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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 05:00

La lignée de J.-B. ILLIO vient de Joseph-François ILLIO qui naquit le 05/07/1736 à Gausson, devenu tisserand,il se marie à Isabelle CLEMENT (filandière,19 ans) le 26/07/1760. Ils eurent 9 enfants de 1763 à 1779, dont Julien-François, né le 11/01/1779 .

 

Julien-François ILLIO est l'arrière grand-père de J.-B. ILLIO. Il devient laboureur et tisserand, se marie à Perrinne GALLAIS (rectifiée en CALLEC en 1816) née à Gausson en 1780. Le mariage a lieu le 01/10/1803. Ils eurent 8 enfants dont Joseph le grand-père de J.-B. ILLIO .

 

Joseph ILLIO, né le 21/10/1816, est devenu laboureur et charpentier, se maria à Anne LEBRETON, ménagère, en 1845. Elle est domiciliée à Gausson, née en 1815 et décédée en1875 à La Roncière. Joseph décéda en 1848, écrasé par un pont. 2 enfants sont nés:

 

1) Jean-Marie (père de J.-B. ILLIO) né le 30/12/1845 à Gausson.

2) Ange né en 1848 à La Roncière. C'est à cette période que la famille vint habiter à cet endroit, après la mort du père. Ange mourut en 1885 par noyade. Il eut 2 enfants.

 

Jean-Marie ILLIO, le père de J.-B. ILLIO, tisserand, puis employé des chemins de fer, se maria à Pélagie GEORGELIN le 26/12/1872. Pélagie est née le 15/10/1849 à La Roncière et décédée le 29/12/1900 à Saint-Brieuc. 8 enfants sont nés de cette union. Jean-Baptiste, né le 18/11/1873 à La Roncière était l'ainé. Resté célibataire, il est décédé en 1963 à Saint-Brieuc.

 

SA VIE: né le 18 novembre 1873 à Ploeuc (22)-Bachelier avec la mention « très bien » sténographe à l'Agence HAVAS à Paris, jusqu'en 1909 - sténographe du Conseil Général des Côtes du Nord de 1909 à 1934 - sténographe de la Chambre d'Agriculture de 1927 à 1940 - professeur de sténographie aux cours professionnels de Saint-Brieuc depuis leur création 1919, Jusqu'en 1933 - Conseiller municipal de Saint-Brieuc, de 1912 à 1935 - Membre de la commission de la bibliothèque municipale de Saint-Brieuc depuis 1919. Croix de guerre, croix du combattant 1914-1918 .

 

LES OEUVRES : Histoire de St. Brieuc, avec illustrations, 360 pages

conan de Prépéan, père de la sténographie française, 26 pages

Cours complet de sténographie, 72 pages

Ploufragan (22) autrefois et aujourd'hui, 80 pages

Ploeuc (22) autrefois et aujourd'hui, 100 pages

Les rues de St-Brieuc,leur histoire, leurs curiosités, 64 pages

Les deux voies, poésies, 185 pages

Mes souvenirs de guerre 1914-1918, 120 pages

Jean-Baptiste Illio, raconté par lui-même, 90 pages

Il est l'auteur d'une demi-douzaine de brochures sur divers sujets,et d'environ un millier d'articles dans les journaux politiques, littéraires et sténographiques .

 

 

Monique Le Charpentier

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2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 05:00

L’an quatrieme de la Republique

française une et indivisible le douze fuctidor, nous nicolas-pierre

Vavasseur demeurant à Saint Brieuc expert nommé par l’administration

du département des côtes du nord suivant la deliberation en date du

Vingt neuf thermidor dernier.

Et Michel augustin chassin du Guerny Demeurant à quintin Expert

Nommé par la citoyenne louise-Rose K/oualan femme

Launay le Marchant, pour sa permission d’acquerir le domaine

National cy après designé en date du Vingt quatre thermidor dernier

À l’effet de proceder à l’estimation du revenu et en capital sur le prix de

1790 du bien national cy après désigné provenant de l’Emigration

de K/ouallan frere de la soumissionnaire.

Nous sommes en consequence de la Commission a nous donnée

par l’administration du département transporté en la commune

de Ploeuc chef lieu du canton du même nom aux huit heures du

matin chez le Citoyen ives moy officier municipal de la commune

de ploeuc qui en l’absence du Commissaire du directoir exécutif

nous a accompagnés sur les lieux et heritages cy après designés

où étant et aussy en présence de la citoyenne K/ouallan soumissionnaire

après avoir examiné l’etat des bâtimens, les matieres de leurs

constructions, la longeur, la largeur, et la heuteur desdits bâtimens,

leur Emplacement et distribution, leur cloture et leur accès,

et mesuré les terrains qui en dependent avons rapportés

le présent procès verbal comme suit.

1° La métairie de la Roncière située en ladite

Commune de Ploeuc consiste en un principal corps de logis ajusté

un soleil de onze heures, divisé au rez de chaussé sur un vestibule,

une cuisine, une salle et un cellier ouvert sur la cour de quelques

fenêtres, chambres et Greniers. Sur le tout dans les quels on monte

par un escalier au derriere de ladite maison et un autre

escalier au bout du vestibule, apentis au bout vers orient de ladite maison

nommé le vieux cellier tout ecquer de part est sous couverture d’ardoise

et un si mauvais état de reparation quon ne peut le considerer que

comme pierres …

Cour devant ladite maison a l’occident de laquelle sont des étables

et fermeries au dessus pour couvertures d’ardoise ; cette partie est

en moyen état de reparation. au bout meridional de ce sétables est

un autre bâtiment nommé la vieille metairie chambre au dessus sous

couverture de paille aussy en moyen etat de reparation.

à l’orient et au midy de ladite cour sont des masures de différentes

Bâtiment et four ; puits au milieu de la cour ; jardin derrière por

et deport le tout environ......................................jnaux..30

2° le courtis de la chapelle en verger.............................40

3° le champ clos........................................................1  "

4° le champ de la perriere en deux pièces pour lande..1 10

5° les huit champs terre et lande.................................4  "

6° le pré des rivières pré et landes..............................1 40

7° l’etouble du point terre et lande..............................1 "

8° la lande des rivières lande......................................1 40

9° le pré de Launay trainaut.......................................4 "

10° la lande des fromenteries envieux pièce plantée de

quelques jeunes hêtres...............................................1 "

11° lEtouble de la rivière......................................... ..2 "

12° l’etouble d’en haut verger....................................2 "

13° le clos de la prée.................................................1 "

14° le clos du bout verger..........................................1 "

15° le vieux verger.......................................................40

16° le clos de la fontaine en deux pieces et verger......1 40

17° la chesnaie plantée de mauvais châtaigners.............20

18° le bois taillis sous bruiere et rochers.....................6 "

..............................................................................30j 20c

Le total du contenue de cette Métairie est de trente

Journaux vingt cordes............................................30jnaux 20c

Et sont tout les heritages cy dessus compris dans le ferme

du 22 Janvier 1782 au rapport de perrie notaire a quintin J’

controllée le 24 Janvier suivant dont la … a commencée

ce jour … … 1783 pour neuf année consecutives aux clauses

et conditions cy après

1e pour le prix principal de..........................................403fr

2° pour la valeur de la dixime evaluée............................10

3° pour l’entretien de la partie locatif couverte en paille....3

4° les Fermiers reparerons 40 toises de suspés chaque

année évaluées................................................................6

5° pour les Marais aux quels les fermiers se sont obligés

évalués a deux part an.....................................................8

6° les preneurs se sont obliés a aider à planter les arbres

fournis par le Bailleur évalués a 2 journée par an................50ct

il refutte de ce que… que le revenu connaît

de la Métairie de la Roncière montre a quatre ecut

trente francs cinquante centimes...............................430fr 50ct

Lequel revenu multiplié vingt deux fois,

d’après la loi, donne un capital de la somme de

neuf mille quatre cent soixante onze francs..............9.471fr

ajoutant à ce capital quarante francs pour

la valeur des corps d’arbres emondables qui sont

sur les terres de cette Métairie...................................40

on aura un Capital Général de la somme

de neuf mille cinq cent onze francs........................9.511fr

 

Et de tout ce que dessus nous avons fait et redigé notre présent

procé verbal que nous … sincere et veritable

en notre âme et conscience.

Et a l’officier Municipal et la citoyenne soumissionnaire

Signée avec nous après lecture faite. /. Trois mots rayés nuls

 

              Vavasseur                                                Chassin du guerny

  

       yves moy                                           

       Municipalle                                                Louïse K/oüallan Launay Marchant

 

 

Enregistré a St Brieuc le 13

Fuctidor an 4 de la repu

blique  Recu un franc

En numeraire / guerangal




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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 05:00

Geoffroy Berthelot, écuyer, cité en 1375 dans une montre d’Olivier de Clisson, père de :

 

Pierre Berthelot, écuyer, chancelier du Duc de Bretagne en 1418, employé dans un acte du 8 mai 1418 au rang des seigneurs, chevaliers, cheftaines, gens d’armes et autres que le Duc Jean V emmena avec lui dans son voyage en France, présent lors de la Réformation de la Noblesse en 1426, père de : Guillaume Berthelot, seigneur de La Touche-es-Plats.

 

Guillaume Berthelot, écuyer, seigneur de La Touche-es-Plats, assista au traité d’alliance en les Ducs de Bretagne et de Bourgogne en 1423, inscrit aux rôles d’Hénon de 1426, 1427 et 1428, présent à Hénon lors de la Réformation de la Noblesse en 1427, prêta serment au Duc de Bretagne à Montcontour en 1437, est des parties de Saint Brieuc au Parlement de Rennes en 1452, épouse vers 1423 Jeanne Pellouëzal, dame de La Touche en Trébry, dont : Charles Berthelot, seigneur de La Touche-es-Plats.

 

Charles Berthelot, écuyer, seigneur de La Touche-es-Plats, né vers 1419 et décédé après février 1494, partagea son frère Louis en 1473, présent à Hénon lors la montre du 8 janvier 1480 et se démit en faveur de son fils aîné le 5 février 1494, épouse Jeanne Le Corre, dont : Charles Berthelot, seigneur de La Touche-es-Plats.

 

Charles Berthelot, écuyer, seigneur de La Touche-es-Plats, cité à Hénon lors des Réformations du 8 janvier 1513 et de 1535, sergent féodé de Moncontour entre 1535 et 1538, épouse Françoise Le Mintier, dame des Granges en Hénon, fille de Pierre Le Mintier, écuyer, seigneur de La Ville-es-Zion en Hénon, présent aux montres des nobles de Hénon les 3, 4 et 5 mai 1483 armé de brigandine, salade, épée, vouge, gorgette et brassards, avec un page et deux chevaux, et de Marie de La Motte, dont : Jean Berthelot, seigneur de La Touche-es-Plats.

 

Jean Berthelot, écuyer, seigneur de La Touche-es-Plats, épouse Marie de La Bouëxière, dame du Bourgneuf en Meslin, partagée le 30 avril 1565, dont : Julien Berthelot, seigneur de La Touche-es-Plats.

 

Julien Berthelot, écuyer, seigneur de La Touche-es-Plats et des Aulnez en Hénon, épouse Marguerite de Bogard, inhumée en la paroisse Notre-Dame et Saint-Mathurin de Moncontour le 16 octobre 1630, fille de Jean de Bogard, chevalier, seigneur de L'Angle en Quessoy, de Saint-Armel en Plaine-Haute et des Salles, et de Catherine de Beaurepaire, dame du Bois-Hamel, dont : Marguerite Berthelot, dame de La Touche-es-Plats.

 

Marguerite berthelot, dame de Touche-es-Plats, baptisée le 15 mai 1603, décédée le 22 décembre 1644 et inhumée en la paroisse Saint Mathurin de Moncontour le surlendemain, épouse par contrat du 14 mai 1625 Pierre Le Mintier, chevalier, seigneur des Granges en Hénon, fils de Pierre Le Mintier, écuyer, seigneur des Granges, et de Péronnelle du Lys, dont : Pierre Le Mintier, seigneur de La Touche-es-Plats.

 

Pierre Le Mintier, chevalier, seigneur des Granges et de La Touche-es-Plats, épousa Jacquette Pezron, dont :

  1. Jérôme-Sylvestre Le Mintier, chevalier, seigneur des Granges ;
  2. Jacquette Le Mintier, dame des Granges.
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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 05:00

Honoré Le Mintier, écuyer, seigneur des Granges en Hénon, épousa Olive Visdelou, dont : Charles Le Mintier, seigneur de La Ville-es-Zion.

 

Charles Le Mintier, écuyer, seigneur de La Ville-es-Zion, vivait de 1380 à 1400, père de : Pierre Le Mintier, seigneur de La Ville-es-Zion.

 

Pierre Le Mintier, écuyer, seigneur de La Ville-es-Zion, épousa par contrat du 13 novembre 1460 Marie de La Motte, fille de Léonard de La Motte, écuyer, seigneur dudit lieu, dont : Pierre Le Mintier, seigneur de La Ville-es-Zion.

 

Pierre Le Mintier, écuyer, seigneur de La Ville-es-Zion et de La Motte-Basse au Gouray, épousa Margurite Budes, dame de La Touche-Budes, fille de Charles Budes, écuyer, et de Catherine de Pardo, dont : Thomas Le Mintier, seigneur de La Ville-es-Zion.

 

Thomas Le Mintier, écuyer, seigneur de La Ville-es-Zion, épousa par contrat du 21 décembre 1509 Jehanne Gautron, fille de Roland Gautron, écuyer, cité procureur de 1453 à 1455, avoué de Lamballe en 1462, sénéchal de Lamballe en 1475, et de Jehanne Dollovicomtesse de Plaintel, dame de La Ville-Mainguy en Plaintel, dont : Antoine Le Mintier, seigneur de La Ville-es-Zion.

 

Antoine Le Mintier, écuyer, seigneur de La Ville-es-Zion, de La Touche-Budes en Plédran et autres lieux, épousa sa parente Marguerite Le Mintier, fille de Jean Le Mintier, écuyer, seigneur des Granges en Hénon, et de Marie Le Moine, dont : Jean Le Mintier, seigneur de La Ville-es-Zion.

 

Jean Le Mintier, écuyer, seigneur de La Ville-es-Zion en partie et de La Motte-Basse au Gouray, épousa Olive Richard, vivante en 1622, fille de N Richard, écuyer, et de Jeanne de Lesmeleuc, dont postérité.

 

Charles Morin, écuyer, seigneur des Touches et de La Ville-es-Zion, alloué de Moncontour, épousa Lucrèce Cormier, dont : Louis Morin, seigneur de La Ville-es-Zion.

 

Louis Morin, écuyer, seigneur de La Ville-es-Zion, baptisé en la paroisse Notre Dame et Saint Mathurin de Moncontour le 7 août 1616, alloué de Moncontour, épousa Jeanne de Rommelin, dont : Jeanne Morin, dame de La Ville-es-Zion.

 

Jeanne Morin, dame de La Ville-es-Zion, née le 2 avril 1639 et baptisée en la paroisse Notre-Dame et Saint-Mathurin de Moncontour le 31 mai suivant, décédée après novembre 1690, épousa par contrat du 24 novembre 1656 puis religieusement en l’église Saint-Mathurin de Moncontour le 28 Charles Berthelot, chevalier, seigneur de Brangolo en Plémy, né à Plémy puis baptisé à Plessala le 10 juin 1624, fils puîné de Jean Berthelot et de Suzanne de La Villéon, dont : Charles-Louis Berthelot, seigneur de La Ville-es-Zion.

 

Charles-Louis Berthelot, écuyer, seigneur de La Ville-es-Zion, baptisé à Plémy le 18 décembre 1660 et décédé à Hénon le 7 avril 1712, épouse à Bréhand le 9 septembre 1708 Jeanne-Marie Jocet, dame du Guerny en Bréhand, décédée après février 1733, dont : Pierre-Jean Berthelot, seigneur de La Ville-es-Zion

 

Pierre-Jean Berthelot, chevalier, seigneur de La Ville-es-Zion, né en 1710 et décédé avant 1740, siégea aux Etats de Bretagne dans l’Ordre de la Noblesse pour l’évêché de Saint-Brieuc en 1736, épousa en l’église Saint-Mathurin de Moncontour par contrat du 18 décembre 1731 et religieusement le 8 janvier 1732 Péronnelle Cherdel, décédée avant 1775, fille de Jacques Cherdel, écuyer, seigneur de La Perrière, et de Renée Salmon, dont : Jérôme Berthelot, seigneur de La Ville-es-Zion.

 

Jérôme Berthelot, chevalier, seigneur de La Ville-es-Zion, né et baptisé à Hénon le 1er novembre 1746 et y décède le 25 février 1775, épousa en la paroisse Saint-Martin de Lamballe le 5 décembre 1763 Marie-Anne Le Fruglays, née à Hénon en 1739, fille de Pierre Le Fruglays, écuyer, né le 4 novembre 1750 et baptisé en la paroisse Saint-Jean de Lamballe le 11 janvier 1751, et de Marie-Anne Visdelou, dont : Jérôme-François Berthelot, seigneur de La Ville-es-Zion.

 

Jérôme-François Berthelot, seigneur de La Ville-es-Zion, officier des Chasseurs du Régiment de La Martinique, épousa à La Martinique par contrat du 29 août 1796 Claire-Euphraise Le Gendre de Fougainville, fille de Charles-Alexis Le Gendre de Fougainville, né en 1730 et décédé en 1792, et de Barbe-Nicole Millet de La Bourdelière.

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1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 05:00
Confirmation des privilèges de Bretagne par le Roi François Ier, septembre 1532

FRANCOIS, par la grâce de Dieu Roy de France, usufructaire des pays et duché de Bretaigne, Père et légitime administrateur des biens de nostre très-cher et très-aimé fils le Dauphin, Duc et seigneur propiétaire desdits pays et duché. Sçavoir faisons à tous présents et à venir, Nous avons receu l’humble supplication de nos très-chers et bien-aimez es gens des trois Estats dudit pays et duché de Bretaigne, par laquelle ils nous ont remonstré que à la dernière assemblée d’iceux à Vennes, où nous estions en personne, après avoir accepté et eu pour agréable la requeste qu ’ils nous avaient baillée par escrit, signée de leur Procureur et Greffier, par laquelle nous requeroient l’union d’icelui et duché avecques la couronne de France : Nous leur avions promis les entretenir en leurs privilèges et libertés anciennes et que de ce leur baillerions lettres en forme de chartre ; A cette cause, il nous plaise leur confermer et aggréer les Privilèges dont ils ont par cy-devant jouy et usé deuëment, jouissent et usent encore de présent : c’est à sçavoir, que cy-après, comme il a esté fait par cy-devant, aucunes sommes de deniers ne leur puisse êstre imposée si préallablement n’a esté demandé aux Estats d’iceluy pays et par eux octroyée. Et que les deniers provenant des billots soient féablement employez aux fortifications et réparations nécessaires des villes et places fortes dudit pays, d’autant que ledit billot fut mis sus, principalement à cause desdites réparations, qui revient à grand’charge et foule du pauvre peuple ; et que la justice soit entretenuë en la forme et manière accoustumée ; C’est à sçavoir, le Parlement, Conseil, Chancellerie, Chambre des Comptes, assemblée des Estats les barres et juridictions ordinaires du dit pays, et que les subjects d’iceluy n’en soient tirez hors, soit en pre mière instance ou autrement : fors aux cas ressortant par appel à Paris, ensuivant les déclarations qui ont esté par cy-devant sur ce faites. Et que moyennant l’union faicte dudit duché ; de Bretaigne avec la couronne de France, à la requeste desdits Estats, aucun préjudice ne soit faict à l’indult d’iceluy pays : qui porte, que nul non originaire ne pourra avoir ne obtenir bénéfice audict pays sans avoir sur ce lettres du Prince. Et que i celles lettres ne soient baillées à gens estrangers, ne au res, sinon à ceux qui sont à l’entour de notre personne. Et avec ce, Que nous ayons à confermer tous les autres privilèges dont ils ont chartres anciennes et jouissance immémoriale jusques à présent. Nous, désirans gratifier lesdits supplians, ains de les leur augmenter, pour la grand’amour et fidélité qu’avons cogneu par effect qu’ils ont envers nous, De nostre certaine science, pleine puissance et authorité, Avons confermé ; et agréé, confermons et aggréons lesdicts privilèges, lesquels entant que besoin seroit leur avons donné et donnons de nouveau, pour d’iceux joyr pleinement et entièrement, tant et si avant qu’ils en ont par cy-devant deuëment et justement jouy et usé, jouyssent et usent encores à présent. Tout esfois n’entendons aucunement par ce que dessus, révoquer les ordonnances par nous dernièrement faites à Vennes, sur l’abbréviation des procez, suivant l’advis des principaux du conseil d’iceluy pays.

Si nous donnons en mandemant par ces mesmes presentes à nos amez et feaux nostre Gouverneur Lieutenant general audit pays, gens dudit Parlement, Conseils et Chancelier, Chambre des Comptes, Senechaux, Allouez et à tous nos autres Justiciers et Officiers dudit pays et Duché, ou leurs Lieutenans de publier et enregistrer les presentes chacun en son endroit, et icelles faire garder et observer de poinct en poinct selon leur forme et leur teneur, sans aucunement venir au contraire ; car ainsi nous plaît-il estre fait. Et afin que ce soit chose ferme et stable à tousjours, Nous avons fait mettre notre scel à ce sdites presentes ; sauf en autres choses notre droict, et l’autruy en toutes.

Donné au Plessis-Macé, au mois de septembre, l’an de grâce mil cinq cent trente-deux. Et de notre règne le dix-huictième.

Et sur le reply est escrit : Lecta, publicata et registrata in Parlamenti Curia, audito super hoc procuratore generali Regis, die Sexta Octobris, anno domini millesimo quin gentesimo trigesimo secundo.

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31 août 2008 7 31 /08 /août /2008 05:00

Absolument rien à voir avec Plœuc, mais en ce 31 août pourquoi pas cette petite chanson commémorant la prise du Kent par Robert Surcouf (1773-1827) à bord de La Confiance

Le Kent : 40 canons, 437 hommes.

La Confiance : 18 canons, 190 hommes.

 

Le 31 du mois d’août (bis)

Nous vîm’s venir sous l’vent à nous (bis)

Une frégate d'Angleterre

Qui fendait l'air et puis les flots

C'était pour aller à Bordeaux.

 

Refrain

Buvons un coup, buvons en deux

A la santé des amoureux (bis)

A la santé du Roi de France,

Et m... pour le Roi d’Angleterre,

Qui nous a déclaré la guerre.

 

Le commandant du bâtiment

Fit appeler son lieutenant

- Lieutenant, te sens-tu capable

Dis-moi, te sens-tu assez fort

Pour prendre l'Anglais de plein bord ?

 

Le lieutenant, fier z’et hardi

Lui répondit : - Capitain’, oui

Faites branl’bas dans l’équipage

Je vas z'hisser not' pavillon

Qui rest'ra haut, nous le jurons.

 

Le maître donne un coup d'sifflet

Pour fair'monter les deux bordées

Tout est paré pour l'abordage

Hardis gabiers, fiers matelots,

Brav's canonniers, mousses petiots.

 

Vir'lof pour lof, en arrivant

Je l'abordions par son avant

A coups de haches et de grenades,

De pieux, de sabr'z et mousquetons,

En trois cinq sec je l'arrimions.

 

Que dira-t-on du grand raffiot

A Brest, à Londres et à Bordeaux

Qu'a laissé prend'r son équipage

Par un corsair' de dix canons

Lui qu'en avait trente et si bons ?

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29 août 2008 5 29 /08 /août /2008 05:00
Le reliquaire se compose d’une boîte en forme de cœur, constituée de deux valves en tôle d’or repoussée et guillochée réunies par une cordelière d’or qui dissimule la suture. Sur les faces extérieures se lit l’inscription en relief dont les lettres romaines (H. 0,4 cm) sont rehaussées d’émail vert foncé :

N: CE :PETIT :VAISSEAV :
DE :FIN :OR :PVR :ET :MYNDE :
REPOSE :VNG : PLVS : GRAND :CVEVR :
QVE :ONCQVE :DAME :EVT :AV :MYNDE :
ANNE :FVT :LE :NOM :DELLE :
EN :FRANCE :DEVX :FOIS :ROINE :
DUCHESSE :DES :BRETONS :
ROYALE :ET :SOVVERAINE
C
M.V.XIII

CE :CVEVR :FUT :SI :TRES :HAVLT :
QUE :DE :LA :TERRE :AVX :CIEVLX :
SA :VERTV :LIBERALLE :
ACROISSOIT :MIEVLX :ET :MIEVLX
MAIS :DIEV :EN :A :REPRINS :
SA :PORTION :MEILLEVRE :
ET :CESTE :PART :TERRESTRE :
EN :GRAND :DVEIL :NOVS :DEMEVRE
ixe janvier


Le cœur est surmonté d’une couronne d’or, composé de neuf fleurs de lys (H. 2,2 cm) alternant avec neuf trèfles (H. 1,4 cm) ornés de filigranes, qui dissimule un fermoir en forme de M romain (H. 1,8 cm) émaillé vert foncé. Sept rangs de cordelières soulignent l’inscription en relief, en lettres romaines, rehaussées d’émail rouge, dont chaque mot est séparé par un point émaillé vert émeraude :

CVEVR. DE. VERTVS. ORNE. DIGNEMENT. COURONNE.


A l’intérieur du reliquaire, sur un fond d’émail blanc, figure l’inscription circulaire, en lettres dorées de 0,6 cm de hauteur, au bord des deux valves :


O. CVEVR. CASTE. ET. PUDIQUE. O. IUSTE. ET. BE(NOIST). CVEVR.
CVEVR. MAGNANIME. ET. FRANC. DE. TOUT. VICE. VAINCQVEVR.

CVEVR. DIGNE. ENTRE. TOVS. DE. COVRONNE. CELESTE.
ORE. EST. TON. CLER. ESPRIT. HORS. DE. PAINE. ET. MOLESTE.
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19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 05:00

Le Traité de Sablé dit Traité du Verger est signé par Charles VIII, Roy de France, et François II, Duc de Bretagne le 19 août 1488. Il stipule que l’héritière du duché ne peut se marier sans l’accord du Roy de France.

À la mort de Louis XI, c'est Anne de Beaujeu qui tient la régence. Les grands féodaux du royaume tentent de profiter de cette période de supposée faiblesse de la royauté pour récupérer ses prérogatives et déclenchent la guerre folle en 1485. En 1487 et 1488, deux campagnes aboutissent à la bataille de Saint Aubin du Cormier près de Rennes, le 28 juillet, où 6 000 soldats du parti princier trouvent la mort, contre 1 500 morts pour leurs ennemis conduits par La Trémoüille. Louis de Valois, futur Louis XII, qui avait pris parti pour les révoltés, est également fait prisonnier.

Le 19 août 1488, c’est la signature du traité du Verger, à Sablé sur Sarthe, non loin d'Angers. Le nom provient du lieu où ce traité fut préparé, au château du Verger, propriété des Rohan, à Seiches sur Le Loir (Maine et Loire). Le Duc de Bretagne, François II doit l'hommage lige au roi de France et autorise à nouveau l'appel des cours de justice au Parlement de Paris (suspendu depuis le début de la guerre en 1485). En outre, il ne peut marier sa fille sans l’accord de Charles VIII et promet de ne plus employer de troupes étrangères.

Quatre places fortes sont laissées au roi en garantie : Saint-Malo, Dinan, et les stratégiques Fougères et Saint Aubin du Cormier. Le traité stipule également que ces quatre places seraient réunies définitivement au domaine royal si le duc mariait les dites dames sans son consentement.

Le 9 septembre, François II meurt des suites d’une chute de cheval. Sa fille, Anne lui succède. Elle décide d'épouser Maximilien Ier du Saint Empire ; la cérémonie a lieu par procuration en décembre 1490. L'armée française envahit la Bretagne en prétextant une violation du traité.

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15 août 2008 5 15 /08 /août /2008 05:00

Messire Jehan Dollo, chevalier, vicomte de Plaintel, employé à la batailles de Bouvines en 1214, père de :

 

Messire Nicolas Dollo, chevalier, vicomte de Plaintel, seigneur de La Ville-Mainguy en Plaintel, père de :

 

Messire Guillaume Dollo, chevalier, vicomte de Plaintel, seigneur de La Ville-Mainguy en Plaintel, épousa Volance Le Voyer, dont :

 

Dame Jehanne Dollo, vicomtesse de Plaintel, dame de La Ville-Mainguy, épousa vers 1450 Rolland Gautron, cité procureur de 1453 à 1455, avoué de Lamballe en 1462, sénéchal de Lamballe en 1475, fils de Pierre Gautron, écuyer, seigneur du Plessis-Gautron, et de Robine Durand, dont :  

 

Messire Gilles Gautron, chevalier, vicomte de Plaintel, seigneur de La Ville-Mainguy, décédé vers 1527, épousa en 1501 Yvonne Le Coq, dame de La Menardais, fille de Thuriau Le Coq, et d'Hélène Pied de Vache, dont :

 

Messire Ollivier Gautron, chevalier, vicomte de Plaintel, seigneur de La Ville-Mainguy et de La Menardais, décédé en 1558, épousa Suzanne Visdelou, fille d'Olivier Visdelou, et de Jeanne de La Roche, dont :

 

Messire Jacques Gautron, chevalier, vicomte de Plaintel, seigneur de La Ville-Mainguy et de La Ville-Hamon, de La Motte et autres lieux, décédé en 1577, prisonnier à Pontorson en 1566, chevalier dans l’ordre de Saint Michel en 1576, épousa en premières noces de 1556 Marie de Lésongar, et en secondes noces de 1566 Claudine de Robien, dame dudit lieu en Saint Thuriau, depuis, au Fœil, de Lézarscoët et de Guengat, fille et héritière de Jacques de Robien, écuyer, seigneur dudit lieu, décédé en 1569, capitaine du Croisic, et de Jeanne du Bois, dont du premier lit :

 

Messire Christophe Gautron, depuis, de Robien, chevalier, vicomte de Plaintel, seigneur de Robien, de La Ville-Mainguy, de Lézarscoët, de Guengat et autes lieux, autorisé par lettres patentes de 1605 à subsituer ses nom et armes à ceux de Robien, épousa Catherine de Bourgneuf, fille de René de Bourgneuf, écuyer, seigneur de Cucé, décédé en 1587, et de Louise Marquer, décédée en 1612, dont :

 

Messire Christophe de Robien, chevalier, seigneur dudit lieu, vicomte de Plaintel, seigneur de Spinefort, chevalier dans l’ordre de Saint Michel, gentilhomme de la Chambre du Roy, épousa Marie Le Vicomte, fille de Vincent Le Vicomte, et de Jeanne du Cosquer, dont :

 

Messire Sébastien de Robien, chevalier, seigneur dudit lieu, vicomte de Plaintel, né à Robien le 26 juin 1633 et y décède le 5 mai 1691, conseiller au Parlement de Bretagne pourvu le 17 septembre 1655 et reçu le 24 mars 1656, conseiller honoraire par lettres du 11 août 1684, épousa en la paroisse Saint Etienne de Rennes le 7 février 1657 Françoise de Cleux, décédée à Robien le 29 octobre 1680, fille de Jean de Cleux, chevalier, seigneur du Gage et du Modest, et de Charlotte de La Boissière, dame de Kerlasloant, dont :

 

Messire Paul de Robien, chevalier, vicomte de Plaintel, baron de Kaër par acquêt de 1727, seigneur de La Ville-Mainguy et de Kergoalan, né le 3 janvier 1660 et décédée en la paroisse Saint Aubin de Rennes le 23 juin 1744, bachelier et licencié en Droit en 1683, conseiller au Parlement de Bretagne pourvu le 3 août 1684 et reçu le 12 octobre suivant, président à mortier au Parlement de Bretagne pourvu le 1er août 1706 et reçu le 14, épousa le 6 février 1697 Thérèse-Olive du Louët, dame de Coëtjenval, décédée à Robien le 29 octobre 1699, fille de Robert du Louët, écuyer, seigneur de Coëtjenval, du Plessis-Rérancourt, de Trévalot et autres lieux, et de Renée Le Borgne, dont :

 

Messire Christophe-Paul, marquis de Robien, chevalier, vicomte de Plaintel, baron de Kaër, né à Robien le 4 novembre 1698 et décédée en la paroisse Saint Aubin de Rennes le 5 juin 1756, conseiller au Parlement de Bretagne pourvu le 26 janvier 1720 et reçu le 17 mai suivant, président à mortier au Parlement de Bretagne pourvu le 19 octobre 1724, membre de l’Académie des Sciences de Berlin, épousa en la paroisse Saint Germain de Rennes le 21 juin 1728 Julienne-Françoise-Andrée de Robien, née en la paroisse Sainr Georges de Rennes le 19 juin 1716 et décédée en la paroisse Saint Sulpice de Paris le 7 septembre 1742, fille de Thomas de Robien, écuyer, seigneur de Kerambourg, né en avril 1673 et décédé en la paroisse Saint Georges de Rennes le 31 janvier 1724, conseiller au Parlement de Bretagne pourvu le 21 octobre 1696 et reçu le 29 décembre suivant, président à mortier au Parlement de Bretagne pourvu le 23 juin 1716 et reçu le 1er janvier 1717, et de Françoise-Marie-Agnés Séré de Lorvinière, née à Saint Malo le 1er septembre 1685 et décédée en la paroisse Saint Georges de Rennes le 4 novembre 1719, dont :

 

Messire Christophe-Paul-Céleste, marquis de Robien, chevalier, vicomte de Plaintel, né en la paroisse Saint Aubin de Rennes le 5 septembre 1731 et décédé à Hambourg le 23 avril 1799, bachelier en Droit en 1741 et liciencié en 1749, conseiller au Parlement de Bretagne pourvu le 19 décembre 1749 et reçu le 21 janvier 1750, président à mortier au Parlement de Bretagne pourvu le 26 mars 1750 et reçu le 13 avril suivant, épousa à Angers le 12 avril 1762 Rosalie d’Andigné, décédée à Robien le 9 octobre 1763, fille de Charles-François, comte d’Andigné, baron de Segré, seigneur de Saint Gemmes d’Andigné, et d’Elisabeth-Françoise-Charlotte-Céleste Pantin, dont :

 

Messire Paul-Charles-Marie, marquis de Robien, chevalier, né en 1763 et décédé sans postérité en 1844.

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13 août 2008 3 13 /08 /août /2008 05:00

Le Traité de 1532 unissant la Bretagne et la France se nomme l’Édit d'Union, signé et publié à Nantes, le 13 août 1532.

François, par la grâce de Dieu Roi de France, usufruitier des pays et Duché de Bretagne, père et légitime administrateur des biens de notre très cher et très aimé fils le Dauphin, Duc et Seigneur propriétaire des dits pays et Duché, savoir faisons à tous présents et à venir que, tenant les États de ce pays et Duché de Bretagne assemblés en notre ville de Vannes, en gros nombre, par la bouche de l'un des prélats étant en cette assemblée (pour et au nom d'eux, et en leur présence) il nous a été très humblement supplié et requis de vouloir permettre à notre très cher et très aimé fils aîné le Dauphin, ici présent, d'être reçu par eux à faire son entrée à Rennes, ville capitale de ce Duché, comme leur Duc et Seigneur propriétaire, requérant que toutes autres choses contraires qui pourraient auparavant avoir été faites au préjudice de ce qui est déclaré ci-dessus, fussent révoquées, cassées et annulées, comme faites sans ce que lesdits gens des États les eussent entendues et consenties ; et que nous eussions à nous réserver l'usufruit et l'administration totale de ce pays et Duché. En outre, ils nous supplièrent que notre plaisir fût d'unir perpétuellement ce pays et Duché de Bretagne à notre Royaume et Couronne de France, afin que jamais ne s'élèvent de guerres, dissensions ou inimitiés entre lesdits pays, et qu'en ce faisant nous eussions à garder et entretenir les droits, libertés et privilèges dudit pays et Duché, ainsi que nos prédécesseurs avaient fait jadis, tant par chartres anciennes qu'autrement ; de les y maintenir et garder, et que notre dit très cher fils le Dauphin jurât de le faire également. Et ils nous requirent encore de défendre à tous ceux qui ont pris le nom et les armes de Bretagne à cause de leurs mères, de ne plus les porter et d'ordonner qu'ils aient à mettre une particularité auxdites armes, et que ceux qui sont issus de ladite maison bâtards, hors de loyal mariage, n'aient à porter lesdites armes de Bretagne sans une barre. Après cette réquisition, la requête, signée du procureur et greffier desdits États, nous fut présentée et lue publiquement (les gens des États étant présents) par notre aimé et fidèle conseiller Maître des Requêtes ordinaire Maître Mathieu de Longue-Joue, seigneur d'Yvemy, et dont la teneur s'ensuit :

Au Roi notre Souverain Seigneur usufruitier de ce pays et Duché de Bretagne, père et légitime administrateur de Monseigneur le Dauphin, Duc et Seigneur propriétaire dudit Duché, les gens des trois États dudit pays de Bretagne supplient et requièrent très humblement qu'il vous plaise leur accorder et permettre que Monseigneur le Dauphin, qui est leur Duc et Prince naturel, étant à présent en cedit pays, soit reçu et fasse son entrée à Rennes, qui est le chef de son Duché, comme Duc et Prince propriétaire de ce pays ; requérant, de plus, que toutes les autres choses faites auparavant, contraires à ce qui est énoncé ci-dessus, soient révoquées, cassées et annulées, comme faites sans que lesdits États les aient consenties et entendues, en réservant, toutefois, à vous, sire, l'usufruit et l'administration totale de ce pays. outre, Sire, lesdits gens des trois États vous supplient très humblement qu'il vous plaise unir et joindre perpétuellement lesdits pays et Duché de Bretagne avec le Royaume de France, afin que jamais ne s'élèvent guerre, dissension ou inimitié entre lesdits pays, gardant toutefois et entretenant les droits, libertés et privilèges dudit pays, ainsi qu'il a plu, Sire, à vos Prédécesseurs Rois et Ducs de ce pays, tant par les chartes anciennes qu'autrement, de les y maintenir et garder ; et que mondit seigneur le Dauphin jure de le faire également. De quoi, sire, il vous plaira de leur faire dépêcher vos lettres, patentes. Aussi, sire, ils vous supplient très humblement de défendre à tous ceux qui ont pris le nom de Bretagne à cause de leurs mères, de ne plus les porter, et de mettre une particularité aux armes. De plus, sire, ils vous supplient très humblement d'ordonner que ceux qui sont venus de bâtardise porteront dorénavant une barre en leurs armes, leur enjoignant et défendant, sur grosses peines, de n'en user autrement. La Requête ci-dessus a été lue par moi greffier desdits États, soussigné, à haute et intelligible voix, en l'assemblée et congrégation desdits États, et après avoir été entendue, ouïe et consentie sans aucune contradiction, il a été dit qu'elle sera présentée au Roi pour y ordonner selon son bon plaisir.

Fait en la congrégation et assemblée desdits États en la grande salle du manoir épiscopal de Vannes le quatrième jour d'Août l'an mil cinq cent trente-deux.

signé : R. de la Chasse, procureur, et J. de Saint-Malon, greffier desdits États.

Après laquelle lecture, nous, considérant que le contenu de ladite requête est juste, raisonnable, utile, commode et profitable audit pays, et considérant le soulagement, repos et tranquillité de celui-ci, et que plus grand bien ne lui pourrait advenir, attendu que ledit pays demeurerait en grande et grosse sûreté, ayant le Royaume de France d'un côté, et la mer de l'autre avec des ports dont les entrées sont dangereuses et difficiles, et qu'ainsi il éviterait les inconvénients et les ruines qui se sont produits jadis ; et considérant aussi que le contenu de leur requête était fondé en droit et en raison ; pour ces causes et autres bonnes considérations qui nous y incitent, de notre certaine science, pleine puissance et autorité, nous avons accepté et eu pour agréable le contenu de la requête, et nous avons déclaré et déclarons que notre dit fils aîné est vrai Duc propriétaire dudit pays et Duché de Bretagne, selon la Coutume par laquelle les aînés succèdent audit Duché, et ce, malgré toutes choses contraires qui pourraient auparavant avoir été faites, connue faites contre la Coutume dudit pays, et sans la connaisance et le consentement des gens de sesdits trois États.

Ces choses ainsi faites, nous les avons déclarées et déclarons nulles, et comme telles cassées et révoquées, cassons et révoquons ; et nous voulons, consentons, et il nous plaît, que notredit très cher et très aimé fils aîné, Duc propriétaire de Bretagne, fasse son entrée à Rennes, ville capitale dudit pays, et qu'il y soit reçu et couronné en vrai Duc et Seigneur propriétaire de Bretagne, avec toutes les solennités et autres choses requises qu'il est accoutumé de faire, gardant les louables et anciennes Coutumes dudit pays, et nous réservant, toutefois, l'usufruit et l'administration dudit pays et Duché de Bretagne, à nous laissé par testament par feu de bonne mémoire notre très chère et très aimée compagne Claude de France, Duchesse de Bretagne, unissons et joignons les pays et Duché de Bretagne avec le Royaume et Couronne de France perpétuellement, de sorte qu'ils ne puissent être séparés, ni tomber en divorce, pour quelque chose que ce puisse être. De plus, nous voulons et il nous plaît que les droits et privilèges que ceux audit pays et Duché ont eus jadis, et ont à présent, leur soient gardés et observés sans y rien changer ni innover, dont nous avons ordonné et ordonnons que des Lettres patentes en forme de chartre soient expédiées et délivrées. Et, en outre, nous avons défendu et défendons à toutes personnes, de quelque état, qualité ou condition qu'elles soient, de porter le nom de Bretagne à cause de leurs mères, et aux bâtards de cette maison de porter les armes de Bretagne si ce n'est avec une barre, pour éviter confusion et inconvénient qui pourraient advenir par la suite, et ce, sur peine de confiscation de leurs fiefs. Aussi nous ordonnons par ces présentes à nos aimés et fidèles conseillers, les gens tenant nos cours de Parlement de Paris, de Bretagne, conseil et chancellerie dudit pays, et chambre des comptes de Paris et de Bretagne, et à tous nos sénéchaux, alloués, baillis, prévôts, justiciers et officiers dudit pays, ou leurs lieutenants, de faire lire, publier et enregistrer en leurs cours notre présent édit, afin que nul ne puisse prétendre l'ignorer, et qu'ils le fassent inviolablement observer, et qu'ils punissent sévèrement ceux qui, directement ou indirectement, y porteront atteinte ; car ainsi il nous plaît que ce soit fait, sauf en autres choses notre droit et l'autrui en toutes. Et afin que ce soit toujours chose ferme et stable nous avons fait mettre notre scel à ces présentes.

Donné à Nantes au mois d'Août l'an de grâce mil cinq cent trente-deux, et de notre règne le dix-huitième.

Par le Roi, usufruitier des pays et Duché de Bretagne, Breton. Publié en la cour de Parlement le 21 septembre 1532, et au conseil de Bretagne lors séant le 8 décembre audit an.

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5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 08:07
1488, Annus horribilis ou l'année où la Bretagne a été envahie et conquis

PARIS — L'année 1488 restera à jamais l'année horrible de l'histoire de la Bretagne. Cette année-là, par le fait de l'invasion militaire française, et de la guerre injuste faite par la France à notre pays, la Bretagne perd son Honneur, sa Liberté, sa Dignité.

Pour ce Pays prospère, respecté, puissant, c'est le début d'un lent déclin, qui se poursuit aujourd'hui, et que l'Europe, et les progrès du droit international, doivent permettre aux Bretons de mettre un terme, si toutefois ils sortent de l'attitude servile qui a été la leur pendant plusieurs siècles, et si enfin leurs élites se donnent les moyens, de faire cesser l'humiliation qui nous a été infligée par nos voisins.

Le misérable débat, minable en tous points, qui s'est déroulé devant le Parlement des Français - durant lequel, un certain nombre de Bretons se sont déshonorés - nous oblige à aller plus loin dans notre démarche.

Les fautes graves finissent par être connues. L'histoire de l'invasion militaire et de l'asservissement de la Bretagne par la France a maintes fois été écrite, d'une manière d'ailleurs excellente. Je n'ai donc aucun révélation à apporter sur les faits eux-mêmes.

Mais j'en ai une à faire, des plus intéressantes, dans le contexte de soumission dans lequel se sont complus les historiens officiels, tant Français (ceux-là, on est porté à les excuser : il est compréhensible que leur interprétation des événements soit en faveur de leur pays), que Bretons, qui ont courbé l'échine,ce que certains continuent à faire, ce qui n'est pas pardonnable.

La guerre de 1488 comme celle de 1491 sont des guerres d'invasion, des guerres injustes, visant à s'emparer de l'une des principautés les plus riches de l'Europe, de “la plus belle Duché de la Chrétienté” comme la désignent les chroniqueurs de l'époque, d'une manière unanime, d'un État strictement indépendant, jouissant, tant au plan international qu'au au plan interne, de tous les attributs de la Souveraineté, en aucun cas d'un “vassal” rebelle que l'on peut mettre au pas, ce qui a été la version “officielle” jusqu'à ces dernières années.

J'ai souligné, il y a peu, ayant remis en place maintenant les principaux jalons de notre histoire nationale, que je m'efforcerai de citer les sources beaucoup plus souvent. Maintenant qu'il est à peu près généralement admis et reconnu que le prétendu “Traité ” de 1532, était un très grossier artifice pseudo-juridique [1] et [2], que la Nation bretonne est infiniment plus antique que la Nation française [3], que notre langue est noble et vénérable, que tous savent que la langue française n'est rien d'autre qu'un patois qui a mieux réussi que les autres (quelle gifle, mes amis ! ! ! !), il est question de citer les références précises des faits que je relate, et surtout de citer les textes, préalablement traduits en français moderne, auxquels je me réfère.

Il est vrai - comme j'ai pu le lire récemment - que ma démarche personnelle est celle des Bretons d'aujourd'hui : elle entre dans le cadre d'un projet politique : la réappropriation par la Bretagne de sa Dignité et de sa Liberté, dans le cadre strict et rigoureux du Droit international et des principes généraux du droit. Mais, s'agissant de mes recherches historiques, elles sont le fait d'un universitaire particulièrement rigoureux, qui ne se permet pas la moindre inexactitude, sachant qu'une telle manière de procéder, même limitée à quelques détails, détruirait La totalité de l'édifice.

Quoiqu'ayant pour le Peuple français le plus grand respect et la plus grande amitié, je ne ferai, quant à la vérité, aucune sorte de concession à la France. Il est indigne de tricher avec la vérité, surtout lorsque cette attitude a pour but de ménager ses pauvres intérêts personnels : je n'ai aucun intérêt personnel à défendre, je pense que cela est admis.

 


La sale guerre de 1488

La présente chronique, volontairement brève, n'a nullement pour but de réécrire l'affrontement sanglant de la Bretagne et de la France en 1488. J'ai observé, dans les différents articles et chroniques que j'ai publiés, qu'il y a, spécialement chez les jeunes Bretons, une sorte “d'appétence”- bien davantage même : une violente aspiration, une sorte de fureur - à connaître la vérité, qui leur a été cachée jusqu'à présent. La chape de plomb a été si solidement maintenue sur le pays depuis son annexion que plus de huit Bretons sur dix ignorent que la Bretagne a été annexée, et qu'elle n'a été “conjointe” à la France que par la force, la violence, le mensonge, la destruction de sa culture, le conditionnement mental (que beaucoup d'auteurs désignent maintenant sous sa véritable appellation:le lavage des cerveaux.

De même, la séparation “administrative” de la Bretagne est considérée - à l'égal du mur de Berlin, abattu en 1989 - comme « le mur de la honte » dressé par le maréchal Pétain en 1941. Il faut maintenant le briser avec fermeté comme étant le symbole de notre servitude, et des intentions maléfiques de la France qui s'acharne à vouloir maintenir cette partition, croyant qu'elle deviendra définitive, à son bénéfice.


Pour qui souhaite connaître la vérité sur ce qu'on peut appeler « une sale histoire », il n'est que de se reporter aux excellents ouvrages qui ont été écrits sur la matière. Citons les principaux :

— Morice, dom Hyacinthe : « Mémoires pour servir de preuves à l'histoire ecclésiastique et civile de Bretagne », Paris, 1746, tome III.
Une masse impressionnante de documents, recopiés dans les archives et imprimés. C'est l'ouvrage de base indispensable, quoique des documents précieux aient été découverts depuis son impression.

— Pélicier Paul : « Essai sur le gouvernement de la dame de Beaujeu, 1483-1491 », Chartres, 1882 ; Genève, réédition, 1970, 315 pages).
Remarquablement documenté, probablement la meilleure étude publiée sur le sujet.

« Correspondance de Charles VIII et de ses conseillers avec Louis II de la Trémoille, pendant la guerre de Bretagne de 1488 », Genève, Mégariotis Reprints, 1978, réimpression de l'édition de Paris de 1875, 284 pages.
Cet ensemble précieux de lettres permet de suivre la guerre d'invasion presqu'au jour le jour, et fournit des clés indispensables pour en comprendre le but - la conquête - et la duplicité des Français, qui tentent de justifier la guerre par une agression du Duc contre la France, lui qui ne fait que se défendre.

— Alain Bouchard :« Grandes croniques de Bretaigne », réédition de Nantes, 1886.
Ce témoignage d'un contemporain des faits, historien scrupuleux, qui a eu accès aux archives ducales à la demande d'Anne de Bretagne, est plus que précieux, malgré l'absence totale de “preuves” : il ne reproduit que très peu de documents authentiques. Juriste, Bouchard fournit des renseignements indispensables (pour qui sait les comprendre), sur la nature des relations de la Bretagne et de la France : deux puissances souveraines, dont l'une, puissante, tente depuis des siècles d'assujettir l'autre, et finit par y parvenir.

— Arthur Le Moyne de La Borderie : « Histoire de Bretagne », tome 4, Rennes, 1906 ; Spézet, réédition de 1998.
Le meilleur ouvrage sur l'histoire de la période, malgré ses insuffisances, et les découvertes fondamentales effectuées depuis sa parution.

— Yvonne Labande-Mailfert : « Charles VIII », Paris, Fayard, 1986.
Magistral.

— Yvonne Labande-Mailfert : « Le mariage d'Anne de Bretagne avec Charles VIII, vu par Érasme Brasca », in Mémoires de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Bretagne, tome LV, 1978, pages 17 à 42.
Étude magistrale, strictement indispensable.

— Jean Kerhervé : « L'État breton », 2 volumes, Paris, éditions Maloine, 1987.
Étude très fouillée sur les institutions et sur les ressources financières du Duché souverain au XVe siècle. Les finances bretonnes sont celles d'un État moderne, en aucun cas d'une Principauté arriérée. Cet ouvrage confirme la prospérité financière du Duché, et le savoir-faire des hommes de finances bretons. Sur ce terrain, la légende d'un pays prétendument en retard vole en éclats.

— Dominique Le Page et Michel Nassiet : « L'Union de la Bretagne et de la France », Morlaix, 2003.
Ouvrage excellent, parfaitement documenté au plan historique. Malheureusement les auteurs, n'étant pas juristes, commettent plusieurs erreurs dans l'interprétation juridique des textes.

— Dominique Le Page : « Finances et politique en Bretagne au début des temps modernes, 1491-1547 », Paris, 1997.
Étude très fouillée sur les “mécanismes” de “l'intégration” machiavélique (en fait, la digestion, la phagocytose) du Duché souverain par le royaume de France. On regrette que l'élimination systématique des héritiers légitimes de la Couronne de Bretagne - Renée de France entre autres - n'ait pas été traitée avec davantage de détails. Il est vrai que ce n'est pas le but de l'ouvrage. Cette étude fait partie de mes notes manuscrites ; j'ignore si elles seront ou non publiées.

— Pocquet du Haut-Jussé (B.-A.) : « François II, duc de Bretagne et l'Angleterre », Paris, 1920.
Indispensable, mais confus, sans lignes directrices claires.

— Chombart de Lauwe, « Anne de Beaujeu », Taillandier, Paris, 1980. Excellent.


Ayant constaté que ce sont les documents authentiques, traduits en français moderne - pour les rendre compréhensibles - qui suscitent le plus d'intérêt chez les jeunes Bretons, comme étant des preuves irréfutables, ou peu s'en faut, susceptibles de donner une assise solide à leur recherche d'identité, je m'efforcerai désormais d'en citer de plus nombreux, et de tenter de constituer une sorte d'anthologie, ce qui aura le mérite, par ailleurs, d'empêcher ceux que je nomme les “Hystoriens” de la Bretagne, de falsifier l'interprétation des faits plus avant. (Je pense, notamment, à une « biographie » d' Anne de Bretagne, récemment rééditée, pamphlet virulent et truffé d'âneries quant à la véritable personnalité de la duchesse, ouvrage qu'on aurait honte d'avoir écrit). A la lecture de ces références et de ces documents, l'envie leur viendra d'en savoir plus, afin de se reconstruire, et de reconstruire le pays sur des bases saines, entreprise difficile dont ils ont entièrement la charge désormais, et que personne ne pourra faire à leur place.


Le crime de préméditation.

L'invasion de la Bretagne par la France en 1498 a été préméditée, et a été programmée plusieurs années avant qu'elle n'intervienne, bien avant la fuite des nobles français de haut rang qui ont demandé asile au duc François II, père d'Anne de Bretagne. L'asile accordé à ces Hauts personnages n'a jamais été la « cause » de l'invasion de la Bretagne, mais a constitué « LE » prétexte que la France attendait depuis longtemps.

On connait la thèse “officielle”, celle qui fut imaginée par la France pour justifier une guerre, interdite par le droit international et les principes moraux de l'époque, et qui continue à être utilisée par certains ignorants - comme on a pu le lire récemment encore dans certains sites internet : en 1488, l'héritier du trône de France, Louis d'Orléans, cousin et beau-frère du roi régnant en France, pays limitrophe mais étranger (Charles VIII, fils de Louis XI, décédé en 1483), mari de la fille de Louis XI (Jeanne de France), ayant fui en Bretagne pour mettre sa vie à l'abri de sa belle sœur, la redoutable Anne de Beaujeu, “régente” du royaume, entrainant avec lui quelques autres seigneurs, le roi Charles VIII ne pouvait que les poursuivre et les extraire de force du Pays Souverain qui leur avait donné asile, en prétextant - fait ridicule - que ce pays était vassal du roi de France, désobéissait à ses “devoirs féodaux”, et que les quelques réfugiés, venus sans troupes et sans armée, mettaient le royaume en péril !

Cette thèse est strictement fausse. L'histoire des tentatives de conquête et d'asservissement de la principauté de Bretagne - les petites principautés d'abord, le royaume ensuite, le Duché enfin - est la substance même des relations de la Bretagne et des royaumes des Francs, puis de la France.

Il est difficile, dans cette longue histoire, d'identifier avec certitude une seule période où les deux Pays ont été unis par des liens d'amitié. Ils ont été alliés souvent, ils se sont détestés toujours, plus encore aujourd'hui, après la destruction quasi totale de la langue nationale des Bretons, de leur culture, les discriminations et des humiliations de toutes natures qu'ils ont subies, dont la dernière - aux conséquences incalculables - a consisté en la volonté affirmée de la France de néantiser la langue, par la volonté affichée d'empêcher, par des obstacles de toutes natures, de pérenniser son enseignement, alors même qu'il est devenu l'un des symboles les plus forts de l'Identité bretonne.

1 — Les Français mentent d'une façon grossière lorsqu'ils prétendent que l'invasion de la Bretagne, en 1488, est motivée par le fait que l'asile donné aux nobles français par le duc François II est la cause du déferlement des armées françaises sur la principauté.

Nous avons dit ailleurs que, contrairement à ce que croient beaucoup de lecteurs, il existe, au Moyen Âge, un droit international, en particulier, depuis longtemps, des conditions en principe rigoureuses pour qu'une guerre puisse être déclenchée. Toute guerre qui ne se conforme pas à ces principes est qualifiée d'« injuste ».

La théorie de la guerre juste

La théorie de la guerre juste (1) n'est pas - comme le croient certains - une théorie récente ou formalisée tardivement mais, au contraire, une idée très ancienne de l'humanité civilisée. Ce n'est, en aucun cas, un concept inventé par le pape Jean Paul II pour condamner les Bush père et fils d'avoir donné ordre aux armées américaines d'envahir l'Irak, en 1991 et en 2003, à seule fin de s'emparer des richesses pétrolières de ce pays, en violation manifeste du Droit international.

Sans vouloir en faire remonter l'origine au Code d'Hammourabi, qui condamne la violence exercée par le fort sur le faible (2), elle est déjà évoquée par Cicéron. On admet qu'elle a été codifiée par Saint Augustin (3). De nombreux théoriciens se sont préoccupés, après lui, d'en définir les contours, notamment Vitoria, Suarez, Saint Thomas d'Aquin, Grotius…

Plus près de nous, des auteurs comme Holmes Robert L., Michael Walzer (Just and injust War, 1977), Bertrand Lemennicier (La notion de guerre juste, Le Québec libre, 12 avril 2003), ont repris cette théorie, et ont tenté de la compléter, notamment sur le point de savoir si une guerre “préventive” peut prétendre être qualifiée de “juste”, ou si elle est injuste par nature.

Au moment où se préparent les invasions de 1488 et de 1491, les théologiens et les juristes savent parfaitement ce qu'est une guerre injuste. Nous allons voir que la connaissance qu'en ont les lettrés et les clercs du temps - en particulier les proches conseillers des princes -, est telle, que ce sont ces considérations de morale et de droit international qui, en plein Conseil royal, ont abouti, la Bretagne écrasée et détruite par les Français en 1488, à bénéficier d'un “sursis” de deux ans, jusqu'au coup fatal de 1491.

(Incidemment, on pourra lire un excellent chapitre de synthèse dans Philippe Contamine, professeur émérite d'histoire médiévale à la Sorbonne, sur les théories relatives à la guerre injuste: La guerre au moyen age, Paris, sixième édition, janvier 2003, pages 420 à 432, et 449 à 459).

La lecture des écrits de Saint Augustin permet d'affirmer que la théorie de la guerre juste est presque complète sous sa plume. Les auteurs très nombreux qui écrivent après lui ne font guère que préciser ou développer certains points. À partir du 14 ème siècle, l'édifice doctrinal mis en place par Augustin ne s'enrichit plus guère que de détails.


(1) Une guerre est dite juste lorsqu'elle remplit les conditions ci-après :

1 - Elle ne peut être déclarée que par l'autorité légitime, c'est-à-dire le Prince, celui qui détient tous les attributs de la souveraineté.

Les auteurs - presque toujours des clercs - n'ont pas tenté d'interdire la guerre. Celle-ci, disent-ils, est dans tous les cas un mal en soi, par les malheurs qu'elle engendre. Mais elle est parfois nécessaire, ne serait-ce que pour se défendre d'une invasion injuste.

Du moins doit-on en limiter l'usage le plus possible. La première restriction est d'en interdire l'usage aux particuliers. Quiconque dispose d'une armée - parce qu'il a les moyens financiers de lever des soldats et de les payer - n'est pas autorisé à faire la guerre pour s'approprier les biens et territoires d'autrui ; il peut seulement mettre ses troupes au service d'un souverain légitime....


À suivre :
Dans les articles suivants seront traités les procédés machiavéliques par lesquels la France va accuser le duc François II de faire la guerre au royaume, en conséquence, d'envahir ses États, de les mettre à feu et à sang, de détruire ses armées en juillet 1488 à Saint-Aubin-du-Cormier, et, fait ignoble, de contraindre ce malheureux prince, lui qui s'est défendu, à reconnaitre par le Traité de Sablé, qui le met à genoux, que c'est lui l'agresseur !
Sera exposé en détail le contenu d'une pièce capitale : le mémoire de l'invasion, rédigé par les conseillers d'Anne de Beaujeu trois années avant la guerre.

Louis MELENNEC

Louis Melennec est Docteur en droit et en médecine, Diplômé d'études approfondies d'histoire, Diplômé d'études supérieures de droit public, de droit privé, de droit pénal, Ancien chargé de cours des facultés de droit et de médecine, Ex Consultant près le Médiateur de la République Française, Ancien élève de la Sorbonne et de l'Ecole des Chartes de Paris.
Site  et blog de Louis Mélennec

Extrait de : Agence Bretagne Presse
Article publié avec l'aimable autorisation de l'auteur

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5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 07:59
Le 28 juillet 1488, l'armée du Duc de Bretagne se présente désorganisée face à celle du roi de France ; elle rassemble :
6000 à 7000 gentilhommes et francs-archers bretons ;
2500 Gascons et Béarnais, débarqués à Quimper, accompagnés par 1000 Aragonais ;
700 à 800 lansquenets allemands, reliefs de la petite armée de Maximilien d'Autriche ;
300 Anglais environ, survivants de l'embuscade de Dinan ; les gentilhommes accompagnant les princes français en exil, pour un total de 10 500 à 11 500 hommes.
À cette composition hétéroclite, s'ajoute un commandement disparate, dont font partie le maréchal des Rieux, adversaire du duc de Bretagne en 1487, et les princes français.
L'artillerie bretonne comprend environ 700 pièces de toutes qualités à la fin du XVe siècle, y compris les pièces de places fortes et les pièces dépassées ; sur le champ de bataille, elle se révèle inférieure à son homologue.

Cette armée affronte l’armée royale française forte de 15 000 hommes dont 5000 mercenaires suisses, et quelques centaines d'Italiens, commandée par Louis II de la Trémoüille. Parmi les chevaliers de l'armée française, se trouvent quelques nobles bretons, dont le vicomte de Rohan. L'artillerie royale était la plus puissante d'Europe à l'époque.

Rieux fait revêtir à 1000 Bretons le hoqueton orné d'une croix rouge des archers anglais.
L'aile gauche et avant-garde de l'armée ducale est commandée par le maréchal des Rieux ; le centre est emmené par Alain d'Albret, avec l'artillerie à l'arrière (sur le flanc droit pendant la bataille) et la cavalerie.

Les Français arrivent sur le champ de bataille par petits groupes dispersés, avec à l'avant-garde Adrien de l'Hospital, le corps principal dirigé par La Trémoüille, et l'arrière-garde par le maréchal de Baudricourt.
La bataille débute par un échange d'artillerie, qui entame les forces de part et d'autre.

Les Bretons hésitent, mais ne chargent pas et attendent que les troupes françaises se mettent en ordre. Les Bretons chargent alors le flanc droit de l'armée royale et réussissent à en enfoncer assez fortement les rangs.
Mais au milieu de la bataille, une faille se crée dans le front breton : soit due à la désorganisation, soit au capitaine Bhler, commandant les lansquenets, qui ne réussit pas à contenir la débandade de ses mercenaires, elle est aussitôt exploitée par l'artillerie française et une charge de la cavalerie italienne emmenée par Jacomo Galeotta.
Au cours de la bataille qui a duré quatre heures, 6000 Bretons et alliés restent sur la lande de Saint Aubin du Cormier contre 1500 dans le camp français.

Conséquences
François II doit accepter le traité du Verger, signé le 19 août 1488. Le duc s'engageait à éloigner du duché les princes et tous les étrangers qui s'étaient mêlés de la guerre contre le roi de France ; il ne marierait pas ses filles sans consulter le roi de France ; Saint-Malo, Fougères, Dinan et Saint-Aubin sont remises en garantie au roi dont les droits sur la succession ducale sont réservés pour le cas où le duc décèderait sans enfant mâle.

Les rois de France utilisent ce traité pour contraindre Anne de Bretagne à se marier avec Charles VIII, puis avec Louis XII.
La bataille de Saint Aubin du Cormier met un coup d'arrêt à la révolte des princes : Louis d'Orléans, futur Louis XII, et le prince d'Orange sont capturés.
Alain d'Albret et le sire des Rieux réussissent à s'échapper et jouent par la suite un rôle important dans le conflit qui a lieu en Bretagne. En effet, malgré cette victoire, et le traité du Verger, dès la fin 1488, la guerre reprend pour encore trois ans, jusqu'à ce qu'en décembre 1491, Charles VIII épouse Anne de Bretagne.

Extrait de :
Les batailles de France.

La Bretagne historique est une vieille nation. La France de 1789 est une anti-nation. le massacre de Saint Aubin du Cormier doit être proclamé deuil national. (blog de Louis Mélennec)
La défaite militaire de Saint-Aubin-du-Cormier ruine la cause de l'indépendance bretonne (site : Agence Bretagne Presse)
Deux cérémonies du souvenir à Saint-Aubin-du-Cormier dimanche dernier (site : Agence Bretagne Presse)
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26 juillet 2008 6 26 /07 /juillet /2008 07:07

Tanguy de Kergorlay, chevalier, seigneur du Tymeur en Poullaouën et du Plessis en Ergué-Armel, peut-être fils puîné de Pierre de Kergorlay, seigneur dudit lieu en Motreff, sénéchal de Cornoüaille, et de Thomasse de Lanvaux, épousa en 1292 Jehanne de Plœuc, dame dudit lieu et de Plouyé audit lieu, fille de Guillaume Ier, sire de Plœuc, chevalier, et de Constance ou Jeanne de Léon, dame de Plouyé, dont : Vincent Ier, sire de Plœuc, seigneur du Tymeur.

Vincent Ier, sire de Plœuc, chevalier, seigneur du Tymeur, de Plouyé, du Plessis et autes lieux, épousa Aliette de Penhoët, fille d’Hervé de Penhoët, et d’Anne du Chastel, dame de Bruillac, dont : Guillaume II, sire de Plœuc, seigneur du Tymeur.

Guillaume II, sire de Plœuc, chevalier, seigneur du Tymeur et de Plouyé, tué à la bataille d’Auray le 29 septembre 1364 et inhumé aux Cordeliers de Quimper, épousa en 1360 Jehanne de Quelen, fille de Conan II, sire de Quelen, chevalier, seigneur de Plounevez-Quintin, et de Françoise de Rostrenen, dont : Jehan Ier, sire de Plœuc, seigneur du Tymeur.

Jehan Ier, sire de Plœuc, chevalier, seigneur du Tymeur et de Plouyé, épousa en 1380 Jehanne du Chastellier, fille de Jehan du Chastellier, chevalier, seigneur dudit lieu, d’Eréac et de Branxian, et de Blanche de Rochefort, dont : Guillaume III, sire de Plœuc, seigneur du Tymeur.

Guillaume III, sire de Plœuc, chevalier, seigneur du Tymeur, du Quenquis, de Plouyé et autrres lieux, décédé avant 1453, épousa Marguerite du Chastel, dite la jeune, dame douairière de Plœuc, fille d’Hervé, sire du Chastel, chevalier, seigneur de Leslem, de Lezurivy et autres lieux, et de Méance de Liscoët, dame dudit lieu en Lanarvilly, dont : Guillaume IV, sire de Plœuc, seigneur du Tymeur.

Guillaume IV, sire de Plœuc, chevalier banneret, seigneur du Tymeur et de Plouyé, épousa par contrat du 19 décembre 1444 Jehanne du Juch, dame de Kerguégant, fille aînée d’Henri du Juch, chevalier, seigneur de Pratanroux en Penhars, de Guilly et autres lieux, né vers 1360 et inhumé aux Cordeliers de Quimper en 1427, et de Catherine de Kerguégant, dame dudit lieu en Scaër et de Suguensou, inhumée aux Cordeliers de Quimper, dont :
1) Guillaume V, sire de Plœuc, seigneur du Tymeur, et de Plouyé, décédé à Nantes en 1486, épousa Marguerite de Quimerc’h, fille de Charles, sire de Quimerc’h, chevalier, décédé en 1485, et de Marguerite de
La Rocherousse, dame dudit lieu en Quessoy, sans postérité ;
2) Vincent II, sire de Plœuc, seigneur du Tymeur, qui suit.

Vincent II, sire de Plœuc, seigneur du Tymeur, de Plouyé, du Guénigon en Briec, de Sandanet, de Coëtdrezez, de Kermorvan, de Launay, de Quilmifran, de Penhoët, de Kazlen et autres lieux, épousa en premières noces Ysabeau de Malestroit, fille aînée de Jehan de Malestroit, chevalier, seigneur de Mézanger, et de Péronnelle de La Soraye, dame dudit lieu, d’Uzel et de Marchaix, et en secondes noces Jehanne de Rosmadec, vivante en 1521, fille d’Alain de Rosmadec, chevalier, seigneur dudit lieu, de Tyvarlen, de Pontcroix, de Lespervez et autres lieux, décédé en 1491, et de Françoise du Quellenec, dont du second lit :
1) Louis, sire de Plœuc, chevalier, seigneur du Tymeur et de Plouyé, décédé en 1531, épousa Marie de Kergoët, fille de Guillaume, baron de Kergoët, chevalier, seigneur de Coëtquéveran, de Menguionnet et autres lieux, et de Guillemette de Rosmadec, sans postérité ;
2) Vincent III, sire de Plœuc, chevalier, seigneur du Tymeur et de Plouyé, décédé en 1549, épouse le 24 août 1536 Marie de Quelen, fille de Jean, sire de Quelen, chevalier, baron du Vieux-Chastel seigneur de Plounevez-Quintin, de Troran, de Kergasnou, de Keraznon, du Cosquer, du Roscoët, de Keranno, de Quistinic et autres lieux, sergent féodé du prieuré de l’île Tristan, et de sa première épouse Jeanne de Troguindy, dame de Launay, de Kervéguez et de Kerfault, décédée avant le 22 octobre 1528, sans postérité ;
3) Charles, sire de Plœuc, seigneur du Tymeur, qui suit.

Charles, sire de Plœuc, chevalier, seigneur du Tymeur, de Plouyé, de La Corbière en Plœuc dont il reconstruisit le manoir en 1545, du Plessis-Ergué et autres lieux, chevalier dans l’Ordre de Saint Michel, épousa en premières noces Marie de Saint Gouësnou, dame du Breignou en Plouvien, décédée en 1557, fille de François de Saint Gouësnou, et d’Adélice de La Forest, et en secondes noces Marie de Botloy, fille de René ou Renaud de Botloy, écuyer, seigneur de Kermeno, de Coëthallec, de Traonmeur et du Plessis-Eon, sénéchal de Carhaix, et de Jeanne Pinart, dont du premier lit : Vincent IV, sire de Plœuc, seigneur du Tymeur.

Vincent IV, sire de Plœuc, chevalier, seigneur du Tymeur, du Breignou et de Plouyé, chevalier de l’Ordre de Saint Michel le 20 mai 1570, épousa en premières noces Anne du Chastel, dame de Kersimoun en Coët-Méal, fille unique de Guillaume du Chastel, seigneur de Kersimoun, et d’Anne de Kerazret, dame dudit lieu en Plougoulm et de Kernelegon, et en secondes noces par contrat du 1er mars 1579 Mauricette de Goulaine, dame de Coëtquénan en Plouguerneau, fille aînée de Claude, sire de Goulaine, baron de Blaison, seigneur de Pommerieux, né vers 1540, décédé le 14 avril 1579 et inhumé en la chapelle Notre Dame du Saint, et de Jeanne de Boutteville, baronne du Faouët, vicomtesse de Coëtquénan, dame du Saint, de Kerjean en Glomel, de Kerriou et autres lieux, née vers 1541, décédée à Coëtquénan le 8 juillet 1572 et inhumée en la chapelle Notre Dame du Saint le 13, dont du second lit : Sébastien, sire de Plœuc, marquis du Tymeur.

Sébastien, sire de Plœuc, chevalier, marquis du Tymeur par lettres patentes de novembre 1616, baron de Kergorlay, vicomte de Coëtquénan, seigneur de Plouyé et autres lieux, né en 1585 et décédé en 1644, épousa en la chapelle du château de Brest le 8 janvier 1617 Marie de Rieux, décédée en 1628, fille de Guy de Rieux, marquis de Sourdéac et de l’île d’Ouessant, né en 1548 et décédé à Assé le 4 décembre 1628, et de Suzanne de Saint Mélaine, dame de Boulevesque, du Pin en Anjou, de Montmartin et autres lieux, décédée à Brest le 22 mars 1616, dont :
1) Guy-François, sire de Plœuc, chevalier, marquis de Kergorlay, décédé sans postérité en 1639 ;
2) Mauricette-Renée de Plœuc, marquise du Tymeur, qui suit.

Mauricette-Renée de Plœuc, marquise du Tymeur, épousa en premières noces de 1644 Donatien de Maillé, marquis de Carman en Lannilis, tué en duel par Claude du Chastel le 29 mars 1652, fils de Charles, comte de Maillé, marquis de Carman, baron de La Forest, seigneur de L’Islette, de Seixploé, décédé à Lislette le 14 juin 1628 et inhumé aux Cordeliers de Tours, et de Charlotte d’Escoubleau, dont postérité, et en secondes noces de 1662 Charles-Maurice de Percin, assassiné à Carhaix le 12 septembre 1675, fils puîné de Pierre-Paul de Percin, baron de Montgaillard, co-seigneur d’Esparsac et de Lavit, seigneur de La Grue, de Maumusson et La Barthe, né en 1591, décapité en 1638 et réhabilité en 1643, et de Françoise de Murviel, dont postérité.

Jean-Charles Ferret, marquis du Tymeur par acquêt du 9 novembre 1685, né en la paroisse Saint Jean de Rennes le 29 janvier 1645 et décédé en la paroisse Saint Aubin de Rennes le 14 février 1710, substitut du procureur-général au Parlement de Paris, conseiller au Parlement de Bretagne pouvu le 14 mars 1672 et reçu le 2 juin 1673, fils aîné de Barthélémy Ferret, payeur des gages du Parlement de Betagne, trésorier-général des fermes de Bretagne, secrétaire du Roy en la Chancellerie, et de Françoise Truillot, épousa vers 1682 Marie Anne Jeanne Pélissier, décédée au Couvent des Caterinettes de Rennes le 17 septembre 1723, dont :
1) Barthélémy Antoine François Ferret, marquis du Tymeur, né en la paroisse Saint Jean de Rennes le 31 octobre 1686 et y décède le 5 décembre 1722, conseiller au Parlement de Bretagne pouvu le 9 juin 1709 et reçu le 28, épousa en la paroisse Saint Patern de Vannes le 29 juin 1710 Perrine-Françoise de Trévégat, née en la paroisse Saint Patern de Vannes le 24 août 1689, fille de René-François de Trévégat, seigneur de Locmaria et de Limoges, né en la paroisse Saint Patern de Vannes le 8 janvier 1652 et y décède le 11 décembre 1711, conseiller au Parlement de Bretagne pouvu le 12 avril 1678 et reçu le 15 juillet suivant, et de Françoise-Ursule de Francheville, née en la paroisse Saint Croix de Vannes le 23 avril 1667, sans postérité.
2) Françoise-Charlotte Ferret, marquise du Tymeur, qui suit.

Françoise-Charlotte Ferret, marquise du Tymeur, née en la paroisse Saint Jean de Rennes le 3 novembre 1692 et y décède le 18 mars 1758, épousa en premières noces en la paroisse Saint Jean de Rennes le 7 février 1713 Louis-Gabriel de La Bourdonnaye, seigneur de Blossac en Goven, né en la paroisse Saint Etienne de Rennes le 8 février 1691 et décédé le 26 août 1729, conseiller au Parlement de Bretagne pouvu le 25 juin 1713 et reçu le 14 août suivant, président à mortier pourvu le 15 mai 1722 et reçu le 29, fils aîné de Jacques-Renaud de La Bourdonnaye, seigneur de Blossac, né le 30 décembre 1660 et décédé à Blossac le 14 septembre 1724, commissaire au Parlement de Bretagne pouvu le 7 décembre 1686 et reçu le 24, conseiller pourvu le 12 janvier 1688 et reçu le 5 février suivant, président à mortier pourvu le 20 mars 1711 et reçu le 24 avril suivant, et de Louise-Claude Le Gonidec, dame des Aulnays, née en la paroisse Saint Etienne de Rennes le 31 août 1668 et y décède le 22 décembre 1723, et en secondes noces à Rennes le 1er juillet 1743 Barthélémy Anne Marie, marquis d’Espinay, dont du premier lit : Paul de La Bourdonnaye, marquis du Tymeur.

Paul Esprit Marie de La Bourdonnaye, marquis du Tymeur, seigneur de Blossac, né à Rennes en 1716 et décédé à Blossac en 1800, intendant de Poitiers et d’Orléans, épousa en 1740 Madeleine Louise Charlotte Le Peletier, inhumée en la cathédrale de Poitiers le 4 avril 1764, fille de Félix-Claude Le Peletier, seigneur de La Houssaye, dont postérité.

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17 juillet 2008 4 17 /07 /juillet /2008 19:58
Depuis très longtemps, ce manoir a perdu son luxe d'antan, le vivier a été comblé, le colombier a disparu et aussi la chapelle, la magnifique allée qui reliait à la Ville Norme a été banalisé, on n’arrête pas le progrès !

Un aveu de 1556 nous instruit beaucoup sur Brangolo : Escuyer Jehan le Noir et Damoiselle Jullienne de Vignac, sa femme .... confessent etre hommes et sujets de très haut et puissant seigneur Messire Jehan de Bretagne ... comte de Penthièvre, et de lui tenir noblement ... les héritages ci-après déclarés, leur avenus des successions des pères et mères de la dite demoiselle,et de feu Guyon de Launay, son aieul maternel.

Voici les héritages : maisons, baisle ou cour, jardins,boués anciens, issus et déports du lieu de Brangolo les terres, avec beaucoup de champs de 3,5 et même de 6 journaux (3 ha), et des landes de Brangolo 30 journaux l’étang de Brangolo et le colombier dans le Petit Tertre. La maison, le manoir et les terres de la Noë-Guy 4 tenues ou fermes au village de Brangolo dont 2 de 15 journaux et 2 de 20 journaux. Maisons et terres à Forville, à Pellan et à Bouillon Des rentes pour une maison vers le Pont des 4 paroisses, et une autre à la Lande. Droit de moyenne et basse justice sur leurs sujets Dixmes dimes au terroir de Saint Laurent et du Temple.

C’est donc une grande seigneurie, mais il n’est pas encore question de moulins, ni de chapelle. En effet c’est presque 30 ans plus tard en 1585, que Jacques le Noir, sieur de Brangolo, obtient du duc de Penthièvre l'autorisation de se bastir et construire à neuf ung moulin à eau... pour mouler bleds et grains de ses dépenses ordinaires et ceux de ses métairies de Brangolo, la Perrière et la Noë-Guy et des hommes qu’il a en proche fief,seulement en la paroisse de Plémic. Et le moulin à eau est construit dans les prés de la Noë-Guy, un moulin à vent est aussi édifié sur la cote face à la route de Brun, appelée depuis la Cote du Moulin à Vent.

Quand à la chapelle, elle va être perchée sur la butte de Brangolo dans le clos de la Chapelle , elle figure encore sur le cadastre 1820, avec précision chapelle, masure.

Patrick BRANGOLO, 17/07/2008
Pages 1, 2 et 3

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16 juillet 2008 3 16 /07 /juillet /2008 07:30

Au XVIIème siècle, La Lande semble appartenir aux Le Touz ou Le Touzé, dont : Marie-Françoise Le Touz, dame de La Lande.

Marie-Françoise Le Touz, dame de La Lande et de La Vieuxville en Plémy, née en 1663, décédée à Brangolo le 5 avril 1743 et inhumée en l’église paroissiale le lendemain, épousa Mathurin de Goyon, écuyer, seigneur des Préaux, baptisé à Saint Pôtan le 10 octobre 1670 et décédé en 1743, fils de Toussaint de Goyon, écuyer, seigneur des Préaux en Landéhen, dont : Jean-Baptiste de Goyon, seigneur de La Lande.

Jean-Baptiste de Goyon, écuyer, seigneur de La Lande, du Vauby et du Val en Plémy et autres lieux, né en 1714 et décédé en 1783, épousa Julienne Proffict, dame de Kerilan en Plessala, née à Kerilan le 4 janvier 1716, fille de Pierre Proffict, sieur des Aunais en Hénon, et de Marguerite Le Tourneur, dame de Kerilan dont : Marguerite-Jeanne de Goyon, dame de La Lande.

Marguerite-Jeanne de Goyon, dame de La Lande, née à Brangolo et baptisée à Plémy le 16 juillet 1735, épousa à Plémy le 12 janvier 1773 Jean Berthelot, écuyer, seigneur du Chesnay en Plœuc, né en 1733 et décédé sans postérité vers 1773, fils de Jean-Baptiste Berthelot, écuyer, seigneur des Vergers en Plœuc, baptisé à Plœuc le 9 novembre 1673, décédé avant 1773, et de Marie-Anne Gourdel, sans postérité.
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