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24 novembre 2008 1 24 /11 /novembre /2008 06:00
Au XVIIe siècle, alors que la sainte inquisition régnait en maîtresse, les espagnols ont mis au point cette « carte du tendre » afin de pouvoir marivauder à l’abri des indiscrets. L’éventail est plus qu’un objet de mode et de confort, il devient l’objet de séduction avec son langage codifié

 


Langage au XVIIIe

Bailler derrière son éventail : allez-vous en, vous m'ennuiez

Lever l'éventail vers l'épaule droite : je vous haïs

Abaisser l'éventail fermé vers le sol : je vous méprise

Effleurer son oeil droit de son éventail fermé : quand vous verrais-je ?

Faire signe vers soi de l'éventail fermé : j'ai tout le temps envie d'être avec vous

Menacer de l'éventail fermé : ne soyez pas trop audacieux

Soulever l'éventail de sa main droite : m’êtes-vous fidèle ?

Cacher ses yeux derrière son éventail : je vous aime

Proposer un éventail : vous me plaisez beaucoup

Dissimuler son oreille gauche sous son éventail fermé : ne dévoilez pas notre secret

Porter l'éventail à son coeur : je vous appartiens pour la vie

Refermer très lentement son éventail : j'accepte tout


Langage au XIXe

Ouvrir complètement l'éventail  : j'y songe

Poser sa main sur son coeur tout en tenant son éventail ouvert devant ses yeux : je vous aime

Indiquer le sol près de soi avec son éventail : approchez-vous de moi

Poser l'extrémité de l'éventail sur sa bouche : attention, on nous écoute

Serrer des deux mains l'éventail ouvert contre sa poitrine, en levant doucement les yeux : je vous demande humblement pardon

Effleurer sans cesse sa bouche de son éventail fermé : puis-je vous parler en tête à tête ?

Ouvrir complètement son éventail et l'agiter en direction de son interlocuteur : je souhaiterais être toujours avec vous

Regarder son éventail fermé : je pense tout le temps à vous

Serrer de la main gauche son éventail fermé sur son coeur : m’êtes-vous fidèle ?

Le nombre de brins non écartés indique l'heure convenue du rendez-vous : à l'heure convenue

Tourner la face interne de son éventail vers son interlocuteur : je ne pourrai pas venir

Promener l'extrémité de l'éventail sur la paume de sa main, comme pour former des lettres : je vous le ferai savoir par courrier

Chasser son interlocuteur de son éventail fermé : je ne vous aime pas

Diriger vers le bas son éventail ouvert, que l'on tient dans sa main : je vous méprise

Ouvrir et fermer rapidement son éventail : vous êtes trop audacieux

Refermer son éventail avec colère et le faire tourner fébrilement dans sa main : je suis fâchée contre vous

Appuyer son menton sur son éventail fermé : je boude

Écrire du doigt sur la face externe de son éventail : faites-le moi savoir pas courrier

Regarder son éventail ouvert, en balançant la tête d'un côté puis de l'autre : vous ne voulez pas du tout me connaître

Faire tourner de la main droite l'extrémité de son éventail fermé tenu de la main gauche : on vous trompe

Tenir entre les paumes, aux deux extrémités, son éventail fermé : j'exige une réponse

Indiquer une place de l'éventail fermé : asseyez-vous à côté de moi

Indiquer une place de l'éventail ouvert : ça suffit ! vous m'ennuyez

Montrer plusieurs fois son front de son éventail fermé : vous êtes fou ?

Appuyer son menton sur son éventail ouvert : cessez vous amabilités répugnantes

Appuyer son éventail fermé sur son épaule droite : je vous haïs

Laisser continuellement tomber son éventail fermé dans sa main gauche à demi fermée : pas un mot de plus

Agiter vers soi son éventail ouvert : dansez avec moi

Couvrir la paume de la main de son éventail ouvert, tenu de la main droite : gardez le secret

Donner son éventail fermé à son interlocuteur : vous me plaisez beaucoup

Appliquer l'éventail ouvert contre sa joue droite : oui

Appliquer l'éventail ouvert contre sa joue gauche : non

Appliquer l'éventail fermé contre son oreille droite : je vous écoute

Tenir l'éventail fermé suspendu à son cordon : je ne peux pas

Coller son éventail fermé à sa tempe gauche : cessez d'être jaloux

Fermer et ouvrir avec grâce son éventail : vos désirs seront comblés

Poser son éventail fermé sur le repli de sa main gauche : je ne vous comprends pas

Tendre avec grâce son éventail ouvert à son interlocuteur : bienvenue

Passer avec hâte son éventail fermé d'une main à l'autre : je suis très inquiète

En tenant l'éventail ouvert de la main droite, le faire tourner de la main gauche : mes parents ne le souhaitent pas

Frapper avec son éventail fermé entre les doigts de sa main gauche : nous devons interrompre notre conversation

Serrer son éventail fermé contre son coeur en le tenant des deux mains : épargnez-moi cette compagnie insupportable

Suspendre son éventail fermé à sa main droite : adieu, au revoir


extrait de « L'éventail à tous vents » (Louvre des Antiquaires, Paris 1989).

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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 06:00

I. Charles Eliot, né à Locmalo près de Guémené sur Scorff vers 1680, laboureur au lieu de  Menauray, épouse Françoise Le Bourhis, dont :


II. Guillaume Eliot, depuis, Illiot, baptisé à Locmalo le 10 juillet 1706 et décédé à Gausson le 25 juin 1746, menuisier, épouse à Gausson le 6 février 1734 Marie Le Maitre, née vers 1712, filandière, dont :
1) Mathurine Illiot, née à La Croix Rouge en Gausson le 22 février 1735 et décédée le 10 juillet 1736 ;
2) Joseph-François Illiot, qui suit ;
3) Olivier-François Lio, né à La Croix Rouge le 22 juin 1739, épouse en février 1766 Pélagie-Rose Boishardy, dont postérité ;
4) Pierre Illio, né à La Croix Rouge le 20 février 1743 ;
5) Jacques Illio, né à La Croix Rouge le 11 mai 1745 et décédé le 4 juillet suivant ;
6) Marie-Rose Ilio, née à La Croix Rouge le 20 août 1746.


III. Joseph-François Illio, né à La Croix Rouge le 5 juillet 1736, tisserand, épouse à Gausson le 26 juillet 1760 Isabelle Clément, née vers 1741, filandière, d'où neuf enfants, dont :


IV. Julien-François Illio, né le 11 janvier 1779 et décédé vers 1852, laboureur et tisserand, épouse le 1er octobre 1803 Perrinne Gallais (nom rectifié en Callec en 1816), née à Gausson vers 1780, dont :
1) Marie-Anne Isabelle Illio, née le 21 août 1804 ;
2) Marie-Rose Illio, jumelle de la précédente ;
3) François-Marie Illio, né le 17 janvier 1807 et décédé vers 1895 ;
4) Anne-François Illio, née le 7 décembre 1808 ;
5) Isabelle-Françoise Illio, née le 11 septembre 1811 ;
6) Julien-François Illio, jumeau de la précédente ;
7) Suzanne Illio ;
8) Joseph Illio, qui suit.


V. Joseph Illio, né le 21 octobre 1816 et décédé accidentellement en 1848 (écrasé par la rupture d'un pont), laboureur et charpentier, épouse en 1845 Anne Lebreton, née en 1815 et décédée à La Roncière en Plœuc en 1875, ménagère, dont :
1) Jean-Marie Illio, qui suit ;
2) Ange Illio, née à La Roncière et décédée accidentellement en 1885 (noyade), employé aux Chemins de Fer, dont postérité.


VI. Jean-Marie Illio, né à Gausson le 30 décembre 1845 et décédé à Saint Brieuc 21 août 1923, tisserand puis employé aux Chemins de Fer, habita La Roncière en 1848, épouse le 26 décembre 1872 Pélagie Georgelin, née le 15 octobre 1849 et décédée le 29 décembre 1900, fille de Jean-Marie Georgelin, né en 1810 et décédé en 1871, et de Marie Coeuret, née en 1810 et décédée en 1886, dont :
1) Jean-Baptiste Illio, qui suit ;
2) Pélagie Illio, née à L'Hermitage le 11 novembre 1875, épouse en premières noces N Moulin, et en secondes noces A. Paul, dont postérité ;
3) Rosalie Illio, née le 2 décembre 1877, épouse le 7 avril 1907 Paul Bisbare, dont postérité ;
4) Léontine Illio, née à Saint Hervé 1er novembre 1879, épouse le 19 mars 1904 Auguste Leguenne, dont postérité ;
5) Pierre-Marie Illio, né à Ploufragan le 24 novembre 1881 et décédé le 30 décembre 1932, épouse Blanche Barot, dont postérité ;
6) Marie-Louise Illio, née à Saint Gérand le 13 août 1883, épouse Auguste Marchand, imprimeur, dont postérité ;
7) Louis Illio, né à Saint Gérand le 18 août 1885 et décédé le 10 août 1925, vendeur de cycles et coureur cycliste, épouse à Guingamp en octobre 1915 Jeanne Loisel, sans postérité ;
8) Emile Illio, né à Saint Gérand le 2 juin 1889 et décédé le 7 janvier 1934, marchand de journaux et coureur cycliste, épouse Léonie Quémard, dont postérité.


VII. Jean-Baptiste Illio, né à La Roncière le 18 novembre 1873 et décédé célibataire à Saint Brieuc en 1963, bachelier avec la mention très bien, sténographe à l'Agence Havas à Paris jusqu'en 1909, sténographe au Conseil Général des Côtes du nord de 1909 à 1934, professeur en sténographie aux cours professionnels de Saint Brieuc de 1919 (date de création) à 1933, membre de la Commission de la Bibliothèque Munucipale de Saint Brieuc depuis 1919, sténographe de la Chambre d'Agriculture des Côtes du nord de 1927 à 1940, conseiller municipal de Saint Brieuc de 1912 à 1935, croix de guerre, croix du Combattant 1914-1918, auteur de Histoire de Saint Brieuc ; Conen de Prépéan, père de la Sténographie ; Cours complet de Sténographie ; Ploufragan, autrefois et aujourd'huiPlœuc, autrefois et aujourd'hui ; Les rues de Saint Brieuc, leur histoire, leurs curiosités ; Les Deux Voies, poésies ; Mes souvenirs de Guerre, 1914-1918 ; Jean-Baptiste Illio, raconté par lui-même.

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 06:00

Nous Evesque de Sainct Brieuc avons faict

la visite en léglise parochialle de ploeuc ce

vingt septiesme jour de May 1625

par command ... de Mond. Seigneur

Monseigneur le reverend Evesque

                             Gouret


L'évêque en question est André Le Porc de La Porte (1618-1631). Il est inhumé dans la cathédrale Saint-Etienne de Saint-Brieuc, où son tombeau est toujours visible.

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17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 06:00

- Sceau de 1419 : Guillaume de Penthevre (héraldique médiévale bretonne, images personnelles (vers 1350-1500), armoriaux, sceaux, tombeaux, Martine Fabre, 2003. WP27 : Guillaume de P /Penthevre. sc.leg.+S. Guillaume de Pentièvre. Genre Masc 1. TS armorial. TD sc. sc rond. Lieu 22. Scelle une quittance pour la réparation d'un moulin en paroisse de Plœuc. Date 1419. Période E (1400-1429). Armoirie : BRT , héraldique /sc, écu droit, au sautoir  au lambel. Période D (1360-1399). Armoirie BRT 00/écu droit ..., à la bordure décor l' écu dans un polylobé à redents. Sources : Archives Départementales des Côtes d'Armor. H ST Aubin 376 (1390), sc.fragm. Dossier : PH /1sc.).

- Réformation de 1426, Annor et Guillo de Penthièvre.

- Montre de 1469, Jean Penthièvre, de l'ordonnance.

- Montre de 1480, Jean Penthèvre, 5 livres de revenu.

- Réformation de 1536, Hervé de Painthièvre, à La Vieuville.


Dans les anciens actes, on parle du duché de Paintheure.

 

Puis dans les registres de Plœuc, aux XVIIème et XVIIIème siècles sont cités des Le Painteur.

- Péronnelle Le Painteur, baptisée à Plœuc en 1614.

- François Le Painteur, nommé parrain de Françoise Hervé, baptisée le 11 mai 1621, fille d'Antoine Hervé, sieur de Marialla, et de Marie Gouiquet.

- Maître François Le Paintheur, épouse Marie Hervé, dont :

1) Gilette Le Painteur, baptisée à Plœuc le 5 novembre 1619 ;

2) Jacques Le Paintheur, baptisé à Plœuc le 14 février 1623 ;

3) Laurence Le Paintheur, baptisée à Plœuc le 23 juillet 1624.

- Jacques Le Paintheur, épouse Jeanne Cadin, dont :

1) Louise Le Paintheur, baptisée à Plœuc le 25 octobre 1629.

- Florence Le Paintheur, de Plœuc, y épousa le 28 juillet 1662 Pierre Rousseau, de la paroisse Notre Dame de Moncontour.

- Yvonne Le Peintheur, née à Plœuc le 13 juillet 1686 et baptisée le lendemain, y décède le 10 août 1686 et inhumée le lendemain (témoin Pierre Le Peintheur), fille de Jean Le Peintheur, et de Gilette Moy.

- Honorable femme Péronnelle Le Peintheur, inhumée à Plœuc le 27 juillet 1686 à environ 70 ans.

 

Ces Le Painteur ont-ils un lien avec les Penthièvre qui furent jadis à La Vieuxville ?

Le patronyme Penthièvre s'est-il transformé en Painteur ?

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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 06:00
En 1689, le Parlement de Bretagne s'élève contre ceux  qui sont portés à désirer d'être inhumés dans les églises, mais sans grand effet.
Un arrêt du Parlement  du 16 août 1719 interdit les sépultures à l'intérieur des églises sauf pour les propriétaires d'enfeux. L'arrêt a pour but de lutter contre les odeurs et maladies dûes à la décomposition des corps, surtout durant les étés. Mais l'arrêt du Parlement se heute aux traditions populaires : enterrer les morts le plus près possible du maître-autel, car les en  éloigner réduit leurs chances d'accéder au Paradis.
Un autre arrêt du Parlement du 30 septembre 1739 confirme celui de 1719, et l'augmente d'une amende de 30 livres pour les contrevenants.
A Ploeuc, les inhumations dans l'ancienne église ont perduré jusqu'à la révolution.
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9 novembre 2008 7 09 /11 /novembre /2008 06:00
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8 novembre 2008 6 08 /11 /novembre /2008 06:00
A paraître le 27 novembre 2008

Le Petit Train des Côtes-du-Nord  - Ligne Plémy-Loudéac

Une étude historique de Jacques Danais
Avec un CD audio de témoignages d'usagers ou riverains du Petit Train, des histoires, des anecdotes...

Co-édition de l'Association des Chemins de Fer des Côtes-du-Nord et du Centre  de Ressources du Patrimoine Marc-Le-Bris.


La ligne du chemin de fer départemental Plémy-Loudéac
Pour réaliser cette étude historique, Jacques Danais, professeur d’histoiregéographie à Pontivy, a mené ses recherches aux Archives départementales des Côtes d’Armor, dans les registres des délibérations des conseils municipaux des communes concernées, ainsi que dans la presse locale.
Bien au-delà des quelques années d’exploitation de cette ligne, c’est au coeur du canton de Plouguenast et dans le Mené que l’auteur nous plonge de la fin du XIXe siècle au milieu du XXe siècle. Une première partie décrit la région concernée, sa population, ses activités économiques, et le contexte des moyens de transport utilisés avant l’arrivée du chemin de fer. Vient ensuite l’implication des personnalités politiques locales dans les dossiers ayant trait aux chemins de fer, des études préliminaires à la fermeture de la ligne.
C’est sur le développement de son agriculture que la région fonde tous ses espoirs. C’est également un objectif prioritaire des chemins de fer départementaux. Pour autant, la desserte du canton de Plouguenast n’est pas retenue dans le premier réseau déclaré d’utilité publique en 1900. Les discussions sur le second réseau, qui débutent quelques années plus tard, redonnent un nouvel espoir à cette région. L’attente est à la hauteur de la déception ressentie au moment du choix du tracé c’est d’ailleurs comme une compensation qu’est proposée la ligne Plémy-Loudéac via Langast, Plouguenast et La Motte.
L’équité est une chose, mais l’économie locale nécessite-telle réellement cette ligne, sachant que la ligne du réseau de l’Etat Saint-Brieuc-Loudéac est parallèle à son parcours sur de nombreux kilomètres ? Un certain optimisme à se sujet règne au Conseil général. La ligne Plémy-Loudéac est donc finalement incluse dans le programme des lignes à construire dans le second réseau déclaré d’utilité publique en 1912. Comme souvent, le choix du tracé définitif fait l’objet de nombreuses discussions, chaque village souhaitant voir le train s’arrêter à sa porte, débats que l’auteur détaille pour chaque arrêt de la ligne. La construction débute dès 1912, mais la guerre 1914-1918 interrompt tous les chantiers. Durant cette première période, la jonction des lignes du premier et du second réseau constitue une difficulté que les concessionnaires des deux réseaux doivent résoudre.
Le rachat de l’ensemble du réseau par le département en 1921 et son exploitation en régie viennent simplifier une situation qui s’annonçait ubuesque. Ce n’est d’ailleurs qu’en 1921 que reprennent les travaux de construction. Ils ne s’achèvent qu’en 1925, dans une conjoncture difficile pour les lignes départementales qui commencent à souffrir de l’avènement d’un nouveau concurrent : l’automobile.
Le dimanche 29 mars 1925, la ligne Plémy-Loudéac est enfin inaugurée et l’optimisme des personnalités locales quant à son succès est sans borne.
Malgré la liaison avec le Réseau Breton à Loudéac, le trafic de la ligne reste modeste et loin des prévisions escomptées. Le trafic voyageurs est particulièrement faible, sauf en de rares occasions, à tel point que les autorails De Dion JM, surnommés « La Chouette » dans la région, vont assurer seuls ce trafic de 1926 à 1934. Les convois vapeur sont réservés aux marchandises. Ce trafic marchandises, loin d’être négligeable, ne peut cependant à lui seul assurer la rentabilité de la ligne.
Dès 1934, le trafic voyageurs par voie ferrée est arrêté. L’apparition des camions, après les automobiles particulières et les autocars, va poursuivre la lente désaffection du rail au profit de la route.
Le 1er janvier 1937, les lignes du Mené sont officiellement fermées. Le déferrement entre Plémy et Loudéac s’effectue l’année suivante, seulement 13 ans après l’ouverture de la ligne !
Ouverte tardivement, la ligne Plémy-Loudéac n’a jamais bénéficié de la situation de monopole qu’ont connu les lignes du premier réseau. Son trafic ne s’est donc jamais développé face à un concurrent dont la technologie progressait rapidement, et surtout qui commença à bénéficier de chaussées goudronnées à partir de 1925. Pour autant, ce Petit Train est resté bien ancré dans la mémoire locale comme partout ailleurs dans le département.
Le CD qui accompagne le texte de Jacques Danais rappelle que le chemin de fer départemental a été un véritable acteur de l’histoire locale et que sa disparition a marqué la fin d’une époque à de nombreux points de vue.

Un DC audio de témoignages sur le Petit Train
Les membres du Centre Marc-Le-Bris ont recueilli des souvenirs de nombreux témoins, depuis la construction de la ligne jusqu'à sa fermeture en 1937.
Invitation à l'aventure autour du petit Train qui sifflait dans nos campagnes entre les deux guerres. Que de souvenirs ! Quelle belle époque !
Un parcours bucolique de Plémy (La Tantouille) à Loudéac…
Les anecdotes s'égrènent tout au long de la ligne qui traverse Langast, Plouguenast, La Motte. Les enfants de l'époque, aujourd'hui nos ainés, nous content leurs premiers voyages, les jeux interdits sur la voie, dans la gare, la vie rythmée par le sifflet de la Chouette et le passage des trains de marchandises…
A la fin du CD, vous pourrez écouter un conte de Vassili Ollivro, à partir du témoignage de Joseph Hamon, sur la polémique autour du choix de l'emplacement de la gare à Saint-Théo.



Format 18x25. 80 pages, 150g, couverture 350g.
En souscription jusqu'au 24 novembre : 12 € au lieu de 15 €


Revue d'Histoire n°20
Association des Chemins des Fer des Côtes-du-Nord

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Le Petit Train des Côtes-du-Nord Ligne Plémy Loudéac, au prix de 12 € au lieu de 15 €.
O Je retirerai mon(es) exemplaire(s) à Boutdeville. Disponible(s) à partir du samedi 29 novembre.
O Je retirerai mon(es) exemplaire(s) à ExpoRail (Villebon. 28/29/30 novembre)
O Je souhaite une expédition à mon adresse et j'ajoute 3 € de frais de port par exemplaires.
Ci-joint un chèque de ……..… à l'ordre de l'Association des Chemins de Fer des Côtes-du-Nord
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7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 06:00
L'ancienne église possédait plusieurs chapelles dont celles de Sainte Anne, de Saint Jean et du Rosaire.

La chapelle de Sainte Anne servait d'enfeu aux Courson :
- En 1757, Térèse Courson (Thérèse Yvonne Louise Courson, née à Plœuc le 18 octobre 1755 et baptisée le lendemain, y décède le 6 novembre 1757 et inhumée en la chapelle Sainte Anne de l’église paroissiale) fille de Louis-Claude Courson, écuyer, seigneur de La Ville Costio, et d'Olympe-Charlotte Geslin.

Celle du Rosaire, entre autre, au sénéchal de Plœuc :
- 25 mars 1757, inhumation de François Le Breton, sénéchal de Plœuc.

Celle de Saint Jean, aux Hervé :
- Yves-Pélage Hervé, né et baptisé à Plœuc le 8 mai 1755, décédé à Plœuc le 22 août 1756 et inhumé le lendemain dans l’église dans la microix de Saint Jean
- Louis-François Hervé, né le 7 février 1757, y décède le 25 et inhumé en la chapelle Saint Jean de l’église paroissiale
tous deux fils de Jean-Marthurin Hervé, sieur du Plessix, procureur de plusieurs juridictions, sénéchal de la juridiction de Crémeur, et d'Anne-Marguerite Davy, dame de Coëlan.


Les Guéhenneuc (seigneurs de La Roncière, de Bayo, du Roz...), Berthelot (seigneurs des Vergers, de La Coste, du Chesnay...), et les Plœuc étaient inhumés dans l'église dans des enfeux prohibitifs, mais pour le moment nous ne connaissons pas leur emplacement.

Pierre Souvestre, sieur de La Roche, fut inhumé à 74 ans le 14 juin 1773, dans son enfeu.
Jeanne-Mauricette de La Houssaye, dame de Beauvais, 80 ans, fut inhumée le 27 mars 1772 dans l'eufeu de La Coste.
Alain-Charles Le Veneur, chevalier de La Ville Chapron (Hénon), 44 ans, époux d'Anne Françoise louise de Guéhenneuc, fut inumée le 11 mai 1776 dans l'enfeu de La Roncière.

 

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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 06:00
Percin - Au Roi, sire, et à Nosseigneurs de son conseil.
Requete de Mauricette de Plœuc, veuve de Charles de Percin, marquis de Montgaillard, demanderesse en évocation au parlement de Guyenne de son procès, contre les assasins de son mari, juin 1676 ; in -fol.
A nos seigneurs du conseil. Réponse pour Mauricette-Renée de Plœuc, marquise de Tymeur, veuve de Charles de Persin (Percin), marquis de Montgaillard, contre Silvestre de Guengo, sr de Pongan, et François Bernard , sr de Beaumont, S, l, n, d ; in-folio. (fol,Fm17705 et Res.Z.Thoisy,99 ,fol ,182
A nos seigneurs du conseil. Pour la marquise de Montgaillard (Mauricette-Renée de Plœuc, veuve de Charles de Percin) contre les srs du Pongan et de Beaumont, et monsieur le duc de Chaulnes. fol ; FM 17706.

Suivi de deux pièces annexes intitulées, la première : Parents de madame du Pongan au parlement de Paris ; la seconde : Parents de madame la duchesse de Chaulnes au parlement de Paris (Signé : Mauricette-Renée de Plœuc)
SAFFROY

THEZAN (Denis de) Histoire Généalogique de la Maison de Plœuc, Beauvais Laffineur 1873, in 4 ,II-495 Pp.
LAZ (Comte Marie du) Mémoire Généalogique de la Maison de Plœuc, archives de la mairie de Poullaouen. Vannes, Lafolye(1900) ; in -8,8pp.
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3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 06:00

Le dix huit Mai mil sept cent soixante huit sousigné
Recteur de ploeuc Gausson Jai solemnellement beni
suivant Les Ceremonies Du Rituel Romain une Cloche
Destinée au service De La Chapelle de Ste Marguerite
Laquelle on a nommé Marguerite Louise florence
Dont ont eté parain et maraine honorables gens
florent Quemar et Louise Rault epouse de yves
Alo Le parain a fait offrande De quarante huit
... Le soulagement De La fabrique et La maraine
Cent livres en foi De tout quoi jai signé avec le
parain et plusieurs assistans a La Ceremonie a ploeuc
Ledit jour et an que Devant
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2 novembre 2008 7 02 /11 /novembre /2008 06:00


Noble & venerable  & discret missire Louis de bosquien En son
vivant s(ieu)r. rect(eu)r de La paroisse de ploeuc decedé de hier
apres avoir receu Les S(ain)ts sacrements aagé de trante cinq ans
a Esté Ensepulturé En Leglise de ploeuc En pres(enc)e de Jan
Robin guillaume Le ribaut & plusieurs autres qui ne
signent ce trezieme iour de Janvier mil six cent quatre
vingt quatorze.          L. Ruellan
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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 06:00

Le coeur de hault & puissan Sebastien
de ploeuc vivan marquis du timeur Seigneur
de cette parouasse
  & à este enfoui en la ...
de ploeuc a ploeuc ce 24eme de may 1648

Il s'agit de Sébastien, sire de Plœuc, chevalier, marquis du Tymeur par lettres patentes de novembre 1616, baron de Kergorlay, vicomte de Coëtquénan, seigneur de Plouyé et autres lieux, né en 1585 et décédé en 1648, enseigne de la Compagnie des Gendarmes du duc de Vendôme, et autorisé par le Roy à tenir 4 foires et un marché sur la place du bourg de Plœuc dès 1628.
Fils de Vincent IV, sire de Plœuc, chevalier, seigneur du Tymeur, du Breignou et de Plouyé, chevalier de l’Ordre de Saint Michel le 20 mai 1570, capitaine du ban et arrière-ban de l’évêché de Léon, et de Mauricette de Goulaine, dame de Coëtquénan en Plouguerneau.
Il épousa en la chapelle du château de Brest le 8 janvier 1617 Marie de Rieux, décédée en 1628, fille de Guy de Rieux, marquis de Sourdéac et de l’île d’Ouessant, né en 1548 et décédé à Assé le 4 décembre 1628, et de Suzanne de Saint Mélaine, dame de Boulevesque, du Pin en Anjou, de Montmartin et autres lieux, décédée à Brest le 22 mars 1616, dont postérité.
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30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 06:00
Lors de la compétition de tir à l'arc du 25 octobre dernier à la Côtes des Halles (site Henri Bozec), deux tireurs portaient des kilts... et bretons de surcroît.

D'où ma question : quelle en est l'origine ?

Marie Stuart (née le 8 décembre 1542 et décapitée le 8 février 1587), Reine d'Ecosse du 14 décembre 1542 au 24 juillet 1567, avait fait appel aux archers Bretons pour combattre les Anglais. En remerciement des services rendus et de leur dévouement, elle les aurait autorisés à porter le tartan aux couleurs de la Bretagne (noir et blanc)... les Bretons étaient bien là, mais pour le reste ce n'est que légende, jolie je vous l'accorde mais légende tout de même.




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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 06:00
Patronne de la Bretagne par excellence, Sainte Anne a supplanté la déesse celte Ana  (Déesse-Mère) ; également connue sous les noms d'Anna, Dana, Anu, Danu (ou encore Dôn au Pays de Galles).
Ana donne son nom aux Tuatha Dé Danann, les gens de la déesse Dana, dans la tradition irlandaise

Selon la tradition chrétienne, Anne est la mère de la Vierge Marie et le modèle des mères. Or justement, dans la mythologie ancienne, Dana est une déesse de la fertilité. Son culte remonte même sans doute aux temps préhistoriques précédant la venue des Celtes, comme en témoignent toutes ces statuettes, représentations rupestres et gravures sous les dolmens, les fameuses Vénus néolithiques.
petit clin d'oeil pour Annaïk !
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28 octobre 2008 2 28 /10 /octobre /2008 06:00
Champ de Pie, 1842
Archives Départementales des Côtes d'Armor

La croix de Champ de Pie se situait à l'origine sur la bord de la route menant à Champe de Pie (Chantepie depuis le remembrement) et Delie. Elle fut, dit-on, détruite accidentellement par un atelage. Les pierres furent ensuite poussées dans le fossé, sorties par l'actuel propriétaire pour être déplacées sur le côté de la cour de la maison de Champ de Pie, et pour finir à son actuel emplacement.
Le calvaire était composé d'un socle plus haut que large, aux angles arrondis, dont trois des quatre côtés ont été orné. Le premier d'un personnage (une femme), le second d'un calice et le troisième (face principale) aux armes des Guéhenneuc (un léopard surmonté de deux fleurs de lys). La croix était aussi en granit, de forme cylindrique et noueuse.
Le socle était probablement posé sur les marches.






Photograpies prises avec l'aimable autorisation des propriétaires
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