, publiés dans le journal de Côtes-du-Nord, ont été répétés dans beaucoup d’autres journaux ; nous avons remarqué entr’autres, il y a vingt-cinq ans, d’excellents articles sur l’industrie linière en Bretagne.
M. du Taya était trop connu pour n’avoir pas été élu correspondant de la Société impériale d’agriculture de France. Il était aussi depuis longtemps chevalier de la Légion d’Honneur.

 


Archives Départementales de Saint Brieuc
- 9 M 14 : Mesures en faveur du développement et du perfectionnement des métiers à tisser, demandes de subventions pour la réparation de métiers à tisser, demandes de secours pour l'atelier de Quintin, expériences pour l'amélioration des procédés techniques (dont les inventions Morvan et André, 1845-1847), installation de nouveaux métiers chez les tisserands (notamment ceux de l'Hermitage et d'Allineuc) : rapports et correspondance de Baron du Taya (1843-1849), procès-verbaux de la Chambre consultative des Arts et Manufactures de Quintin sur le métier à double tissage Micoin (accompagné d'une notice), correspondance relative à l'attribution de primes pour les dix premiers métiers Jacquart installés pour la fabrication du linge damassé (1844-1850) et à la confection et distribution de rouets flamands, pétition d'ouvriers tisserands concernant l'invention Morvan et André (1843-1854), liste des tisserands à aider, délibérations, rapports et correspondance du Comité d'industrie linière d'Uzel sur l'affectation des aides financières (1851-1868) ; achat d'un laminoir à Guingamp en vue de la fabrication de lames d'acier : arrêté préfectoral, avis, bon de livraison, correspondance, rapport du sous-préfet de Lannion relatif au perfectionnement des lames de tisserands (invention Le Tiec, 1855). Fermeture de la dernière fabrique de toiles de Dinan : demandes de secours pour les ouvriers tisserands (1863). Comité linier du littoral des Côtes-du-Nord : subventions et collection de produits présentés par le comité lors de l'exposition du Congrès scientifique de 1872 à Saint-Brieuc, rapports et correspondance (1864-1883) (1843-1883).

 


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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 19:41
Berthe de Querhoënt,
Comtesse de Ploëuc


Les armes en haut à droite, par M. B. de Lépinay
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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 19:33


Alexandre Marie Sébastien, marquis de Plœuc (1815-1887)
inspecteur-général des Finances ; 
commissaire du gouvernement chargé de régler la situation financière de la Grèce vis-à-vis des trois puissances protectrices ; membre-fondateur puis membre du grand conseil de la Banque ottomane ; sous-gouverneur de la Banque de France ; responsable de la Banque de France pendant la Commune ; député de la Seine du 2 juillet 1871 au 7 mars 1876 ;

commandeur dans l’Ordre National de la Légion d’Honneur
chevalier dans l’Ordre du Medjidié de Turquie
chevalier dans l’Ordre du Sauveur de Grèce
chevalier dans l'Ordre de Saint Grégoire Le Grand

000.JPG
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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 06:34
Pas plus de lien que la première partie, mais il y a d'autres tableaux que celui de Mignard !

Louise de Keroualle, par Sir Peter Lely, 1671

Louise de Keroualle, par Henri Gascar, 1671

Louise de Keroualle et son fils Charles Lennox

Ainsi qu'une très belle plaque de cheminée
provenant du site
MarcMaison.

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3 juin 2008 2 03 /06 /juin /2008 07:15

Pas vraiment de lien direct avec Plœuc et/ou son histoire, mais le tableau de Mignard est magnifique !

Louise-Renée de Penancoët, dite Louise de Keroualle, naquit au manoir de Keroual en Guiller (depuis Guilers) en septembre 1649.
En 1670, Andrew Marvell (1621-1678) : That Carwell, that incestuous punk. Made our most sacred sovereign drunk. And drunk she let him give the buss. Which still the kingdom's bound to curse... (Alors Keroual, putain abjecte. Notre souverain sut griser. Et lui donne, ivre, un baiser. Qui fut pour le peuple funeste...).
Elle épousa en octobre 1671 le Roy Charles II d’Angleterre.
Le 30 mars 1672, Madame de Sévigné écrit à sa fille : Ne trouvez-vous point bon aussi de savoir que Kéroualle, dont l’étoile avoit été devinée avant qu’elle partist, l’a suivie très fidèlement ? Le roi d’Angleterre l’a aimée, elle s’est trouvée avec une légère disposition à ne pas le haïr, enfin elle se trouve grosse de huit mois...
Louise de Keroualle, aux services des Roys de France et d’Angleterre, fut « l’instigatrice » du traité secret de Douvres, et Louis XIV lui adressa ses félicitations par l’intermédiaire de l’ambassadeur Colbert de Croissy : J'ai donné bien de la joie à mademoiselle de Kéroualle en l'assurant que Sa Majesté seroit très-aise qu'elle se maintînt dans les bonnes grâces du Roy.
En février 1673, elle fut créée comtesse de Farnham, baronne de Petersfield et duchesse de Pendennis, puis duchesse de Portsmouth en lieu et place de celui de Pendennis.
Le 14 février 1673, elle est autorisée, par le Roy de France, à acquérir la nationalité anglaise sans perdre les avantages que sa naissance lui confèrent en France. Elle souhaite aussi un titre en France, pour bien montrer son ascension.
En juillet 1673, Charles II fait part à Colbert de Croissy de son désir de faire jouir mademoiselle de Kéroualle de la terre d’Aubigny. Il ajoute que toute précaution sera prise pour que cette terre ne puisse plus sortir de la maison royale d'Angleterre et qu'elle demeure aux enfants que j'ai ou aurai de cette dame.
En décembre 1673, Louise de Keroualle reçoit le fonds et la propriété de la terre d’Aubigny, avec chacun de ses droits, appartenances et dépendances. Elle possède une terre ducale française ; il lui faudra attendre encore neuf années avant d'être créée duchesse d’Aubigny.
Elle décéda à Paris le 14 novembre 1734.

Louise de Keroualle, par Pierre Mignard, 1682
Jamais femme n’a conservé plus longtemps sa beauté ; nous lui avons vu à l’âge de près de soixante et dix ans, une figure noble et agréable, que les années n’avaient point flétries (Voltaire).

Elle eut du Roy Charles II un fils, Charles Lennox, né le 29 juillet 1672 et décédé le 27 mai 1723, duc de Richmond, comte de March, baron de Settrington dans la pairie d'Angleterre le 9 août 1675, puis duc de Lennox, comte de Darnley et baron de Torbolton dans la pairie d'Ecosse le 8 septembre 1675, grand-amiral d'Ecosse, qui épousa Anne Brudenell, dont postérité

Charles II, Roy d'Angleterre, d'Ecosse et d'Irlande (1630-1660-1685)Charles Lennox, duc de Richmond (1672-1723)

 

Louise-Renée de Penancoët était la fille de Guillaume de Penancoët, chevalier, baron de Kerouazle en Guiller, seigneur de Kerboronné en Guiller, de La Villeneuve, du Chefdubois près de Pont-L’Abbé et autres lieux, décédé en 1690, employé au siège d’Hesdin en 1639 puis à celui d’Arras en 1640 où il fut blessé d’un coup de pistolet, aux sièges d’Aires et de Bapaume en 1641, guidon de la Compagnie des Gendarmes du cardinal de Richelieu, commandant l’arrière-ban de l’évêché de Léon, major sous le duc de Chaulnes, et de Marie-Anne de Plœuc, décédée en janvier 1709.

 

Penancoët (de) : ramage de Penhoët, fascé d’argent et d’azur de six pièces, alias, fascé de six pièces, à la bordure chargée de six annelets en orle (sceau de 1306). Devise : A bep pen lealdet, alias, En diavez. Cette Maison est issu de François de Penhoët qui épousa le 10 mai 1330 Jeanne de Penancoët, dame de Kerouazle ; la clause du contrat de mariage stipula que les enfants à naître devront prendre les nom et armes de leur mère, et que leurs descendances devront les conserver.


Manoir de Keroual
Famille de Penancoët
Réformation de la Noblesse  : Penancoët.
Histoire de Louise de Keroualle
La duchesse de Portsmouth
Mairie de Guilers
 

Page 2

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30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 08:20

I. Messire Guillaume Visdelou, écuyer, seigneur du Pont-à-L’Asne en Plœuc, croisé en 1248, épouse Thomine Le Rebours, dont :

 

II. Messire Geoffroi Visdelou, écuyer, seigneur du Pont-à-L’Asne, signataire en 1276 des lettres du Duc portant changement de bail en rachat, épouse Aliette du Pou, dont peut-être :

 

III. Messire Olivier Visdelou, écuyer, seigneur du Pont-à-L’Asne, épouse Péronnelle de La Motte, dont :

 

IV. Messire Pierre ou Perrot Visdelou, écuyer, seigneur du Pont-à-L’Asne, cité dans une montre de Jean de Beaumanoir en 1369, peut-être père de :

 

V. Messire Perrin Visdelou, écuyer, seigneur du Pont-à-L’Asne, présent à Plœuc lors de la réformation du 7 octobre 1426, épouse Jeanne du Chastel, dont peut-être :

 

VI. Messire Jean Visdelou, écuyer, seigneur du Pont-à-L’Asne, présent à Plœuc lors de la réformation du 7 octobre 1426, peut-être père de :

  1. Olivier Visdelou, qui suit ;
  2. Et peut-être : Guillaume Visdelou, présent aux montres de Plœuc en 1469 et de Saint Brieuc en 1480, père de : Léonard Visdelou, présent à la montre de Plœuc en 1469.

 

VII. Messire Olivier Visdelou, écuyer, seigneur du Pont-à-L’Asne, présent à la montre de Plœuc en 1469, épouse Isabeau Guillart, dont :

 

VIII. Messire Olivier Visdelou, écuyer, seigneur du Pont-à-L’Asne et de Beauchesne en Quessoy, présent à la montre de Plœuc en 1469 et à celle de Saint-Brieuc en 1480, épouse Jeanne de La Roche, fille d’Alain de La Roche, écuyer, seigneur de La Touche en Trébry, et de Jeanne du Quellenec, dont :

  1. Suzanne Visdelou, née en 1520, épouse Olivier Gautron, écuyer, vicomte de Plaintel, seigneur de La Ville-Mainguy en Plaintel, fils de Gilles Gautron,  écuyer, vicomte de Plaintel, et d’Yvonne Le Cocq, dont postérité.
  2. Louise Visdelou, dame du Pont à L’Asne, épouse Charles Le Mintier, écuyer, seigneur de La Ville-Chapelle, cité dans une transaction du 16 décembre 1555 et dans un accord du 28 juin 1575, fils de Charles Le Mintier, présent à la Réformation d’Hénon le 15 janvier 1513, et d’Olive Grossetête, dont postérité.

Visdelou : d’argent à trois têtes de loup de sable, arrachées et lampassées de gueules (sceau 1276).
Visdelou ou Visdeloup, du latin visus lupi (visage de loup).
Honfroi Vis de Louf, compagnon de Guillaume Le Conquérant en 1066.

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27 mai 2008 2 27 /05 /mai /2008 07:38

 

- 1er juillet 1792, le maire de Hénon et 250 habitants, partisans du clergé insermenté, s’opposèrent au rattachement éventuel de leur paroisse à une paroisse schismatique ;

- 5 août 1793 (18 Thermidor An I), douze députés girondins passèrent à Moncontour et rencontrèrent à la sortie de la Ville Jean-François Le Deist de Botidoux ;

- 30 octobre 1794 (9 Brumaire An III), une bande de Chouans désarma le corps de garde du château de Lorges, occupé par les républicains ;

- 29 décembre 1794 (9 Nivôse An III), Boishardy rencontra le général républicain Humbert sur la lande de Gausson pour échanger avec lui des pourparlers de paix ;

- 1795, Lanfains devient municipalité cantonale jusqu’au 27 octobre 1801, remplaçant ainsi le chef-lieu de Plœuc, réduit à l’état de commune de Plœuc en l’an IV ;

- vers le 30 janvier 1795 (11 Ploviôse An III), cent-cinquante Chouans firent une incursion à La Harmoye, y brûlant les archives, notamment les délibérations et les rôles de contributions ;

- vers le 18 mars 1795 (28 Ventôse An III), le général Hoche arriva à Moncontour, où il séjourna dans l’hôtel Latimier du Clésieux, afin de préparer la pacification ;

- 19 mars 1795 (29 Ventôse An III), rencontre à Moncontour entre Hoche et les chefs Boishardy, Tinténiac et Cormatin ;

- 4 août 1795 (17 Thermidor An III), un détachement de colonne mobile républicaine sévit à  Plœuc en tuant six habitants [une croix fut érigée à cet emplacement en 1879 : croix des Martyrs] ;

- 15 août 1795 (28 Thermidor An III), des jeunes soupçonnés de chouannage furent arrêtés à la sortie de la messe de Plaintel. Trois d’entre eux furent tués en essayant de fuir ; les seize autres furent acquittés le 5 septembre (19 Fructidor An III) par le tribunal criminel du département ;

- 23 octobre 1795 (1er Brumaire An IV), André, maire et curé constitutionnel de Plœuc, fut tué par des soldats républicains ;

- vers le 3 novembre 1795 (12 Brumaire An IV), Yves Jernot, maire de Plœuc, fut tué par les Chouans ;

- 7 marts 1796 (17 Ventôse An IV), la municipalité de Plouguenast dut livrer ses archives aux envoyés de Legris du Val, et démisionna ensuite ;

- 8 avril 1796 (19 Germinal An IV), les Chouans détruisirent la maison commune de Plouguenast et ce qui restait des archives de la municipalité ;

- vers le 12 octobre 1797 (21 Vendémiaire An VI), Guillaume Legris du Val fut arrêté à Moncontour, dans le faubourg Saint Jean, puis emprisonné à Saint Brieuc et condamné à mort. Il sera délivré lors de la prise de Saint Brieuc ;

- 1798, Georgelin, prêtre de Plœuc, fut tué à Plessala par une troupe de révolutionnaires ;

- 17 juin 1798 (29 Prairial An VI), affaire de la Mirlitantouille, à Plémy ;

- 8 juillet 1798 (20 Messidor An VI), exécution de l’abbé Mathurin Cochon, à La Mirlitantouille [une croix fut érigée à cet emplacement] ;

- 28 octobre 1799 (6 Brumaire An VIII), combat de Lorges, après la prise de Saint Brieuc par les Chouans, ils se réfugièrent au château de Lorges d’où ils furent chassés par les troupes républicaines ;

- suite à la nouvelle de la prise de Saint Brieuc, Lalleton, ancien curé constitutionnel et président de la municipalité cantonale de Plouguenast, fit arrêter trois nobles comme otages et les fit mettre en détention au Pontgamp, où il habitait ;

- 18 février 1802 (29 Pluviôse An X), cinq brigands armés furent arrêtés dans une auberge de Saint Carreuc par dix-sept jeunes gens de cette commune ;

- 18 juin 1815, combat de Saint Gilles, en Plaintel, opposa les Chouans aux troupes impériales.

 

 

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25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 19:24
Le 17 juin 1798 eut lieu à Plémy l'affaire de la Mirlitantouille, à l'actuel carrefour de La Tantouille (croisement des routes de Moncontour à Loudéac et de Plémy à Plessala). Audit carrefour se trouvait une auberge, la maison decorrespondance des Chouans.
Une embuscade y fut tendue par des Chouans déguisés en Bleus à des Bleus déguisés en Chouans.
Les Chouans étaient commandés par Pierre Duviquet, dit Constant, ancien lieutenant des armées de la République ; les Bleus avaient à leur tête le chef de bataillon L'Honoré.
Huit soldats Bleus furent tués et L'Honoré fut blessé et pris.
Les Chouans offrirent de l'échanger contre Duviquet, fit prisonnier un peu plus tard, mais cette proposition ne fut pas  acceptée et les deux chefs furent exécutés.
La Mirlitantouille, épisodes de la Chouannerie bretonne - G. LENOTRE, 1925.

Le 8 juillet 1798, à la Tantouille, où s'élève aujourd'hui une croix, fut exécuté l'abbé Mathurin Cochon, arrêté à la Trinité-Porhoët et fusillé par le détachement républicain qui était chargé de le conduire à Saint  Brieuc.


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24 mai 2008 6 24 /05 /mai /2008 19:54

Histoire de Bretagne, avec les chroniques des maisons de Vitré, et de Laval par Pierre Le Baud, chantre et chanoine de l'eglise collegiale de Nostre-Dame de Laval, tresorier de la Magdelene de Vitré, conseiller & aumosnier d'Anne de Bretagne reine de France. Ensemble quelques autres traictez servans à la mesme histoire. Et un recueil armorial contenant par ordre alphabetique les armes & blazons de plusieurs anciennes maisons de Bretagne. Comme aussi le nombre des duchez, principautez, marquisats, & comtez de cette province. Le tout nouvellement mis en lumiere, tiré de la bibliotheque de monseigneur le marquis de Molac, & à luy dedié: par le sieur d'Hozier, gentil-homme ordinaire de la Maison du roy, & chevalier de l'ordre de sainct Michel – Pierre Le BAUD, Paris, M. DC. XXXVIII

Anchises en Scicille sa vie termina
Mes Æneas ses voilles vers Lybie tourna ;
Où il trouva Dido la Royne, noble & sage ;
Qui illec notamment avoit fundé Cartage.

Æneas qui pour plaire au voloir de ses Dieux,
Se party de Cartaige esperant trouver mieulx ;
Apres avoir des vens souffert le forcennaige ;
Vint du du pays d’Italie aborder au rivage.

Latin qui en Laurence la cité residoit ;
Et qui d’Italie le Regne possidoit,
A Æneas donna sa fille en mariage,
Et apres son deceix son regne à heritage.

Contre Æneas Turnus tous ses effors assemble,
Et apres mains estours furent d’accort ensemble ;
De seul à seul combattre à ung terme precis ;
Mais en fin fut Turnus par Æneas occis.

Au tiers an ensuivant Æneas trespassa,
Et sa femme Lavime grosse d’un fils laissa,
Qui oi nom Postumus, & de luy descendirent
Remus & Romulus, qui Rome construisirent.

Sur le fleuve du Tybre fist Ascamus fermer
Une noble cité, qu’il fist Albe nommer ;
Il engendra deux fils, dont l’ung fut Silvius
Par son nom appelé, & l’autre Julius.

Silvius en sa femme qui fut de grant valeur,
Engendra ung beau fils : mais pour la grant doleur
Que la Damme souffry à son enfentement,
Mourir il luy convint tres-doloreusement.

Iceluy jouvenceau qui fut Brutus nommé,
En force & proesse vaillamment renommé ;
Ung jour à la forest alla aux cerfs chacer,
Où il occist son pere evidant ung cerf blecer.

Pourquoy il luy convint Italie uvider,
Et pour seurté aller en Grece resider :
Et là trouva grant nombre du Troyennais lignaige,
Que le Roy Pandrasus detenoit en servaige.

D’iceulx gens exillez soy accointa Brutus,
Avec d’un jouvenceau nommé Assaracus,
Et contre Pandrasus si dure guerre emprint,
Qu’il occist les Gregeois, & leur Roy mesme print.

Pandrasus pour soy mesme de la mort delivrer,
Trois cens vingt-cinq nefs fist à Brutus livrer,
Et Ynoge sa fille à femme luy donna,
Et ses riches thresors tous luy habandonna.

A tant Brutus se nefs fist departir de Grece,
Et vint descendre en l’Isle appellee Loëgece,
Où il trouva Diane la Nymphe de renom,
Qui luy dist que habiter allast en Albion.

Vers Albion Brutus sa voye a adrecé :
Mais en nageant pyrates l’ont moult fort opprecé,
Les perilleux destrois de Marros, de Salines,
Il tout ce esvada pour cautes disciplines,

Dedans la mer d’Espaigne vinrent les nefs Brutus,
Et illecques trouverent le Duc Corineus,
Et quatre nascions des exillez de Troye,
Qui avecques Brutus se midrent à la voye.

Ces deux Ducs & leurs gens ensemble tant nagerent,
Qu’à la bouche de laire leurs vaisseaux arriverent,
Et des contrees prochaines firent les prois cuillir,
Pour quoy les Roys de Gaule les vindrent assaillir.

Les Gaulois aux Troyeans maints durs estours livrerent ;
Mais desconfis ils furent, & fuite tournerent,
Et apres de leurs gent tres-grant occision,
Brutus tourna ses voilles vers l’isle Albion.

Pource qu’au lieu où furent les Gaulois desconfis,
Fut le vaillant Turnus cousin de Brutus occis,
Qui sur le bord de laire fut mis en sepulture ;
Luy fut de nom Tours, qui encores dure.

Quand les nefs de Brutus au port d’Albion furent,
Les forts jeans de l’islecelle part accoururent ;
Et avec les jeans bataille commencerent :
Mais en fin les Troyeans ceux jeans opprimerent.

Adoncques les Troyeanspar l’isle s’espandirent,
Et leurs deux Roys entr’eux la contree partirent :
Brutus sa porcion fist Bretagne nommer,
Et Corinee la sienne Cornoüaille clamer.

Quant Brut ot en Bretagne vingt-quatre ans regné,
Et ses pays & subgitz sagment gouverné,
Et fondé Troye neusve sur sur layuë de Thamise,
Le fist la mort finer ainsi que c’est sa guise.

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22 mai 2008 4 22 /05 /mai /2008 12:10

Messire François-Hyacinthe de Plœuc, chevalier, né à Landudec le 16 avril 1661, décédé le 18 janvier 1739 et inhumé dans l’église, évêque de Quimper du 19 juin 1707 à son décès, député des Etats de Bretagne pour le clergé en 1712, consacra l’église Saint Pierre et Saint Paul de Spézet le 9 juillet 1719 [Anno M.D.CCXIX Die IX Mensis Iulii. D. D. Ill(Ustrissi)mus et R. R. Fr. Hyac. de Ploeuc epus et comes Cornub. Hanc ecclesiam dedicavit et consecravit], fils de Messire René de Plœuc, chevalier, seigneur du Val, du Questel en Pouldergat par acquêt 1661, de Kergart en Landudec par acquêt de 1657, de Kerdané, de Laëguel et du Stang Corzou Bras en Landudec par acquêt de 1659, de Kerélan en Landudec par acquêt de 1662, de Kerandraon en Landudec en 1663, de Kerviher en Landudec de 1671 et autres lieux, chevalier de l’Ordre du Roy, maintenu noble d’ancienne extraction en 1671, et de Dame Marie Gourcun, dame de Méroc. 

 

L’Eglise de Bretagne, depuis ses commencements jusqu’à nos jours, ou, Histoire des siéges épiscopaux, séminaires et collégiales, abbayes et autres communautés régulières et séculières de cette province – M. l’abbé TRESVAUX, Paris, M DCCC XXXIX.

François Hyacinthe de Ploeuc du Timeur, né le 16 avril 1662, d’une famille ancienne et noble de Bretagne, était le fils du seigneur de Guelguifin en Landudec. Il étudia à Paris et revint ensuite à Quimper, où son mérite n’étant pas connu, il se trouva pendant assez longtemps sans bénéfice et dans une position peu aisée. Le P. Lachaise ayant entendu parler de lui d’une manière avantageuse, le désigna à Louis XIV, qui le choisit pour successeur à M de Coetlogon [François de Coëtlogon, 1631-1666-1706]. Sacré évêque de Quimper le 26 décembre 1707, il fit son entrée solennelle dans sa ville épiscopale au mois d’août de l’année suivante. Il se montra par son zèle digne de remplacer le digne prélat qui occupait le siège et qui avait laissé après lui une mémoire si honorable. Afin de rendre plus fructueux son ministère pastoral, il publia en 1710 des statuts qui sont encore en vigueur dans ce diocèse. Mais il ne se contenta pas de donner à son clergé de srègles de conduite, il lui servit en même temps de modèle. Le culte divin fut l’objet particulier de sa sollicitude, et il en augmenta la pompe. Attentif aux besoins spirituels de son troupeau, il le visita assidument pendant toute ka durée de son épiscopat, et s’appliqua surtout à donner aux paroisses de bons parteurs. Le séminaire de Quimper lui dut une belle église qui manquait à cet établissement. Comme MM. Du Louet et de Coetlogon, M. de Plœuc favorisa les missions et augmenta les bâtiments de la maison de retraite de Quimper. Sa tendresse pour les pauvres se manifesta par l’intérêt qu’il portait aux hôpitaux et par ses abondantes aumônes. Chéri de son clergé et de son peuple, estimé de Louis XV, qui connaissait son mérite, ce vénérable prélat passa du temps à l’éternité le 6 janvier 1739, à l’âge de soixante-dix-sept ans. Il fut inhumé dans son église, et l’on plaça sur sa sépulture un obélisque, qu’on y voit encore et qui porte son épitaphe.

 

Biographie Bretonne, recueil de notice sur tous les Bretons qui se sont fait un nom, soit par leurs Vertus ou leurs crimes, soit dans les Arts, dans les Sciences, dans les Lettres, dans la Magistrature, dans la Politique, dans la Guerre, etc., depuis le commencement de lère chrétienne jusqu’à nos jours – P. LEVOT, Vannes, 1857.

PLŒUC du TIMEUR (François-Hyacinthe de), – issu d’une famille d’ancienne extraction de l’évêché de Saint-Brieuc, qui portait d’hermines à trois chevrons de gueules, était fils du seigneur du Guilguiffin, en Landudec, et marquis du Timeur. Il naquit le 16 avril 1662. Après avoir terminé ses études et reçu les ordres à Paris, il revint à Quimper, où son mérite n’étant pas connu, il resta sans bénéfice, jusqu’à ce que le P. Lachaise, qui avait entendu parler de lui d’une manière avantageuse, l’eût désigné ppour l’évêché de Quimper, auquel il fut nommé au mois de décembre 1707. C’est lui qui fit construire la belle église du séminaire de cette ville. La discipline et la liturgie de son église lui doivent : I. Statuts et réglements synodaux de Quimper. Quimper, Perrier, 1710, in-12. II. Proprium sanctorum diœcesis Leonensis. Saint-Pol-de-Léon, Le Sieur, 1736, in-12. Ce propre, réimpression de celui que Hardouin avait publié à Quimper, en 1660, est encore en vigueur dans le diocèse, ainsi que les statuts mentionnés plus haut. C’est aussi par les soins, et sous la direction de ce vénérable prélat, que fut publié le Recueil des actes de Nosseigneurs les cardinaux archevêques de France, pour l’acceptation de la constitution, avec le mandement de Mgr l’évêque de Quimper. Quimper, 1714, in-12. Il mourut dans cette ville, le 6 janvier 1739, et fut inhumé dans son église. On y voit encore un obélisque sur lequel est gravée son épitaphe.

 

Les Hôpitaux de Quimper – M. FATY, Société Archéologique du Finistère, Quimper, 1883.


François-Hyacinthe de Plœuc, évêque de Quimper (1707-1739)
Site Mairie de Quimper

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22 mai 2008 4 22 /05 /mai /2008 07:32

Mélanges d’histoire et d’archéologie bretonnes

Histoire et Archéologie Bretonnes, Rennes, Paris, 1855.

 

Notice sur Jean de Plœuc ou de Plouec, évêque de Tréguer – Il gouverna l’église de Tréguer pendant onze ans, de 1442 à 1453, - et c’est à peu près là tout ce que nous apprennent sur son compte D. Morice et le P. Albert. Cet évêque méritait mieux ; car il a été véritablement par ses fondations, ses travaux, sa charité, l’un des plus grands bienfaiteurs de l’Église et de la ville de Tréguer au XVe siècle : comme on l’apprend d’une notice latine, écrite, semble-t-il, peu de temps après sa mort et insérée dans un ancien catalogue des évêques de Tréguer. Ce catalogue, dont j’ai retrouvé dernièrement une copie à la Bibliothèque Impériale, est dit avoir été pris d’un livre ancien estant aux archives de l’eglise de Treguer, parlant des benefices et dignitez de ceste eglise. Tout ce que je vais dire de Jean de Plœuc est résumé ou traduit de ce catalogue.

Cet évêque naquit au Tymeur, paroisse de Poullaonen, diocèse de Quimper. Il était docteur ès-lois quand il faut élu d’une voix unanime par le Chapitre de Tréguer pour remplir le siège épiscopal de cette église, le 4 mai 1442 et la même année le pape Eugène IV confirma cette éléction par ses bulles datées de Florence.

Jean de Plœuc s’occupa en premier lieu de rehausser l’éclat et la dignité du culte dans son église cathédrale. Comme elle n’avait point encore de psalette, il en fonda une, composée d’un maître et de six enfants de chœur : pour assurer l’avenir de cet utile établissement, il y attacha à perpétuité plusieurs dîmes en Penguénan et la plus grande partie de celles de Pédernec ; mais la psalette n’ayant pas pu joinr effectivement de ces dîmes que dix ans après son institution, c’est Jean de Plœuc lui-même qui pendant tout ce temps pourvut à son entretien de ses propres deniers.

C’est lui qui procura l’établissement des douze vicariats et du sacriste de la cathédrale de Tréguer, et qui y fit annexer à perpétuité l’église paroissiale de Tredarzec [Le texte latin présente ici quelque obscurité, mais nous publierons le document original en entier à l’appendice de notre volume de Mélanges : Manuscrit n° 1056 du fonds Saint-Germain français, à la bibliothèque impériale – B (Fol. 183 1442-1453) Johannes de Plouec].

En reconnaissance de ces fondations importantes, chaque jour après Complies, les enfants de la psalette faisaient, au tombeau de Jean de Plœuc, la recommandation des âmes des fidèles défunts, avec un De profundis et les collectes des morts. Ce tombeau était situé à l’entrée du chœur, et devant le jubé de la cathédrale de Tréguer. Chaque jour aussi, avant chacun de leurs repas, au Benedicite et aux grâces, les enfants de la psalette faisaient mémoire de leur premier fondateur en priant pour son âme.

Jean de Plœuc ne s’occupa pas seulement des cérémonies du culte, mais aussi de l’édifice qui en était le théâtre. Les travaux que lui attribue notre catalogue sont véritablement considérables. C’est lui, en effet, qui fit commencer et achever ce cloître si élégant que les artistes et les archéologues admirent encore aujourd’hui au Nord de la cathédrale de Tréguer ; il construisit une sacristie ou revêtuaire (revestiarium), et au-dessus une bibliothèque pour le chapitre. L’intérieur de la cathédrale était alors fort mal décoré et même par endroits assez délabré ; elle n’avait point de pavé ; le maître-autel était pauvre, les murailles nues, et quelques fenêtres sans vitraux de couleur, etc. Jean de Plœuc pava l’église ; il fit peindre les voûtes et les parties supérieures des murs, où l’on vit, grâce à lui, resplendir les effigies des anges, des patriarches et des prophètes. Il fit placer à ses propres frais une grande verrière dans la fenêtre du transept méridional, fit refaire le grand-autel avec son retable et toute sa décoration ; fit réparer les grandes orgues de la cathédrale et y en établit de petites qui n’existaient point auparavant. Il fit transcrire à ses frais, à Avignon, et apporter de là à Tréguer un grand Commentaire sur le droit-canon, dont il dota la bibliothèque du Chapitre. Il donna à la fabrique de la cathédrale un drap de soie d’un grand prix, de couleur pourpre, tissu de fil d’or et brodé de figures, qu’il avait aussi tiré d’Avignon pour faire sa chapelle épiscopale ; il y ajouta des tapisseries pour tendre le chœur aux grandes fêtes.

On pense bien que notre évêque n’oublia point saint Yves, si cher aux Bretons et surtout au diocèse de Tréguer ; Jean de Plœuc, en effet, fit faire à ses frais la grande verrière de l’église Saint-Yves de Kermartin, où se dessert aujourd’hui, si je ne me trompe, la paroisse du Minihy-Tréguer.

Il mena aussi à bien une affaire qui n’était point de petite conséquence pour l’honneur de son église et de sa ville épiscopale. Jean V, duc de Bretagne, avait exprimé par son testament la volonté d’avoir sa tombe dans la cathédrale même de Tréguer, non loin de celle du glorieux saint Yves ; mais à l’époque de sa mort, survenue en 1442, la chapelle où devait reposer son corps n’étant point encore prète à le recevoir, les restes mortels du prince furent déposés provisoirement dans la cathédrale de Nantes. Une fois en possession de ce dépôt, les Nantais se sentirent pris d’un vif désir de le garder, et trouvèrent mille prétexes pour ne le point rendre. Jean de Plœuc comprit que le meilleur moyen de vaincre leur résistance était d’achever entièrement le tombeau et la chapelle du duc, afin d’ôter tout motif plausible à cette mauvaise volonté. C’est ce qu’il fit, et le résultat répondit à son attente : en 1452 selon le manuscrit que nous suivons, en 1451 selon Albert-Le-Grand, le corps de Jean V fut enfin solennellement inhumé dans l’église cathédrale de Tréguer.

Jean de Plœuc ne s’occupait pas que de son église , et c’est à lui que Tréguer dut, on peut le dire, sa place centrale, la place de la Ville (platea villa), comme l’appelle notre manuscrit : elle existait déjà cependant ; mais notre prélat la fit élargir et aplanir à ses frais, opération qui nécessita l’enlèvement d’une masse énorme de terres : cette place n’avait non plus jamais eu de pavé ; il en donna un à toute la partie comprise entre la cathédrale, la Cohue et la porte de l’évêché.

Le manoir épiscopal lui dut aussi les accroissements considérables : Il fit construire, dit notre manuscrit, la grande tourelle (magna cochleam) de ce manoir avec les habitations et les divers bâtiments qui y touchent, et aussi les grandes étables, la grande grange et le grand puits de l’évêché.

Sa charité pour son peuple se manifesta de plus d’une manière. Une fois, dans une année de disette et de cherté des grains, au temps des semailles, il fit distribuer aux pauvres et aux laboureurs tous les blés qu’il avait dans ses greniers, et se trouva ainsi réduit à en emprunter lui-même du Chapitre pour son entretien et celui de sa maison.

Je ne dis rien de ses aumônes continuelles ni des messes qu’il faisait dire incessamment pour les pauvres gens qui n’auraient pu les payer. Mais je ne puis omettre le trait suivant qui se rapporte à un usage particulier de cette époque. La pénitence publique était alors et depuis longtemps tombée en désuétude ; mais certaines cérémonies en dérivant continuaient à subsister. Ainsi, l’on avait encore coutume de prononcer le mercredi des Cendres l’exclusion hors l’église des personnes coupables de certains péchés graves et publics, et ces personnes n’étaient ensuite admises à la communion pascale qu’avec des lettres d’absolution scellées du sceau de l’évêque ; pour ces lettres comme pour tous les actes ainsi scellés, le secrétaire de l’évêché avait un droit de sceau, assez peu considérable, mais onéreux néanmoins pour le petit peuple. Que faisait alors notre bon prélat ? Il déposait, pendant la semaine sainte, son sceau épiscopal chez le portier de l’évêché, qui scellait gratis toutes les lettres d’absolution.

Son austérité égalait sa charité et croissait en quelque sorte avec l’âge. Dans les dernières années de sa vie, il jeûnait presque continuellement et s’abstenait entièrement de manger de la chair ; ce ne fut que dans sa dernière maladie, sur les conseils répétés de ses confesseurs et de ses médecins, qu’il consentit à rompre cette abstinence pendant un peu de temps.

Il fut pris de cette maladie : les médecins lui ayant ordonné de changer d’air, on le transporta au manoir de Coadélan (in manerio de Coatezlan), d’où Dieu, qu’il avait servi avec tant de zèle, le rappela à lui le 6 juin. Il y avait à son lit de mort un grand concours de peuple de toute condition, et un plus grand encore, le lendemain à ses funérailles, quand on rapporta son corps dans son église cathédrale, où il fut enterré, comme je l’ai déjà dit, à l’entrée du chœur, devant le jubé.

L’auteur anonyme que nous suivons résume en ce squelques lignes l’épiscopat de Jean de Plœuc : Il défendit eet exerça louablement l’autorité ecclésiastique de sa charge qu’il transmit pleine et entière à ses successeurs, sans avoir craint cependant de s’en servir lui-même contre les grands et les puissants, quand ils le méritaient pas leurs fautes. Il mit un zèle tout spécial à protéger, entre toutes sezs ouailles, les clercs et les pauvres, et aima toujours au plus haut point sa cité épiscopale.

J’ai cru qu’une telle vie, si pleine de vertus, de bonnes œuvres et de beaux travaux, méritait mieux que la sèche mention à quoi se sont bornés jusqu’à présent nos histoires, j’espère que le lecteur ne me démentira point. A. L. B.

B. (fol. 183) 1442-1453. Joannes de Plouec, legum doctor, Corisopitensis diocesis, du Tymeur, parochiæ de Plouelauyen, qui fuit electus unanimi consensu per capitulum Trecorense, 4a die mensis Maii anno Domini 1442, quibus die et anno fuit etiam per dominum nostrum Eugenium papam IV, elctus, confirmatus seu pronuntiatus in episcopum Trecorensem Florentiæ. Et die Mercurii 6a mensis Junii, obiit in manerio de Coatezlan, ubi pro mutione aeris, propter infrmitates quibus detinebatur, declinaverat. Cujus corpus die Jovis sequenti fuit delatum ad ecclesiam Trecorensem, et fuit sepultum in introitu chori, a parte superiori ejusdem ecclesiæ, ante pulpitum, anno Domini 1453.

Hic episcopus fundavit psalletam sex puerorum cum magistro suo et cet. (?) hujus ecclesiæ, qua penitus caruerat per antea, procuravit sibi decimas seu magnam partem decimarum de Pedernec cum certis decimis de Penguenan, priusquam hujusmadi unio sortiretur effectum, tenuit et sustentavit circiter per decem annos expensis propriis, ita plenarie sicut a viginti annis et penitus fundata et continuata existit. Fecitque pariter imptrari, ad securiorem et laudabiliorem cultus divini continuationem cum sacrista et ecclesiam parrochialem de Tredarzec sibi unitam et in perpetuum annexam, reservata sibi eorum cantoris et capituli ejusdem ecclesie, cum omnimoda dispositione, provisione et regimine prefatorum magistri el sex puerorum psallette in posterum plenarie pertinere, ut constat in provisionibus apostolicis, super hoc salutarem fit continuo ad ipssius pretactum (sic) sepulchrum, post completorium, per pueros ipsius psallette quotidiana recommendatio fideluim deffunctorum cum De profundis et collectis mortuorum. Unde etiam consueverunt ipsi pueri, ad benedictionem ipsorum mense et cibi assumpti regratiationem, ipsius quondam episcopi, primi sui fundatoris, in Domino salubriter memorari.

Ille laudabiliter deffendit et conduxit jurisdictionem ecclesiasticam, sanamque integram et plenam successoribus commisit ; eam etiam contra majores et potentiores delinquentes direxit ipsam ; clerum et miserabiles personas, inter ceteras oves suas, deffendes ; summopereque dilexit et civitatem istam.

Item, inter alia gesta ipsius recommendabilia, ordinavit primo incipi et edificari fecit claustrum istius ecclesiæ, et fecit ad perfectum conduci, vita comite; ac revestiarium et librariam desuper pariter radicitus fieri fecit; fecitque scribi illam magnam lecturam Bellemere (sic) Avenione et defferri sumptuose, cujus major pars est in eadem libraria. Item fecit mundari et totaliter devote et ornate honestari totam presentem ecclesiam, per antea multum ab intus minus nonestam et deformem, fecitque fieri ejus pavimentum quo ex toto caruerat, magnum altare cum tabula et reliquo ipsius apparatu. Fecit etiam ecclesiam depingere desuper cum angelis, patriarchis et prophetis. Item fecit reparare magna organa et parva de novo fieri. Item magnum vitum australe ipsius ecclesiæ fieri fecit et de proprio solvit. Item similiter magnum vitrum Sancti Ivonis de Villa Martini. Item donavit fabricæ istius ecclesiæ pannum sericum purpureum magni pretii auro contextum et figuratum, quem Avenione detulit pro capella sua integra et tapeta paramenti chori et cet.

Fecit etiam multum aperte planare plateam Ville, unde fecit ad ipsius magnum decorem removere inestimabilem quantitatam terræ, et ejusdem pavimentum, quod nunquam habuerat, fieri, et signanter inter ecclesiam et polydomum et portam episcopalem. Item magnam cochleam cum habitationibus seu estagiis sibi inherentibus et magna stabula seu magnam grangiam et magnum puteum episcopale. Procuravit cum hoc continuare et perficere capellam domini Ducis parumper antea aliquantulum incœptam, ac ad eam cum magnis difficultatum questionibus fecit defferri et in eadem solemniter inhumari corpus quondam domini Joannis ducis Britanniæ, anno Domini 1452, qui decesserat anno Domini 1442 [apud Nannetas] et fuit ibidem ex tunce sepultum seu veracius depositum in ecclesia Sancti Petri corpus ejus, quia hic elegerat sepeliri : quod com magna fieri potuit difficultate.

 

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21 mai 2008 3 21 /05 /mai /2008 20:27

Un catalogue des Evêques de Tréguier

rédigé au XVe siècle

Société d’Emulation des Côtes du Nord, Saint Brieuc, 1930

Par

René COUFFON

Johannes de Plœuc, legum doctor, corisopitensis diocesis, du Tymeur, parochiæ de Plœlavyen, qui fuit electus unanimi consensu per capitulum trecorense quarta die mensis maii anno domini millesimo quadringentesimo quadragesimo secundo, quibus die et anno fuit etiam per dominum nostrum Eugenium papam quartum electus, confirmatus seu pronuntiatus in episcopum trecorensem Florientiæ et die mercurii sexta mensis junii obiit in manerio de Coatezlan ubi pro mutatione aeris propter infirmitates quibus detinebatur declinaverat cujus corpus, die jovis sequentis, fuit delatum ad ecclesiam Trecorensem et fuit sepultum in introïtu chori a parte superiori ejusdem ecclesiæ ante pulpitum anno domini 1453 [54].

Hic episcopus fundavit psalletam sex puerorum cum magistro ; et ut hujus ecclesiæ quæ penitus caruehat per antea procurat sibi decimas seu magnam partem decimarum de Pledernec cum certis decimis de Penguenan assignari et unri in perpetuum quam inchoando priusque hujus modi unio sortiretur effectum, tenuit et sustentavit circiter per decem annos expensis propriis ita plenarie sicuti a viginti annos et penitus fundada continuata existis ; fecitque pariter impetrari ad securiorem et laudabiliorem cultus divini continuationem cum augmento duodecim vicariatus ejusdem ecclesiæ cum sacristu, et ecclesiam parochialem de Tredarzec sibi unitam et in perpetuum annexam reservata sibi eorum institutione et tunc ad presentationem dominorum cantoris et capituli ejusdem ecclesiæ cum omnimodo dispositione, provisione et regione prefatorum magistri el sex puerorum psallettæ in posterum plenarie pertinere ut constat in provisionibus apostolicis salubriter super hujus expeditionem, in quorum commemorationem salutarem fuit continue ad ipsius pretectum sepulchrum per pueros ipsius psalettæ quotidinana recommandatio fidelium deffunctorum cum de profundis et collectis mortuorum. Unde etiam consueverunt ipsi pueri, ad benedictionem ipsorum mense sibi assumpti regratiationem ipsius quondam episcopi primi sui fundatoris, in domino salubriter memorari [55].

Iste laudabiliter deffendit et conduxit juridictionem ecclesiasticam sanamque et integram et plenam successoribus commisit. Eam etiam contra majores et potentiores deliquentes direxit ipsam, clerum et miserabiles personas inter ceteras oves suas defendens summopereque dilexit et civitatem istam.

Item, inter alia gesta ipsius recommandabilia, ordinavit primo incipi et edificari fecit claustrum istius ecclesiæet fecit ad perfectum conduci vita commite ac reverstiarum et librariam desuper pariter radicines fieri fecit et perfecit ; fecit que scribi illam magnam lecturam Bellevacen. Avenione et deferi sumptuosa cujus major pars est in eadem libraria [56].

Item fecit mundare et totaliter devote et ornate honestari totam presentem ecclesiam per antea multum ab intus minus honestamet deformens, fecitque fieri ejus pavementum quo ex toto caruebat, magnum altare cum tabula et reliquo ipsius ornamenti apparatu. Fecit etiam ecclesiam depingere desuper angelis, patriarchis et prophetis. Item fecit reparare magna organa et parva de novo fieri.

Item magnum vitrum australe ipsius ecclesiæ fieri fecit et de propriis solidis ita similiter magnum vitrum de Sancti Yvonis de villa Martini.

Item donavit fabricæ istius ecclesiæ pannum sericum purpureum magni pretii auro contextum et figuratum quem Avenione detulit pro capella sua integra isti ecclesiæ data et tapeta paramenti chori, etc. [57].

Fecit etiam multum aperte planare plateam villae unde fecit ad ipsius magnum decorem removere inestimabilem quantitatem terræ et ejusdem pavementum quod nunquam habuerat fieri et signanter inter ecclesiam Polydonius et portem episcopalem. Item magnam cochleam cum habitationibus seu estagiis sibi inherentibus et magna stabula seu magnam grangiam et magnum puteum episcopales.

Procuravit com hoc continuare et perficere capellam domini ducis parumper antea aliquantulum incœptam ac ad eam cum magnis difficultatum quaestionibus fecit deferi et in eadem solemniter inhumari corpus quondam domini Johannis ducis Bretanniæ anno domini 1452 qui decesserat anno domini 1442 et fuit ibidem extune sepultum seu veracius depositum in ecclesia sancti Petri corpus ejus quia hic eligerat sepeliri quod cum magna fieri potuit difficultate.

Iste quondam J. de Plœuc, tempore famis et caritatis et denudationis bladorum fecit dari totum frumentum sui horrei per modum mutui coloniis et pauperibus.

Nulla unquam sequita solutione mundana unde opportuit ipsum accomodare a fratris suis de capitulo et suis officiariis provisionem residui anno domus suæ.

Item ultra et prætermissas et elemoninas per ipsum coutume fieri ordinatas fecit quandoque in septimana sancta ad clamorem pauperum pieta motus dari sigillum suum custodi portæ suæ ad sigillandum gratias pro deo omnes litteras absolutionum.

Item jeunbat per majorem partem temporis, annis ultimis suæ vitæ ab usu carnis penitus abstinendo præterquam in infirmitate sua ultima de consilio confessorum et medicorum pravo tempore.

Et ista de multis gestr suis laudabilibus hic signantur initio recolenda ad laudem Dei et salutem animarum et in caudam suis successoribus in exemplum salutare.

Obiit die septima mensis aprilis post Pascha anno domini 1453, præsentibus inter ceteros, magistricis Prigentio Barbuti thesaurenci, Joanne Johannin, Aufredo de Coatqueveran canonicis ejustem ecclesiæ, ipsius quondam domini Johannis episcopi contemporaneis et toto cursu suo temporali concomitantibus dum agebat in humanis et testibus ad ipsa cum populo.

Denuus per decessum dicti de Plouec, sexto calend. Augusti ejusdem anni 1453, fuit per Nicolaum papam quintum provisus huie ecclesiæ Trecorensi in episcopum domino revendissimo magistro Joanne Coatquis, ejusdem diocesis, tune episcopo Rhedonensi et ad istam ecclesiam translato ; et, die martis 26e mensis martii obtinuit possessum hujus ecclesiæ vigore provisionis apostolicæ per procurationem ; die Jovis undecima aprilis post judica me celebrant, ejus Johannis adventum ut moris est.


[54]
L’évêque Jean de Plœuc, sur lequel ce catalogue donne tant de précieux détails, était le second fils de Jean, sr du Tymeur, en Poullaouen, et de Jeanne du Chastellier, fille elle-même de Jean et de Blanche de Rochefort. Ses armes sont : chevronné d’hermines et de gueules de six pièces, se voient encore au tympan de la fenêtre de la sacristie actuelle et en brosse dans le cloître avec les armes de ses successeurs, Jan de Coetquis et Christophe du Chastel, armoiries malheureusement très martelées, mais reconnaissables cependant [v. croquis dans Chardin : loc.cit., p. 74].

En dehors des faits signalés, rappelons que, le 17 août 1447, par mandat du pape Eugène IV, il érigea l’église paroissiale de Tonquédec en collégiale. Dans les statuts de 1450, les seuls qui nous soient parvenus [D. Martène, p. 1152, et D. M., Pr. II, 1522], l’évêque, voyant que les fêtes chômées du diocèse étaient une charge trop grande pour le peuple, permit pour vingt-deux d’entre elles de vacquer aux affaires, après la messe, comme à l’ordinaire. Il maintint cependant la fête de Saint-Georges dans les paroisses de Plougasnou et de Pleubian, celle de Saint-Gonéry à Plougrescant, la fête de Saint-Maudet à Hangoat, celle de Saint-Eutrope à Plougonven, enfin celle de Saint-Briac à Bourbriac. Ces statuts réglaient également les formalités pour le changement de domicile.

[55] La psalette de Tréguier a fait l’objet d’une étude de Lamarre présentée en 1863 à la Société d’Emulation, qui, malheureusement, n’en à publié qu’un compte rendu sommaire.

Lapsalette, institué par acte du vendredi 5 ami 1544, fut dotée des fruits d’un canonicat, de l’émolument de la chape de la fondation ducale enfin de cinquante livres de rentres dues à la chapellenie Saint-Nicolas, fondée autrefois par Catherine de Troguindy, dame de La Rochejagu, et annexée à la spalette par consentement des héritiers d’Alain du Parc en date du 18 janvier 1443. Les titres de cette chapellenie font connaître que cette fondation était assise sur les dîxmes en Penvénan, Plouguiel et Plougrescant. Le pape Nicolas V confirma la fondation, par bulle du 27 juin 1449 ; et, quelques années plus tard, par acte du 6 février 1453, le duc Pierre déchargea les havres et port de La Roche-Derrien des 500 livres de rentes dues au chapitre pour la fondation de son père et donna en échange ses droits sur les paroisses de Plouguiel et Plougrescant, qui relevèrent ainsi totalement du chapitre. Par autre bulle du 30 avril 1451 , le même pape avait conféré à Pierre de la Chapelle la paroisse de Pommerit-Jaudy, valent cent livres tournois, suspendant ainsi, indiquait-il, l’union, à la spalette nouvellement institué, d’une des quatre paroisses dont les revenus lui étaient attribués. Les trois autres étaient : Pédernec, Louargat et Pommerit-le-Vicomte [Registres du Vatican, 471, fol. 220, v°, et Registres de Latran, 482, fol. 53, v°].

Enfin, par bulle du XII des calendes de février 1456, le pape Calixte III confirma aux seigneurs, chantre et chanoine du chapitre, le droit de nommer, instituer, déposer et révoquer les sacriste, recteurs, vicaires, maître et enfants de la spalette fondée durant le siège épiscopal de feu de bonne mémoire Jean de Plœuc, évêque de Tréguier, sans attendre le consentement ni l’appel du seigneur évêque.

Comme le mentionne le catalogue, le sacriste était en même temps recteur de Trédarzec et devait donc, en principe, résider en cette dernière paroisse. Il fut recnnu que pour la conservation du trésor, ministration du trésor et autres fonctions, il était nécessaire qu’il demeura à la cathédrale ; aussi, par acte du 24 septembre 1474, le grand vicaire de l’évêque Christophe du Chastel, l’exempta-t-il de résider à Trédarzec à condition de constituer à sa place, en cette dernière paroisse, un prêtre capable de célébrer la messe, d’administrer les sacrements et de remplir les autres fonctions curiales [A. C.-d-N., G. 118].

[56] Voir à ce sujet : de la Borderie : La Bibliothèque du chapitre de Tréguier au XVe siècle [Archives du bibliophile breton : Rennes, 1907, T. IV, p. 33 et suiv.].

Le catalogue original, conservé aux Archives des Côtes-du-Nord, mentionne bien entre autres : Speculum naturale domini Vincencii Belvacen. in XVIII libris.

[57] Voir inventaire de la sacristie de l’église cathédrale de Tréguier en 1626 : Une lampe d’argent à trois petits couneaux armoiés au bas des armes du Sr évèque de Plouec, à trois chevrons rompus semés d’ermines et une chappe de drap d’or à fond de velours rouge cramoisy, avec une chasuble, deux tunicques, une estolle et un fanon de mesme parure, armoyé des armoiries du seigneur évêque de Ploec [Mémoires de la Société archéologique des C.-d.-N., T. II, 2e série, p. 17].
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21 mai 2008 3 21 /05 /mai /2008 20:21

La cathédrale de Tréguier
Recueil de peintures et sculptures héraldiques
Bulletin monumental de la Société d’Archéologie, Paris, 1886
Par
M. P. CHARDIN

Cœur de la cathédrale.
Jean de Plœuc, qui fut évêque de Tréguier, de 1442 à 1453, était inhumé à l’entrée du chœur : et fuit sepultum in introïtu choris, a parte superiori ejusdem ecclesiæ, ante pulpitum, anno Domini 1453. (Manuscrit, fonds français, 18697. Bibliothèque Nationale).
D’après ce que rapporte le manuscrit que nous venons de citer, cet évêque fut le principal bienfaiteur de la cathédrale, qu’il s’efforça d’enrichir et de décorer. Ainsi il fonda une psalette, composée de six enfans de chœur et d’un maître de chapelle ; porta le nombre de vicaires à douze, fit éléver un maître-autel magnifique. En outre, il fit remanier et compléter le dallage de la cathédrale, orna les murailles de peintures représentant des anges, des patriarches et des prophètes, répara les orgues, dota de verrières la partie est de la cathédrale et la chapelle Saint-Yves, fit construire le cloître, la sacristie et la bibliothèque.
Il étendit ses bienfaits à la ville, qu’il fit aplanir et paver, particulièrement entre la porte épiscopale et l’église Polydonius.
Enfin, il acheva la chapelle du duc et y fit déposer en grande pompe le corps de Jean V, en 1442. Il mourut l’année suivante, le 7 avril, parès Pâques, assisté de Prigent Barbu, trésorier, de Jean Jeanin et d’Auffray de Coatquénéran, chanoines…


Chapelle Saint-Nicolas.
Cette chapelle, dont les vitres appartenaient au sieurs de La Roche-Jagu, paroisse de Ploëzal, et la suivant (Saint-Martin), sont enclavées dans la sacristie actuelle, et nous pensons que la dernière renfermait la tombe de l’évêque Jean de Plœuc, mort en 1456. Effectivement, la fenêtre de la sacristie conserve un fragment de vitrail de cet évêque : d’hermines à trois chevrons de gueules. Il existe dans les Archives du chapitre, à la date du 5 mai 1444, un acte de fondation, par l’évêque Jean de Plœuc, d’un maître de psalette et de enfants de chœur, ladite fondation dotée d’un canonicat et prébende de 50 livres de rente, due à la chapellenie de Saint-Nicolas, fondée à la cathédrale par les sieurs de Troguindy.
Nous voyons aussi que le même évêque, ayant remarqué que certains gentilshommes avaient fait graver ou peindre leurs armes en lisière autour des églises, en concluaient qu’ils pouvaient se dirent seigneurs propriétaires desdits lieux, fit une ordonnace pour réprimer cet abus…

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