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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 05:00

La lignée de J.-B. ILLIO vient de Joseph-François ILLIO qui naquit le 05/07/1736 à Gausson, devenu tisserand,il se marie à Isabelle CLEMENT (filandière,19 ans) le 26/07/1760. Ils eurent 9 enfants de 1763 à 1779, dont Julien-François, né le 11/01/1779 .

 

Julien-François ILLIO est l'arrière grand-père de J.-B. ILLIO. Il devient laboureur et tisserand, se marie à Perrinne GALLAIS (rectifiée en CALLEC en 1816) née à Gausson en 1780. Le mariage a lieu le 01/10/1803. Ils eurent 8 enfants dont Joseph le grand-père de J.-B. ILLIO .

 

Joseph ILLIO, né le 21/10/1816, est devenu laboureur et charpentier, se maria à Anne LEBRETON, ménagère, en 1845. Elle est domiciliée à Gausson, née en 1815 et décédée en1875 à La Roncière. Joseph décéda en 1848, écrasé par un pont. 2 enfants sont nés:

 

1) Jean-Marie (père de J.-B. ILLIO) né le 30/12/1845 à Gausson.

2) Ange né en 1848 à La Roncière. C'est à cette période que la famille vint habiter à cet endroit, après la mort du père. Ange mourut en 1885 par noyade. Il eut 2 enfants.

 

Jean-Marie ILLIO, le père de J.-B. ILLIO, tisserand, puis employé des chemins de fer, se maria à Pélagie GEORGELIN le 26/12/1872. Pélagie est née le 15/10/1849 à La Roncière et décédée le 29/12/1900 à Saint-Brieuc. 8 enfants sont nés de cette union. Jean-Baptiste, né le 18/11/1873 à La Roncière était l'ainé. Resté célibataire, il est décédé en 1963 à Saint-Brieuc.

 

SA VIE: né le 18 novembre 1873 à Ploeuc (22)-Bachelier avec la mention « très bien » sténographe à l'Agence HAVAS à Paris, jusqu'en 1909 - sténographe du Conseil Général des Côtes du Nord de 1909 à 1934 - sténographe de la Chambre d'Agriculture de 1927 à 1940 - professeur de sténographie aux cours professionnels de Saint-Brieuc depuis leur création 1919, Jusqu'en 1933 - Conseiller municipal de Saint-Brieuc, de 1912 à 1935 - Membre de la commission de la bibliothèque municipale de Saint-Brieuc depuis 1919. Croix de guerre, croix du combattant 1914-1918 .

 

LES OEUVRES : Histoire de St. Brieuc, avec illustrations, 360 pages

conan de Prépéan, père de la sténographie française, 26 pages

Cours complet de sténographie, 72 pages

Ploufragan (22) autrefois et aujourd'hui, 80 pages

Ploeuc (22) autrefois et aujourd'hui, 100 pages

Les rues de St-Brieuc,leur histoire, leurs curiosités, 64 pages

Les deux voies, poésies, 185 pages

Mes souvenirs de guerre 1914-1918, 120 pages

Jean-Baptiste Illio, raconté par lui-même, 90 pages

Il est l'auteur d'une demi-douzaine de brochures sur divers sujets,et d'environ un millier d'articles dans les journaux politiques, littéraires et sténographiques .

 

 

Monique Le Charpentier

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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 05:00
Charles Eliot était laboureur à Locmalo près de Guémené sur Scorff vers 1680, son fils Guillaume (1706-1746), mesuisier, porta le nom de son père puis celui d’Illiot. 

 


Ledit Guillaume eut plusieurs enfants :

Mathurine (1735-1736) et Joseph-François (°1736) furent déclarés sous le nom d’Illiot ;

Olivier-François (°1739) : Lio ;

Pierre (°1743) et Jacques (1745-1745) : Illio ;

Marie-Rose (°1746) : Ilio.

 

C’est sous Joseph-François Illiot, tisserand, que le nom perdit son « T » pour devenir Illio. Patronyme porté par sa descendance jusqu’à notre Jean-Baptiste Illio (1873-1963). 

   

Quant à Olivier-François Lio (°1739), il eut une descendance sous le nom de Lio.

 

 

D’après les recherches de Monique Le Charpentier

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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 05:00

En breton, le mot binioù kozh signifie « vieille cornemuse », par opposition à la cornemuse écossaise importée en Bretagne au début du XXème siècle ; toutefois, d’autres noms étaient attribués à la cornemuse bretonne : on parlait de poach-binioù, sac’h-binioù ou encore binioù bihan (petite cornemuse).

En français, le mot binioù désigne généralement le binioù-kozh.

Le binioù-kozh est sans aucun doute l’instrument le plus traditionnel et le plus populaire de Basse-Bretagne. Il en existait dès la fin du XVIIIème siècle, et probablement antérieurement aussi. Des gravures anciennes montrent le kozh avec un grand lévriad, ce qui attesterait qu’il a autrefois joué à la même hauteur que les bombardes.

Mais dès le début du XIXème siècle, le lévriad devient subitement beaucoup plus réduit et prend sa taille actuelle : le son en devient donc beaucoup plus aigu, et le binioù-kozh joue ainsi une octave plus haut que la plupart des très nombreuses cornemuses existant de par le monde.

Le binioù-kozh est composé d’une poche en peau de vache ou de mouton, d’un sutell pour envoyer l’air dans la poche, d’un bourdon donnant en continu la note correspondant à la tonalité de l’instrument, et du lévriad, grâce auquel le sonneur peut jouer la mélodie. Les pièces de bois (sutell, levriad, bourdon) étaient faites autrefois en buis, et depuis peu en ébène.

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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 05:00

Le mot  bombarde  provient du latin bombus, signifiant « bruit sourd »

La bombarde fait partie des instruments à anche double (comme les hautbois elle fait partie de la famille des chalémis) dont on trouve des traces anciennes partout en Europe et au Moyen-Orient.

Les plus anciennes traces que l'on ait en Bretagne sont des sculptures ou des tableaux religieux datant du XVIè siècle, où la bombarde et le biniou sont montrés comme des instruments diaboliques. Mais le terme bombart apparaît pour la première fois dans le "Catholicon Breton de Jehan Lagadeuc en 1499. 

Au moyen-âge cet instrument était joué dans toute la france mais n'a subsisté qu'en Bretagne. 

De nos jours, en Europe occidentale, la bombarde est utilisée essentiellement en Bretagne, mais elle a de nombreux cousins en Espagne (la dolçaina), en Europe de l'Est, en Orient et en Afrique du Nord. 

A l'origine c'était un instrument diatonique (qui ne peut jouer qu'une octave, une série de sept notes), la deuxième octave n'étant apparue qu'en 1830. Actuellement la bombarde est toujours diatonique, toutefois le chromatisme peut existé sur des airs lents par le jeux sur l'anche, les fourches(doigté particulièrement difficile et périlleux) ou les clés. 

En Bretagne, l'influence des caractères et tempéraments divers a amené de nombreuses variantes dans l'instrument. Ainsi en basse Cornoüaille, on a eu des petites bombardes en ut, qui s'adaptaient très bien au jeu brillant des sonneurs et à la vigueur des danses. Au contraire en Vannetais, la bombarde, plus grave (en la) faisait évoluer des gens beaucoup plus calmes et plus nobles aussi.

La bombarde n'est quasiment jamais employée seule car elle demande un effort physique nécessitant des temps de repos. Elle est accompagnée de diverses manières, soit par des binious coz (vieux biniou, petite cornemuse), soit par des binious braz (grand biniou) ou d'autres bombardes.

Sa vocation première est d'être un instrument à danser. Quand on voit des peintures anciennes montrant une foule nombreuse dansant en plein air au son de la bombarde et du biniou, on comprend que l'on ait cherché à en faire un instrument puissant.
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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 05:00
L'histoire de la harpe celtique en Bretagne s'écrit véritablement à partir du XIXème siècle. Il y aurait certes bien des choses à dire sur la question de la présence ancienne de semblable instrument en ce pays. Les quelques éléments dont on dispose (représentations picturales et plastiques, allusions littéraires en breton et en français) ne sont jamais que quelques pièces d'un puzzle auquel toute vraisemblance fera toujours défaut  ce qui est ensentiel à l'écriture d'une l'histoire : des dates et des documents écrits précis.

En revanche, le passage de Thomas Price par la Bretagne en 1829 est bien avéré. Le pasteur gallois, barde Carnhuanawc, y était venu superviser la première traduction bretonne de la Bible. Il était de surcroît bon connaisseur de la harpe, instrument national de son pays, à laquelle il s'était quelque peu adonné dans sa jeunesse.

Bien des éléments font donc penser qu'il fut le tout premier à s'interroger sur une hypothétique harpe bretonne. "Depuis quand la harpe était-elle passée d'usage en Bretagne ?" écrivait-il en effet en 1827 au vicomte Hersart de La Villemarqué qui mettait alors la dernière main à la première édition du Barzaz Breiz.

On ignore s'il y eut réponse de sa part. On sait toutefois que séjournant dix ans pls tard au Pays de Galles, La Villemarqué fait connaissance de Thomas Gruffyd, qu'il entend à la harpe triple. Celui-ci l'impressionne suffisamment pour qu'il l'invite à se produire pendant le premier congrès celtique international organisé à Saint-Brieuc en 1867. Gruffyd devient ainsi le premier harpiste de tradition celtique à se faire entendre depuis bien longtemps en Bretagne.

Il faut ensuite attendre les premières années du XXème siècle pour que se révèle le premier harpiste breton de l'ère moderne (Pol Diverrès, médecin originaire de Lorient).

La Harpe Celtique,
L'anthologie Vol1.
Editions Coop Breizh.
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5 octobre 2008 7 05 /10 /octobre /2008 05:00
Cadastre de La Roncière - 1842
Archives Départementales des Côtes d'Armor
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4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 05:00
François-Hyacinthe de Plœuc,
né à Landudec le 16 avril 1661
décédé le 18 janvier 1739 et inhumé en la cathédrale de Quimper,
évêque de Quimper du 19 juin 1707 au 18 janvier 1739

+
FRANC HYACINTHE DE PLOEVC
ILLYSTRISSIMO GENERE XVI APRILIS MDCLXIINATVS
EPISCOPVS CORISOPITENSIS XXVI DECEMBRIS MDCCVII CONSECRATVS
FORMA GREGIS EX ANIMO FACTVS
SACRARVM DISCIPLINARVM ET DIVINI CVLTVS ZELATOR
VASTAM DIOE CESIM PER ANNOS XXXII SEDVLO VISITAVIT
ADITVM NOVITATIS APVD SVOS PRAECLVSIT
PAROCHIIS OPTIMOS PASTORES PRAEFECIT CLERVM NVLLI SECVNDVM FORMAVIT
SEMINARIVM MVNIFICENTISSIMVS AMPLIFICAVIT INSIGNI BASILICA DECORAVIT
VIROS APOSTOLICOS AERE ADJVVIT VERBO ET EXEMPLO ANIMAVIT
XENODOCHIA DOMOS ASCETICAS INSTAVRAVIT ET AEDIFICAVIT
SIBI PARCVS IN PAVPERES LARGVS SE SVAQVE IMPENDIT
PLENVS DIERVM ET MERITORVM DILECTVS DEO ET HOMINIBVS POPVLO NOSTRO ET PRINCIPI...
OBIIT DIE VI JANVARII ANNO MDCCXXXIX
CLERO SVO DEDITVS PVRGAVIT FILIOS LEVI ET COLAVIT...
ET FVERVNT DOMINO OFFERENTES SACR...

Photo Alain Billard
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3 octobre 2008 5 03 /10 /octobre /2008 05:00
Le Dictionnaire d'histoire de Bretagne fut lancé, il y a une dizaine d'années, par une équipe comprenant Jean-Christophe CASSARD, Alain CROIX, Jean-René LE QUEAU et Jean-Yves VEILLARD. Ce projet s'inscrivit naturellement dans les programmes des éditions Skol Vreizh.

Le
Dictionnaire d'histoire de Bretagne est maintenant sur le point de paraître. Cet ouvrage monumental de 950 pages aura mobilisé 101 auteurs, qui auront écrit 910 articles, accompagnés de 434 illustrations et de 64 cartes originales. Il aura bénéficié du soutien du Conseil régional de la Bretagne administrative, du Conseil général du Morbihan, du Conseil général de Loire-Atlantique et de la communauté d'agglomération de Rennes-Métropole.
Sa parution, dans le courant du mois d'octobre, sera un événement. Il sera notamment présenté à Carhaix les 25 et 26 octobre dans le cadre du Festival du livre en Bretagne.
Cet ouvrage sera vendu en librairie au prix de 89 €, mais on peut le commander actuellement au prix de souscription de 76 € (+ 4 € pour les frais d'envoi).

Les commandes sont à adresser aux :
Éditions Skol Vreizh,
41 quai de Léon,
29600 Morlaix
Téléphone : 02.98.62.17.20
Adresse électronique :
skol.vreizh@waadoo.fr
Site : www.skolvreizh.com
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2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 05:00

L’an quatrieme de la Republique

française une et indivisible le douze fuctidor, nous nicolas-pierre

Vavasseur demeurant à Saint Brieuc expert nommé par l’administration

du département des côtes du nord suivant la deliberation en date du

Vingt neuf thermidor dernier.

Et Michel augustin chassin du Guerny Demeurant à quintin Expert

Nommé par la citoyenne louise-Rose K/oualan femme

Launay le Marchant, pour sa permission d’acquerir le domaine

National cy après designé en date du Vingt quatre thermidor dernier

À l’effet de proceder à l’estimation du revenu et en capital sur le prix de

1790 du bien national cy après désigné provenant de l’Emigration

de K/ouallan frere de la soumissionnaire.

Nous sommes en consequence de la Commission a nous donnée

par l’administration du département transporté en la commune

de Ploeuc chef lieu du canton du même nom aux huit heures du

matin chez le Citoyen ives moy officier municipal de la commune

de ploeuc qui en l’absence du Commissaire du directoir exécutif

nous a accompagnés sur les lieux et heritages cy après designés

où étant et aussy en présence de la citoyenne K/ouallan soumissionnaire

après avoir examiné l’etat des bâtimens, les matieres de leurs

constructions, la longeur, la largeur, et la heuteur desdits bâtimens,

leur Emplacement et distribution, leur cloture et leur accès,

et mesuré les terrains qui en dependent avons rapportés

le présent procès verbal comme suit.

1° La métairie de la Roncière située en ladite

Commune de Ploeuc consiste en un principal corps de logis ajusté

un soleil de onze heures, divisé au rez de chaussé sur un vestibule,

une cuisine, une salle et un cellier ouvert sur la cour de quelques

fenêtres, chambres et Greniers. Sur le tout dans les quels on monte

par un escalier au derriere de ladite maison et un autre

escalier au bout du vestibule, apentis au bout vers orient de ladite maison

nommé le vieux cellier tout ecquer de part est sous couverture d’ardoise

et un si mauvais état de reparation quon ne peut le considerer que

comme pierres …

Cour devant ladite maison a l’occident de laquelle sont des étables

et fermeries au dessus pour couvertures d’ardoise ; cette partie est

en moyen état de reparation. au bout meridional de ce sétables est

un autre bâtiment nommé la vieille metairie chambre au dessus sous

couverture de paille aussy en moyen etat de reparation.

à l’orient et au midy de ladite cour sont des masures de différentes

Bâtiment et four ; puits au milieu de la cour ; jardin derrière por

et deport le tout environ......................................jnaux..30

2° le courtis de la chapelle en verger.............................40

3° le champ clos........................................................1  "

4° le champ de la perriere en deux pièces pour lande..1 10

5° les huit champs terre et lande.................................4  "

6° le pré des rivières pré et landes..............................1 40

7° l’etouble du point terre et lande..............................1 "

8° la lande des rivières lande......................................1 40

9° le pré de Launay trainaut.......................................4 "

10° la lande des fromenteries envieux pièce plantée de

quelques jeunes hêtres...............................................1 "

11° lEtouble de la rivière......................................... ..2 "

12° l’etouble d’en haut verger....................................2 "

13° le clos de la prée.................................................1 "

14° le clos du bout verger..........................................1 "

15° le vieux verger.......................................................40

16° le clos de la fontaine en deux pieces et verger......1 40

17° la chesnaie plantée de mauvais châtaigners.............20

18° le bois taillis sous bruiere et rochers.....................6 "

..............................................................................30j 20c

Le total du contenue de cette Métairie est de trente

Journaux vingt cordes............................................30jnaux 20c

Et sont tout les heritages cy dessus compris dans le ferme

du 22 Janvier 1782 au rapport de perrie notaire a quintin J’

controllée le 24 Janvier suivant dont la … a commencée

ce jour … … 1783 pour neuf année consecutives aux clauses

et conditions cy après

1e pour le prix principal de..........................................403fr

2° pour la valeur de la dixime evaluée............................10

3° pour l’entretien de la partie locatif couverte en paille....3

4° les Fermiers reparerons 40 toises de suspés chaque

année évaluées................................................................6

5° pour les Marais aux quels les fermiers se sont obligés

évalués a deux part an.....................................................8

6° les preneurs se sont obliés a aider à planter les arbres

fournis par le Bailleur évalués a 2 journée par an................50ct

il refutte de ce que… que le revenu connaît

de la Métairie de la Roncière montre a quatre ecut

trente francs cinquante centimes...............................430fr 50ct

Lequel revenu multiplié vingt deux fois,

d’après la loi, donne un capital de la somme de

neuf mille quatre cent soixante onze francs..............9.471fr

ajoutant à ce capital quarante francs pour

la valeur des corps d’arbres emondables qui sont

sur les terres de cette Métairie...................................40

on aura un Capital Général de la somme

de neuf mille cinq cent onze francs........................9.511fr

 

Et de tout ce que dessus nous avons fait et redigé notre présent

procé verbal que nous … sincere et veritable

en notre âme et conscience.

Et a l’officier Municipal et la citoyenne soumissionnaire

Signée avec nous après lecture faite. /. Trois mots rayés nuls

 

              Vavasseur                                                Chassin du guerny

  

       yves moy                                           

       Municipalle                                                Louïse K/oüallan Launay Marchant

 

 

Enregistré a St Brieuc le 13

Fuctidor an 4 de la repu

blique  Recu un franc

En numeraire / guerangal




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30 septembre 2008 2 30 /09 /septembre /2008 05:00
NATION FRANCAISE, NATION BRETONNE : L'EFFROYABLE IMPOSTURE DE 1789 : DES CENTAINES DE MILLIERS DE MORTS, CONTRE UNE DECLARATION DES DROITS DE L'HOMME JAMAIS APPLIQUEE: 500 ANS AVANT J.C, LES ELITES ET LA NATION ATHENIENNES ENONCENT LES DROITS DE LHOMME, ET LES METTENT EN PRATIQUE.

“Au moment ou elle a succombé, la Bretagne constituait réellement un Etat à part, JOUISSANT DE TOUTES LES PREROGATIVES DE LA SOUVERAINETE”.

 

Les relations de la Bretagne avec la France ont souvent été mal comprises, SURTOUT HORS DE BRETAGNE. Les Ducs ont succombé: NATURELLEMENT, L'HISTOIRE N'A PLUS ENTENDU QUE LA VOIX DE LEURS ADVERSAIRES”.

(Marcel PLANIOL, Histoire des Institutions de la Bretagne, tome 3, page 51; tome 5, page 4. Mayenne, 1981 et 1984)

Avant de lire l'article qui suit, je recommande vivement d'écouter les videos ABP [Voir le site] et les emissions radiophoniques de lumières 101 [Voir le site]

On comprendra combien la Bretagne a souffert de la colonisation dont elle a été victime après les invasions françaises de 1488 et de 1491, et combien reste importante encore pour les Bretons, qui ont pourtant conservé une si belle identité, après tous ces efforts accomplis par le pays envahisseur pour les assimiler à une civilisation totalement étrangère à la leur, la distance à parcourir pour redevenir entièrement eux mêmes.

LA NATION FRANCAISE EST TRES RECENTE.

Ceux qui ont lu l'hebdomadaire l'Express (en date du 24 juillet 2008, page 65), auront eu la confirmation qu'on enseigne encore dans les facultés bretonnes que “l'idée de nation indépendante n'a pas de sens au 15 ème siècle”.

Le corollaire de cette proposition, qui n'est pas énoncé - je pense qu'on n'a pas osé le faire - est celui-ci: “la Bretagne ayant été engloutie par la France à la suite des invasions de 1488 et de 1491, et ayant, de ce fait, disparu de la scène internationale, ne peut avoir été une Nation puisque les Nations n'existent pas encore”.

Je concède à l' auteur que ce qu'il écrit EST VRAI POUR LA NATION FRANCAISE. Comme le reconnaissent tous les spécialistes en sciences politiques et en droit international, ainsi que les historiens spécialisés (Colette Beaune, Mollat du Jourdain, Fr. Olivier Martin, Suzanne Citron, Pierre Chaunu, Philippe Némo…), personne ne reconnait la qualité de nation à “la” France - celle que l'on dénomme actuellement “l'hexagone”, avant le 16 ème siècle.

Le “royaume de France” existe, il est vrai, au plan théorique - ou, plus exactement, fantasmatique -, lorsque Hugues Capet ceint la couronne, en 987. C'est, tout au plus, “une sorte de mythe, conservé dans l'esprit du roi, de ses serviteurs, et de quelques gens d'église”, écrit Charles Petit -Dutaillis, dans son ouvrage “La monarchie féodale en France et en Angleterre” (Albin Michel, Paris, 1971, page 16); une “séquelle”, purement intellectuelle, ne répondant à rien ni au plan géographique ni au plan politique, du partage de l'immense empire carolingien, scindé en trois en 843 par les fils de Louis le Pieux, auxquels échoient la “Francia occidentalis ” (pour Charles le Chauve), la “Francia orientalis” (l'Allemagne actuelle, pour Louis dit “le Germanique”), la Lotharingie” ( longue bande de terre s'étendant de la mer du nord au nord de l'Italie”, pour Lothaire) (K.F. Werner, Les origines, Paris, page 459).

En 987, “La France” ne désigne qu'un territoire exigu, qui dépasse à peine les limites du diocèse de Paris, représentant un espace allant, grosso modo, de Senlis à Orléans, c'est-à-dire l'équivalent de un ou deux départements actuels. On est très loin de ce que sera le royaume “réel” quelques siècles plus tard, après ses agrandissements successifs.

Hugues, considéré comme le fondateur de la dynastie capétienne - à laquelle il faut bien assigner un début, ce qui n'est pas choquant en soi -, exerçant son autorité sur un pays aussi exigu, porte un titre pompeux, mais il n'est rien d'autre qu' UN PRINCIPICULE. Il y a accord total de tous les historiens sur ce point. Navrant pour l'égo surdimensionné des Français. mais strictement exact ( Yves Sassier, Hugues Capet, Paris 1987, page 285).

Le “royaume” se construit par des apports multiples et successifs, tant au plan territorial qu'au plan de la doctrine, au fil des guerres, des invasions des pays voisins, des mariages, des héritages, des achats de seigneuries voisines (Olivier Martin, page 315: méthodes d'extension du domaine).

L'UNE DES METHODES LES PLUS CONFORTABLES pour s'enrichir aux dépens d'autrui, consiste à prétendre que le roi capétien, en s'emparant des territoires jouxtant ceux qu'il contrôle effectivement, détenus par d'autres Princes, ne fait que ” rentrer chez lui”: il ne fait que ” récupérer” ce que d'autres ont dérobé à ses ancêtres ou à ses prédécesseurs. Avec une bonne armée, on arrive très bien à faire celà. Lorsque l'invasion est faite et parfaite, que le gouvernement local a été détruit, que les hommes de mains de l'envahisseur ont remplacé les “originaires” dans les postes stratégiques, que des “collabos” locaux ont été recrutés en nombre suffisant, le piège infernal se referme, parfois d'une manière définitive.

Ce n'est pas une invention géniale. Elle est de tous les temps. C'est en vertu d'un raisonnement analogue - une très vague allégeance de pays voisins, à une époque floue et si possible non identifiée -, que le Maroc occupe actuellement le Sahara occidental , et que la Chine exerce ses exactions, impunies, au vu et au su de tous, sur les populations tibétaines (et d'autres, sans doute).

Au plan intellectuel, les conseillers de l'entourage royal consolident, avec habileté, l'idée que les Capétiens sont les héritiers des Carolingiens - ce qu'il ne sont pas (Colette Beaune, page 296) -, et que le royaume agrandi n'est rien d'autre que le reconstitution de l' oeuvre territoriale de ceux-ci, en particulier de Charlemagne. Par “strates”, successives, le mythe se complète, s'ajoutant à d'autres aussi mal fondés au regard de la vérité, et prend consistance, au point d'être considéré comme le reflet de la réalité historique. Ainsi, lorsque la France s'emparera de la Lorraine, Louis XIV écrira dans ses mémoires cette absurdité: “C'était l'ancien patrimoine de nos pères; qu'il était beau de le joindre au corps de la monarchie, DONT IL AVAIT ETE LONGTEMPS SEPARE (!)” (Michel Déon, Louis XIV par lui-même, Paris, 1983, page 156).

Dès le onzième siècle, la dynastie étant devenue plus crédible et plus solide, on assigne au royaume théorique sur lequel les descendants de Hugues Capet sont censés régner, des limites beaucoup plus larges que le royaume réel: au Nord la Manche, au sud les Pyrénées, à l'Ouest l'Océan Atlantique, à l'Est l'Empire, délimité par l'Escaut, la Meuse, le Rhône (toute la rive gauche du Rhône, en particulier le Dauphiné et la Provence, sont hors du royaume) ( voir, en particulier, Suzanne Citron, page 113). A l'OUEST, LA PENINSULE ARMORICAINE RESTE TOTALEMENT A L'EXTERIEUR DU MONDE FRANC (idem, page 113). Les conseillers du roi capétien tentent de faire accroire que le royaume minuscule des descendants de Hugues coincide, en réalité, avec le “lot” qui fut attribué à Charles le Chauve par le partage de Strasbourg de 843, la vaste “Francia occidentalis”, dont les limites, précisément, sont celles indiquées ci-dessus (Fr. Olivier-Martin, page 11). C'est une imposture, inventée à postériori par l'abbé de Fleury, dans la deuxième moitié du 11 ème siècle, ingénieuse dans la mesure ou elle donne légitimité aux rois capétiens, et leur permet, pendant des siècles, de s'étendre aux dépens des princes périphériques, supposés avoir “volé” à la monarchie des territoires qui ne leur appartiennent pas (Suzanne Citron, page 127; Colette Beaune, page 417). C'est la fameuse théorie du “démembrement du royaume” par les Comtes, Ducs et Princes locaux, plus ou moins assimilés à des bandits de grands chemins, auxquels l'équité commande qu'ils soient mis en situation de “rendre gorge”, c'est à dire de restituer à la Monarchie ce que leurs ancêtres s'approprièrent, jadis, d'une manière frauduleuse. La puissance militaire de la France s'accroissant au fil du temps - surtout depuis Louis XI, qui décède en 1483 -, la théorie est mise en pratique, puisque personne n'a plus la force de démontrer son absolue fausseté. La réalité est beaucoup plus simple: lorsque la dynastie carolingienne se délite et se dissout, au point de ne plus pouvoir administrer les très vastes territoires qu'elle a jadis possédés (9 ème et 10 ème siècles), l'autorité renait comme elle peut, là ou elle le peut, sur des entités plus petites, déjà cohérentes, ou bien créées par les nouveaux souverains locaux: ici un Comte, là un Duc, plus loin un vicomte, un Prince, etc. Ces nouveaux souverains organisent le pouvoir dans leur sphère d'action, mais en aucun cas ne “dérobent” à la dynastie disparue ou émasculée quoi que ce soit, puisqu'elle a sombré corps et biens.

Il est très important, en se répétant d'une manière voulue, d'insister sur le fait que c'est sur le fondement de pures affirmations, ne correspondant à aucune réalité juridique, que la Chine, maîtresse de forces armées colossales, martyrise actuellement le Tibet, que le Maroc occupe le Sahara occidental, et que la France, parvenue au contact des frontières bretonnes sous Louis XI, se prépare à précipiter ses armées sur la Bretagne, en INVENTANT de toutes pièces de prétendues raisons, mensongères, qui ne prendront consistance que par les invasions armées meurtrières, qui, une fois faites et parfaites, INTERDIRONT DESORMAIS AUX BRETONS, comme Planiol le résume ci-dessus en une phrase admirable, d'écrire normalement leur histoire, JUSQU'A CE JOUR (Je reviendrai sur ce point très important, mais en temps opportun seulement).

Au stade dont il est question ici (13 ème, 14 ème, 15 ème siècles), l' ensemble dominé par les descendants capétiens, est bien loin de constituer UNE nation. Cet ensemble est pluri-ethnique et pluri-national. Comme le fut jadis la Gaule, laquelle n'a jamais constitué UNE NATION, comme on l'enseignait dans mon enfance à l'école (Christian Goudineau, Regard sur la Gaule, Paris 2007, page 7O. Comme les Sénégalais et les populations de l'Afrique noire, qui devaient, à peine de coups de règle sur les doigts, se référer à “nos ancêtres les Gaulois” (!!!), ma première leçon d'histoire, apprise par coeur à l'âge de six ans, d'un culot inoui, était ainsi libellée: “En ce temps là, la France s'appelait la Gaule (!!!!!)”: c'est ainsi que mes lointains ancêtres et moi même sommes entrés d'un coup dans la Francité, plus de mille ans avant que la France existe!!!

La principauté capétienne est constituée essentiellement par les provinces” centrales” de la France actuelle, jouxtant l'Ile-de- France. Ces provinces deviennent réellement françaises, le temps faisant son oeuvre, par extension du domaine royal, d'une manière progressive, après leur rattachement, par achat, mariages, confiscations, conquêtes (l'ile- de- France, l'Orléanais, la Champagne, la Normandie, l'Anjou, le Maine….).

Les provinces “périphériques”, tout en reconnaissant l'autorité théorique du roi de France - théorique parce que ce personnage lointain et quelque peu fantomatique n'y exerce de prérogatives que d'une manière très progressive, le pouvoir réel restant jusqu'à Louis XI entre les mains des Princes locaux -, n'ont pas de sentiment national net, partagées qu'elles sont entre l'appartenance tantôt à la France, tantôt à un autre pays (l'Angleterre: Guyenne et Normandie; Etats Bourguignons: villes de la Somme et Artois; Empire: la Franche comté (comté de Bourgogne); l'Alsace, la Lorraine font partie de l'Empire… Leur identité réelle, à cette époque, n'est encore ni française, ni anglaise, ni bourguignonne; elle est celle qui résulte de leur propre histoire, pluricentenaire.

CE N'EST PAS A DIRE QUE LA NATION FRANCE N'EXISTE PAS. “La” Nation française, celle qui se sent telle parce que ses “Princes naturels” sont les Capétiens, et qui vit de la même existence sous leur autorité depuis des siècles, développe, au fil des évènement un sentiment de solidarité entre provinces appartenant à cet ensemble, et de fidélité dynastique au prince qui les gouverne (Colette Beaune, page 417). Elle n'est constituée, au début du 15 ème siècle, que par les provinces centrales mentionnées plus haut. Les autres sont dans une situation indécise; elles sont dans l'éventualité, au fil des évènements, des guerres, des conflits incessants entre les puissants, de se rattacher, le cas échéant, physiquement, et affectivement au pays qui s'en emparera durablement, ballotées qu'elles sont entre les uns et les autres, comme ce sera le cas, beaucoup plus tard, pour l'Alsace, tour à tour terre d'Empire, puis française, puis allemande, puis française à nouveau (Voir notamment: Jean Ritter, L'Alsace, Presses Universitaires de France, Paris, 1985).

L'INSTABILITE DE CE QUI COMMENCE A RESSEMBLER A CE QUE LA FRANCE va devenir, est considérable, le royaume, sans cesse envahi, étant menacé sans cesse et sans cesse de désintégration, d'éclatement. On peut suivre aisément cette évolution au moyen de l'un des Atlas historiques en circulation, par exemple celui de l'éditeur Perrin, de très bonne qualité.

Beaucoup ont oublié - à supposer qu'ils aient jamais eu connaissance des faits -, que du temps de Louis XI, Charles le Téméraire, Duc de Bourgogne, à la tête d'un “conglomérat” de provinces fort diverses, s'étendant du duché et du comté de Bourgogne (la Franche Comté actuelle), à le mer du Nord (incluant l'actuelle Belgique et les pays Bas), a failli être sacré roi par l'Empereur du Saint Empire Frédéric III. Si cela s'était fait, le nouveau royaume aurait probablement porté le nom de Lotharingie (voir la passionnante relation de son contemporain Thomas Basin, dans son Histoire de Louis XI, Les Belles Lettres, Paris 1972, livre IV, page 172; ainsi que l'ouvrage de Bertrand Schnerb, L'Etat bourgignon, Paris 2005, page 417, et celui de Henri Dubois, Paris, 2004, pages 314 et suivantes). Au moment de la mort du Téméraire (en janvier 1477, l'année même de la naissance d'Anne de Bretagne, six ans avant la disparition de Louis XI), les “Etats Bourguignons”, par un mécanisme similaire à ce qui se passe partout ailleurs ou les peuples se soudent et développent une identité commune, sont en voie de constituer une Nation authentique, qui s'effondrera avec la chute du Duc de Bourgogne, allié précieux de la Bretagne, alors qu'un sentiment national est déja très perceptible, au moins dans certaines parties des vastes territoires dont il est devenu, à la suite de ses ancêtres le “Prince Naturel”, comme on le dit à l'époque. (Nota: de la même manière, le Prince Naturel des Bretons est le Duc de Bretagne, EN AUCUN CAS le roi de France, QUI EST LE ROI D'UN PAYS EN TOUS POINTS DISTINCT DE LA BRETAGNE; références INNOMBRABLES). Identiquement, fait quasi ignoré, les provinces du sud du royaume (grosso modo: les seigneuries du massif central et la Provence), ont failli être détachées de la France, au début du 16 ème siècle, pour constituer, après les défaites de François I er par Charles Quint, un royaume propre au profit du connétable de Bourbon, la couronne de France devant revenir à Henri VIII d'Angleterre, les provinces de l'est à l'Empereur Charles Quint (Henry Lemonnier, Henri II, Taillandier, Paris 1983, page 56).

LA FRANCE NE COMMENCE A DEVENIR GEOGRAPHIQUEMENT “STABLE', et à ressembler à ce qu'elle est actuellement, par des acquisitions territoriales diverses, que très tardivement, à partir de Louis XI (mort en 1483), Charles VIII (mort en 1498), de Louis XII (mort en 1515). Désormais rattachées, jusqu'à aujourd'hui, à la France actuelle, ces provinces, vivant des existences assez similaires autour des princes Capétiens, et soumises de plus en plus au gouvernement centralisé créé par ceux-ci, se mettent alors, PROGRESSIVEMENT, à développer, tout en conservant pour certaines une “personnalité” forte, ainsi que des régimes juridiques et fiscaux particuliers (le Languedoc, la Provence…), un sentiment de “parenté”, voire de solidarité, qui devient, par la force des choses, un “sentiment d'appartenance” commun, puissant autour de l'Ile- de-France et des provinces” centrales”, de plus en plus “dilué” à mesure que l'on s'éloigne de Paris et de la vallée de la Loire, ou séjournent souvent les rois.

LA BRETAGNE, qui n'a jamais ressenti d'autre SENTIMENT D'APPARTENANCE QUE BRETON, à partir du moment ou le Duc s'est imposé comme le souverain de tous les Bretons, doublé d'une haine farouche pour les Français, EST UN ETAT TOTALEMENT INDEPENDANT jusqu'aux invasions militaires françaises de 1488 et de 1491 (Cf les références précitées du traité de Marcel PLaniol). Quoiqu'envahie, occupée, subordonnée politiquement et militairement, muselée après la mort d'Anne de Bretagne en 1514, elle reste “province réputée étrangère”, et continue à jouir d'un statut spécial jusqu'en 1789, qui lui confère un semblant d'autonomie, qu'il a bien fallu lui accorder, en raison de la violente et foncière hostilité des Bretons à l'égard de leurs ennemis millénaires, les Français. (En fait, les “garanties” solennellement proclamées par la France en 1532, à l'occasion du faux traité d'Union entre les deux Pays), SONT CONSTAMMENT VIOLEES, en particulier par le biais d' extorsions de fonds considérables, dont Marcel Planiol a donné un bilan provisoire (tome 5, pages 95 et suivantes; impressionnante thèse de Yves Bonvallet sur le sujet, sous le titre: Des contraventions au “Traité” d'Union entre la Bretagne et la France de 1532 à 1715; Paris, 1942). Ceci dans l'attente des thèses plus complètes que toute la Bretagne attend de nos facultés, lorsqu'elles seront “libérées" des contraintes de toutes sortes qui pèsent sur elles, notamment idéologiques. (Nota: pratiquement AUCUN des Bretons qui réclament à cor et à cri un statut d'Etat Libre pour la Bretagne au sein de l'Europe n'a lu ces travaux, ce dont je me suis assuré par une enquête, ce qui me semble plus que regrettable: la refondation de la Bretagne suppose UNE DOCTRINE, un corpus de principes sains, et d'une honnêteté irréprochable, dont l'élément le plus important, je le répète, n'est pas la langue, mais l'histoire; même si la valeur de la langue comme symbole est considérable, et si son enseignement doit être poussé aussi loin que possible, jusqu'au point ou en sont les Flamands, qui ont vécu la même humiliation que nous, que nous, mais qui, eux, osent en tirer les conséquences).

LA “REVOLUTION” DE 1789, PAR LES VIOLENCES SAUVAGES ET LES ATROCITES que l'on sait, dignes des plus exécrables abominations de l'histoire de l'Humanité, décrète qu'aux lieu et place de ces pays dont chacun possède sa personnalité propre, et qui sont, pour les les plus anciens, d' AUTHENTIQUES NATIONS, orgueilleuses de leur antiquité (les Bretons, les Basques ….), artificiellement “scotchés” par le fait d' avoir vécu sous des rois communs, sont maintenant soumis à une tyrannie effroyable. Sans être consultés, ils apprennent, qu'ils ne constituent plus, TOUT D'UN COUP, qu'une seule et même nation, LA NATION FRANCAISE, qui n'est pas la leur. Dans leurs cahiers de doléances, quasi unanimes, ils ont exigé le maintien de leurs Institutions, et DE SE GOUVERNER SANS INGERENCE ETRANGERE. Leur propre nation, source de fierté et d' amour, N'EXISTE PAS, elle n'a jamais existé !!!!!). C'est ainsi que, stupéfaits, ils apprennent qu'il n'existe plus pour eux qu'une seule langue “nationale”, CELLE DE CELUI QUI A LA CAPACITE ET LA CRUAUTE DE FRAPPER LE PLUS FORT: LE FRANCAIS. Là est l'origine de CETTE PRETENDUE LANGUE UNIQUE POUR LES PEUPLES DE CE QUI EST DEVENU UN HEXAGONE, ET PAS AILLEURS. (Vous connaissez cette énormité, oeuvre de deux ou trois dérangés mentaux: “UN PEUPLE LIBRE NE PEUT QUE PARLER LA MEME LANGUE” (!!!!!!!).

Voilà les libertés qu'enseigne la Nouvelle France: la destruction de celles des autres. C'est un coup de force inoui, une IMPOSTURE, sous laquelle on tente encore de nous faire vivre. Les titulaires du nouveau pouvoir, avec leurs forces armées, font payer chèrement le prix des manquements à la nouvelle doctrine (une religion séculière, en réalité, comme le fut la marxisme), à ceux qui prétendent conserver leur identité, leur fierté nationale, leurs franchises et leurs Libertés.

Pour nous Bretons, deux “expériences” “révolutionnaires”, terrifiantes encore aujourd'hui, et de nature à se faire dresser les cheveux sur la tête restent “incrustées” dans les esprits: celles infligées aux populations innocentes par le boucher CARRIER, et par le boucher Westermann.

……….

IL EST EXACT QUE LE REGIME ANCIEN était vermoulu, dépassé, injuste, arbitraire, incapable de se réformer. Il fallait, impérativement, reconstruire la société sur des bases plus justes. Les privilèges, partagés par une caste, devaient être abolis. LES BRETONS L'ONT DIT, dans leurs REMONTRANCES, avant que se réunissent les ETATS GENERAUX. Ils ont réclamé des réformes Majeures dans leurs remontrances au roi de France, pendant tout le 18 ème siècle! (Messieurs qui enseignez l'Histoire dans nos facultés: CONNAISSEZ VOUS CES TEXTES ????). (Louis Mélennec, mémoire de DEA, page ). Dresser la liste des droits de l'homme était nécessaire. Mais que la France se les attribue à elle même, pour en faire un tremplin pour tenter de se propulser dans l'Univers sur le fondement d'un mensonge aussi bête, alors qu'ils sont énoncés par les philsophes antiques, plus encore par le Christianisme, et pratiqués, pour certains d'entre eux, par plusieurs pays européens (la Grande Bretagne, les Pays Bas …) relève d'une boursouflure ridicule, d'ailleurs dénoncée par des historiens actuels de grande qualité (comme Albert Soboul, par exemple: voir son ouvrage sur La révolution française, Editions Gallimard, collection Tel, Paris 1996, pages 530 et suivantes: L'Etat bourgeois).

Le triste résultat obère encore la pensée de nombreux intellectuels français, QUI CROIENT…. QUE CELA EST VRAI, et qu'ils appartiennent à la géniale Nation qui a apporté la lumière au monde, et a délivré l'Univers! D'ou les tirades ridicules qu'on peut encore lire sous leurs plumes ignorantes, ou dans des enceintes prestigieuses comme celles de l'ONU (désolés, messieurs, de vous renvoyer votre image: à trop avoir péroré et fait la roue avec de fausses plumes de paon, et trop humilié les Bretons, il est normal que ce soient eux qui vous le disent).

Alors que Marcel PLANIOL, le plus grand connaisseur - de loin - du doit médiéval breton, affirme: “Au Moyen âge, le droit de la Bretagne contient déjà en germe ce que l'on appellera LES DROITS DE L'HOMME”, ni les révolutionnaires (surtout pas!!!), ni le Directoire, ni le Premier empire, ni la Restauration, ni la Monarchie de juillet, ni le Second empire (qui prend fin en 1870), n'appliqueront ces principes, ni de près, ni de loin. C'est la troisième république qui commencera à les sortir timidement des tiroirs. Le régime féodal, devenu anachronique et choquant, a disparu par sa volonté de se saborder lui-même le 4 aout 1789, non par la vertu des révolutionnaires (sauf au tout début, il est difficile de trouver parmi eux autre chose que des personnages d'une grande vulgarité morale: Talleyrand, ex-évêque, Fouché, etc). Il y a seulement trois ou quatre ans, la France ayant réclamé de juger sur son territoire un terroriste, s'est vue répondre par la Grande Bretagne (pays duquel nous, Bretons, sommes venus au 5 ème siècle): “c'est impossible; LA FRANCE N'OFFRE PAS LES GARANTIES JUDICIAIRES NECESSAIRES POUR QUE NOUS PUISSIONS VOUS CONFIER CETTE PERSONNE” (Le journal Le Monde vous fournira les références précises). Cependant, c'est au nom des Principes de la Liberté que les armées révolutionnaires, avec leurs canons et leurs baionnettes vont porter le joyeux message dans toute l'Europe !!!!! (Question aux lecteurs: cela est-il encore enseigné dans les écoles bretonnes, comme lorsque, enfant, je n'avais pas acquis le discernement nécessaire pour juger ces aberations à leur juste valeur?)

Les crimes commis en 1789 et durant les années qui ont suivi, par le fait, principalement, des nombreux malades mentaux que comptaient les “révolutionnaires”(Robespierre, Fouquier Tinville, Westermann, Carrier et de nombreux autres), restent des crimes, et doivent considérés comme tels. Bâtir une religion “nationale” sur cette imposture, et prétendre que l'on a “inventé” (!!!!!!) les droits de l'homme, alors que, face à l'Angleterre qui a fait passer en actes les principes de la Magna carta (= la Grande Charte), le “Bill of rights”, et autres textes, est stupide.

La Bretagne, quant à elle, possède une authentique monarchie parlementaire déja largement avancée dès le Moyen âge (Planiol, tome 3, page 94; Dupuy, Histoire de la Réunion de la Bretagne à la France, tome 2, page 289; Louis Mélennec, nombreuses chroniques publiées par l'Agence Bretagne Presse). ” Ce système contient en germe TOUTES LES LIBERTES POLITIQUES, qui s'y développent peu à peu d'une manière naturelle”, dit Marcel Planiol, tome 3, page 94). Les lois bretonnes, dès cette époque, SONT DEJA REPUTEES COMME L'OEUVRE DE LA NATION TOUTE ENTIERE (idem, tome 3 page 159; je confirme cette analyse. On ne dira jamais assez l'ampleur du désastre national que fut pour la Bretagne son annexion par le royaume voisin, surtout sous François 1 er et son ministre Duprat, que les historiens français jugent d'une manière plus que sévère.

Grâce aux travaux de Reynald SECHER (qui a été persécuté pour cela, par les adeptes d'une autre doctrine, qui peut revendiquer, elle, plus de 100 millions de victimes) on sait que sur une population totale de 800 000 habitants, la Vendée a vu assassiner 117000 des siens, dont 80 pour 100 de femmes et d'enfants, ce choix judicieux étant destiné à réduire d'autant les possibilités de reproduction de cette vermine (chiffres confirmés ce jour par M. Secher). POUR LA BRETAGNE, le bilan précis des exactions françaises reste encore à faire.

On me dit que le journal l'Express (l'influence du si perspicace M. Barbier, rédacteur en chef, sans doute ?), va créer une bourse d'études pour déterminer le nombre de victimes bretonnes mortes de cette admirable “révolution” (indépendamment, convient-il de le préciser, des 200 000 victimes de la “grande” guerre (!) ), qui n'était certes pas celle de ce peuple épris de paix et de Dignité humaine). (On me précise que M. Barbier est déjà alerté de la présente publication, car il vit dans l'ignorance complète de l'histoire du peuple Breton, infiniment plus ancien que celui dont il se réclame et aspire - je n'en crois rien -, à compléter ses connaissances). Nous n'avons pas encore trouvé notre Reynald SECHER. M. Mélenchon, amoureux de la vérité, ajoutera son obole (Nota: si je suis comptable des dons, son chèque lui sera retourné, illico). L'Académie française sera sollicitée pour enquêter sur la quasi disparition de la langue bretonne. Je me propose, aimablement, de fournir à ses membres - nous sommes voisins, c'est dans la bibliothèque Mazarine, située dans leur Palais, que j'ai effectué mes recherches pendant de si longues année), de leur fournir les indications bibliographiques nécessaires, voire de leur apporter une aide plus concrète, attendu que nombre d'entre eux présentent des troubles de la vue, de l'audition, de l'intelligence, et même de la compréhension.

A mes yeux, LE LAVAGE DES CERVEAUX, instauré par ceux qui se sont proclamés les héritiers de cette période monstrueuse est plus qu'un crime. Ce dont j'apporte un témoignage pour lequel je n'admets AUCUNE réfutation, puisque je l'ai subi dans ma Bretagne natale jusqu'en 1958, et que mes parents et mes grands parents en souffrirent encore plus que moi.

Il est donc vrai qu'on peut commencer à parler de Nation Française, avec toute l'approximation que cela comporte, au seizième siècle, et que le royaume de France est un Etat souverain à partir de cette époque, puisque les rois ont attiré entre leurs mains la presque totalité des prérogatives que nous nommons “régaliennes”.

Voila pour ceux qui attendent depuis quelque temps une analyse précise de ma part, quant à l' “ancienneté” de la nation “France”, dont on leur a appris à l'école - je crois que cette baliverne s'enseigne encore -, qu'elle est l'une des plus anciennes de l'Univers (!!!!). Et dont le général de Gaulle disait qu' “elle vient du fond des âges” (!!!!!!). On n'en voudra pas à ce brave homme, car il aimait avec passion son pays. Le jour ou les Français comprendront que d'autres aiment aussi le leur, on aura fait un grand pas en avant: il semble que depuis quelques années s'est déclenchée une révolution dans nos modes de pensée, que notre manière d'agir redevient conquérante, et que beaucoup admettent que nous ne resterons plus longtemps dans les mêmes frontières. Du temps que nous étions libres, notre horizon était l'Europe: notre flotte, la deuxième du continent, bien plus puissante que celle de la France, commerçait de la Suède à la Sicile (thèse de Henri Touchard, Le commerce maritime breton à la fin du moyen âge, Les Belles Lettres, Paris, 1967, 451 pages). Aujourd'hui, finis les univers mesquins, petits, et menteurs: les Bretons aiment leur pays avec passion, mais aussi tous les pays du monde qui ne leur ont fait aucun mal. Est-ce clair?

Le présent article sera “perfectionné” et “lissé” dans les semaines qui viennent, par quelques conseils de lecture supplémentaires. Les mensonges français sur leurs origines prétendues et sur celles des autres sont en train d'arriver à leur fin. Les Bretons disent: NON, cela suffit.

AVIS IMPORTANT DESTINES A NOS LECTEURS. La disproportion énorme des forces en présence, laisse jusqu'à présent le champ quasi-libre aux médias officiels et subventionnés de diffuser N'IMPORTE QUOI sur l'histoire de la Bretagne, comme sur n'importe quel autre sujet d'ailleurs.

C'est à vous d'inverser ce mouvement , en multipliant ces chroniques par tous les moyens à votre disposition: photocopies, copiés-collés, lettres à vos amis et connaissances, etc. Je vous le répète: votre sort dépend de vous, exclusivement. MERCI, DONC, de vous mettre au travail. Sans cela, AUCUN SALUT. Tout ceci dans le strict cadre des Principes généraux du droit, sans violence, ce qui est toute notre religion. Les principaux: la libre expression de s'exprimer; la totale liberté d'enseigner et de transmettre sa langue et sa culture; la LIBERTE DES PEUPLES A DISPOSER D'EUX MEMES. INTERNET vous permet de renverser le rapport des forces au profit de la vérité. Cessez de pleurnicher, et retroussez vos manches! Pleurnicher n'est pas breton, pas plus que solliciter. Bien sur, vous pouvez commencer à transmettre nos articles aux rédacteurs en chefs des magazines, ainsi qu'aux honorables M.M. Barbier et Mélenchon, sans oublier quelques membres de la respectable Académie sus-citée.

Aux Français qui ont lu cet article, avec effroi - ils sont déja très nombreux -, je vais donner la clé pour comprendre ce qui, pour eux, est incompréhensible …. C'est mon vieil ami Yann BREKILIEN, alors inusable Président des Ecrivains bretons…

 

Dr LOUIS MELENNEC


Louis Melennec est Docteur en droit et en médecine, Diplômé d'études approfondies d'histoire, Diplômé d'études supérieures de droit public, de droit privé, de droit pénal, Ancien chargé de cours des facultés de droit et de médecine, Ex Consultant près le Médiateur de la République Française, Ancien élève de la Sorbonne et de l'Ecole des Chartes de Paris
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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 05:00

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28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 05:00

Alors que l’histoire n'est qu’un perpétuel mouvement de générations lié au temps, les noms de lieux qui forment la substance de leur cadre de vie semblent figés depuis des siècles. Vouloir ainsi découvrir la signification de ceux-ci nous conduirait forcément à les situer dans leur véritable contexte historique, mais aussi à les analyser dans leur aire linguistique. Seule la synthèse de ces deux voies permet l’approche véritable de la réalité toponymique des noms de lieux. Voyons ce qu’il en est de Bringolo.

Tout d’abord il nous faudra remonter le temps avec l’aide fort précieuse des érudits de la question. Bien souvent les toponymes présentent de nombreuses variantes qui découlent tous d’une même source commune. Le professeur Joseph LOTH, dans son ouvrage Chrestomathie Bretonne, paru en 1892, mentionne les noms de villages Brengolo et Brangolo, bien attesté à Maure de Bretagne, en 1406 et 1410, dans les archives relatives à la paroisse. Francis GOURVIL, autre spécialiste de la question, signale quant à lui de nombreuses variantes en Basse Bretagne, ainsi un Brégoulou en Crozon, un Brengoulou à Saint-Vougay, un Bronolo à Mottreff, etc... Paul QUENTEL, dans une étude parue dans la revue celtique Ogam en octobre 1954, consacre une partie de son article à Bringolo, et lui retrouve de nombreux homonymes en Cornouailles Anglaise et Pays de Galles. Il cite ainsi dans le village de Saint-Mewan en Cornwal, la présence d’un petit mamelon fort peut élevé, qui porte le nom de Burngullow. Cette colline se nommait Brongolou en 1296, puis Brouwolou vers 1311. Il est d’ailleurs remarquable de voir la correspondance de bien des noms de lieux des deux cotés de la Manche. Sous la forme de Clgyroq et Ysgeifiog, un bretonnant averti reconnaîtra sans peine Cléguérec et Squiffiec.

Maintenant levons les voiles et si le vent nous est favorable, une journée à peine de traversée et nous voici en Grande Bretagne sur les traces de nos ancêtres les Brittons. Les Bretons portaient également un autre nom : Litauii, puis Letaouii ; le nom du Pays était Litau, puis Letau en vieux breton. Chose curieuse, ce nom a été conservé en Gallois, Llydaw, et perdu en breton. Mais les Gallois ont eux-mêmes perdu leur nom véritable de Brython. Ce terme s’effaça peu à peu entre le VIème et le Xème siècle, pour être remplacé par Cymro, pluriel de Cymry, et qui signifie compatriote. L’unité des Brythons est effective sur l’île depuis le VIème siècle avant Jésus-Christ. Ce point est essentiel pour comprendre la réalité historique par plus de mille années de vie commune. Autant de siècles de commerce, de guerres internes, mais aussi des alliances face aux nombreux assaillants qu’étaient les Scots, les Pictes, puis les Romains. Maître de la Gaule après la prise d’Alésia en 52 avant J-C, Jules César tentera par deux fois de s’emparer de l’Île de Bretagne. La résistance des Bretons de Kassvenaulos est féroce, à tel point que c’est avec grand peine que César arrive à maintenir deux faibles garnisons sur les rives de la Tamise. Finalement il faudra encore un siècle aux Romains pour venir à bout des Celtes de l’île de Bretagne. La paix Romaine s’appuie avant tout sur les villes, l’administration et l’intégration de la hiérarchie autochtone ainsi récupérée pour faire fonctionner ses propres rouages. Tout ceci a peu d’influence sur le peuple qui d’un coté profite des légions romaines tout en contribuant pour une large part à renforcer leurs effectifs, mais garde sa langue  ses traditions etc…

Bien après la chute de l’empire romain, les Brythons conservent toujours leur cohésion, mais doivent faire face aux attaques sans cesse renouvelées des Saxons et des Angles. La guerre et ses méfaits mettront toute l’île à feu et à sang pour bien longtemps. Pourtant cette période trouble est marquée par le sceau d’un grand chef qui ayant pris la tête de la résistance écrase les Saxons à la bataille du Mont Badon, et ce à la fin du Xème siècle. Les Bretons vont ainsi goûter à 44 années de paix extérieure, suivant les propos de Gildas, contemporain à l’époque qui le rapporte dans son De Excidio Britannia. Ambrosius Aurelianus Riothamos, tel est le nom de ce valeureux combattant. Les historiens le considèrent comme étant à l’origine du roi Arthur tant il a marqué son époque. Mais les temps changent et les Saxons reviennent à la charge vers les années 540-550. Coup sur coup les Brythons ou Bretons accumulent une série de désastres, pour finalement perdre les plaines de la Sévern. Leur territoire est coupé par la moitié, ce qui oblige dans les régions de Gwent et de Powys, pour plus tard former le Pays de Galles, tandis que les autres refluent vers le sud tout en opposant une résistance acharnée. C’est ainsi qu’une partie d’entre eux devra traverser la mer, pour venir s’installer en Petite Bretagne.

Tous ces reculs, parsemés de succès éphémères, de ruines et de deuils, nous ont été gardés par des bardes dont les plus connus sont Taliésin, Aneirin, Llwarch henou encore Myrddin. Des royaumes anciens de Strathclyde, Bernicia, Deira, le voyage aura duré plus de dix siècles pour les Celtes. Dans Récits et poèmes celtiques domaine britonique, aux éditions Stock Plus, les professeurs Léon FLEURIOT, Jean-Claude LOZACHMEUR et Louis PRAT, indiquent : jusqu’au Xème siècle les langues étaient peu différentes et l’intercompréhension était possible entre gallois et breton. Elle le fut plus tard encore, jusqu’au XIIème siècle au moins, entre cornique et Breton.

Nous soulignons ce fait pour montrer combien il est difficile et vain de déterminer si tel récit vient de Galles ou de petite Bretagne. Désormais le monde celtique se divise en deux branches, l’une gaélique plus au Nord qui regroupe l’Irlande, l’Écosse et l’Ile de Man, et l’autre plus au sud dont nous venons de voir l’évolution sur un plan général.

Dans ce contexte, les noms de lieux restent le sceau indélébile, pour ne pas dire figé, d’une histoire qui ne peut être qu’un mouvement permanent de faits vécus tous les jours par une succession de générations, dont le destin global échappe à la compréhension de chacun, qui n’a pas forcément besoin d’avoir cette vue d’ensemble pour vivre quotidiennement.

Dans le nom de lieu Bringolo, le premier terme "Brin", se prononce "Brine"en breton et non "brin" comme dans le français "brinc de jonc". Il se retrouve au Pays de Galles avec la même prononciation bretonne dans bien des noms de lieux, qui sont tous des buttes de terrains escarpées ainsi Bryn Garw, Bryn Melyn, Bryngoleu, Bryn Du, que je relève parmi quantités d’autres. Le second termes "golo", et se traduit sans aucune difficulté par le français "lumière". Certains érudits ont admis l’hypothèse de voir dans "golo" un nom propre, mais semblent l’écarter pour diverses raisons. Il peut aussi être employé comme patronyme et correspondrait au latin Clarus (claire) et par extension, illustre. Le nom a du tout d’abord signifier "au teint clair". Ainsi en gallois, on retrouve Goleubryd qui se décompose de Goleu et correspond à notre Goulo breton, suive de B pryd (teint). Pour conclure sur Bringolo disons que ce nom de lieu a son correspondant français Clermont : une colline de lumière en une colline bien en vue. La lumière, le feu les druides, la source de Vie de Michel CORLAY.

Dans la vie de Saint Hervé publié par Dom PLAINE, sa vie et son culte (Revue historique de l’Ouest, 1893), dans sa vie Latine Brangolo est signalé en Latin au XIIIème siècle comme Tumulus Lucis (tertre de lumière) dans la paroisse de Saint Vougay.

Les Annales Galloises "The Annales Cambriae" signalé en 873 The battle de Bannguolou, la bataille de Bannguolou en 873, peut de choses sur cette Bataille galloise ! Les spécialistes gallois, cornouillais et bretons pensent que ce toponyme brangolo est le plus ancien attesté à ce jour.

Patrick Brangolo, 27 septembre 2008

pages 1234 & 5

Manoir de Brangolo en Plémy, pages 12 et 3
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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 05:00
Lors de la fête de la Pomme de Terre, nous avons découvert la magnifique exposition de Robert Gernot.

Sur son site , vous retrouvrez  son beau livre couverture cartonnée -160 p. - 17 × 24 cm

Au fil de cet ouvrage, Robert Gernot nous fait découvrir la pomme de terre sous un autre angle. De nombreux spécialistes, producteurs, chercheurs, jardiniers, cuisiniers lui ont confié leurs anecdotes, contribuant à l’élaboration d’un livre original illustré par des photos tout à fait surprenantes. La pomme de terre n’aura plus de secrets pour vous !

Originaire du Pérou, la pomme de terre a mis du temps pour évoluer, trouver son nom et devenir au fil du temps un aliment sauveur d’une bonne part de l’humanité, une passion de jardiniers en quête de variétés originales, une inspiratrice de recettes extraordinaires et enfin, le sujet d’inspiration d’un photographe breton, Robert Gernot, amoureux de ce tubercule depuis une trentaine d’années.

« La force vitale contenue dans chaque tubercule est considérable, et s’exprime d’une manière élégante et graphique tout à fait surprenante », explique Robert Gernot. Il affirme que son intérêt pour les germes de pommes de terre relève du domaine de la considération esthétique, graphique et philosophique. »

Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site de Robert Gernot.

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26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 05:00
La chapelle est du XVIIe siècle, mais la porte sud date de 1727

 


un petit clin d'oeil pour Michèle
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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 05:00

Geoffroy Berthelot, écuyer, cité en 1375 dans une montre d’Olivier de Clisson, père de :

 

Pierre Berthelot, écuyer, chancelier du Duc de Bretagne en 1418, employé dans un acte du 8 mai 1418 au rang des seigneurs, chevaliers, cheftaines, gens d’armes et autres que le Duc Jean V emmena avec lui dans son voyage en France, présent lors de la Réformation de la Noblesse en 1426, père de : Guillaume Berthelot, seigneur de La Touche-es-Plats.

 

Guillaume Berthelot, écuyer, seigneur de La Touche-es-Plats, assista au traité d’alliance en les Ducs de Bretagne et de Bourgogne en 1423, inscrit aux rôles d’Hénon de 1426, 1427 et 1428, présent à Hénon lors de la Réformation de la Noblesse en 1427, prêta serment au Duc de Bretagne à Montcontour en 1437, est des parties de Saint Brieuc au Parlement de Rennes en 1452, épouse vers 1423 Jeanne Pellouëzal, dame de La Touche en Trébry, dont : Charles Berthelot, seigneur de La Touche-es-Plats.

 

Charles Berthelot, écuyer, seigneur de La Touche-es-Plats, né vers 1419 et décédé après février 1494, partagea son frère Louis en 1473, présent à Hénon lors la montre du 8 janvier 1480 et se démit en faveur de son fils aîné le 5 février 1494, épouse Jeanne Le Corre, dont : Charles Berthelot, seigneur de La Touche-es-Plats.

 

Charles Berthelot, écuyer, seigneur de La Touche-es-Plats, cité à Hénon lors des Réformations du 8 janvier 1513 et de 1535, sergent féodé de Moncontour entre 1535 et 1538, épouse Françoise Le Mintier, dame des Granges en Hénon, fille de Pierre Le Mintier, écuyer, seigneur de La Ville-es-Zion en Hénon, présent aux montres des nobles de Hénon les 3, 4 et 5 mai 1483 armé de brigandine, salade, épée, vouge, gorgette et brassards, avec un page et deux chevaux, et de Marie de La Motte, dont : Jean Berthelot, seigneur de La Touche-es-Plats.

 

Jean Berthelot, écuyer, seigneur de La Touche-es-Plats, épouse Marie de La Bouëxière, dame du Bourgneuf en Meslin, partagée le 30 avril 1565, dont : Julien Berthelot, seigneur de La Touche-es-Plats.

 

Julien Berthelot, écuyer, seigneur de La Touche-es-Plats et des Aulnez en Hénon, épouse Marguerite de Bogard, inhumée en la paroisse Notre-Dame et Saint-Mathurin de Moncontour le 16 octobre 1630, fille de Jean de Bogard, chevalier, seigneur de L'Angle en Quessoy, de Saint-Armel en Plaine-Haute et des Salles, et de Catherine de Beaurepaire, dame du Bois-Hamel, dont : Marguerite Berthelot, dame de La Touche-es-Plats.

 

Marguerite berthelot, dame de Touche-es-Plats, baptisée le 15 mai 1603, décédée le 22 décembre 1644 et inhumée en la paroisse Saint Mathurin de Moncontour le surlendemain, épouse par contrat du 14 mai 1625 Pierre Le Mintier, chevalier, seigneur des Granges en Hénon, fils de Pierre Le Mintier, écuyer, seigneur des Granges, et de Péronnelle du Lys, dont : Pierre Le Mintier, seigneur de La Touche-es-Plats.

 

Pierre Le Mintier, chevalier, seigneur des Granges et de La Touche-es-Plats, épousa Jacquette Pezron, dont :

  1. Jérôme-Sylvestre Le Mintier, chevalier, seigneur des Granges ;
  2. Jacquette Le Mintier, dame des Granges.
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