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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 11:38

Gisant appartenant peut être Guillaume de Launay, chevalier, seigneur dudit lieu en Bréhand et de Brangolo en Plémy, qui décéda en août 1423 et fut inhumé en la chapelle du château.

Bien qu'apparemment ce gisant, serait plutôt du XIVe, donc à un aïeul dudit Guillaume .... à suivre...

Gisant attribué à Guillaume de Launay

Gisant attribué à Guillaume de Launay

Gisant de Guillaume de Launay
Gisant de Guillaume de Launay
Gisant de Guillaume de Launay
Gisant de Guillaume de Launay
Gisant de Guillaume de Launay
Gisant de Guillaume de Launay
Gisant de Guillaume de Launay
Gisant de Guillaume de Launay
Gisant de Guillaume de Launay
Château de Launay - Bréhand

Château de Launay - Bréhand

AD22 - 1808
AD22 - 1808

AD22 - 1808

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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 09:22

Guillaume de Launay, chevalier, seigneur dudit lieu en  Bréhand et de Brangolo, décédé en août 1423 et inhumé en la chapelle de Launay (gisant), père de :

 

Guillaume de Launay, chevalier, seigneur dudit lieu et de Brangolo, présenta le rachat de Brangolo en octobre 1423, et décéda en 1454, épousa Marguerite du Quengo, qui lui donna en puîné :

 

Charles de Launay, écuyer, seigneur de Brangolo, prééminencier de Launay dans l'église de Plémy, avec le droit de porter les armes pleines de cette seigneurie.

 

Guyon de Launay écuyer, seigneur de Brangolo, épousa Gillette de Boisboissel, dont : Odile de Launay, dame de Brangolo.

Olive de Launay, dame de Brangolo, vivante vers 1479, épousa Jean d’Yvignac, vivant 1474, dont une fille unique : Julienne d’Yvignac, dame de Brangolo.

Julienne d’Yvignac, dame de Brangolo, épousa Jean Le Noir, écuyer, seigneur du Plessis au Noir en Trédaniel et de Carmorvan en Plestan, fils de Robert Le Noir, dont : Alix Le Noir, dame de Brangolo.

Alix Le Noir, dame de Brangolo, décédée vers 1611, épousa par contrat du 25 mars 1555 François Berthelot, chevalier, seigneur de La Ville-Buor et de Saint Ilan, peut-être né le 10 octobre 1537 et décédé en octobre 1586, employé dans la Compagnie du Duc d’Etampes en 1565, lieutenant-général pour le Roy en Bretagne, cornette de Cavalerie de l’arrière-ban de l’évêché de Saint Brieuc le 23 mai 1573, fils d’Olivier Berthelot, écuyer, seigneur de La Ville-Buor et de Saint Ilan, décédé après avril 1565, et de sa première épouse Françoise de Langourla, décédée après avril 1565, dont : Jean Berthelot, seigneur de Brangolo.

Jean Berthelot, chevalier, seigneur de Brangolo, de Lestivy en Langueux, puis de La Ville-Buor et de Saint Ilan, peut-être décédé à Langueux le 8 juillet 1622, épousa en 1602 Jeanne Le Veneur, dame de Cariollet en Plessala, née en 1560 et décédée avant 1615, dont : Jean Berthelot, seigneur de Brangolo.

Jean Berthelot, chevalier, seigneur de Brangolo, du Cariollet en Plessala et de Saint Ilan, baptisé en la paroisse Saint Jean de Lamballe le 13 avril 1593 et décédé à Langueux le 2 mars 1638, présent au baptême de Moirce Pellan le 10 juin 1625 et de Péronnelle Pellan le 28 mai 1630, nommé parrain le Jean Pellan le 2 juin 1626, épousa en premières noces par contrat à Moncontour le 1er janvier 1615 Suzanne de La Villéon, dame de La Ville-Tanet, décédée à Langueux le 23 août 1657, fille de Jean de La Villéon, seigneur de La Ville-Tanet et des Marais en Hillion, et de Renée Budes, dame de La Ville Mereuc en Quessoy, et en secondes noces Suzanne Le Mintier, dame de Carmené en Saint Gouéno, fille de Mathurin Le Mintier, chevalier, seigneur de La Ville-Morvan en Ploufragan, châtelain de Carmené, maintenu dans sa noblesse d’extraction le 14 février 1669, dont du premier lit :
1) Jean-Baptiste Berthelot, seigneur de Brangolo qui suit ;
2) Charles Berthelot, chevalier, seigneur de Brangolo, né à Plémy puis baptisé à Plessala le 10 juin 1624, maintenu dans sa noblesse par arrêt de la Chambre de la Réformation du 27 février 1669, fit enregistrer ses armes en 1696, épouse par contrat du 24 novembre 1656 puis religieusement en l’église Saint Mathurin de Moncontour le 28 Jeanne Morin, dame de La Ville es Zion en Hénon, décédée après novembre 1690, fille de Jean Morin, seigneur de La Ville es Zion, alloué de Moncontour, et de Jeanne Rommelin, dont postérité.

Jean-Baptiste Berthelot, chevalier, seigneur de Saint Ilan, de La Ville-Buor, de Lestivy, de Brangolo et autres lieux, né à Langueux le 30 janvier 1616 et y décède le 30 janvier 1674, maintenu dans sa noblesse par arrêt de la Chambre de la Réformation du 27 février 1669, épousa par contrat du 9 avril 1641 Julienne Boüan, dame en partie du Quilhée en Quessoy, décédée vers 1673, fille unique de Jean Boüan, écuyer, seigneur de La Lande Boüan en Saint Pôtan et du Chalonge en Trébédan, décédé avant avril 1641, et de Jacquette Bernard, dame du Quilhée, décédée avant ou le 2 août 1662, dont :

Louis-Paul Berthelot, chevalier, seigneur de Saint Ilan, du Quilhée, de Brangolo et autres lieux, baptisé en l’église Saint Sauveur de Rennes le 22 novembre 1644 et inhumé à Langueux le 7 septembre 1729, nommé parrain de Louise Moro le 2 février 1693, fit enregistrer ses armes et celles de son épouse en 1696, épousa Suzanne Le Mintier, née vers 1654 et décédée à Langueux le 4 juillet 1729, fille de Thébault Le Mintier, seigneur de Kermené, et de Françoise de Coëtlogon, dame de Pleugriffet, dont :

Louis-Marcel Berthelot, chevalier, chef de nom et armes, seigneur de Saint Ilan, de Brangolo et autres lieux, né à Langueux le 4 mai 1686, témoin au mariage de Marie Moro et de Jean-Baptiste de Bodéru le 9 février 1717, siégea au Etats de Bretagne dans l’Ordre de la Noblesse pour l’évêché de Saint Brieuc en 1736, épouse en la paroisse Saint Michel de Saint Brieuc le 23 mai 1729 Françoise Marie Madeleine Moro, dame de la Ville-Bougault, de Mauguérand, de La Chesnaye et autres lieux, née à Cesson le 22 juillet 1693, fille de Gilles-François Moro, chevalier, seigneur de La Ville-Bougault en Cesson, né en 1669, décédé à Cesson le 28 août 1706 et inhumé en l’église Saint Guillaume, présentateur et fondateur de la cure de la paroisse de Cesson, et de Charlotte-Pélagie de Forsans, vivant en 1698, dont peut-être une postérité.

Jean-Baptiste de Goyon, écuyer, seigneur de La Lande et du Val en Plémy, du Vauby et autres lieux, né en 1714 et décédé en 1783, fils aîné de Mathurin de Goyon, écuyer, seigneur des Préaux, baptisé à Saint Pôtan le 10 octobre 1670 et décédé en 1743, et de Marie-Françoise Le Touz ou Touzé, dame de La Vieuxville et de La Lande en Plémy, née en 1663 et décédée le 5 avril 1743, épousa Julienne Proffict, dame de Kerilan en Plessala, née à Kerilan le 4 janvier 1716, fille de Pierre Proffict, sieur des Aunais en Hénon, et de Marguerite Le Tourneur, dame de Kerilan, dont :

Marguerite-Jeanne de Goyon, dame de La Lande, née à Brangolo et baptisée à Plémy le 16 juillet 1735, épousa à Plémy le 12 janvier 1773 Jean Berthelot, écuyer, seigneur du Chesnay, né en 1733 et décédé sans postérité vers 1773, fils de Jean-Baptiste Berthelot, écuyer, seigneur des Vergers en Plœuc, baptisé à Plœuc le 9 novembre 1673, décédé avant 1773, et de Marie-Anne Gourdel, née à Laniscat le 22 mai 1683 et baptisée le 8 juin suivant, décédée après 1773, sans postérité.
Manoir de Brangolo, pages 12 et 3
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7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 09:05
7 juin 1654, sacre de Louis XIV à Reims
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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 07:57
BnF, Ms Fr 8312
BnF, Ms Fr 8312
BnF, Ms Fr 8312

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 09:46

Bulletin de la Société archéologique et historique de l'Orléanais

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 17:29

Au nom de la très Sainte Trinité, du Père, du fils et du Saint Esprit. Aujourd’hui vingt-cinquième de décembre mil sept cent quatre vingt douze. Moi, Louis, XVIème du nom, Roi de France, étant depuis plus de quatre mois enfermé avec ma famille dans la Tour du Temple à Paris, par ceux qui étaient mes sujets, et privé de toute communication quelconque, même depuis le onze du courant avec ma famille. De plus impliqué dans un Procès dont il est impossible de prévoir l’issue à cause des passions des hommes, et dont on ne trouve aucun prétexte ni moyen dans aucune loi existante, n’ayant que Dieu pour témoin de mes pensées, et auquel je puisse m’adresser. Je déclare ici en sa présence, mes dernières volontés et mes sentiments.

 

Je laisse mon âme à Dieu mon créateur, et je le prie de la recevoir dans sa miséricorde, de ne pas la juger d’après ses mérites, mais par ceux de Notre Seigneur Jésus Christ qui s’est offert en sacrifice à Dieu son Père, pour nous autres hommes, quelque indignes que nous en fussions, et moi le premier.

 

Je meurs dans l’union de notre sainte Mère l’Église Catholique, Apostolique et Romaine, qui tient ses pouvoirs par une succession non interrompue de Saint Pierre auquel Jésus-Christ les avait confiés. Je crois fermement et je confesse tout ce qui est contenu dans le Symbole et les commandements de Dieu et de l’Église, les Sacrements et les Mystères tels que l’Église Catholique les enseigne et les a toujours enseignés. Je n’ai jamais prétendu me rendre juge dans les différentes manières d’expliquer les dogmes qui déchirent l’Église de Jésus-Christ, mais je m’en suis rapporté et rapporterai toujours, si Dieu m’accorde vie, aux décisions que les supérieurs Ecclésiastiques unis à la Sainte Église Catholique, donnent et donneront conformément à la discipline de l’Église suivie depuis Jésus-Christ. Je plains de tout mon coeur nos frères qui peuvent être dans l’erreur, mais je ne prétends pas les juger, et je ne les aime pas moins tous en Jésus-Christ suivant ce que la charité Chrétienne nous l’enseigne.

 

Je prie Dieu de me pardonner tous mes péchés, j’ai cherché à les connaître scrupuleusement, à les détester et à m’humilier en sa présence, ne pouvant me servir du Ministère d’un Prêtre Catholique. Je prie Dieu de recevoir la confession que je lui en ai faite, et surtout le repentir profond que j’ai d’avoir mis mon nom, (quoique cela fut contre ma volonté) à des actes qui peuvent être contraires à la discipline et à la croyance de l’Église Catholique à laquelle je suis toujours resté sincèrement uni de coeur. Je prie Dieu de recevoir la ferme résolution où je suis, s’il m’accorde vie, de me servir aussitôt que je le pourrai du Ministère d’un Prêtre Catholique, pour m’accuser de tous mes péchés, et recevoir le Sacrement de Pénitence.

 

Je prie tous ceux que je pourrais avoir offensés par inadvertance (car je ne me rappelle pas d’avoir fait sciemment aucune offense à personne), ou à ceux à qui j’aurais pu avoir donné de mauvais exemples ou des scandales, de me pardonner le mal qu’ils croient que je peux leur avoir fait.

 

Je prie tous ceux qui ont de la Charité d’unir leurs prières aux miennes, pour obtenir de Dieu le pardon de mes péchés.

Je pardonne de tout mon coeur à ceux qui se sont fait mes ennemis sans que je leur en aie donné aucun sujet, et je prie Dieu de leur pardonner, de même que ceux qui par un faux zèle, ou par un zèle mal entendu, m’ont fait beaucoup de mal.

Je recommande à Dieu, ma femme, mes enfants, ma Soeur, mes Tantes, mes Frères, et tous ceux qui me sont attachés par les liens du sang, ou par quelque autre manière que ce puisse être. Je prie Dieu particulièrement de jeter des yeux de miséricorde sur ma femme, mes enfants et ma soeur qui souffrent depuis longtemps avec moi, de les soutenir par sa grâce s’ils viennent à me perdre, et tant qu’ils resteront dans ce monde périssable.

 

Je recommande mes enfants à ma femme, je n’ai jamais douté de sa tendresse maternelle pour eux ; je lui recommande surtout d’en faire de bons Chrétiens et d’honnêtes hommes, de leur faire regarder les grandeurs de ce monde ci (s’ils sont condamnés à les éprouver) que comme des biens dangereux et périssables, et de tourner leurs regards vers la seule gloire solide et durable de l’Éternité. Je prie ma soeur de vouloir bien continuer sa tendresse à mes enfants, et de leur tenir lieu de mère, s’ils avaient le malheur de perdre la leur.

 

Je prie ma femme de me pardonner tous les maux qu’elle souffre pour moi, et les chagrins que je pourrais lui avoir donnés dans le cours de notre union, comme elle peut être sûre que je ne garde rien contre elle si elle croyait avoir quelque chose à se reprocher.

Je recommande bien vivement à mes enfants, après ce qu’ils doivent à Dieu qui doit marcher avant tout, de rester toujours unis entre eux, soumis et obéissants à leur mère, et reconnaissants de tous les soins et les peines qu’elle se donne pour eux, et en mémoire de moi. Je les prie de regarder ma soeur comme une seconde mère.

 

Je recommande à mon fils, s’il avait le malheur de devenir Roi, de songer qu’il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens, qu’il doit oublier toute haine et tout ressentiment, et nommément tout ce qui a rapport aux malheurs et aux chagrins que j’éprouve. Qu’il ne peut faire le bonheur des Peuples qu’en régnant suivant les Lois, mais en même temps qu’un Roi ne peut les faire respecter, et faire le bien qui est dans son coeur, qu’autant qu’il a l’autorité nécessaire, et qu’autrement, étant lié dans ses opérations et n’inspirant point de respect, il est plus nuisible qu’utile.

 

Je recommande à mon fils d’avoir soin de toutes les personnes qui m’étaient attachées, autant que les circonstances où il se trouvera lui en donneront les facultés, de songer que c’est une dette sacrée que j’ai contractée envers les enfants ou les parents de ceux qui ont péri pour moi, et ensuite de ceux qui sont malheureux pour moi. Je sais qu’il y a plusieurs personnes de celles qui m’étaient attachées, qui ne se sont pas conduites envers moi comme elles le devaient, et qui ont même montré de l’ingratitude, mais je leur pardonne, (souvent, dans les moment de troubles et d’effervescence, on n’est pas le maître de soi) et je prie mon fils, s’il en trouve l’occasion, de ne songer qu’à leur malheur.

 

Je voudrais pouvoir témoigner ici ma reconnaissance à ceux qui m’ont montré un véritable attachement et désintéressé. D’un côté si j’étais sensiblement touché de l’ingratitude et de la déloyauté de gens à qui je n’avais jamais témoigné que des bontés, à eux et à leurs parents ou amis, de l’autre, j’ai eu de la consolation à voir l’attachement et l’intérêt gratuit que beaucoup de personnes m’ont montrés. Je les prie d’en recevoir tous mes remerciements ; dans la situation où sont encore les choses, je craindrais de les compromettre si je parlais plus explicitement, mais je recommande spécialement à mon fils de chercher les occasions de pouvoir les reconnaître.

 

Je croirais calomnier cependant les sentiments de la Nation, si je ne recommandais ouvertement à mon fils MM de Chamilly et Hue, que leur véritable attachement pour moi avait portés à s’enfermer avec moi dans ce triste séjour, et qui ont pensé en être les malheureuses victimes. Je lui recommande aussi Cléry des soins duquel j’ai eu tout lieu de me louer depuis qu’il est avec moi. Comme c’est lui qui est resté avec moi jusqu’à la fin, je prie MM de la Commune de lui remettre mes hardes, mes livres, ma montre, ma bourse, et les autres petits effets qui ont été déposés au Conseil de la Commune.

 

Je pardonne encore très volontiers à ceux qui me gardaient, les mauvais traitements et les gênes dont ils ont cru devoir user envers moi. J’ai trouvé quelques âmes sensibles et compatissantes, que celles-là jouissent dans leur coeur de la tranquillité que doit leur donner leur façon de penser.

 

Je prie MM de Malesherbes, Tronchet et de Sèze, de recevoir ici tous mes remerciements et l’expression de ma sensibilité pour tous les soins et les peines qu’ils se sont donnés pour moi.

 

Je finis en déclarant devant Dieu et prêt à paraître devant Lui, que je ne me reproche aucun des crimes qui sont avancés contre moi.

 

Fait double à la tour du Temple

Signé : Louis

Testament de Louis XVI
Testament de Louis XVI
Testament de Louis XVI
Testament de Louis XVI
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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 14:13
Le duché de Quintin devient le duché de Lorge
Le duché de Quintin devient le duché de Lorge
Le duché de Quintin devient le duché de Lorge
Le duché de Quintin devient le duché de Lorge

Mercure galant - 1706-12

Bibliothèque nationale de France, département Fonds du service reproduction, 8-Lc2-33

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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 07:00

Jean-Baptiste et Louis Poisson morts pour la France


J'ai voulu en savoir un peu plus sur le sous-lieutenant Poisson. Dans un 1er temps la recherche n'a pas été très difficile puisqu'il m’a suffit d'une simple requête pour découvrir son identité. C’est en fait deux frères, Jean-Baptiste et Louis Poisson, originaires de Ploeuc sur-Lié qui donneront leur vie pour la France.


Jean Baptiste Marie Poisson est né à Ploeuc-sur-Lie le 18 septembre 1907. Il est le fils de Louis et de Marie Rose Blais. Sur son matricule de recrutement il porte le numéro 2262, il est jardinier a les cheveux châtains, les yeux bleus et mesure 1m51. Il est incorporé au 41ème bataillon du génie le 10 novembre 1927 et arrive au corps le 1er décembre 1927 comme 2ème classe. Parti en détachement de Rennes le 23 décembre 1927. Il est renvoyé dans ses foyers le 26 avril 1929 avec un certificat de bonne conduite. Il est rappelé à l'activité et rejoint le corps le 13 septembre 1939. Il est fait prisonnier à Cortieux dans les Vosges le 21 juin 1940. Interné au stalag IX B n° 2.432. Rapatrié le 7 janvier 1942 et démobilisé le 9 janvier 1942 par le canton de Rennes et renvoyé dans ses foyers. Il se retire 8 place du Calvaire à Dinard (Ille et Vilaine). Engagé volontaire pour la durée de la guerre le 11 septembre 1944 au titre de l'artillerie motorisée à compter du 1er juin 1944. Affecté au 3ème bataillon 1ère compagnie de FFI comme sous-lieutenant. Il décède à Redon le 10 décembre 1944. L’avis officiel de son décès sera remis à Eugène Poisson qui demeure à Ploeuc chez ses parents le 19 janvier 1946.

Ses campagnes : Maroc territoire du 25/11/1927 au 01/02/1928 et en campagne double du
2/02/1928 au 23/02/1929 - Zone des Forts du 24/02/1929 au 22/04/1929.

---------------------

Louis Pierre Marie François Poisson est né le 22 juin 1906 à Ploeuc-sur-Lié. Il est le fils de Louis et de Marie Rose Blais époux de Victorine Honoré Constance Garnier.
Sur son matricule de recrutement il a le numéro 1862. Il est cultivateur, a les cheveux châtains
et mesure 1m67. Il est incorporé au 505ème régiment de chars de combat le 10 novembre 1926 comme 2ème classe et est renvoyé dans ses foyers le 5 novembre 1927 avec un certificat de bonne conduite.
Il est rappelé à l'activité le 1er septembre 1939 et affecté à la RK 2 au dépôt du train n°2 le
25/03/1940 Fait prisonnier le 18/06/1940 à Rennes et interné au stalag IV C 11058. Souffrant
de tuberculose, il est rapatrié le 11/02/1944 sur Paris du 11/02/1944 au 01/03/1944 et transféré à l'hôpital Pontchaillou de Rennes le 02/03/1944. Il décède dans les bombardements de Rennes le 12 juin 1944 à 13 heures.
Un autre frère, André Poisson, de la classe 1941, ayant deux frères morts pour la France sera
démobilisé.

 

Patrick Esnoux


Sources :
- Document familial : Carnet de route de Pierre Esnoux
- Site internet Mémoires de guerre – Les anciens combattants d’ Ille et Vilaine :
http://memoiredeguerre.pagesperso-orange.fr/biogr/esnoux1.htm
- Site internet Mémoires des Hommes – Base des militaires décédés pendant la seconde
guerre mondiale :
http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/arkotheque/client/mdh/militaires_
decedes_seconde_guerre_mondiale/
- Site internet Mémorial GenWeb :
http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultat_patronyme.php
- Service historique de la défense – SHD Caen :
Louis Pierre POISSON décédé le 12 juin 1944 à Rennes : cote AC 21P 133732
Jean Baptiste POISSON décédé le 10 décembre 1944 à redon : cote AC 21P 133727
- Archives départementales des Côtes d’ Armor librement communicables :
Registre matricule de Louis Poisson : cote 1R 1698
Registre matricule de Jean Baptiste Poisson : cote 1R 1714

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 07:00

30 décembre 1944


Depuis le 15 septembre que nous sommes en ligne on nous apprend enfin que nous allons être relevés par une compagnie de Limoges. L'après-midi c'est la relève et nous allons retrouver une vie normale. Le soir à la tombée de la nuit nous arrivons à Redon où un train nous attend.
Une bonne partie de la nuit est employée à l'embarquement du matériel. Le lendemain vers 9 heures le train part pour Dinan où nous arrivons à 8 heures à la caserne Dugesclin.

Pierre Esnoux en 1944

Pierre Esnoux en 1944

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 07:00

5 décembre 1944


Un adjudant vient nous prévenir que nous allons partir en patrouille afin de prendre des positions pour la nuit suivante car nous devons faire un coup de main.

9 heures. La patrouille se compose de 12 hommes accompagnés d'un sous-officier, d'un adjudant et d'un sous-lieutenant. Nous dépassons les lignes françaises et l'on se dirige vers les positions allemandes. Nous fouillons toutes les maisons abandonnées et arrivons près du canal, d’où cachés derrière un talus, nous observons l'ennemi qui ne se doute de rien. De belles cibles mais nous avons l'ordre de tirer qu'en cas d'attaque. Nous longeons ce canal jusqu'à la route nationale qui va de Redon à Saint-Nazaire. Une maison au bord de la route constitue le seul décor. Les boches sont là car de la fumée s'élève de la cheminée. Sans bruit nous approchons de la maison pour la cerner, mais d'autres boches sont dehors et guettent. Le lieutenant et l'adjudant s'avancent mitraillette au poing. Un coup de feu retentit et le lieutenant s'écroule frappé par une balle au ventre. Cachés derrière le pignon de la maison nous essayons de reprendre l'arme que l'officier a laissé tomber lorsqu'il a été touché, mais les balles ricochent autour de nous et nous devons renoncer. Nous nous replions sur l'ordre de l'adjudant qui a pris le commandement. Les allemands sont très nombreux et avec un blessé nous ne pouvons nous défendre. Deux camarades soutiennent le lieutenant inanimé pendant que nous protégeons le repli du blessé. J'essaie de traverser la route pour surveiller la colline mais cela s'avère impossible à cause des balles qui sifflent dans toutes les directions et ricochent sur le goudron qui vole en éclats. Nous réussissons enfin à nous dégager au bout d'une heure et à rejoindre les lignes françaises. Une chance qu'aucun de nous n'ait été fait prisonnier. Au cantonnement nous changeons d'effets car ils sont trempés. Un peu de repos et nous attendons la nuit suivante pour la prochaine patrouille.

Quelques jours plus tard (le 10 décembre 1944) nous apprendrons que le lieutenant est mort la balle l'ayant touché au foie.

Fégréac – le pont Miny

Fégréac – le pont Miny

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 07:00

2 décembre 1944


16 heures
Nous sommes au repos cantonnés dans une école de Fégréac. Nous jouons aux cartes, assis
sur la paille, dans une classe où lorsque c'était la paix l'on s'instruisait des enfants. Tout à coup un camarade entre en coup de vent en criant :" Alerte…V'la les 240 qui dégringolent."

L'artillerie allemande tirait sur nous. Aussitôt nous sautons sur nos casques et nos fusils puis nous courrons aux postes abris. On entend les coups de départ des canons suivis du sifflement de 5 ou 6 obus qui éclatent près de nous. Le bombardement dure quelques heures et l'on s'en est tiré encore une fois. Le silence revient mais nous sommes toujours sur nos gardes car un bombardement est généralement suivi d'une attaque de l'infanterie. Les blessés du bombardement sont emmenés d'urgence à l'arrière. La soirée se termine sans d'autres incidents. Nous préparons la riposte, qui ne pourra se faire avec des obus de 240 puisque nous n'en avons pas et que les américains refusent de nous prêter des canons. Tant pis nous attaquerons à la grenade et au mort

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 07:00

13 novembre 1944


Depuis 44 jours nous sommes en ligne et aucune attaque importante n'est à signaler.
Aujourd'hui la journée semble calme, mais vers 10 heures on nous annonce que 3 allemands ont franchi le canal. Aussitôt une patrouille s'en va suivie bientôt d'une deuxième dont je fais partie. Bientôt nous arrivons prêt du canal et nous devons avancer avec précaution. Nous n'avons encore rien vu quand 2 boches suivis d'un troisième débouchent d'une clairière. Aussitôt nous nous dispersons pour les encercler mais ils avaient prévu le coup et d'autres nous attendaient. L'un d'entre nous, caché derrière un arbre est attaqué par un allemand grimpé dans celui-ci. Il lui tire les 5 balles de son fusil et notre camarade s'écroule. Le boche se voit pris, saute de l'arbre et tente de fuir. Un feu continu est ouvert sur lui et à son tour il tombe frappé à mort. Nous emmenons notre camarade qui ne donne plus signe de vie. Par la suite nous apprendrons qu'il a été trépané et réformé.

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 07:00

22 octobre 1944


2 heures trente Une forte explosion suivie du crépitement d'une mitraillette nous éveillent en sursaut. "Alerte"… 

Tout le monde est à son poste et se prépare à ouvrir le feu. C'est une patrouille boche qui vient en reconnaissance et qui a lancé une grenade sur le poste voisin. Bientôt les mitrailleuses entrent en action et à notre tour nous ouvrons le feu vers l'emplacement désigné. Nous tirons sans arrêt pendant environ 10 minutes, puis le silence revient mais tout le monde reste à son poste. Enfin à 4 heures l'alerte est terminée et chacun regagne le gourbi. Avec le chef de poste je me rends au poste voisin pour constater les dégâts. Par chance personne n'a été touché, la grenade lancé trop court et la rafale au dessus de la tranchée. En rampant nous nous rendons là ou se trouvaient les allemands, mais nous ne trouvons rien. Sans doute aucuns d'eux n'a été touché. Pourtant au retour mon camarade s'aperçoit qu'il a rampé dans une flaque de sang. Les boches retirent leurs blessés et leurs morts quand ils le peuvent; c'est le cas cette fois ci. Le reste de la nuit s'écoule sans incidents.
Ensuite pendant deux jours nous minerons le terrain en avant des postes et des objets métalliques sont placés comme avertisseurs.

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 07:00

Carnet de route de Pierre Esnoux d'octobre à décembre 1944.


21 octobre 1944


De bonne heure ce matin on nous prévient que nous allons monter en ligne pour relever le 1er bataillon d’Ille et Vilaine. Chacun reçoit l’armement personnel (cartouchières pleines, environ 100 balles plus quelques grenades). Au petit jour nous partons en direction des avant-postes ; arrivés à proximité des postes nous sommes dispersés en deux colonnes de chaque côté de la route et chaque homme est à environ cinq mètres de son voisin. La relève se fait en silence et quand nos fusils-mitrailleurs sont en position la garde descendante se prépare au retour, les sentinelles sont relevées et une heure après tout est fini. Nous occupons la ligne. Silence et quand nos fusils-mitrailleurs sont en position la garde descendante se prépare au retour, les sentinelles sont relevées et une heure après tout est fini. Nous occupons la ligne.

J’interroge un des camarades qui descendent au repos avant qu’ils nous quittent :
- " Ça barde par ici ? "
- " Oui et non, de temps en temps ils viennent nous rendre visite et nous balancent quelques grenades, aussi il nous faut une garde vigilante car ils cherchent surtout à faire des prisonniers. "

Maintenant le jour est levé et nous voyons plus clair. Mon premier regard est devant moi ou sont les lignes ennemies. Nous sommes derrière un talus et devant nous une prairie avec de grands arbres ; à gauche un chemin creux, dangereux pour nous et favorable pour les "boches", ou est placée une mitrailleuse. A part quelques coups de fusil lointains aucun bruit ne se fait entendre et l'on peut dire "secteur calme". A midi c’est mon tour de garde jusqu'à deux heures. Je suis ému, comme tous mes camarades, à l'idée de penser que l'on est devant les boches et que l'on est responsable de la vie des copains qui se trouvent derrière. Ma garde se passe très bien et à deux heures l'on vient me remplacer; je lui passe les consignes et le mot de passe, puis je rentre dans le gourbi, une sorte de casemate faite avec des troncs d'arbres et enfouie sous terre avec deux marches à descendre. Dans un coin se trouve un appareil téléphonique posé sur une étagère. Au fond s'entasse un peu de paille ou l'on devra dormir aux moments calmes. A 3 heures je mange, mais avec peu d'appétit car ma pensée est ailleurs. L'après-midi se passe à préparer ce lieu ou nous allons peut-être vivre de longues journées et nous préparons les munitions. Au dehors c'est toujours très calme et la journée se déroule sans incidents. Le repas du soir est vite avalé et nous regardons la nuit tomber en silence sur la prairie. Maintenant la nuit est tombée et certains écrivent, d'autres lisent ou fument; je discute avec le chef de poste qui est mon grand ami car nous sommes du même village et l'on se remémore nos souvenirs d'enfance ou l'on jouait à la petite guerre. Ce temps nous paraît loin et maintenant l'on ne joue plus.


A 20 heures tout le monde est allongé sur la paille humide mais personne ne dort et mille idées se forment dans nos pensées: " reviendrons-nous tous?"… Mais la fatigue me gagne et bientôt je m'endors. A 3 heures je suis réveillé puisque c'est mon tour de garde. Je suis vite prêt car aucun de nous ne se déshabille ni ne retire ses chaussures. Je m'avance dans la tranchée et arrive près de mon camarade qui me passe les consignes et le mot de passe.

Il se retire après m'avoir dit :"Tout va bien." Peu à peu mes yeux s'habituent à l'obscurité : la prairie est devant moi. Un fusil mitrailleur ainsi qu'une mitrailleuse sont chargés. Pendant mes 2 heures de garde je reste immobile, attentif aux moindres bruits. De temps en temps j'aperçois une lueur suivie d'un coup de canon tiré au loin ou encore un coup de fusil avec sa balle traçante, le cri d'une chouette ou alors le cri de ralliement d'une patrouille "boche". Ma garde se termine sans incident mais ces 2 heures m’ont paru interminables.

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 07:00

Souvenirs de Pierre Esnoux,

par Patrick Esnoux

 

Front de Saint Nazaire - Sous-secteur de Fégréac


Lorsque j’étais adolescent, mon père, Pierre Esnoux, nous avait conté ses souvenirs sur le front de Saint Nazaire. Nous étions partis, entassés à six dans la Renault 4L de mon oncle pour se rendre sur les lieux où le sous-lieutenant Poisson avait trouvé la mort à Fégréac. Ces événements l’avaient marqués et il avait éprouvé le besoin de nous les faire partager. Je m’étais également recueilli avec lui sur la tombe de son chef de section à Dinard.


Pierre Esnoux va s’engager, alors qu'il n'a pas encore 19 ans dans les FFI. Du 22 au 24 juillet 1944 il est au maquis de Langrollay et participe à la libération de Dinard et de Saint Lunaire le 15 août 1944. Il est ensuite affecté au 1er bataillon le 23 août 1944. Du 06 au 14 septembre 1944 il fait partie des troupes d’ occupation des côtes au sous-secteur de Saint-Briac. Le 14 septembre 1944 il part pour Redon, cantonné à l'école Saint Joseph. Il va y garder les ponts et les routes du 16 septembre au 6 octobre. Il monte en ligne Ménigo-Fégréac le samedi 7 octobre. Il est aux avant-postes le 21 octobre. Lors d'une patrouille de jour à Mont-Mény le lieutenant Poisson va être mortellement blessé. Le bataillon sera relevé par une compagnie de Limoges le 31 décembre 1944.


Il nous a laissé un écrit de ses aventures.

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