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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 19:38

 

DOYENNE DE PLŒUC


Le Diocèse de Saint-Brieuc pendant la période révolutionnaire : notes et documents, tome II, Conférence ecclésiastiques de 1892, Imprimerie-Librairie-Lithographie René Prud'Homme, Saint-Brieuc, 1895.

 


En 1790, il y avait au moins vingt-et-un prêtres dans les paroisses qui actuellement forment le doyenné de Plœuc.

Dans ce nombre sont compris tous les prêtres qui, sans titre de recteur ou de curé, résidaient dans les paroisses et étaient de précieux auxiliaires pour les prêtres chargés du ministère paroissial. Les prêtres qui administraient les trêves qui ne font plus partie du doyenné de Plœuc, (Gausson était une trêve de Plœuc et Saint-Brandan une trêve de Plaintel) ne sont point comptés dans le nombre cité plus haut.

 

LA HARMOYE

 

Il y a eu plusieurs prêtres assermentés et non assermentés à exercer publiquement leur ministère à La Harmoye pendant la période révolutionnaire. On pourrait dire que l'administration publique des sacrements n'y a pas été interrompue. Il y a eu quelques intervalles, mais qui ne sont pas aussi longs que dans les autres paroisses.

 

La Harmoye, trève du Bodéo, était administrée par un curé sous la direction du recteur du Bodéo. Le prêtre qui la gouvernait en 1790 s'appelait M. Jouan ; il avait pour aide ou pour vicaire un H. Gallerne qui était probablement un prêtre habitué de La Harmoye. M. Jouan prêta serment et devint recteur intrus du Bodéo ; du moins il dut en avoir ou en prendre l'administration, car il n'ajouta pas le titre de recteur à- son nom et continua de signer curé du Bodéo et de La Harmoye. Vers le mois de septembre 1793, Jouan eut pour vicaire un certain M. Bellœil, sans doute prêtre jureur comme lui, qui fit une grande partie du ministère de La Harmoye pendant la fin de 1792 et le commencement de 93. Il semblait partager le ministère avec M. Gallerne, ce qui fait croire que ce dernier avait aussi prêté serment.

 

On ne sait d'où venait ce M. Bellœil. Toujours est-il que ces trois MM. Jouan, Gallerne et Bellœil ont fait le ministère de la paroisse du Bodéo et de la trêve de La Harmoye, les deux premiers depuis la fin de l'année 1791 et le dernier depuis la fin de l'année 1792 jusqu'au commencement de l'année 1793. (Ajoutons que deux ou trois actes ont été faits par un M. Tanguy en 1791). Ils reconnaissaient la juridiction de l'évêque intrus Jacob, puisqu'ils ont sollicité de lui une dispense de bans pour un mariage célébré le 29 septembre 1792.

 

Dès les premiers mois de 93 ces prêtres assermentés disparaissent et les registres deviennent complètement civils jusqu'en 1795, époque à laquelle apparaît un M. Riou qui baptise solennellement et signe curé le 12 juin. Le 13 du même mois, il célèbre la sainte messe et bénit le mariage de Gilles Pasquio et d'Anne Lucas, qui témoignent le regret d'avoir attenté de s'épouser devant le nommé Bellœil, curé constitutionnel de la paroisse du Bodéo. Cet acte serait une preuve que ce M. Riou n'était point un prêtre assermenté. Après la chute de Robespierre, il y eut comme une sorte d'apaisement et plusieurs prêtres durent en profiter pour s'installer plus ou moins ouvertement dans les paroisses abandonnées d'où ils ne furent plus chassés.

 

Au mois de juin 1795, M. Riou fait une série de baptêmes d'enfants nés en 94 et 95. En 96, il baptise solennellement, fait des publications de bans, bénit des mariages et enfin administre tous les sacrements. Le 29 août 1797, M. J. Le Clézio, recteur du Bodéo, fait solennellement le baptême de Gérard Thierry de Kergus et signe avec M. Riou. Et, bien que les actes ne le disent pas, il est cependant très probable que les cérémonies se faisaient à l'église. On voit que La Harmoye jouissait d'une certaine liberté pour l'exercice du culte.

 

Il est certain que ces prêtres ne reconnaissaient point l'autorité de l’évêque intrus, car le 3 juillet 1798 une dispense de consanguinité est accordée par M. Le Jacques, subdélégué apostolique qui résidait, m'a-t-on dit, à Corlay.

De 1798 à 1800 on ne trouve point d'actes de baptêmes. Peut-être ont-ils été faits par d'autres prêtres ou sur des registres particuliers qui auraient été perdus.

En 1801, M. Gallerne reparaît sur la scène, ce qui donnerait à penser qu'il n'avait pas prêté le serment civil ou plutôt qu'il l'avait rétracté. M. Riou disparait la même année vers la fin de septembre. Toujours est-il qu'il ne signe point l'acte de décès de M. Jean-Marie Boscher, prêtre, enterré le 16 décembre 1801 à La Harmoye. Jusqu'en 1803 exclusivement, M. Le Clézio, recteur du Bodéo, fait du ministère à La Harmoye. Au rétablissement du culte, M. Gallerne devient curé d'office, puis desservant de cette paroisse jusqu'au 11 décembre 1808. il avait pour vicaire un M. René Fraboulet. 

 

Autres pages : La Harmoye, Le BodéoL'Hermitage, PloeucLanfainsPlaintel

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 09:25

DOYENNE DE PLŒUC


Le Diocèse de Saint-Brieuc pendant la période révolutionnaire : notes et documents, tome II, Conférence ecclésiastiques de 1892, Imprimerie-Librairie-Lithographie René Prud'Homme, Saint-Brieuc, 1895.



En 1790, il y avait au moins vingt-et-un prêtres dans les paroisses qui actuellement forment le doyenné de Plœuc.

Dans ce nombre sont compris tous les prêtres qui, sans titre de recteur ou de curé, résidaient dans les paroisses et étaient de précieux auxiliaires pour les prêtres chargés du ministère paroissial. Les prêtres qui administraient les trêves qui ne font plus partie du doyenné de Plœuc, (Gausson était une trêve de Plœuc et Saint-Brandan une trêve de Plaintel) ne sont point comptés dans le nombre cité plus haut.

 

LANFAINS

Le recteur qui gouvernait la paroisse de Lanfains en 1790 était M. Jacques-Olivier Duval qui fut nommé en cette paroisse le 26 avril 1787 par la voie du concours. Il était né à Lamballe le 2 mars 1754, et avait été baptisé dans l'église Saint-Jean de cette ville. Il administra la paroisse de Lanfains jusqu'au 22 mars 1792, époque à laquelle il fut obligé de se cacher pour se soustraire à la poursuite des gendarmes qui voulaient le conduire au château de Dinan. Lorsqu'ils arrivèrent dans le bourg pour le saisir, il se sauva dit la tradition, par les Noës, prés situés en dessous du presbytère, et alla coucher à la Ville Audren. Le lendemain, habillé en paysan, il donna sa bénédiction aux braves gens [Famille Le Bellego, qui habite encore la Ville Audren], qui lui avaient donné l'hospitalité et partit.

Le 12 septembre, il s'embarqua au port de Binic pour se rendre à Jersey où il vécut quatre ans. Le 25 juillet 1796, il se rendit à Londres où il demeura quatre ans et demi. Il en partit le 7 janvier 1801, pour le port de Westmont, d'où il prit passage pour la France. Le 24 du même mois, il rentra dans sa paroisse de Lanfains qu'il gouverna jusqu'à sa mort arrivée le 27 juin 1818.


Le dernier vicaire de Lanfains avant la tourmente révolutionnaire fut M. Jean-Marie Duval. Né à Saint-Brieuc, il fut vicaire de Lanfains dès les premiers jours d'octobre 1787, et continua ses fonctions jusqu'au 9 septembre 1792. N'ayant point prêté serment, il fut forcé de quitter son poste. Comme son recteur, il se réfugia en Angleterre, d'où il revint en 1801 pour être d'abord desservant de la Méaugon, puis de Langourla, où il est mort probablement.

 

Après le départ des MM. Duval pour l'exil, c'est-à-dire pendant la fin de l'année 1792 et l'année 1793, le ministère paroissial fut fait tantôt par M. Fraboulet prêtre, tantôt par M. Hémery curé, qui tous deux devaient être assermentés. Ce M. Fraboulet devait être de la paroisse où le nom de Fraboulet existe encore. M. Hémery, d'abord curé constitutionnel, devint ensuite officier de l'état civil, et maire de Lanfains qui était alors chef-lieu de canton. Ce qui justifie celle assertion concernant M. Hémery, c'est d'abord la similitude d'écriture, puis la connaissance que M. le Maire avait de la langue latine. En effet, un Jour qu'il avait écrit plus mal qu'à l'ordinaire un acte de l'étal civil, il écrivit au-dessous : Deficiente novo usus sum veteri stylo. Ces paroles qui devaient être transmises à la postérité, sont suffisantes pour faire trouver en lui le prêtre jureur devenu magistrat. D'ailleurs le même fait avait eu lieu à Plœuc. On ne sait ce que devinrent ces deux prêtres, MM. Hémery et Fraboulet. Peut-être continuèrent-ils leur ministère religieux et civil ? mais les registres manquent à Lanfains depuis la fin de l'année 1793 jusqu'en 1800. M, Fraboulet pourrait bien être celui qui devint vicaire de La Harmoye après la Révolution. On trouve dans les registres de paroisse une liste peu nombreuse de personnes qui ont été baptisées par un ou plusieurs prêtres insermentés qui se cachaient dans le pays. Il est à croire que la plupart de ces baptêmes ont été faits par M. Perrin, qui se cachait à Rosieux.

On trouve, en effet, sur le registre de mairie l'acte de décès de François Perrin, frère capucin décédé chez son frère à Rosieux, le 3e jour complémentaire de l'an huit, c'est-à-dire vers le 20 septembre 1800. Ce frère capucin n'était pas prêtre ; mais il est bien probable qu'on dut recourir à lui plusieurs fois pour l'administration du sacrement de baptême. D'après des anciens dignes de foi, les ornements sacrés étaient cachés dans le creux d'un chêne à Rosieux, au lieu dit le Cognet, pendant la Révolution. Il est bien probable que des prêtres y ont dit la messe. Longtemps ce lieu a été appelé le trou noir. Car un jour une patrouille de bleus ayant visité tout le village, s'apprêtait à touiller la cahute auprès de laquelle se trouvaient les ornements sacerdotaux, quand quelqu'un dit : Qu'irions-nous faire dans ce trou noir là. On laissa le lieu qui garda longtemps le nom de trou noir.

 

Autres pages : La HarmoyeLe BodéoL'Hermitage, PloeucLanfainsPlaintel

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 19:01

DOYENNE DE PLŒUC

Le Diocèse de Saint-Brieuc pendant la période révolutionnaire : notes et documents, tome II, Conférence ecclésiastiques de 1892, Imprimerie-Librairie-Lithographie René Prud'Homme, Saint-Brieuc, 1895

 


En 1790, il y avait au moins vingt-et-un prêtres dans les paroisses qui actuellement forment le doyenné de Plœuc.

Dans ce nombre sont compris tous les prêtres qui, sans titre de recteur ou de curé, résidaient dans les paroisses et étaient de précieux auxiliaires pour les prêtres chargés du ministère paroissial. Les prêtres qui administraient les trêves qui ne font plus partie du doyenné de Plœuc, (Gausson était une trêve de Plœuc et Saint-Brandan une trêve de Plaintel) ne sont point comptés dans le nombre cité plus haut.



L'HERMITAGE

 

Il y a peu de documents concernant L'Hermitage. M. Pierre-Marie Richard administrait cette paroisse avant la Révolution.

M. Pierre-Mathurin Richard, curé de L'Hermitage, mourut le 24 août 1789.

Il fut remplacé par M, Joseph Hervé, prêtre natif d'Allineuc, qui administra la paroisse de L'Hermitage jusqu'au mois d'août 1701. Il est bien probable qu'il ne prêta pas le serment civil et lui obligé de se cacher pour éviter la mort, François Garnier, vicaire d'Allineuc, fut alors délégué par le citoyen évêque de Port-Brieuc pour faire le service religieux de L'Hermitage. Jouan, curé constitutionnel d'Allineuc, fit aussi plusieurs baptêmes à L'Hermitage. Et Jarnet, prêtre jureur de Plœuc, y exerça le ministère. A partir de la fin de 1793, les registres deviennent complètement civils et cela jusqu'au rétablissement du culte.

 

Le 27 Floréal, an onze de la République L'Hermitage ne possédait encore ni recteur, ni vicaire ; son église était bien conservée et bien ornée, dit l'Assemblée municipale.

Il y avait, au-dessus de la sacristie, une chambre à la disposition du curé.

 

L'église de L'Hermitage a été érigée en succursale par décret du 1er Frimaire an douze de la République (22 novembre 1804). Ce décret fut approuvé le 25 Nivôse suivant. Elle fut érigée sous le vocable de Notre-Dame de L'Hermitage comme auparavant, et fut administrée par M. Joseph Hervé qui l'avait déjà desservie avant la Révolution et qui en fut recteur jusqu'en 1835.

 

Citons comme fait remarquable arrivé dans cette commune, la bataille de la Croix Saint-Lambert. En voici d'ailleurs le procès-verbal.

 

Les citoyens agent et adjoint de la commune de L'Hermitage, canton de Lanfains, au citoyen Thierry, juge de paix du canton de Lanfains.

 

Citoyen,

Nous vous donnons avis que ce jour sextidi présent mois de brumaire, il s'est livré bataille entre les troupes républicaines et des chouans ou mécontans, qui a commencé (à notre connaissance) à l'endroit de la forêt, dit la Croix Saint-Lambert et s'est terminée dans la cour du ci-devant château de Lorge, dans lequel intervalle de terrain, on compte six morts que l'on croit être des chouans. C'est pourquoi, citoyen, nous vous prions de venir sur les lieux pour faire la levée des cadavres ou de nous donner vos ordres à ce sujet ; il y a grande apparence qu'il se trouvera par la suite d'autres morts de leurs blessures dont nous n'avons jusqu'ici aucune connaissance.

A L'Hermitage, le six brumaire l'an huit de la République Française une et indivisible.

Pierre Ollivro fils, agent.

 

Le juge répond :

La cause de mort des dits individus étant ainsi constatée, il reste aux soins du citoyen agent de la commune de L'Hermitage sur laquelle sont les cadavres de les faire enterrer et de les enregistrer à Kergus.

Le sept Brumaire an huit de la République française, une et indivisible.

G.-M. Thierry, juge de paix.

 

Nous agent et adjoint de la commune de L'Hermitage, canton de Lanfains, département des Côtes-du-Nord, sur l'avis et l'autorisation du juge de paix du canton de Lanfains, en date du sept Brumaire an huit, nous nous sommes transportés dans les différentes enceintes de la forêt de Lorge en celte commune, où il se trouvait des cadavres morts des blessures qu'ils avaient reçues à l'affaire qui eut lieu le six Brumaire entre les troupes républicaines et les chouans aux environs de la Croix Saint-Lambert, accompagnés de Guillaume Hémery, de François Colin, d'Yves Le Maître, de Jean Roland, de François Roland, de Jacques Guiot, de Mathurin Lequilleuque, de Louis Ehouzan le jeune, de Laurant Sangan, de Jean Lequilleuque et de Mathurin Mabihan, tous majeurs et domiciliés de cette commune de L'Hermitage, et d'après avoir tous ensemble visité les dites enceintes de la dite forêt, nous avons trouvé dix cadavres en différents endroits de la dite forêt de Lorge, dans lequel nombre de dix se trouvait une femme, que nous avons tous enterrés pour éviter la contagion qu'auraient pu occasionner les dits cadavres ; attestons tous n'avoir ni directement ni indirectement aucune connaissance des noms et prénoms d'aucuns, excepté d'un nommé : Pas-de-loup qui fut fusillé par une colonne mobile le troisième jour d'après la bataille.

Fait et arrêté sous nos signes le huit Brumaire an huit de la République française, une et indivisible.

Jean Lequilleuc, François Collin, Jean Rolland, François Rolland, Yves Le Maître, Mathurin Lequilleuc, G. Hemery.

Pierre Ollivro fils, agent.

 

Enfin, dirai-je un mot de ces deux croix élevées près du Bourg-Neuf, sur la route de L'Hermitage au Bodéo, et qui portent le millésime de 1794. Il est bien probable qu'elles ne furent point érigées à cette époque. On m'a dit qu'on les devait à la générosité de deux frères Richard, dont l'un était recteur de L'Hermitage au moment de la Révolution.

Sans doute, ils ont voulu s'acquitter d'un vœu ou témoigner ainsi de leur affection fraternelle en élevant deux croix sur le même piédestal.

 

Autres pages : La HarmoyeLe BodéoL'Hermitage, PloeucLanfainsPlaintel

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 06:00

Les accords d'Évian, résultat de négociations entre les représentants de la France et du Front de Libération Nationale, sont signés le 18 mars 1962 à Évian-les-Bains et se traduisent immédiatement par un cessez-le-feu applicable sur tout le territoire algérien dès le lendemain.

Ils mettent fin officiellement à huit années de guerre durant laquelle ont été tués 28 500 soldats Français, entre 30 000 à 90 000 Harkis, et entre 250 000 à 400 000 Algériens.

Mais, le cessez-le feu ne fut mis en oeuvre que par le commandement français qui l'imposa à ses troupes. Les ordres furent de s'enfermer dans les cantonnements et d'intervenir qu'en cas de légitime défense.

Malheureusement, le cessez-le feu ne fut donc qu'à sens unique.

Les combattants de la 11ème heures du FLN (rébellion réfugiée à Tripoli) ne reconnurent pas ces accords et, ayant les mains libres, partiquèrent assassinats, enlèvements, tortures... sur toutes les personnes d'origine européenne et algérienne ayant aidées la France : plus de 3 000 pieds-noirs furent enlevés (on ne sait toujours pas ce qu'ils sont devenus), entre 60 000 et 70 000 harkis furent tués dans des conditions atroces, sans oublier les civils algériens dont on ne connaît le nombre.

 

La Direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives du ministère de la Défense a recensé 386 miliaires français ayant trouvé la mort après le 19 mars 1962.

 

Le 5 décembre 2002, 12 fédérations et associations d'anciens combattants se réunirent, 10 d'entre-elles repésentant 800 000 adhérents votèrent démocratiquement : la date du 5 décembre fut choisie comme journée nationale d'hommage aux morts pour la France des combattants d'Afrique du Nord. Cette date se voulant neutre et uniquement tournée vers l'hommage à tous les morts pour la France, et pas seulement jusqu'au 19 mars 1962.

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 18:34

 

DOYENNE DE PLŒUC

 

Le Diocèse de Saint-Brieuc pendant la période révolutionnaire : notes et documents, tome II, Conférence ecclésiastiques de 1892, Imprimerie-Librairie-Lithographie René Prud'Homme, Saint-Brieuc, 1895

 

 

En 1790, il y avait au moins vingt-et-un prêtres dans les paroisses qui actuellement forment le doyenné de Plœuc.

Dans ce nombre sont compris tous les prêtres qui, sans titre de recteur ou de curé, résidaient dans les paroisses et étaient de précieux auxiliaires pour les prêtres chargés du ministère paroissial. Les prêtres qui administraient les trêves qui ne font plus partie du doyenné de Plœuc, (Gausson était une trêve de Plœuc et Saint-Brandan une trêve de Plaintel) ne sont point comptés dans le nombre cité plus haut.

 

PLAINTEL

 

Plaintel avait pour recteur M. Cormaux en 1790, et pour curé M. Basset. Ils étaient aidés dans le ministère par MM. Toussaint Morin, J. J. Morin frères, G. Gouédart et Jean F. Dounio, tous prêtres originaires de la paroisse de Plaintel.

En 1791, les mêmes exercent le ministère à Plaintel, et en plus un M. Dutertre qui avait déjà paru en 1788.

Le plus célèbre est sans contredit M. Cormaux, qui est une des plus vénérables et des plus touchantes figures du martyrologe révolutionnaire en Bretagne. Sa vie a été écrite par plusieurs auteurs ; aussi je n'en donnerai qu'un petit résumé.

 

M. François-Georges Cormaux naquit à Lamballe, le 10 novembre 1746, fit ses études avec un grand succès au collège de Saint-Brieuc, devint prêtre, fut nommé vicaire de Meslin et obtint au concours la cure de Plaintel en 1779. C'était un homme d'un grand talent oratoire. Il fut appelé à prêcher dans la cathédrale de Saint-Brieuc, le 9 juin 1 790, à l'occasion des élections. Il le fit avec tant de succès qu'il fui nommé président du District de Saint-Brieuc. Mais voyant que les affaires tournaient mal, il mit sa démission et prépara ses paroissiens à la terrible épreuve qu'ils allaient avoir à subir. Dieu bénit le zèle du saint recteur et la paroisse de Plaintel fut signalée entre toutes par sa fidélité religieuse et sa résistance énergique au schisme.

Au mois de juin 1791, la veille de la Pentecôte, M. Cormaux reçut l'ordre de cesser ses fonctions ; il se rendit à Saint-Brandan, trêve de Plaintel, où il croyait pouvoir le jour de la Pentecôte administrer la première communion aux enfants. Mais comme il se disposait à monter à l'autel, la maréchaussée arriva pour le saisir. Il se sauva, se rendit à Quintin le soir, et demeura pendant cinq mois caché chez un gentilhomme des environs.

Le père Picot de Clorivière, jésuite, l'appela à Paris ; il s'y rendit en passant par Rennes et y arriva le 6 novembre 1791. Pendant près de trois ans il donna des retraites et des missions dans les couvents avec un zèle infatigable. Il allait dans les maisons particulières consoler et administrer les malades. Il écrivit aussi plusieurs lettres à ses paroissiens de Plaintel pour leur témoigner sa joie de les savoir inébranlables dans la foi. Son dévouement pour la gloire de Dieu el le salut des âmes l'empêchait parfois de prendre les précautions alors si nécessaires. Plusieurs fois on lui reprocha ses imprudences. C'est dans une de ses courses qu'il fut arrêté le vendredi 9 août 1793, à Francouville.

L'abbé Cormaux revenait de Pontoise où il était allé administrer une religieuse malade : le maire de Francouville lui demanda d'où il venait : Il répondit qu'il était prêtre, curé de Plaintel, en Bretagne. — Pourquoi m'avez-vous dit ce que je ne vous demandais pas, lui dit le maire tout bas : je voyais bien que vous étiez prêtre ; mais je voulais vous sauver. Le recteur de Plaintel fut conduit en prison à Pontoise, de Pontoise à Versailles et de là à Paris. Il fut encore un apôtre dans les prisons et touchait même le cœur de ses geôliers. Enfin, le 9 juin 1794, le saint confesseur parut devant le tribunal révolutionnaire. Il fut guillotiné le même jour. Trois heures suffisaient alors pour le jugement, la condamnation et l'exécution.

M. Cormaux eut pour successeur à Plaintel un curé intrus, nommé Le Fèvre, prêtre de la congrégation des Eudistes, alors principal du collège des Côtes-du-Nord. Il ne fut pas longtemps à Plaintel. Arrivé vers le commencement de juin, il disparut vers la fin d'août sans avoir exercé aucun ministère. Il n'avait jamais pu réunir que deux ou trois partisans. C'est alors sans doute qu'eurent lieu dans Plaintel ces fameuses processions nocturnes qui se rendaient aux chapelles en chantant ces étranges litanies :

Des habits bleus et des juroux

saint Cormaux, délivrez-nous.

 

M. Basset, né à Quessoy, était curé de Plaintel dès 1776. Il ne prêta point le serment civil, cessa son ministère public vers le 1er juin 1791 et demeura caché dans la paroisse où il continua d'administrer les sacrements. Le lieu ordinaire de sa retraite était la Ville Hamon, village situé à un kilomètre du bourg de Plaintel. La famille Perrin qui l'habitait alors, l'habite encore aujourd'hui. Pendant que l'abbé Basset disait la messe ou administrait les sacrements, des enfants montaient la garde, et Anne et Etienne Perrin ont souvent fait sentinelle. Plusieurs fois les bleus y firent des visites, mais toujours sans succès. Les prêtres n'y étaient plus ou étaient cachés dans des souterrains si bien dissimulés qu'ils échappaient aux perquisitions les plus minutieuses. On n'a aucun acte religieux de ces temps agités ; mais plusieurs se sont conservés par tradition. C'est ainsi que Jean Tanguy affirme que son père, François Tanguy, a fait sa première communion à la Boixière, et que sa mère, Jeanne Peirio, a élé baptisée à la Saudrais.

M. Basset après la Bévolulion devint recteur de Plaintel et mourut le 22 janvier 1806.

 

Quant aux autres prêtres de Plainte!, ils ne prêtèrent point serment et exercèrent le ministère jusqu'en 1792, excepté M. Donnio, dont on ne trouve plus la signature dès 1791. M. Gouédart et les deux MM, Morin qui habitaient des villages (M. Gouédart la Ville Gourelle et les MM. Morin le quartier Chanot, dit-on,) firent du ministère jusqu'au milieu de l'année 1792, époque ou ils durent se cacher pour échapper à la fureur des patriotes. Un acte du 12 octobre 1792 constate que l'on baptisait encore à l'église ; mais au mois de novembre la formule devient complètement civile. Cependant pour les déclarations de naissance, les témoins étaient presque toujours un homme et une femme qui n'étaient certainement autres que le parrain et la marraine de l'enfant.

Après la Révolution, l'un des MM. Morin fut recteur de Languenan où il mourut. M. Gouédart mourut recteur de Plaintel en 1824.

 

Les autres événements dont la tradition est très bien conservée sont ceux-ci : Un prêtre fut pris dans un souterrain au bourg et conduit à Saint-Brieuc. Les statues de l'église furent employées à faire un feu de joie sur la place du bourg, et les bleus dansèrent autour de ce feu. Les habitants préservèrent la statue de Notre-Dame de Beauchemin ; ils la cachèrent dans un fût qu'ils enterrèrent dans le champ dit Clos de la Chapelle. Nous ne citons point ici la bataille de Saint-Gilles qui n'eut lieu que vers 1818.

 

Autres pages : La HarmoyeLe BodéoL'Hermitage, PloeucLanfainsPlaintel

 

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 18:32

DOYENNE DE PLŒUC

 

Le Diocèse de Saint-Brieuc pendant la période révolutionnaire : notes et documents, tome II, Conférence ecclésiastiques de 1892, Imprimerie-Librairie-Lithographie René Prud'Homme, Saint-Brieuc, 1895

 

En 1790, il y avait au moins vingt-et-un prêtres dans les paroisses qui actuellement forment le doyenné de Plœuc.

Dans ce nombre sont compris tous les prêtres qui, sans titre de recteur ou de curé, résidaient dans les paroisses et étaient de précieux auxiliaires pour les prêtres chargés du ministère paroissial. Les prêtres qui administraient les trêves qui ne font plus partie du doyenné de Plœuc, (Gausson était une trêve de Plœuc et Saint-Brandan une trêve de Plaintel) ne sont point comptés dans le nombre cité plus haut.

 

PLŒUC

 

Plœuc à lui seul possédait huit prêtres. Cette paroisse avait alors pour recteur M. Chevalier, et pour curé M. Bertrand. Ils étaient aidés pour le ministère par des prêtres de la paroisse, MM. Jean-Baptiste Hello, Yves Eudo, Jean-Baptiste David, Noël André, Jean Hémery et Jean-Brieuc Jarnet. Ce nombre de prêtres ne doit pas étonner, si l'on considère que cette paroisse était couverte de chapelles. La chapelle de Saint-Just est la seule qui reste ; elle est encore ouverte au culte, on y dit la messe tous les dimanches.

 

La chapelle de Sainte-Marguerite, située dans l'ancien cimetière, a disparu, il y a quelques années, pour faire place à la magnifique église neuve. Cette chapelle se trouvait anciennement dans un coin du bourg appelé la Trêve, elle fut transportée de là dans le vieux cimetière aux frais de Melchide Georgelin.

 

Mais, avant la Révolution, les maisons de Bago, Crémeur, le Roscraignon, le Pont-à-l'âne, la Touche-aux-Moines, l'Ile, Saint-Eloi, la Corbière, avaient leurs chapelles. C'étaient autant de petites seigneuries dont plusieurs, m'a-t-on dit, payaient une redevance à celle de l'Ile. La Vieux-Ville possédait aussi une petite chapelle, desservie par des moines cisterciens qui avaient là une petite communauté.

 

M. Chevalier, qui fut le dernier recteur avant la Révolution, avait bâti pour presbytère la maison dite de M. Georgelin. Mais cette maison, assez considérable, lui avait coûté cher ; aussi avait-il contracté des dettes qu'il ne put payer. Ayant refusé de prêter le serment à la Constitution civile du clergé, il prit le chemin de l'exil dans les premiers jours de juin 1794. Il émigra en Angleterre où il mourut de chagrin.

 

M. Bertrand, homme simple, franc et droit, était très goûté de la paroisse. Il disparut aussi dans les premiers jours de juin 1791 ; mais il n'émigra point. Il se cacha chez des familles sympathiques et dévouées et continua d'administrer les sacrements en cachette dans les villages et les paroisses voisines, notamment dans la trêve de Gausson. On ne sait ce qu'il devint, mais il ne reparaît point à Plœuc après la Révolution.

 

Malheureusement, tous les prêtres de Plœuc ne suivirent pas le bel exemple qui leur était donné par le pasteur et le curé. Trois refusèrent de jurer ; ce furent MM. Hello, David et Eudo : ils furent obligés eux aussi de prendre le chemin de l'exil, et s'en allèrent à Jersey ou en Angleterre. Trois eurent la faiblesse de prêter le serment civil ; ce furent MM. André, Hémery et Jarnet tous nés dans la paroisse. Depuis 1791 jusqu'en 1801, il n'y eut que ces prêtres jureurs à exercer ostensiblement le ministère. Mais les habitants qui n'avaient point confiance en eux les abandonnèrent. Aussi l'église de Plœuc devint alors déserte et les ronces et les épines, au dire des anciens, en firent un lieu de désolation.

 

Il semble que la divine Providence ail voulu faire expier à ces prêtres le mal que leur faiblesse avait causé. Tous les trois, en effet, moururent misérablement, M. André, devenu curé constitutionnel et bientôt officier public, s'étant pris de querelle avec des soldats républicains qui lui reprochaient sa lâcheté, fut saisi par eux et dirigé sur Quintin, chef-lieu du district. Soit qu'il fût pour eux un embarras, ou soit par crainte des chouans, ils ne l'emmenèrent point jusqu'à Quintin, ils le fusillèrent en route, dans la forêt de Lorges, aux environs de la Croix Saint-Lambert.

M. Hémery fut saisi par les chouans et tué dans sa maison au bourg de Plœuc.

M. Jarnet vécut dans l'indifférence et le mépris de ses compatriotes qui ne voulaient pas même assister à sa messe. Il mourut en 1806, à la Ville-Jagu.

 

Mais à côté de ces figures qui nous attristent, en apparaissent d'autres qui nous consolent et nous réjouissent.

M. Paul Georgelin se présente ici à notre respectueuse admiration. Né à Plœuc, le 3 mars 1765, il venait d'être fait prêtre en 1789 quand la Révolution éclata. M. Georgelin ne prêta point le serment, n'émigra point : mais fidèle à l'Eglise catholique, il se tint caché dans la paroisse de Ploeuc où il rendit de grands services à la religion. Sa jeunesse et son zèle ne le rendirent pas seulement utile à la paroisse de Plœuc, mais encore à celles des environs. Il donnait ses soins el les secours de la religion à un malade, dans la paroisse de Plessala, lorsqu'il fut pris par des soldats auxquels il avait été dénoncé. Malheur aux prêtres insermentés qui étaient alors saisis, car souvent, sans aucune forme de procès, ils payaient de la vie leur fidélité à l'Eglise.

C'est ce qui arriva à M. Paul Georgelin. Les soldats, ou plutôt tes bourreaux qui l'avaient arrêté le massacrèrent, et on dit qu'il n'avait pas encore rendu le dernier soupir lorsqu'ils le jetèrent dans la fosse et le recouvrirent de terre.

C'est donc à faux que l’auteur de l’histoire populaire de la Bretagne dit qu'il fut fusillé à Plœuc, à la porte d'une maison où il venait d'administrer les sacrements à une malade. Il était âgé de 28 ans.

 

M. Joseph Georgelin, son frère, qui fut plus tard curé de Plœuc, était né le 8 janvier 1 768. Il fut emmené à Jersey, pendant la Révolution, par M. Joseph Briend, prêtre de Hénon, et y reçut tous les ordres, même la prêtrise, dans l'espace de six mois, au grand étonnement de tous. C'est lui qui devait, après la tourmente révolutionnaire, rouvrir les portes de l'église de Plœuc avec M. Briend, son maître et son guide. Ils revinrent à Plœuc en 1801. M. Briend fut curé d'office de 1801 à 180â. Mais la marquise de Catuélan qui avait connu à l'heure de l'épreuve son grand cœur et sa grande âme, s'empressa de le rappeler près d'elle comme recteur de Hénon.

M. Paul Georgelin ne fut pas le seul de la paroisse de Plœuc à payer de son sang sa fidélité à Dieu et à la religion.

 

Pierre Moisan, de Duancre, âgé de 48 ans ; Pierre-Paul Moisan, son fils, âgé de 18 ans ; François Georgelin, âgé de 67 ans ; Guillaume Georgelin, son fils, âgé de 26 ans ; François Chapron, âgé de 29 ans ; François Georgelin, âgé de 24 ans, furent aussi les glorieux témoins de l’Eglise et de la foi en leur pays. Saisis en leurs maisons comme suspects, ils furent dirigés sur le bourg par une colonne et fusillés en chemin près le Pont-Aiguillon en face du village des Isles le 17 août 1795. M. Moisan, ancien curé de Plouguenast et fils de Pierre Moisan, l'une des victimes, a élevé une croix sur le lieu où le crime s'accomplit. Au dire des anciens que j'ai entendus, il y eut dans cette paroisse beaucoup d'autres meurtres restés inconnus. La terreur régnait véritablement sur ce pays. On redoutait également les chouans et les bleus.

 

Des bandes de pillards se donnant le nom de chouans et qui n'étaient en réalité que de faux chouans souvent soudoyés par les bleus, parcouraient le pays pour dévaliser et incendier les maisons ; ils ne reculaient même pas devant l'assassinat des gens qui leur résistaient. Les bleus n'étaient pas moins redoutés, car outre qu'ils fusillaient pour le moindre prétexte, ils ne respectaient ni les biens ni les personnes. Aussi ces deux noms chouans et bleus sont-ils restés chez la plupart des Ploeuquois, qui n'en ont jamais bien connu la véritable signification, comme les synonymes de voleurs et d'assassins.

 

A la suite du Concordat, le 29 mai 1803, M. François Alleno fut installé curé de Plœuc, avec MM. Hello, David et Joseph Georgelin pour vicaires. M. Hello fut nommé recteur de Saint-Hervé, en 1813. M. David mourut à Plœuc en 1804. M. Georgelin devenu curé de Plœuc en 1819, mourut en 1839. Quant à M. Eudo, il demeura en Angleterre après la Révolution, et vint enfin mourir à Boulogne-sur-Mer, dans un âge très avancé vers 1860.

 

Autres pages : La HarmoyeLe BodéoL'Hermitage, PloeucLanfainsPlaintel

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 08:57

Arthur III, duc de Bretagne (22 septembre 1457 - 26 décembre 1458), dit le « Connétable de Richemont » ou « le Justicier », chevalier, duc de Touraine, comte de Dreux de 1441 à 1444, d'Étampes, de Montfort de 1457 à 1458 et d'Ivry et baron de Parthenay, né à Suscinio le 24 août 1393 et décédé à Nantes le 26 décembre 1458, connétable de France le 7 mars 1425.

richemond.jpg

Artus de Bretagne conestable

Armorial de Gilles Le Bouvier, dit Berry, héraut d'armes du Roi Charles VII, BnF, Ms Fr 4985

Arthur2.jpg

Charles VI ; Jean, duc de Touraine, 3ème dauphin ;

Charles, comte de Ponthieu (futur Charles VII) ; Artus de Bretagne (à gauche)

fol 38

arthur4.jpg

Le comte de Richemont

fol 54

Arthur1.jpg

Artus de Bretaigne connestable de France

fol 127

 


Arthur.jpg

Artus III du nom Duc de Bretagne

comte de Richemont connestable de France 1458

BnF Réserve OA-14-FOL, Gaignières 570, folio 48

 


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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 21:31

Mare 7357

Photographies du manoir de La Mare

 

I Charles Jouhan, sieur la métairie franche de La Mare, présent à la montre de Moncontour de 1479*, comparaît en archer à la montre de Saint-Brieuc en 1480 et est porteur d'une brigandine, décédé avant 1514, père de :

Montres de l'évêché de saint-brieuc tenue en l'an m. cccclxix

La revue et monstre généralle des nobles, ennobliz, exemptz et aultres tenantz fiefs nobles et subjects aux armes de l'Evesché de Saint-Brieuc, tenue à Moncontour par haut et puissant messire Tristan du Perrier, Comte de Quintin ; noble et puissant Messire Guyon de la Motte, Chevalier, sieur de l'Orfeuil et de Vauclerc ; Messire Amaury de la Moussaye, Chevalier, sieur du dict lieu de la Moussaye, commissaires commis et députez par mandement patent du Duc nostre souverain seigneur, quant à ce, les viije, ixe et xe jours de janvier l'an mil iiiie lxix

 Hénon : Charles Jouhan

 

II Messire Jacques Jouhan, écuyer, seigneur de La Mare, des Aulnays et de La Ville-Boré, anobli, cité en 1514, présent lors de la réformation du 2 mars 1536.

 

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Breil--du-.jpg

III Messire Julien du Breil, chevalier, seigneur du Pontbriand et de La Mettrie en Pleurtuit, du Pont-Ruffier au Hinglé, des Aulnays, puis de La Marre-Jouan par acquêt après 1536, né vers 1515, décédé au Pontbriand le 2 mars 1587 et inhumé en l’église de Pleurtuit, gouverneur de Redon dès 1550, gouverneur de Dinan en 1562, capitaine et commissaire-général du ban et arrière-ban de la noblesse, francs-archers et élus de l'évêché de Saint-Malo par brevet du 6 avril 1562, capitaine de 300 hommes de pied, chevalier de l'Ordre de Roi le 26 mai 1570, épouse en premières noces par contrat du 20 mars 1551 Marie Ferré, dame du Pin en Saint-Carné, décédée vers 1580, fille aînée de feu Bertrand Ferré, chevalier, seigneur de La Ville-es-Blanc, du Pin, de Launay-Quinard en Saint-Jouan-des-Guérets, de La Garaye en Taden, de Plumaugat, baron-souverain de Grimaud en Suisse, et de Peronnelle de Guémédeuc, et en secondes noces Julienne de La Villéon, fille de François de La Villéon, chevalier, seigneur du Boisfeuillet, chevalier de l'Ordre du Roi, et d'Isabeau de Kerguezangart, dont postrérité.

 

IV Messsire François du Breil, dit le capitaine Breil de Bretagne, chevalier, baron des Hommeaux en Saint-Broladre par lettres patentes d'août 1575, seigneur du Breil en Meillac et de Hédé, puis de La Marre-Jouan par acquêt de son cousin du 24 septembre 1556 (transcription), chevalier de l'Ordre du Roi en février 1568, gentilhomme-ordinaire de sa Chambre, conseiller en ses Conseils d'Etat et privé, capitaine de 50 hommes d'armes des Ordonnances de Sa Majesté, captaine de 100 chevau-légers et de 300 hommes de pied, gouverneur de Moncontour, de Granville, de Mariembourg, d'Abbeville et de Saint-Quintin, mestre de camp de dix compagnies de gens à pied, épouse en premières noces vers 1545 Jeanne de Tréal, fille aînée de Briand de Tréal, écuyer, seigneur de Beaubois et de L'Adventure, et de Françoise de Vendel, en secondes noces vers 1572 Louise Le Séneschal, dame du Plessis-Séneschal et du Rocher, inhumée dans l'église de Saint-Broladre le 5 novembre 1576, et en troisième noces par contrat du 21 jnvier 1577 Isabeau Porcon, dame de La Toucheinhumée dans l'église de Saint-Broladre en 1602, fille de Jean Porcon, écuyer, seigneur de Lampaster en Goven, et de Catherine Hubert, dont postérité du troisième lit.

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Lescouet-copie-1.jpg

V Messire Guillaume de Lescouët, écuyer, seigneur de Foulleville en Maroué, puis de La Mare par acquêt du 22 juin 1560 (transcription) pour la somme de 10 000 livres.

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Pontoise

VI Messire Richard de Pontoise, écuyer, seigneur du Breil, de La Rigaudière en Chauvé, puis de La Mare par échange du 22 juin 1560 (transcription), du Bois-Joli en Saint-Père en Retz, Chauvé et Le Clion par échange de La Mare du 18 juin 1561 avec Vincent de La Chasteigneraye, valet de chambre ordinaire du Roy, père de :

  1. Christophe de Pontoise, écuyer, seigneur du Bois-Joli en 1579, des Hunaudais en Rouans, de Chéméré, de Besssoreau en Arthon en Retz et autres lieux, épouse le 18 juillet 1580 Claude de Chevigné, fille de Christophe de Chevigné, chevalier, seigneur de La Sicaudaye en Arthon en Retz, chevalier de l'Ordre du Roy en 1570, et de Claude Le Bouteiller.

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Chasteigneraye.jpg

VII Messire Vincent de La Chasteigneraye, écuyer, seigneur de La Châtaigneraie au Cambout, du Bois-Joli puis de La Mare par échange du Bois-Joli du 18 juin 1561, de Marzan par acquêt de 1569, [fils de Jehan de La Chasteigneraye, écuyer, seigneur dudit lieu en Avessac, et d'Anne de Bodegat], épouse N Le Bouteiller, dont : 

  1. Jean de La Chasteigneraye, épouse Louise de Cadillan, dont postérité ; 
  2. Marie de La Chasteigneraye, épouse Claude Mouraud, écuyer, seigneur de La Prévostière, dont postérité.

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 Apvril.jpg

VIII Maître Jean Apvril, écuyer, seigneur de Lourmoye, de La Grée, de La Bouëxière et en Nivillac, de Coëtbo en Guer, de La Mare et autres lieux, payeur des gages de la Chambre des Comptes de Bretagne en 1537, trésorier des Etats de Bretagne de 1545 à 1578, receveur de l'évêché de Cornouaille en 1559, seigneur de La Mare par acquêt de 1561, [fils d'Alain Apvril, sieur de La Bouëxière, trésorier des Etats de Bretagne de 1534 à 1539, anobli par lettres patentse de 1547, et de Marthe de La Grée, dame dudit lieu en Nivillac], épouse en premières noces Anne Le Pennec, fille de  Claude Le Pennec, écuyer, seigneur du Bois-Jolland en Saint-Nazaire, et de Françoise Eder, et en secondes noces Marie de Bellabre, fille de Jean de Bellabre, dont du second lit : 

  1. N Apvril ;
  2. Jean Apvril, écuyer, seigneur de La Grée, de Coëtbo, dit le Président de La Gréedécédé en 1596, pourvu le 12 juin 1568 et par lettres de surannation du 4 octobre 1570, reçu le 21, conseiller et garde scel pourvu le 21 juin 1575 et reçu le 1er septembre suivant jusqu'au 8 août 1581, maître des Requêtes de l'Hôtel en 1582, premier président de la Chambre des Comptes de Bretagne reçu le 11 avril 1584, commissaire du Roi aux Etats de la Province en 1584, 1585 et 1586, épouse Jacqueline de La Bouëxière, fille d'Antoine de La Bouëxière, écuyer, seigneur d'Espinay et d'Estrillé,  et de Françoise de La Pommeraye, dont postérité ;
  3. Jeanne Apvril, épouse le 16 mai 1559 Marc Le Pennec, écuyer, seigneur du Bois-Jolland en Saint-Nazaire, décédé en 1571, fils de Claude Le Pennec, écuyer, seigneur du Bois-Jolland, et de Françoise Eder.

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 Sauvaget.jpg

IX. Messire Christophe Sauvaget, écuyer, seigneur des Clos, de La Croix de Pierre, de Parqueven, du Minihy, de La Ville-Pierre, de La Mare en Hénon par acquêt du 29 septembre 1561 et autres lieux, demeurant à La Croix de Pierre en Plémet, capitaine des francs arches de l’évêché de Saint-Brieuc,  [fils de Jacques Sauvaget, écuyer, seigneur des Clos en Plénée-Jugon, rendit aveu de ses terres en Plénée en 1528, vivant en 1559, et de Jacqueline Le Fesle, dame du Guébriant en Pluduno], épouse Olive Prigent, dame de La Ville-Neuve en Plénée et de Kergollot en Pléguien jusqu’en 1561, fille d’Olivier Prigent, écuyer, seigneur de La Ville-Neuve, de La Porte et de La Gitardaie en Plénée, de Kergollot en Pléguien et autres lieux, cité en 1535 à La Ville-Neuve, et peut-être en secondes noces Jacquemine Maris, dont :

  1. Thomas Sauvaget, qui suit ;
  2. Hélène Sauvaget, partagée en 1588, épouse Pierre de Saint-Méloir, écuyer ;
  3. Isabeau Sauvaget, épouse Bertrand Glé, écuyer, seigneur du Bois-Ménard en Plestan, fils de Jean Glé, écuyer, seigneur du Bois-Ménard.

 

X. Messire Thomas Sauvaget, écuyer, seigneur des Clos, de La Ville-Neuve, de La Mare et autres lieux, épouse en premières noces Marie de Rinquier, dame de Poulguin en Névez, et en secondes noces Renée Poisson, dame de Livinio, dont du premier lit :

  1. Jean Sauvaget, qui suit ;
  2. Jeanne Sauvaget, dame de Beauvais en Sévignac, née en 1585 et décédée le 14 février 1663, épouse à Plénée le 2 juin 1605 Georges des Cognets, écuyer, seigneur de L’Hôpital en Plurien, de Saint-Mérel, de La Baillie, de Saint-Vreget en Saint-Alban et autres lieux, décédé à Pléhérel le 30 novembre 1648, fils de François des Cognets, écuyer, seigneur de L’Hôpital, décédé vers le 9 juin 1587, et de Louise de La Marre, dame de La Ville-Roger en Pléhérel, de Saint-Vreget en Saint-Alban, de Courroué en Henanbihen et autres lieux, décédée le 1er avril 1625, dont postérité ;
  3. Et du second : Christophe Sauvaget, écuyer, né à Plénée le 24 mars 1599 ;
  4. Hélène Sauvaget, née à Plénée le 18 septembre 1600 ;
  5. François Sauvaget, écuyer, né à Plénée le 13 décembre 1601 ;
  6. Guillaume Sauvaget, écuyer, né à Plénée le 19 juin 1603 ;
  7. Ollivier Sauvaget, écuyer, seigneur de La Vallée en Plaintel, demeurant au Hino en Plaintel, né à Plénée le 22 décembre 1605, décédé à Plaintel le 18 novembre 1663 et inhumé en l’église paroissiale, épouse Marguerite Le Coniac, née vers 1614 et décédée à Saint-Brieuc le 14 novembre 1684, fille d’Henri Le Coniac, écuyer, seigneur de La Ville-Auffray en Trégueux, procureur fiscal de Quintin, et de Françoise Huet, dame de La Bouillerie, dont postérité ;
  8. Pierre Sauvaget, écuyer, né à Plénée le 19 avril 1607 ;
  9. Cyprienne Sauvaget, née à Plénée le 26 mai 1608, épouse à Saint-Brandan le 8 octobre 1628 Pierre Le Nepvou.

 

XI. Messire Jean Sauvaget, écuyer, baron des Clos et de Poulguin, seigneur de La Ville-Neuve, de La Croix de Pierre, de La Mare, de Kerazan en Loctudy jusqu’en 1647 et autres lieux, guidon des Gendarmes de la Reine, épouse en premières noces en novembre 1627 Olive Bertho, née à Meslin, le 27 octobre 1608, fille de Jacques Bertho, écuyer, seigneur de Cargouët en Meslin, et de Catherine du Halgoët, et peut-être en secondes noces Vincente Pavic, dont :

  1. Charles de Sauvaget, qui suit ;
  2. René de Sauvaget, écuyer, seigneur de La Chapelle-Guillaume en Saint-Pôtan, maintenu dans sa noblesse le 31 mai 1669, épouse en premières noces Catherine Ferron, et en secondes noces à Saint-Pôtan le 4 février 1663 Mathurine de Bédée, dont  postérité du premier lit ;
  3. François-Armand de Sauvaget, écuyer, décédé à Meslin le 12 octobre 1651 ;
  4. André de Sauvaget, écuyer, né à Plénée en 1637 et décédé à Meslin le 8 juin 1654 ;
  5. François de Sauvaget, écuyer, seigneur de La Haute-Ville en Saint-Pôtan et demeurant à Pléboulle, maintenu dans sa noblesse le 31 mai 1669, épouse à Saint-Pôtan le 14 juillet 1643 Guillemette de Bédée, dont postérité ;
  6. Et peut-être : Anne de Sauvaget, née en 1637 et décédée en 1690, épouse en la paroisse Saint-Mathurin de Moncontour le 5 juin 1664 Pierre Le Veneur, écuyer, né à Plédran en 1627 et décédé en 1690, fils de Jacques Le Veneur, écuyer, seigneur du Bouillon, maintenu dans sa noblesse par arrêt des Commissaires de Bretagne le 30 août 1669, et de Gilette Berthelot, dont postérité.

 

XII. Messire Charles de Sauvaget, chevalier, baron des Clos, seigneur de La Ville-Neuve, de Cargouët dont il rendi aveu et hommage en 1664, de La Mare et autres lieux, décédé à Cargouët le 16 décembre 1681, maintenu dans sa noblesse le 3 décembre 1668, épouse en 1654 Madeleine de Cybouault, dame de Pinieux en Limerzel, dont : 

  1. Jeanne-Marie Sauvaget, née à Cargouët le 8 juillet 1655 et baptisée le 10 octobre suivant, décédée à Rennes le 19 juin 1736, épouse à Meslin le 29 octobre 1680 Jean-Baptiste d’Andigné, écuyer, né à Saint-Malo et décédé en 1708, seigneur de La Marche, du Pin et de Saint-Jean dont il rendit aveu en 1687 et 1698, fils de René d’Andigné, chevalier, seigneur de Saint-Jean en Saint-Malon par acquêt du 21 juin 1658, décédé en 1661 et de Françoise Charpentier, dont postérité  ;
  2. René-Jean de Sauvaget, écuyer de Sauvaget, écuyer, reçu chevalier Hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem le 10 août 1668 ;
  3. Joseph Sauvaget, écuyer ;
  4. Jean-Baptiste de Sauvaget, qui suit ;
  5. Louise Sauvaget, née en 1652 et décédée en la paroisse Saint-Jean de Lamballe le 30 octobre 1720, épouse en la paroisse Saint-Jean de Lamballe le 24 août 1673 René Le Borgne, écuyer, seigneur de Goasven, né à Brélevenez le 25 avril 1639 et décédé en 1691, fils de Gilles Le Borgne, écuyer, seigneur de Goasven et de Keraziou, né le 10 septembre 1610, et de Marguerite de Kerguezay, dont postérité ;
  6. Georges-Joseph de Sauvaget des Clos, écuyer, baptisé à Meslin le 2 août 1666, reçu chevalier Hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem le 31 juillet 1672 ;
  7. Et peut-être : Jeanne-Françoise de Sauvaget, née vers 1658 et décédée en la paroisse Saint-Germain de Rennes le 22 avril 1738 et inhumée le lendemain, épouse en premières noces François-Jacques de Quifistre, écuyer, seigneur de Trémouharn, en secondes noces à Vannes le 13 décembre 1681 Louis Hubert, écuyer, seigneur de Lasse et de La Rochefordière, né en janvier 1639 et baptisé à Saint-Just de Verché le 21 juin suivant, décédé en la paroisse Saint-Germain de Rennes le 2 octobre 1700 et inhumé le surlendemain, conseiller au Parlement de Bretagne pourvu le 13 février 1664 et reçu le 30 mai suivant, fils de Louis Hubert, écuyer, seigneur de Lasse, conseiller au Présidial d’Angers, et de Renée Ligier, et en troisièmes noces en la chapelle des religieuses du Calvaire de Rennes le 1er avril 1704 René de Lopriac, baron de Coëtmadeuc, marquis d’Assérac, comte de Donges, baptisé en la paroisse Saint-Germain de Rennes le 10 août 1621 et y décède le 4 décembre 1707, conseiller au Parlement de Bretagne pourvu le 30 novembre 1645 et reçu le 19 janvier 1646, fils de Guy de Lopriac, écuyer, seigneur de Kermassonnet, baptisé en la paroisse Saint-Germain de Rennes le 6 mars 1595 et y décède le 16 avril 1675, conseiller au Parlement de Bretagne pourvu le 12 décembre 1646 et reçu le 17 février 1617, et de Julienne Grignon, sans postérité.

 

XIII. Messire Jean-Baptiste de Sauvaget, chevalier, dit le marquis des Clos, baron des Clos par lettres patentes de 1682, seigneur de Cargouët, de Poulguin, de La Ville-Neuve, de La Mare et autres lieux, page de la Grande Ecurie en 1680, rendit aveu de ses terres en Plénée en 1683, mestre de camp d’un Régiment de Cavalerie, brigadier de Cavalerie en 1700, tué au Turin en 1706, épouse à Meslin le 1er mai 1597 puis en la chapelle de l’évêché de Rennes le 4 Marie-Anne Visdelou, née le 4 juin 1677, fille de François-Hyacinthe Visdelou, chevalier, comte de Bienassis en Erquy, né en 1652 et décédé en 1714, gouverneur de Quimper, et de Marie-Anne Salou, dont :

 

 

XIV. Dame Marie-Anne Jeanne Françoise de Sauvaget, dame des Clos, de Cargouët, de Beaufréro en Quessoy, de La Maritaine en Maroué, de Cramaignan, de La Roche aux Denais, de La Roche-Tanguy, du moulin de Largentaye, de La Mare, de Saint-Mirel et autres lieux, née en 1698 et décédée à Paris le 25 mai 1785, rendit aveu de ses terres en Plénée en 1764, épouse à Erquy le 24 janvier 1712 Charles-François, comte de Froullay, chevalier, comte de Montflaux en Saint-Denis de Gastines, né à Montflaux en 1683 et décédé à Paris le 27 février 1744, major des Dragons au Régiment de Senneterre en 1693, mousquetaire de la Garde du Roy en 1701, colonel d’un Régiment de Froullay-Infanterie le 21 mai 1702, employé à la bataille de flandre de 1702 à 1703, colonel du Régiment de Royal-Francomtois-Infanterie en 1711, lieutenant pour Sa Majesté au gouvernement du Maine et comté de Laval, brigadier des Armées du Roy le 1er février 1719, ambassadeur de France auprès de la République de Venise en 1732, lieutenant-général des Armées du Roy le 24 février 1738, fils de feu Philippe-Charles, comte de Froullay, chevalier, comte de Montflaux, né en 1663 et décédé à Paris le 7 mai 1697, enseigne des Gendarmes de la Garde du Roy, lieutenant pour Sa Majesté au gouvernement du Maine et comté de Laval, et de Marie-Anne de Mégaudais, dame de Marolles, dont postérité.

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XV. Dame Marie-Malonne-Yvonne de Tréanna, dame de Trémaria et de La Mare dont elle reçu des droits en 1764, [fille de Claude-Hyacinthe de Tréanna, écuyer, seigneur de Trémaria, et de Marie-Anne Le Borgne, dame de Goasven] épouse Vincent-Guillaume de Moëllien, écuyer, seigneur de Tronjoly, né à Lesneven entre le 8 et le 10  janvier 1698, décédé en la paroisse Saint-Martin de Morlaix le 19 novembre 1751 et inhumé le lendemain, conseiller au Parlement de Bretagne pourvu le 16 juin 1724 et reçu le 22 novembre suivant, fils aîné de Sébastien-Corentin de Moëllien, écuyer, seigneur de Tronjoly, sénéchal de Lesneven, et de Gabrielle-Catherine du Poulpry, dont :

  1. Sébastien-Marie-Hyacinthe de Moëllien, écuyer, baptisé le 14 février 1732 et décédé en Hollande le 14 février 1793, conseiller au Parlement de Bretagne pourvu le 2 juillet 1755 et reçu le 18 août suivant, émigré, épouse en la paroisse Saint-Léonard de Fougères le 2 août 1757 Perrine-Josèphe-Anne de La Bellinaye, fille d'Armand-Magdelon de La Bellinaye, chevalier, et de Marie-Thérèse Frain de La Ville-Gontier, née en la paroisse Saint-Léonard de Fougères le 26 septembre 1730 et décédé le 26 octobre 1772, dont postérité.

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 noue-copie-1.jpg

XVI. Messire Guillaume-François Marie de La Noüe, chevalier, comte de Bogard, seigneur de La Ville-Norme en Plémy, de La Mare en Hénon et autres lieux, né à Coëtcouvran le 11 mars 1747 et baptisé le 14, décédé à Saint-Hélier de Jersey le 16 janvier 1795 et inhumé le 17, fit ses preuves pour être page du Roy en sa Grande-Ecurie en 1761, siégea dans l'ordre de la noblesse aux états généraux de Bretagne en 1774,lieutenant des maréchaux de France et chevalier du Saint-Sépulcre dès 1776, licencié en Droit en 1780, conseiller au Parlement de Bretagne pourvu le 5 avril 1780 et reçu le 13 juin suivant, émigré à Jersey, épousa à Saint-Malo le 17 octobre 1776 Félicité-Marie Meslé de Grandclos, née à Saint-Malo le 3 février 1757, fille de Pierre-Jacques Meslé, écuyer, seigneur de Grandclos, et de Pauline Claude Félicité Le Bonhomme, dont :

  1. Maurice, comte de La Noüe-Bogard, émigré avec son père, décédé sans postérité en 1804 ;
  2. Amélie de La Noüe, vivant à Londres en 1798 ;
  3. Pauline-Caroline de La Noüe, dame de Bogard,  décédée en 1804, épouse en 1803 Louis Marie René du Plessis de Grénédan.

________________________________

 Herisse.jpg

XVII. François-Charles-Constance Le Hérissé, né le 7 septembre 1750 et décédé le 30 janvier 1812, [fils de Jean Le Hérissé, "régisseur" de La Mare depuis 4 générations (1642), né vers 1714, et d'Anne Duval, née vers 1709 et décédée le 16 avril 1788], propriétaire de La Mare par acquêt comme bien national pour la somme de 10.257 livres entre 1796 et 1797, épouse à Quessoy le 26 février 1772 Jeanne Duval, née vers 1751 et décédée avant 1809, fille de François Duval et de Marie-Jeanne Couëssurel, dont :

  1. Jean Le Hérissé, propriétaire de La Mare, né le 6 avril 1775 et décédé le 9 mars 1817, épouse à Hénon le 10 janvier 1798 Marie Gibet, née le 26 janvier 1778, fille d'Ollivier Gibet, né à Quessoy vers 1743 et décédé après 1813, et de sa seconde épouse Louise Davy, dont postérité.
  2. Jeanne-Anne Le Hérissé, née le 2 juillet 1778, épouse à Hénon le 5 août 1793 Michel-Amateur Verde, fils de Charles Verde et d'Isabelle Mouesan ;
  3. François-Jean Le Hérissé, né le 29 février 1780 et décédé le 6 août 1833, épouse à Hénon le 24 février 1802 Jeanne Gibet, née le 18 janvier 1780, fille d'Ollivier Gibet, né à Quessoy vers 1743 et décédé après 1813, et de sa seconde épouse Louise Davy ;
  4. Anne-Rose Le Hérissé, née le 17 mai 1789 et décédée le 16 novembre 1865, épouse à Hénon le 10 octobre 1809 Jean Gibet, né vers 1788, fils d'Ollivier Gibet, né à Quessoy vers 1743 et décédé après 1813, et de sa seconde épouse Louise Davy, dont postérité ;
  5. Joseph Le Hérissé, né le 6 février 1791 et décédé le 21 septembre 1848, épouse à Hénon le 26 janvier 1813 Renée-Louise-Olive Gibet, fille d'Ollivier Gibet, né à Quessoy vers 1743 et décédé après 1813, et de sa seconde épouse Louise Davy, dont postérité. 

________________________________

 Mesle.jpg

XVIII. Dame Félicité-Marie Meslé de Grandclos, veuve de Guillaume-François de La Nouë, dame de La Mare par rétrocession de 1798 pour 4.000 livres dudit Le Hérissé.

________________________________

 

Herisse

XIX. François-Charles-Constance Le Hérisséné le 7 septembre 1750 et décédé le 30 janvier 1812, propriétaire de La Mare par acquêt entre 1798 et 1807, épouse Jeanne Duval, née vers 1751 et décédée avant 1809, fille de François Duval et de Marie-Jeanne Couëssurel, dont : 

  1. Jean Le Hérissé, qui suit ;
  2. Jeanne-Anne Le Hérissé, née le 2 juillet 1778, épouse à Hénon le 5 août 1793 Michel-Amateur Verde, fils de Charles Verde et d'Isabelle Mouesan ;
  3. François-Jean Le Hérissé, né le 29 février 1780 et décédé le 6 août 1833, épouse à Hénon le 24 février 1802 Jeanne Gibet, née le 18 janvier 1780, fille d'Ollivier Gibet, né à Quessoy vers 1743 et décédé après 1813, et de sa seconde épouse Louise Davy ;
  4. Anne-Rose Le Hérissé, née le 17 mai 1789 et décédée le 16 novembre 1865, épouse à Hénon le 10 octobre 1809 Jean Gibet, né vers 1788, fils d'Ollivier Gibet, né à Quessoy vers 1743 et décédé après 1813, et de sa seconde épouse Louise Davy, dont postérité ;
  5. Joseph Le Hérissé, né le 6 février 1791 et décédé le 21 septembre 1848, épouse à Hénon le 26 janvier 1813 Renée-Louise-Olive Gibet, fille d'Ollivier Gibet, né à Quessoy vers 1743 et décédé après 1813, et de sa seconde épouse Louise Davy, dont postérité. 

 

XX. Jean Le Hérissé, propriétaire de La Mare, né le 6 avril 1775 et décédé le 9 mars 1817, épouse à Hénon le 10 janvier 1798 Marie Gibet, née le 26 janvier 1778, fille d'Ollivier Gibet, né à Quessoy vers 1743 et décédé après 1813, et de sa seconde épouse Louise Davy, dont :

  1. Jean-François Olivier Le Hérissé, né à La Mare le 6 avril 1799, épouse à Quessoy le 22 juillet 1830 Marie-Michelle-Louise Sort fille de Louis Sort et de feu Jeanne Colas ;
  2. François Le Hérissé, qui suit ;
  3. Isabelle-Jeanne-Anne Le Hérissé, née à La Mare le 7 juillet 1803 ;
  4. Marie-Louise-Jeanne Le Hérissé, née à La Mare le 8 février 1805 et décédée le 6 avril 1871, épouse à Hénon le 10 janvier 1823 Jean Rio, né en 1790, fils de Pierre Rio et de Marie Tonquédec ;
  5. René-Olivier Le Hérissé, né à La Mare le 8 septembre 1807 ;
  6. Jérôme-Louis Le Hérissé, né le 11 février 1811, épouse à Quessoy le 23 juillet 1833 Marie Loncle, fille de Louis Loncle et de Françoise Gicquel, dont postérité. 

 

XXI. François-Olivier-Joseph Le Hérissépropriétaire de La Mare, né à La Mare le 8 mars 1801 et décédé le 27 novembre 1870, épouse à Hénon le 10 janvier 1823 Anne-Noëlle Rio, décédée le 13 mai 1846, fille de Pierre Rio et de Marie Tonquédec, dont :

  1. Marie Le Hérissé, née le 27 janvier 1825 et décédé le 20 janvier 1895, épouse Louis Gibet, fils de Jean Gibet et d'Anne Le Hérissé, née le 17 mai 1789 et décédée le 16 novembre 1865 ;
  2. François Le Hérissé, qui suit ;
  3. Jean-Pierre Le Hérissé, né le 10 avril 1834, épouse à Matignon le 17 mai 1855 Angélique Domrault, fille de feu Mathurin Domrault et de Jeanne Chapelain, dont postérité ;
  4. Pierre Le Hérissé, né le 30 septembre 1836 et décédé le 3 septembre 1879, épouse Louise Morin, née le 30 mai 1845 et décédée avant 1879, dont postérité ;
  5. Françoise Le Hérissé épouse Pierre Rault.

 

XXII. François Le Hérissépropriétaire de La Mare, né le 30 mai 1831, épouse Adèle Corbel, dont :

  1. François Le Hérissé, né le 14 juin 1864, recteur de Quessoy ;
  2. Adèle Le Hérissé, née le 6 octobre 1859 ;
  3. Joséphine Le Hérissé, qui suit ;
  4. Anne Le Hérissé, née le 7 avril 1872. 

 

XXIII. Joséphine Le Hérissé, née le 2 février 1869, propriétaire de La Mare, épouse François Hercouët, dont postérité.

________________________________

 

XXIV. N, propriétaire de La Mare par acquêt vers 1968, industriel de Loudéac.

________________________________

 

XXV. Pierre Baffert, propriétaire de La Mare par acquêt, épouse Marcelle Rosiau.

________________________________

 

XXVI. Franck Garçonnet, propriétaire de La Mare par acquêt, et arrière petit-fils de Joséphine Le Hérissé, épouse à Moncontour en 2004 Marie-Hélène Monier, dont postérité.

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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 12:41

 

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 12:39
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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 16:41

 GP  MP

Messire Guillaume de Penancoët, comte de Keroualle (portrait de Henry Gascard 1670), épousa Damoiselle Marie de Ploeuc (portrait de Henry Gascard, 1670), dont :

SP

1) Messire Sébastien de Penancoët, comte de Keroualle (portrait de Henry Gascard, 1670), sans postérité ;

 LP  CII

2) Damoiselle Louise-Renée de Penancoët, duchesse de Portsmouth (portrait de Henry Gascard, 1670), épouse morganiquement le roi Charles II (portrait de Mary Beale, 1670), dont :

CL-copie-1.jpg  AB.jpg

a) Lord Charles Lennox, 1er duc de Richemond, de Lennox et d'Aubigny (portrait de Godfrey Kneller, 1703), épouse Lady Anne Brudenell (portrait de Michael Dahl), dont postérité

 HP  PH

3) Henriette-Mauricette de Penancoët (portrait de Peter Lely, 1675) épouse en premières noces Philip Herbert, comte de Penbroke (portrait de Geraud Soest) et en secondes noces Jean Timoléon Gouffier, marquis de Thiais, dont du premier lit :

CH.jpg

a) Charlotte Herbert (portrait de Godfrey Kneller), épouse en premières noces John, baron Jeffreys, et en secondes noces Thomas, vicomte Windsor de Blackcastle, dont postérité des deux lits.

 

Sur Louise-Renée de Penancoët, dite Louise de Keroualle, deux autres pages 1 & 2, ainsi que sur sa descendance (Prince William descendant des Ploeuc)

 

Tableaux provenant de l'excellent site Our Family History

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 14:31

Noël-François ANDRÉ, curé et officier public de la paroisse de Plœuc, 1793.

* source ?

Ploeuc à lui seul possédait huit prêtres. Cette paroisse avait alors pour recteur M. Chevalier, et pour curé M. Bertrand. Ils étaient aidés pour le ministère par des prêtres de la paroisse, MM. Jean-Baptiste Hello, Yves Eudo, Jean-Baptiste David, Noël André, Jean Hémery et Jean-Brieuc Jarnet. 

Malheureusement, tous les prêtres de Ploeuc ne suivirent pas le bel exemple qui leur était donné par le pasteur et le curé. Trois refusèrent de jurer ; ce furent MM. Hello, David et Eudo : ils furent obligés eux aussi de prendre le chemin de l'exil, et s'en allèrent à Jersey ou en Angleterre. Trois eurent la faiblesse de prêter le serment civil ; ce furent MM. André, Hémery et Jarnet, tous nés dans la paroisse. Depuis 1791 jusqu'en 1801, il n'y eut que ces prêtres jureurs à exercer ostensiblement le ministère. Mais les habitants qui n'avaient point confiance en eux les abandonnèrent. Aussi l'église de Ploeuc devint alors déserte et les ronces et les épines, au dire des anciens, en firent un lieu de désolation.

Il semble que la divine Providence ait voulu faire expier à ces prêtres le mal que leur faiblesse avait causé. Tous les trois, en effet, moururent misérablement.

M. André, devenu curé constitutionnel et bientôt officier public, s'étant pris de querelle avec des soldats républicains qui lui reprochaient sa lâcheté, fut saisi par eux et dirigé sur Quintin, chef-lieu du district. Soit qu'il fût pour eux un embarras, ou soit par crainte des chouans, ils ne l'emmenèrent point jusqu'à Quintin, ils le fusillèrent en route, dans la forêt de Lorges, aux environs de la Croix Saint-Lambert.

 

 

* source ?

En 1791, Ploeuc eut un curé assermenté, nommé André. Comme la commune était fermement attachée aux anciennes formes religieuses, il fallut recourir à la force pour l'installer ; le pauvre curé n'eut probablement pas grand succès auprès de ses paroissiens.

Quant au curé constitutionnel André, son zèle s'était-il refroidi ? En tous cas, le 1er brumaire an IV, c'est-à-dire le 23 octobre 1796, André tua un soldat de la République, nommé Mathurin Briand. Le même jour, André fut tué par des soldats de la République cantonnés à Ploeuc. L'acte de décès porte : « Décès de Noël-François André, curé de cette commune, fils de Noël et de Jeanne Turmel, âgé de 36 ans, mort le premier jour du présent mois ». extrait d'acte en ligne

 

*EM. GALMICHE - Nouveaux documents sur le comité de surveillance révolutionnaire de Saint-Brieuc, Annales de Bretagne, Année 1928, Volume 38, page 416.

Etat des prêtres assermentés détenus à Quintin en vertu d'un arrêté Le Carpentier (août 1794)

 13. Brieuc Jarnet, vicaire de Ploeuc, 53 ans.

25. Noël-François André, de Ploeuc, 34 ans.

34. Jacques-Joseph Emery, né à Ploeuc, curé de Lanfains

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 09:52

croix-protestante-or-3.png

* Benjamin JOLLIVET - Les Côtes du Nord, Histoire et Géographie de toutes les villes et communes du Département - Guingamp, Imprimerie de B. Jollivet, 1854, tome I.

page 328 : "On connaît aussi, en Ploeuc, l'ancien cimetière des Huguenots"

 

* Paul SEBILLOT - Traditions et superstitions de la Haute-Bretagne - Paris, Maisonneuve et Cie Editeurs, 1882, tome I. 

page 346 : "Les seuls souvenirs de cette époque, vieille à peine de trois siècles, sont quelques noms de lieux, tels que le cimetière des Huguenots, le Pont aux Huguenots (1), qui attestent encore qu'autrefois le pays était occupé par les protestants.

(1) Les noms de lieux sont ceux qui conservent le mieux le souvenir du passé ; à Plœuc, un champ porte aussi le nom de Cimetière des Huguenots (Jollivet, I, 328)"

 

* MM. HABASQUE, MARIE et de GABARY - Annuaire des Côtes-du-Nord - Saint-Brieuc, Prud'homme, Imprimeur-libraire, 9ème année, 1844.

pages 90-91 : "Ploeuc a eu autrefois un cimetière des huguenots qui, après la révocation de l'édit de Nantes, fut donné aux auteurs du marquis de La Fayette. Cet homme célèbre, si diversement apprécié, mais dont les intentions furent incontestablement bonnes, fit vendre ses biens à Ploeuc et dans les environs pour plusieurs centaines de mille francs, à l'époque de la guerre de l'indépendance, ainsi que nous l'avons dit plus haut, et au nombre des biens qu'il vendit se trouva, croyons-nous, ce cimetière encore connu sous le nom de cimetière des huguenots."

 

Huguenot : ce terme est l'ancienne appellation donnée par leurs ennemis aux protestants français pendant les guerres de religion. À partir du XVIIe siècle, les huguenots seront appelés religionnaires, car les actes royaux employaient le terme de « Religion prétendue réformée » pour désigner le protestantisme.

 

Sites :

Huguenots en France et Huguenots en Bretagne

Huguenots de France et d'ailleurs et Protestants de Bretagne 

Musée virtuel du protestantisme français et Le protestantisme en Bretagne

Le protestantisme en Bretagne aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles

Histoire du protestantisme en Bretagne

Eglise réformée de Rennes

Eglise réformée de France en Côtes d'Armor

Temples protestants de France


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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 16:41

Le rolle de la monstre et revue fète à Fougières le 26ème jour de juillet l’an 1488 de deux cent trente deux homme de guerre à pié estant en l’ost et armée que la roy nostre sire fait à présent tenir audit lieu soubz la charge et conduite de Jehan Pigasse, escuier, leur cappitaine, sa personne en ce comprise, par nous François Lucas, chevaliier de la Rochetesson, conseiller et chambellan, et Jehan de la Primaudaye notère et secrétère du roy nostre seigneur. A ce commis et ordonné icelle monstre et revue, servant comme lacquet de sire jehan Legendre, aussi conseiller et trésorier des guerres d’icelui sire, et par là, commis au payement desdits gens à pié, pour 15 jours environ, commençant ledit 26ème jour de juillet, desqels les noms et pénoms çy après s’ensuivent :

et premièrement

 

 ledit Jehan Pigasse, cappitaine

Guillaume Hiron

Guillaume Hubert

Richard de Servantin

Richart Vaulgeart

Geoggroy le Ridelet

Pierre Legoupil

Robert Aguillon

Pierre Chevalier

Jehan Bellantier

Guillaume Carbonnel

Guillaume Quetier

Jehan du Fossey

Pierre du Fossey

Anthoine Fouquet

Martin Marie

Raoulin Bonamy

Guillaume Lemière

Germen Lecornier

Lehan Lemasnier

Rogier Lecoude

Raoulet Pignagues

Thomas Deslandes

Jehan Marion

Jehan Périée

Louys Carbonnel

Odart Consnel

Philbert Lecharreton

Jehan  de la Valecte

Guillaume Martin

Thomas Damier

Gabriel Poullart

Jehan Vallée

Thomas Lesnart

Jehan Leblant

Thomas Panyé

Thomas Agappe

Liger Leroy

Jehan Varin

Guillaume Leconte

Perrin Duchemin

Jehan Hubert

Vincent Depréaulx

Laurens Hamon

Guillaume Letual

Richart Leprovost

Jehan Lefectey

Olivier Chenevielle

Michel Guibert

Jehan Grégoire

Jehan Rogier

Jacob Hubert

Silon Bourdet

Guillaume Bastart

Jehan Bessart

Richart Videlou

André Dubergier

Jehan Lesnart

        59                  

Guillaume Blomer

Jehan Pigasse

Jehan Daquesnay

Jehan Lejemble

Jehan Leveillart

Michel Mesnil

Michel Blomer

Jehan Gillebert

Jehan Lemesnager

Guillaume Guillotin

Guillaume Mouton

Pierre Normant

Michel Lefrançois

Guillaume de Douvre

Jehan Guéry

Jehan Levignereux

Jehan Dufresne

Jehan Lestournel

Thomas Baudin

Christofle Couillart

Michel Dumès

Robin Scelles

Guillaume Lecosturier

Philbert Jarnel

Vigou Gaudin

Guillaume Lejolys

Jehan Liorré

Jehan Coton

Michel Daguerre

Guillaume Lucas

Jehan Roussel

Ancel Marie

Jehan Doynel

Jehan Miton

Pierre Lebagues

Jehan Lebastard

Guillaume Ledur

Girès Ledur

Jehan Vivier

Jehan Hervieu

Thomas Poulart

Jehan Choquer

Giret René

Jehan Godart

Pierre Lelièvre

Pierre lepainblanc

Gillet Aufray

Jehan Deveu

Jehan Alain

Guillaume Jongan

Richart Lerousserel

Nicolas Jolys

Guillaume Grassart

Bertran Moisson

Jehan Tulout

Colin Jardin

Nouel Simon

        57                  

Nouel Lambert

Pierre Pivert

JehanLermicte

Guillaume Desfouls

Jehan Jousselin

Pierre Rivière

Jehan Savary

Jahan Amary

Jehan Passays

Jehan Loysel

Tuffin Delamoire

Guit Routon

Guillaume Berthault

Thomas Lebourgays

Robin Launay

Guillaume Canniout

Jehan Armel

Martin Moysson

Colin Torcher

Joffroy Stames Laisné

Jamet Lepénible

Bellien Bays

Georget Lefranc

Vincent Ysabel

Jacques Avirty

Jehan Seult

Colin Yvon

Guillaume Besier

Vincent Vinecuier

Richart Durant

Thomas Dutout

Raoul Fravont

Jehan Hamon

Jehan Jouhan

Jehan Des Loges

Gervais Lebohier

Jehan Girart

Germain Gallois

Cardot Hays

Pierre Camus

Loys Gallet

Pierre Lecoq

Jehan Aufray

Jehan Giret

Jehan Martin

Noël Bonnepeur

Thomas Bonbon

André Dangey

Michel Duval

Colin Mochon

Geoggroy Rouxel

Colin LemordelayPierre Alain

Richart Hébert

Colas Nobilcan

        57                  

Giret Saliou

Jehan Chevrel

Germain Pommeraie

Estienne Besnart

Colin Lyon

Edouart Fontaine

Geoffroy Leroy

Estienne Rogier

Robin Delaunay

Jehan Lebadays

Jamet Lefèvre

Pierre Picot

Jehan Leconte

Jehan Delisle

Guillaume Plansey

Colin Cause

Robin Legrant

Symon Chiefdevue

Thomas Ravenel

Mathieu Baron

Noel Brian

Perrin Hue

Symon Jouhan

André Baudouyn

Julien de Morcamin (?)

Colin Lenoble

Colin Lebonosier

Symon Besnart

Guillaume Denoie

Raoullet Denaye

Robert Noel

Colin Ballay

Thomas Scelle

André Senestre

Thomas Vauquelin

Pierre Davy

Jourdain Papillon

Jehan Du Moustier

Jehan Charles

Robin Harel

Jehan Alix

Geoffroy Desloges

Jehan Bienvenu

Jamet Gellin

Guillaume Auffray

Pierre Legoupil

Gilles Delanoë

Geoffroy Leridelet

Jehan Symon

Gilles Bernier

Colas Delafosse

Robin Duguey

Jehan le Régnelin

Jehan Martel

Pierre Hayer

Guillaume Ler

Perrin Reinier

Simon André

        58                  

Somme totale desdits gens de pié :  232

 

Nous François Lucas, chevalier, seigneur de la Rochetesson, conseiller et chambellean, et Jehan de la Primaudaye, notère et secrétère du roy notre sire, commissaires dessus nommés, certiffions aux gens des comptes dudit sire et autres à qui il appartiendra avoir vu et visiité par forme de monstre et revue les 232 gens de guerre à pié dessus nommés et escripts par nom et prénom estant soubz la charge et conduite dudit Jehan Pigasse, escuier, leur cappitaine, sa personne  en ce comprise : lesquels nous avons trouvés en bon et suffisant estat et habillement de guerre, cappables d’avoir et prendre chacun d’eulx la somme de 15 sous tournois à eulx ordonnés par ledit sire pour leurs gaiges et souldes de 15 jours entre commençant ledit 26ème jour de juillet. En tesmoing d’eulx nous avons signé ce présent rolle de nos noms, les jour et an dessusdits :

FRANCOIS LUCAS

PRIMAUDAYE

 

En la présence de moy, Robert Archambault, commis de maistre Denis Marcel, notère et secrétère du roy et contrôlleur de ses gens de guerre à pié, tous les dessusdits 232 hommes estant soubz la charge et conduite de Jehan Pigasse, escuier, leur cappitaine, sa personne en ce comprise, ont confessé avoir eu et receu de sire Jehan  Legendre, aussi contrôlleur et trésorier des guerres dudit sire et par lui commis au payement desdits gens de guerre  à pié, la somme de 464 livres tournois 13 sous  au feur de 15 sous tournois à chacun d’eulx ordonné par ledit sire pour leurs gaiges et souldes de 15 jours entre commençant ledit 26ème jour de ce mois de juillet. De laquelle somme de 464 livres tournois, les dessus dits et chacun d’eulx particulièrement se sont tenus et tiennent pour contens et bien payés. Et en ont quicté et quictent ledit sire. Tesmpoing, mon seing manuel cy mis à leur requeste, le 27ème jour de ce mois de juillet 1488.

ARCHAMBAULT

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 17:52

 

 

Estat des noms

 de ceux qui ont esté déboutez

de la Qualité de Noble & d'Ecuyer

 par Arrest de la Chambre

establie pour la Reformation de la

Noblesse en Bretagne.

A Rennes. Chez Iean Vatar, Imprimeur & Libraire ordinaire

du Roy, devant le Palais, à la Palme d'Or.

Avec privilège de Sa Majesté.

 

Du 18. May 1669. Monsieur le Febvre, Rapporteur.

Isaac Gourquet sieur du Tertre, demeurant à S. Eloy, paroisse de Ploëuc, Evesché & Ressort de S. Brieuc, contradictoirement debouté de la qualité d'Escuyer, & condamné en l'amende de 400. liv.

 

Du 21. May 1669. Monsieur le Iacobin, Rapporteur.

Iulien Pellan sieur des Saulveaux y demeurant paroisse de Plemy, Evesché de S. Brieuc, contradictoirement debouté de la qualité d'Escuyer, & condamné en l'amende de 400. liv.

 

Du 12. Juillet 1669.

Hardoüin Cheron sieur de Betoul, demeurant paroisse de Tredaniel, Evesché de S. Brieuc.

 

Du 29. Juillet 1669. Monsieur Lesrat, Rapporteur.

François Paslier sieur du Closneuf, demeurant au bourg de Plemy, Evesché de S. Brieuc.

 

Du 5. Aoust 1669. Monsieur le Feuvre, Rapporteur.

Christophle Houeix sieur de la Forest, demeurant au bourg de Plessala, Evesché de S. Brieuc.

 

Du 14. Aoust 1669. Monsieur Raoul, Rapporteur.

François Bocan, sieur de Bois-Brun, demeurant au bourg de Plessala, Evesché de S. Brieuc.

 

Du 16. Aoust 1669. Monsieur le Iacobin, Rapporteur.

Pierre Pelan sieur de la Garenne, Maurice Pelan sieur des Carnaiz, & Allain Pelan sieur des Landes, & Laurens Pelan sieur de Lespines freres, demeurans paroisse de Plemy, Evesché de S. Brieuc, contradictoirement deboutez de la qualité d'Escuyer, & condamnez chacun en l'amende de 400. liv.

 

Du 4. Septembre 1669. Monsieur de Larlan, Rapporteur.

Iacques Tardivel sieur du Vauhoudy, y demeurant paroisse de Tredaniel, Evesché de S. Brieuc, contradictoirement debouté de la qualité d'Escuyer, & condamné en l'amende de 400. liv.

 

Du 27. Octobre 1670. Monsieur des Cartes, Rapporteur.

François de la Coudre sieur de la Garenne, demeurant paroisse de Plouguenas & de S. Brieuc, Ressort de Rennes.

 

Du 24. Mars 1671. Monsieur des Cartes, Rapporteur.

Rolland Troussais sieur du Clozsuzain, y demeurant paroisse de Henon, Evesché de S. Brieuc, Ressort de Rennes.

 

Du 24. Mars 1671. Monsieur des Cartes, Rapporteur.

Pierre le Venneur sieur de la Hays, & Iean le Venneur sieur de la Chesnays, demeurant en la paroisse de Ploeuc, Evesché & Ressort de S. Brieuc.


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Un cadre prestigieux dans les Côtes d'Armor (Pays de Moncontour) pour organiser des évènements inoubliables, mariages, réceptions, week-end, séminaires d'entreprises, séjours à la semaine.

Site : http://www.chateau-de-bogard.com

Hôtel de La Rallière

012

Locations saisonnières à Preuilly-sur-Claise au coeur de la Touraine

Site  : http://hoteldelaralliere.jimdo.com/

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