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28 octobre 2008 2 28 /10 /octobre /2008 06:00
Champ de Pie, 1842
Archives Départementales des Côtes d'Armor

La croix de Champ de Pie se situait à l'origine sur la bord de la route menant à Champe de Pie (Chantepie depuis le remembrement) et Delie. Elle fut, dit-on, détruite accidentellement par un atelage. Les pierres furent ensuite poussées dans le fossé, sorties par l'actuel propriétaire pour être déplacées sur le côté de la cour de la maison de Champ de Pie, et pour finir à son actuel emplacement.
Le calvaire était composé d'un socle plus haut que large, aux angles arrondis, dont trois des quatre côtés ont été orné. Le premier d'un personnage (une femme), le second d'un calice et le troisième (face principale) aux armes des Guéhenneuc (un léopard surmonté de deux fleurs de lys). La croix était aussi en granit, de forme cylindrique et noueuse.
Le socle était probablement posé sur les marches.






Photograpies prises avec l'aimable autorisation des propriétaires
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27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 06:00

I Messire Louis-Ignace de Kerouallan, écuyer, décédé avant 1753, épouse Marguerite-Joseph Galoys, dont :

II Messire Louis-Ignace de Kerouallan, écuyer, seigneur de Lesmeur, né à Saint Brandan en 1718, épouse Plœuc le 22 août 1753 Marie-Rose de Guéhenneuc, dame de La Roncière, baptisée à Plœuc le 27 mars 1725, vivante en 1800, fille de Louis de Guéhenneuc, écuyer, seigneur de La Roncière, né à Bréhan-Loudéac en 1689, épouse à Gausson le 8 avril 1720 Rose-Françoise Le Febvre, née à Gausson en 1695, dont :

1) Louise-Rose de Kerouallan, dame de La Roncière, née à Saint Brandan le 29 mai 1754 et y décède le 29 janvier 1805, racheta La Roncière comme bien national le 12 fructidor An IV, épouse à Saint Brandan le 29 juillet 1789 Charles-Théodore Le Marchand, né à Quintin, fils de feu Etienne-Philippe Le Marchand, seigneur de Launay, et de feu Elisabeth Bourbon ;

2) Agathe-Anne de Kerouallan, née à Saint Brandan le 27 mai 1755, épouse en premières noces Joseph Le Vicomte, en secondes noces à Saint Brandan le 19 juillet 1800 Joseph Gouyon, né à Plémy en 1752, fils de feu Jean-Baptiste Gouyon, écuyer, seigneur de La Lande, de La Ville-Norme, du Vauby et du Val en Plémy et autres lieux, baptisé à Plémy le  24 juin 1714 et décédé le 31 octobre 1783, et de feu Julienne Proffict, dame de Kerilan en Plessala, née à Kerilan le 4 janvier 1716 ;

3) Rose-Marguerite de Kerouallan ;

4) Louis-Pierre de Kerouallan, né à Saint Brandan le 7 janvier 1757 et y décède le 20 ;

5) Pauline-Marie de Kerouallan, née à Saint Brandan le 18 février 1763 ;

 6) Louis-François de Kerouallan, quit suit.

III Messire Louis-François de Kerouallan, chevalier, seigneur de La Roncière, né à Saint Brandan le 11 avril 1759 et décédé à Londres en juillet 1796, émigré, épouse à Saint Brandan le 21 janvier 1787 Adélaïde Marie Jeanne de Châteaubriand, née à Saint Malo le 7 septembre 1762 et décédée à Londres le 10 décembre 1796, fille de Pierre-Anne de Châteaubriand, chevalier, seigneur du Val en Créhen, né aux Touches en Guitté le 23 janvier 1727 et décéedé à Saint Malo le 20 août 1794,  et de Marie-Jeanne Bignon, dame du Plessis, née à Saint Malo le 6 avril 1737 et y décède le 20 août 1794 .



Kerouallan (de) : olim Dando, d'azur à trois pommes de pin d'or.

Philippe Dando, qui serait originaire de Venise et aurait suivi le sire de Guémené, est anobli en 1478. Il épousa Marguerite Le Courhin, peut-être dame de La Villeneuve en Lignol. Sa postérité s'installa à Kerouallan en Lignol, et fut autorisée par lettres de 1515 de changer leur nom Dando en Kerouallan.
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26 octobre 2008 7 26 /10 /octobre /2008 06:00

Saint Avit naquit au pays de Beauce, de deux humbles cultivateurs. Quand sa mère le mit au monde, sa chambre, comme une autre étable de Bethléem, fut inondée d'une céleste lumière, indice des grandes destinées de cet enfant. Jeune homme, il entra dans l'abbaye de Micy, appelée plus tard de Saint-Mesmin, près d'Orléans. Dès les premiers jours, il s'y fit le serviteur de tous, au point de passer près de certains de ses frères pour un idiot et un incapable.

Le saint abbé Mesmin ou Maximin sut discerner son mérite dans sa charité pour les pauvres, et lui donna la charge d'économe du couvent. Mais bientôt l'amour de la solitude l'emporte: il dépose, de nuit, ses clefs dans le lit de l'abbé endormi, et s'enfuit au fond d'une épaisse foret, à cinq lieues du monastère. La, il vivait dans un si parfait détachement du monde, dans une si grande union à Dieu, qu'il semblait un esprit plutôt qu'un homme.

A la mort de l'abbé Maximin, les religieux du couvent, qui avaient souvent ridiculisé le Saint, furent les premiers à le choisir pour abbé. De temps en temps, Avit, toujours épris de la solitude, se retirait au plus épais de la forêt pour s'y retrouver seul quelques jours avec Dieu.

Il mourut l'an 530. Il guérit un grand nombre de malades, rendit la vue à un aveugle de naissance et ressuscita un de ses religieux.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

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25 octobre 2008 6 25 /10 /octobre /2008 05:00
I Messire Roland Guéhenneuc, écuyer, seigneur de La Roncière en Plœuc, présent à Plœuc lors de la Réformation du 7 octobre 1426, épouse en premières noces Piotte Guillard, et en secondes noces Marie de Launay,dont du premier lit :
1) Alain Guéhenneuc, qui suit ;
Et du second :
2) Olivier Guéhenneuc ;

II Messire Alain Guéhenneuc, écuyer, seigneur de La Roncière, prèsent aux montres de 1469 et de 1480, épouse Aliette du Bocenic, dont :

III Messire Jehan Guéhenneuc, écuyer, seigneur de La Roncière, épouse Catherine de Carmené, dont :
1) François Ier Guéhenneuc, qui suit ;
2) Julien Guéhenneuc ;
3) Mathurin Guéhenneuc ;
Et peut-être :
4) Olivier Guéhenneuc, écuyer, seigneur de La Mare-Jouan et de La Grasaulnay, présent lors de la réformation du 4 mars 1536.

IV Messire François Ier Guéhenneuc, écuyer, seigneur de La Roncière, présent lors de la réformation du 4 mars 1536, épouse Jehanne Chatton, dont :
1) François II Guéhenneuc, qui suit ;
2) Julien Guéhenneuc, écuyer, dont postérité ;
3) Mathurin Guéhenneuc, écuyer, épouse Toussainte Bruslon, dont postérité.

V Messire François II Guéhenneuc, écuyer, seigneur de La Roncière, épouse en août 1586 Guillemette de La Vigne, dont :

VI Messire François III Guéhenneuc, écuyer, seigneur de La Roncière, épouse Marguerite du Boisjagu, dame dudit lieu en Mauron et de Coathuan en Bréhan-Loudéac, dont :
1) Charles Guéhenneuc, qui suit ;
2) Marie Guéhenneuc, baptisée à Plœuc le 8 avril 1634 ;
3) Jean Guéhenneuc, né à Plœuc en avril 1635 et baptisé le 1er septembre suivant ;
4) Jullien Guéhenneuc, baptisé à Plœuc le 22 mai 1636 ;
5) Amaurye Guéhenneuc, baptisée à Plœuc le 25 mai 1639 ;

VII Messire Charles Guéhenneuc, écuyer, seigneur de La Roncière et de Bayo en Plœuc, du Boisjagu et autres lieux, décédé à Coatuhan le 26 avril 1663, épouse Marie Boussemel, inhumée en l'église Saint Paterne de Vannes le 6 décembre 1679, dont :
1) Jeanne Guéhenneuc, épouse à Plœuc le 12 août 1683 François de Kerémar, écuyer, seigneur de Kerdaniel, né à Plouagat en avril 1632, fils de Jean de Kerémar, écuyer, seigneur de Kerdavy et de Questanguy en Allineuc, et de Marie Le Long ;
2) Mathurine de Guéhenneuc, baptisée à Plœuc le 15 avril 1653 ;
3) Andrée-Renée de Guéhenneuc, dame du Val, née vers 1654 et décédée à Plœuc le 7 octobre 1701, épouse à Plœuc en 1694 Yves Berthelot, écuyer, baptisé à Plœuc le 14 avril 1668 et y décède le 27 août 1737, rendit hommage au nom de sa femme pour la seigneurie de La Roncière au duc de Penthièvre le 18 janvier 1700, fils d’Yves Berthelot, écuyer, seigneur Vergers en Plœuc, baptisé à Plœuc le 18 avril 1629 et décédé entre 1694 et 1696, maintenu dans sa noblesse par arrêt de la Chambre de la Réformation du 15 janvier 1669, et de Marie Hervé, décédée après 1694, dont postérité ;
4) Hélène-Marguerite de Guéhenneuc, baptisée à Plœuc le 13 mai 1659 ;
5) Isaac-Christophe de Guéhenneuc, qui suit ;
6) Joseph-François de Guéhenneuc, né à Bréhan-Loudéac le 25 février 1663.

VIII Messire Isaac-Christophe de Guéhenneuc, écuyer, seigneur de La Roncière, baptisé à Plœuc le 23 février 1661, épouse Anne Henry, dont :
1) Alain-Guillaume Jean Guéhenneuc, né vers 1683 ;
2) Bonaventure Guéhenneuc, né à Bréhan-Loudéac le 11 juin 1685, épouse Jacquette-Hyacinthe Henry du Quengo, dont postérité ;
3) Joseph-François Guéhenneuc, écuyer, seigneur de Coatuhan, né à Bréhan-Loudéac le 8 décembre 1686, épouse Rose-Marguerite Connen, dont :
    a) René-Bonaventure Guéhenneuc, née à Plœuc le 21 juillet 1707 et baptisée le 27 ;
4) Louis Guéhenneuc, né à Bréhan-Loudéac le 9 octobre 1687 ;
5) Marguerite Guéhenneuc, née à Bréhan-Loudéac le 10 septembre 1690 ;
6) Jean-René Guéhenneuc, né à Bréhan-Loudéac le 13 avril 1692 ;
7) Louise-Jeanne Guéhenneuc, née à Bréhan-Loudéac le 16 mai 1696 ;
8) Michelle-Françoise Guéhenneuc, né à Bréhan-Loudéac le 29 juin 1698 ;
9) Jean-François Guéhenneuc, né à Bréhan-Loudéac le 18 septembre 1702 ;
Et peut-être :
10) Louis de Guéhenneuc, qui suit.

IX Messire Louis de Guéhenneuc, écuyer, seigneur de La Roncière, et de Bayo né à Bréhan-Loudéac en 1689
, décédé à Plœuc le 24 août 1753 et inhumé dans l’enfeu le lendemain, épouse à Gausson le 8 avril 1720 Rose-Françoise Le Febvre, née à Gausson en 1695, décédée à Plœuc le 13 décembre 1751 et inhumée dans l’enfeu joignant la tour de l’église le lendemain, dont :
1) Jeanne-Anne de Guéhenneuc, née à Plœuc le 6 février 1721 et baptisée le surlendemain
, décédée à Plœuc le 30 janvier 1741 ;
2) Mathurin de Guéhenneuc, né à Plœuc le 14 septembre 1722 et baptisé le lendemain ;
3) Isaac-Louis de Guéhenneuc, baptisé à Plœuc le 17 octobre 1723
, décédé à Plœuc innocent dès la naissance le 25 février 1741 et inhumé dans l’église ;
4) Marie-Rose de Guéhenneuc, baptisée à Plœuc le 27 mars 1725, vivante en 1800, épouse à Plœuc le 22 août 1753 Louis-Ignace de Kerouallan, écuyer, seigneur de Lesmeur, né à Saint-Brandan en 1718, fils de feu Louis-Ignace de Kerouallan, écuyer, et de Marguerite-Joseph Galoys, dont postérité :
5) Pierre-François de Guéhenneuc, qui suit;
6) Marie-Françoise de Guéhenneuc, née à Plœuc le 8 décembre 1728 et baptisée le lendemain, y décède le 10 février 1734 et inhumée le surlendemain ;
7) Françoise-Sainte de Guéhenneuc, née à Plœuc le 3 mai 1734 et baptisée le lendemain,
épouse à Plœuc le 3 août 1759 Louis-François Damar, écuyer, seigneur de Douvenant (en Langueux ?), né en 1730, fils de Yves-Pierre Damar, écuyer, seigneur de Douvenant, et de Françoise-Marie Hervé

X Messire Pierre-François de Guéhenneuc, écuyer, seigneur de La Roncière, baptisé à Plœuc le 3 avril 1726, épouse à Saint Brandan le 19 septembre 1753 Marie-Maddeleine de Kerouallan, née à Saint-Brandan, fille de Louis-Ignace de Kerouallan, écuyer, et de Marguerite-Joseph Galoys.



Guéhenneuc (de) : d'azur au lion léopardé d'argent surmonté de deux fleurs de lys du même
Les armes Guéhenneuc se voient (pour combien de temps ?) sur une pierre tombale à l'entrée nord de l'église Saint-Pierre de Ploeuc, et sur le calvaire de Chantepie à Ploeuc.
Isaac Christophe Gueheneuc, Ecr Sr. de la Ronsière & Anne Henry sa feme (Armorial Général de France - Hozier - 1696)

Isaac Christophe Gueheneuc, Ecr Sr. de la Ronsière & Anne Henry sa feme (Armorial Général de France - Hozier - 1696)

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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 05:00

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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 05:00

Par ordre et consentement su Seigneur Comte de La Riviere
Venerable discret messire Mathurin claude
de K(er)saliou Abbé du Rechau Recteur de ploeuc
et gausson decedé d'hier aagé de 54 ans après avoir receu les
Sacrements d'eucharistie, poenitence, extreme
onction à été inhumé au tombeau des Seigneurs
de ploeuc en la ditte paroisse presents Escuyers
pierre de tremereu S(ei)g(neu)r de la Villerio et Louis
Berthelot S(ei)g(neu)r Dela Coste Le 10. xbre 1711. interligne
aagé de 54 ans approuvé. Julien Tual, Curé.
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21 octobre 2008 2 21 /10 /octobre /2008 05:00

Saint Fiacre, fils d'un roi d'Écosse, vivait au VIè siècle; il fut élevé dans la science et la piété par des maîtres habiles. Jeune encore, il sentit son âme enflammée par l'amour de la solitude et le désir de ne vivre que pour Dieu. Il s'embarqua pour la France, à l'insu de son père, et se choisit, près de Meaux, un lieu retiré, dans une forêt, où l'évêque lui concéda une portion de terre.
Saint Fiacre y bâtit un couvent, qu'il consacra à la Sainte Vierge, à laquelle il avait voué dès son enfance, une dévotion singulière. Là il mena une vie angélique, tant par son application à Dieu que par la pratique de la plus rude mortification et le soin de subjuguer les moindres saillies des passions mauvaises. Sa sainteté ne manqua pas d'attirer en foule vers lui les pauvres et les pèlerins.
Fiacre mangeait peu et employait presque tout le produit du travail de ses mains à la subsistance de ses pieux visiteurs. On lui amenait des possédés et des malades, et il les délivrait ou les guérissait en grand nombre. Cependant le petit terrain qu'il occupait étant devenu insuffisant pour subvenir à tant d'aumônes et à une si généreuse hospitalité, Fiacre fut obligé d'implorer de l'évêque une nouvelle concession de terre, et le prélat lui permit de prendre et d'utiliser tout ce qu'il pourrait entourer d'un fossé dans l'espace d'une journée. Chose merveilleuse, Dieu vint au secours du travailleur: la terre se fendait d'elle-même comme par enchantement, et un seul jour suffit au Saint pour entourer une étendue considérable.
C'est sans doute à cause des travaux de jardinage dont il occupait les loisirs que lui laissaient la prière et le service de Dieu, que saint Fiacre est regardé comme le patron des jardiniers.
Tandis qu'il jouissait tranquillement des délices de la solitude, des envoyés écossais vinrent lui offrir la couronne royale, dont son frère s'était rendu indigne. Fiacre avait eu révélation de leur approche et obtint de Dieu, à force de larmes et de prière, de ne pas permettre qu'il sortît de sa chère solitude pour être exposé aux dangers des honneurs du monde. Il devint aussitôt semblable à un lépreux. Quand les ambassadeurs furent arrivés près de lui, ils ne purent voir sans horreur ce visage défiguré, et ils n'eurent plus aucun désir de le faire monter sur le trône de ses pères. Fiacre mourut dans son ermitage; il opéra de grands miracles après sa mort.


Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.
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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 05:00

Saint Just (en latin : Iustus) naquit à Tournon, sur les bords du Rhône, dans la première moitié du IVe siècle. Son père était gouverneur de la province environnante, appelée depuis Vivarais. Lorsque le jeune Just eut atteint l'âge d'étudier, ses parents, qui voulaient lui donner une éducation chrétienne, le mirent sous la conduite de saint Paschasius, archevêque de Vienne, qui fut l'un des plus grands évêques de son temps.
Ce dernier eut la satisfaction de voir son jeune disciple croître en sagesse et en vertu. Just fit à son école de si grands progrès dans la prière et dans l'étude des Saintes Ecritures que Claudius, le successeur de saint Paschasius, l'ordonna diacre. Peu de temps après, vers 350, à la suite de la mort de Vérissimus, le siège épiscopal de Lyon étant vacant, saint Just y fut élu malgré les vains efforts qu'il fournit pour se soustraire à cet honneur. Il gouverna son peuple avec tant de zèle, d'humilité et de douceur que tous le regardaient comme un ange descendu du ciel. Son zèle le rendit la terreur des démons et des païens. Sa miséricorde était si grande qu'on l'appelait le Père des pauvres, le protecteur des veuves et des orphelins, le refuge des malades. Il était attentif à tous et sa charité s'étendait à toutes les créatures.
Il participa à deux conciles, celui de Valence en 374, puis celui d'Aquilée en 381, ce dernier fut réuni pour condamner l'hérésie arienne. Deux évêques de ce parti, Palladius et Secondianus, appuyés par Justine, femme de l'empereur Valentinien l'Ancien, demandaient un concile général pour revoir ce qui avait déjà été arrêté et défini. Saint Ambroise de Milan s'y opposa, et consentit seulement à la tenue d'un concile provincial. Néanmoins, l'empereur Gratien laissa à d'autres évêques la liberté d'y assister. Ceux des Gaules furent convoqués, mais, ne voulant pas quitter leurs diocèses, ils se contentèrent d'y envoyer trois députés. Saint Just fut l'un d'eux. Il se rendit à Aquilée et fut l'un des trente-deux évêques qui composèrent le concile, que présidait saint Valérien d'Aquilée. Saint Ambroise ouvrit la séance inaugurale et demanda à saint Just de prendre la parole. Celui-ci déclara, au nom de tous les évêques des Gaules, que celui qui ne confessait pas que le Fils de Dieu était coéternel à son Père devait être anathème. Dès lors, il demanda que l'on destituât Palladius et Secondianus de l'épiscopat et du sacerdoce, comme des blasphémateurs qui suivaient les erreurs impies d'Arius. Cette proposition fut entérinée par l'ensemble du concile. Saint Just sortit de cette assemblée avec la gloire d'avoir soutenu la foi orthodoxe et d'avoir dignement représenté l'épiscopat des Gaules.
Peu après son retour, alors que l'on espérait le voir diriger son Eglise pendant de nombreuses années encore, un incident imprévu le fit renoncer à sa charge et l'amena à se retirer au désert, pour donner libre cours à son zèle pour la prière et la solitude.
Un homme en proie à la folie, dans un accès de violence, massacra plusieurs personnes dans les rues de Lyon. On voulut le saisir, mais, revenant à lui, l'homme s'échappa et alla se réfugier dans l'église où il s'enferma. La sainteté du lieu arrêta quelque temps le peuple et l'empêcha de passer outre ; mais le tumulte reprenant peu à peu, on menaça saint Just, qui soutenait l'immunité de cet asile, de briser ou de brûler les portes s'il ne le faisait pas sortir. Il leur expliqua, avec sa douceur et son zèle ordinaires, qu'ils commettraient un grand crime en violant la sainteté du temple de Dieu. Sur ces entrefaites, un magistrat arriva. Il espérait par son adresse apaiser le tumulte. II s'adressa à l'évêque et le pria de lui livrer cet homme pour le conduire en prison, en lui donnant sa parole que, dès que le trouble serait apaisé et les gens dispersés, il le lui ramènerait. L'homme de Dieu lui fit confiance et lui livra le malheureux; mais à peine fut-il sorti de l'église que le peuple l'arracha des mains du magistrat, le traîna par les rues et le fit mourir cruellement.
Cet événement affecta profondément saint Just ; sans chercher à se justifier en prétextant sa bonne foi et ses bonnes intentions, il se regarda comme responsable de la mort de cet homme. Il n'accusa ni le peuple ni le magistrat, mais se déclara lui-même indigne de l'épiscopat, et se retira dans sa maison natale de Tournon. Tous ses amis, venus l'y visiter, ne parvinrent pas à le faire revenir sur sa décision.
Une nuit, il partit secrètement de sa demeure accompagné d'un jeune lecteur de son église, nommé Viator. Il prit le chemin d'Arles, puis de Marseille, où il s'embarqua pour l'Egypte.
A peine arrivé, il se retira au désert de Scété en compagnie des saints moines qui peuplaient alors ces solitudes. Il ne révéla ni son nom ni sa dignité, mais, en compagnie de saint Viator son compagnon, il vécut au désert comme un simple moine ignoré de tous. Il demeura ainsi pendant plusieurs années dans une profonde humilité et une parfaite obéissance. Dieu, cependant, qui ne voulait pas laisser méconnaître une telle sainteté, lui qui élève ceux qui s'humilient, permit qu'un pèlerin lyonnais se fit moine dans le monastère où vivait notre saint. L'ayant reconnu, il fit une métanie devant lui et lui demanda sa bénédiction. Les moines, étonnés, lui demandèrent la raison d'un tel geste. Il leur répondit que cet humble moine qui vivait au milieu d'eux depuis plusieurs années n'était autre que le grand évêque Just, métropolite de Lyon. Pendant que celui-ci se désolait d'avoir été reconnu, l'ensemble de la communauté, confuse de ne pas l'avoir traité selon sa dignité, lui demanda pardon du peu de respect qu'elle lui avait témoigné jusqu'à ce jour, dans l'ignorance qu'elle était de sa dignité. Mais lui les pria de le garder en leur compagnie comme auparavant, sans égard à son rang, ce qu'ils acceptèrent. Il continua donc à vivre comme un simple moine avec la même perfection et la même humilité, se contentant de prier sans cesse pour son troupeau qui était toujours présent à son esprit.
Quelques années passèrent jusqu'à ce qu'Antiochus, qui devait être le troisième successeur de Just sur le siège épiscopal de Lyon, poussé par l'Esprit, eut le désir de revoir le saint prélat. Il s'embarqua donc à Marseille pour l'Egypte. Saint Just, qui en avait eu la révélation, annonça cette nouvelle à saint Viator, et lui indiquait étape par étape les lieux par où Antiochus passait. Après que ce dernier eut rejoint leur monastère, une fois les salutations achevées, saint Just prit la parole et dit : " Sois le bienvenu, la fin de ma vie approche et Dieu t'a envoyé pour me rendre les devoirs de la sépulture". Antiochus et Viator furent attristés de ces paroles. Le compagnon de Just le lui déclara, mais celui-ci le consola par une autre prédication : " Ne t'attriste pas, mon enfant, de me voir partir de ce monde; tu me suivras bientôt dans la vie éternelle. " En effet, saint Just expira le 2 septembre 390, et son disciple le suivit un mois après.
Les Lyonnais, ayant appris la mort de leur évêque, envoyèrent quelques uns d'entre eux en Egypte pour aller chercher son corps et le ramener à Lyon, où on l'inhuma dans l'église des Macchabées, qui était à cette époque la cathédrale de la ville.
Le tombeau de ce grand évêque de Lyon devint l'objet de la vénération de tout le peuple. Chaque année, pour sa fête, des foules nombreuses s'y rassemblaient. Saint Sidoine Apollinaire qui y avait assisté, raconte que l'on marchait en procession avant le jour, et qu'il y avait une si grande affluence de peuple que l'église ne pouvait le contenir en entier. Un nombre infini de cierges étaient allumés. Pendant l'agrypnie, les psaumes étaient chantés alternativement à deux chœurs par les moines, le clergé et les fidèles. A l'issue de cet office, on se retirait jusqu'à l'heure de Tierce à laquelle on se rassemblait pour la Divine liturgie


Page 1
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19 octobre 2008 7 19 /10 /octobre /2008 05:00

Charles de Launay, de la maison du Duc.
Me Rolland Le Mintier.
Charles et Pierre Huet.
Guillaume Le Boulangier.
Olivier de Launay,
Alain Henry.
Olivier Lorans.
Michel Jouhan, ennobli.
Guillaume Cadin, ennobli.
Olivier Frion, arbalestrier.
Catherine de Coëtuhan, sa mère.
Guillaume Frion, juveigneur.
Bertrand Gourdel et Guillaume son fils.
Morice de Lisuzen.
Jean Budes, par Jean son fils.
Jean du Parc et Marie Gesril.
Le sire de Vauclair, de 2000 à 3000l. de rente, de la maison de Duc et commissaire de cette Montre.

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18 octobre 2008 6 18 /10 /octobre /2008 05:00

Olive du Chastellier.

Jehan Aiguillon, de l’ordonnance.

Antoine de Bréhant, par Hilaire Eveillart.

Alain Le Moënne, par Charles Le Moënne.

Guillaume et Léonard Visdelou.

Rolland Riou.

Olivier Visdelou, par Olivier son fils.

Jean de Bréhant.

Guillaume Roulle, par Olivier Roulle.

Alain Guéhenneuc et Aliette de Bocenit, sa femme.

Jean Budes, fils Guillaume, mineur.

Guillaume Hus, en brigandine, voulge et gorgerette.

Guillaume Bernard, pour Geffroy Bernard, à pied, non armé.

Matheline Morel, par Pierre Cadin.

L’héritier Guillaume Morel.

Guillaume Chesnet.

Jean Penthièvre, de l’ordonance.

Pierre Budes, par Olivier Martin.

Jean Visdelou.

Me Jean Hamon.

Guillaume de Ploeuc.

Pierre Juhel.

Guillaume Penréal.

Tristan de Bréhant et Peronnelle de Robien sa mère.

Geffroi et Alain Visdelou, par Guillaume Visdelou.

Guillaume Normand.

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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 05:00


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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 05:00


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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 05:00



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13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 05:00



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12 octobre 2008 7 12 /10 /octobre /2008 05:00



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Ecole Sainte-Anne

Ecole Sainte-Anne de Ploeuc

43, rue de La Gare

22150 Ploeuc-sur-Lié

02.96.42.10.26

http://ecolesainteanneploeuc.jimdo.com

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Jouets & Co

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Appelez-nous au : 06 67 30 84 51.

Vente locale sur catalogue

Ploeuc-sur-Lié,  Plaintel, Saint-Brieuc

http://www.jouetsandco.fr

La Belle du Lié

Fête de la Pomme de Terre

9/10 septembre 2017

http://www.belledulie.fr/

Château de Bogard

bogard

Un cadre prestigieux dans les Côtes d'Armor (Pays de Moncontour) pour organiser des évènements inoubliables, mariages, réceptions, week-end, séminaires d'entreprises, séjours à la semaine.

Site : http://www.chateau-de-bogard.com

Hôtel de La Rallière

012

Locations saisonnières à Preuilly-sur-Claise au coeur de la Touraine

Site  : http://hoteldelaralliere.jimdo.com/

Météo

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