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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 13:06

 

Jehan Rouxel, époux de Marguerite Sagorin, paroissien de Plaintel, dans l'évêché de Saint-Brieuc, est mort en 1534.

 

Maître François Le Febvre, greffier de Saint-Quihouaye [Saint-Quihouët], dresse la liste des biens le 6 mai 1534 :

 

Une coueste de pleumes, ung balin et deux linceuls tieulx queulx prisés 12 sous 6 deniers.[1]

Item. Une père de feres de cherue et une cerue prisés ensemble 6 sous.

Item. Une cougnée et une fausigle 3 sous 6 deniers.

Item. Un fueux de pipe effonsée d'un bout prisée 20 deniers. [2]

Item. Une huge garnie de cleff et de claveure 12 sous 6 deniers. [3]

Item. Ung petit baxcin d'arain plus que demi-usé prisé 5 sous. [4]

Item. Ung petit trépié de fer prisé 20 deniers.

Item. Une pioche, une pelle faillye, une houe, 6 sous 6 deniers.

Item. Une vache en poil noir à tache blanches et ung veau de laict prisés 45 sous.

Item. Ung pourceau 10 sous.

Item. Ung journal de seigle en terre estant en une pièce de terre nommée le Fresche. [5]

Item. Demy-journal depécé pour mestre de l'orge piquélé avec troys chartées de fiens en la mare, prisés ensemble 10 sous. [6] 

Item. Les deux parts d'un journal de guéret non piquelé, prisées 5 sous.

Item. Les deux parts d'un journal aveine grosse, prisées 15 sous.

Item. Seix seiglons de poys, ung boexeau de chanvis en terre, avec un boexeau de lin, prisé ensemble 20 sous. [7]

 

 

[1] tieulx queulx [tels quels] prisés [estimés] 

[2] fueux de pipe : une futaille ou tonneau d'une contenance (en Bretagne) de 40 boisseaux. Le boisseau à Saint-Brieuc = 33.86 litres. 

[3] huge : coffre 

[4] baxcin d'arain : l'airain est alliage de cuivre, mais sert à indiqué dans ce cas que le bassin est rigide.

[5] ici non prisé, un oubli ?

[6] fiens : fumier 

[7] En 1534, avait pour valeur à Quintin :

  • le boisseau de seigle, 3 sous 4 deniers ;
  • le boisseau d'avoine grosse, 2 sous 6 deniers ;
  • le boisseau d'avoine menue, 12 deniers.

 

 

 

Sources :

ROPARTZ, Sigismond, « Mobilier d’un gentilhomme et d’un journalier bretons au XVIe siècle », Revue de Bretagne et de Vendée, 1862, p. 37-55. ( en ligne sur site de la Bnf)

LEGUAY, Jean-Pierre & MARTIN, Hervé, « Fastes et malheures de la Bretagne ducale, 1213-1532 », Ouest-France, 1983. 

 

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 16:51

Nos chevaliers de Saint-Michel ou de l'Ordre du roi : notices et documents

Vte du Breil de Pontbriand

Paris, Honoré Champion éditeur, 1906.

 

Contrat de vente de la terre de la Marre-Jouan (paroisses de Hénon et de Moncontour), vendue par Julien du Breil, seigr du Pin, capitaine de Redon, à François du Breil, chevalier, capitaine d'Abbeville, seigr de Hédé t des Hommeaux, de l'an 1556 (24 septembre).

Des Alleux, arch. de Penthièvre. - Le capitaine Breil de Bretagne, p. 163.

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 16:48

 

Nos chevaliers de Saint-Michel ou de l'Ordre du roi : notices et documents

Vte du Breil de Pontbriand

Paris, Honoré Champion éditeur, 1906.

 

Vente de la terre de la Marre-Jouan

Comme le 6e jour du mois de 8bre dernier 1559, contract auroit héritel esté faict et passé par devant devant Jacques du Bosc et Fçois Martin, notaires roiaulx de la court de Rennes establis au siège et baillage de Lamballe, entre très hault et puissant prince Jehan de Bretaigne, duc d'Estampes, comte de Penthièvre, chevr de l'Ordre, gouverneur et lieutenant génl pour le Roy au duché de Bretaigne, et nobles homs Noël de Tréal et Françoys du Breil, sieur de la Roche, capitaine de l'isle et Chosé, d'aultre part, par lequel lesd. de Tréal et du Breil, pour eux et leurs hoirs, auroient vendu et transporté audit sr duc sur l'hypothèque géne et spéciale de tous et chascuns de leurs biens héritels et mobiliers tant présens que advenir le nombre de 833 l. 6 s. 8 deniers tournois de rente... moyennant le prix et la somme de 10.000 l., laquelle somme de 10.000 l. ledit sr duc faisant led. contrat seroit obligé bailler et faire tenir à Mre Fçois du Breil, chevr, sr du Breil et de Hédé, lors prisonnier de guerre au pais de Flandre, pour luy subvenir et aider au paiement de sa ranczon, et ce dedans 3 mois lors proches et suyvans, pendant lequel temps les arréages ne doivent courir que lorsque ladite somme auroit esté, comme dict est, fournye et payée ; suivant lequel contract et icelluy enthérinant, ledit sieur duc, le 2e jour de janvier dudict an mil cinq cent cinquante neuf (1560), auroit payé et fourny audict Mesre Fçois du Breil, sr dudit lieu, la somme de 8000 l. t. et en déduction de lad. somme de 10.000 l., dont l'acte de quittance ce touschant est passé audict Bloys, devant Me Anth. Aubert et Loys Chicoinneau, notaires et tabellions dud. lieu, et signé dud. sr du Breil, et pour ceque ledit nombre de rente se pouvoit franchir, sont aujourd'hui 15e de juin 1560, par devant nous Yves Dumesnil et Sébastien Caradeu, notres royaulx jurés et receus en lad. court et sénechaussée de Rennes, comparus et leur personne led. Mesre Fçois du Breil, chevr, sr dudit lieu et de Hédé, tant en son nom que comme procr de dame Jeanne de Tréal, sa compagne espouse et à laquelle il s'est faict fort faire ratiffier et avoir agréable les préstes dedans la Magdelaine prochain venant, lesd. sr et dame du Breil nous a dict, au lieu des Hommeaux, parse de St Bourgladre, diocse de Dol, d'une part, et escuyer Gilles de Lescouët, sr de Soulleville, demt au lieu de la Moguelaye, par. de Maroué, d'aultre part, entre lesquels a esté faict le contrat héritel en la forme que ensuit : Par lequel led. sr du Breil, tant en son nom que pour lesd. srs de Beaubois et de la Roche, en solution et amortissement dud. nombre 833 l. 6 souls 8 den. de rente, a, du consentement et volonté dud. sieur duc, cédé aud. de Lescouët, la terre et seigrie de la Marre aud. sr du Breil, comme il a affirmé par le serment, appartenante.

Sçavoir : les maisons, fons, édifices et superfices dud. lieu de la Marre, courtz, jardins, vergers, coulombier et refuge à pigeons, bouais taillis et de haulte futaie ; la grande prée dud. lieu et maison de la Marre, contenant environ 60 journées d'hommes à faulcher ; les maisons, métairies, terres et appartenances des Jamyes, de la Villebourre ; la prée du Gage joignant à ladite grande prée ; ... le moulin à eau de lad. seigneurie, avec son distric, estangs, douves, viviers, pontz levis dudict lieu et maison de la Marre ; droit d'enfeu et de sépulture en l'église de Hénon près le grand autel et sacraire ; un bancq et accoudouer en la nef d'icelle église au costé du bancq de la Sale et une chapelle assise au bout des rabynes dud. lieu de la Marre, lesdites choses baillées par led. sr du Breil, tenues prochement, noblement, à foy, rachapt et chambelenage dud. sr duc, à cause de sa terre et seigneurie, court et juridiction de Moncontour.

Et en faveur dud. transport et par-dessusles 8000 l., led. sr de Lescouët a baillé et payé aud. du Breil le nombre de 2000 l. tournois.

Led. sr du Breil a baillé aud. de Lescouët acquéreur le contract d'acquêt qu'il avoit faict de la seigneurie de la Marre d'avesques Julien du Breil, escuier, sr du Pin, cappne de Redon, et dame Marie Ferron (Ferré), sa compagne, en date du 24e septembre 1556, rapporté par nostre dicte court et nous dicts notaires soussignés. Passé aud. Rennes en la salle des Cordeliers ledit 15e de juin 1560.

Le samedi 22e juin 1560, au lieu, maison et manoir des Hommeaulx, ratification de noble et puissante dame Jeanne de Tréal.

Archives de Saint-Brieuc. E, 660.

 

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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 12:52

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Les escrimeuses du club des Fines Lames Hénonnaises sont heureuses d'accueillir toutes les filles et femmes qui souhaitent s'initier à l'escrime.

 

En effet le club participe aux Journées Départementales du sport féminin, organisées par le Conseil Général afin de faire connaître différents sports.

Nous proposons donc de faire découvrir gratuitement l'escrime à toutes celles qui le souhaitent les vendredis soirs de 18h30 à 20 h les 17, 24 et 31 mai à la salle de sports de Hénon.

 

Elles seront prises en charges par les escrimeuses et encadrées par un maître d'armes.

 

site des Fines Lames Hénonnaises

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 14:15

Par Thomas Gasnier,

 

Le nom d’Alexandre de Ploeuc ne jouit de nos jours d’aucune notoriété [1]. Ce fait résulte sûrement en partie du peu d’intérêt des chercheurs pour les relations franco-ottomanes au XIXe siècle et, plus particulièrement, pour la période des années 1860, considérée comme une phase de transition entre les deux grands événements structurant l’histoire internationale de l’Empire ottoman, la guerre de Crimée et la guerre russo-ottomane, suivie de la banqueroute ottomane et de la mise en place de l’Administration de la dette publique ottomane, en 1881. On peut savoir gré à André Autheman dans son ouvrage sur la Banque impériale ottomane [2] d’avoir mis en lumière l’intérêt de ces différentes questions.

 

Pourtant, de son vivant, et encore peu après sa mort, Ploeuc bénéficiait d’une réputation d’homme important ; plus encore, ses talents étaient unanimement reconnus. C’est ainsi qu’en 1862, l’ambassadeur de France à Constantinople, évoquant l’endettement de l’empire, écrit au sujet de Ploeuc et des réformes qu’il avait proposées pour restaurer les finances ottomanes :

 

« Il est certain que la Turquie se trouvera non seulement sortie d’une position presque désespérée mais encore dans une situation avantageuse, elle le devra […] aux conseils français, car ce sont bien véritablement les plans proposés par M. de Ploeuc qui ont été adoptés et Fuad Pacha n’a pas cessé depuis son entrée aux affaires de le consulter aussi bien sur les détails que sur l’ensemble » [3].

 

De la même façon, l’historien Antonin du Velay, dans son Essai sur l’histoire financière de la Turquie depuis le règne de Mahmud II, publié en 1903, écrit que le marquis de Ploeuc a joué « un rôle considérable dans les finances ottomanes ». De tels témoignages n’ont pas empêché que celui-ci tombe dans un oubli quasi total jusqu’à aujourd’hui. Néanmoins, ils révèlent une importance du marquis de Ploeuc dans les affaires financières internationales de l’époque que nous nous proposons de questionner ici.

L’ascension d’un fonctionnaire

On ne connaît que très peu de chose de la vie d’Alexandre Marie Sébastien, marquis de Ploeuc, né à Quimper le 7 novembre 1815 et mort le 25 août 1887. Issu d’une famille bretonne de petite noblesse de robe ruinée par la Révolution, il choisit de s’engager à son tour dans le service de l’État. Il gravit progressivement les échelons de l’Inspection générale des finances. Sous-inspecteur en 1843, puis Inspecteur en 1845, il est enfin Inspecteur général des finances en 1861. Ses compétences le font remarquer et, en 1854, il est envoyé pour une mission de régularisation des finances du Saint-Siège à Rome, ce qui lui vaut de devenir chevalier de l’ordre de Saint-Grégoire le Grand. En 1856, il est mandaté pour représenter la France dans la commission franco-anglaise chargée de surveiller l’utilisation par les Ottomans des emprunts de guerre de 1854 et 1855. C’est alors son premier contact avec les dirigeants ottomans. Peu après, il accomplit une mission en Grèce, pays alors au bord de la faillite, occupé dans le contexte de la guerre de Crimée par un corps expéditionnaire franco-anglais, pour aider le gouvernement à régulariser le fonctionnement de ses finances. Pendant son séjour à Athènes, malgré son ignorance du grec et les difficultés que cela provoque [4], il « illumine » par la « supériorité de ses connaissances spéciales » [5], selon les témoins, tous ses collaborateurs français ou étrangers qui souhaitent unanimement profiter de « son concours éclairé » [6]. Ainsi, il semble bien que Ploeuc ait fait montre non seulement de l’ampleur de ses talents mais plus encore d’un sens aigu des affaires politiques. Son action lui vaut en tout cas d’être promu en Grèce Chevalier de l’Ordre du Sauveur, et chevalier de la Légion d’honneur en France. En avril 1859, lorsque l’Empire ottoman demande l’aide de ses deux puissances protectrices, la France et l’Angleterre, pour tenter de résoudre ses dramatiques problèmes financiers, c’est Ploeuc que l’on missionne à Constantinople. Durant les quatre ans qu’il y passe, il parvient à s’imposer définitivement comme un acteur majeur des relations internationales. Décoré de l’Ordre du Medjidié, ordre honorifique créé en 1852 par le sultan Abdul Medjid récompensant les services civils et militaires, et fait officier de la Légion d’honneur en 1860, il occupe ensuite le poste de directeur de la Banque impériale ottomane jusqu’en 1867. De retour à Paris, il devient sous-gouverneur de la Banque de France, de 1867 à 1871. Son attitude pendant la commune, et sa capacité à protéger le stock d’or de la banque, lui valent d’être fait commandeur de la Légion d’honneur en 1871.

 

Ploeuc se lance alors dans la vie politique tout en participant à de nombreuses entreprises financières pour lesquelles son nom apparaît comme un gage de sérieux et de solidité. En 1871, il est élu aux élections législatives du 8 février député légitimiste de la Seine. Il ne se représente pas en 1875 et est nommé sous-gouverneur honoraire de la Banque de France en 1878.

 

La carrière du marquis de Ploeuc ouvre des voies de recherche remarquables, qu’il s’agisse d’une perspective d’histoire sociale avec une étude de son itinéraire de haut fonctionnaire, ou bien de sa pratique du pantouflage après 1863 [7], ou encore d’histoire des relations internationales, avec son activité en Grèce et à Rome. Quant à sa mission à Constantinople entre 1859 et 1863, elle occupe une place particulière en ce qu’elle lui offre la possibilité d’être à la fois au cœur de la politique française en Orient, et du Tanzimat, mouvement de réformes administratives et financières de l’Empire ottoman. Cette dualité confère à ce personnage un véritable intérêt historique. En ce qui concerne l’histoire des relations internationales, elle permet, dans une perspective transnationale, de jeter un regard neuf sur l’impérialisme français dans l’Empire ottoman, mais aussi sur le discours orientaliste qui se développe depuis le début du XIXe siècle. 

 

L’œuvre de Ploeuc à Constantinople :

 

La fondation de la BIO et le premier budget ottoman 

Durant sa mission à Constantinople, deux événements permettent à Ploeuc de se mettre en valeur : la mise en place de réformes financières et la création de la Banque impériale ottomane (BIO), première banque d’État ottomane au début de l’année 1863. Au début des années 1860, l’Empire ottoman connaît une situation financière catastrophique après la guerre de Crimée. Déficit, endettement chronique et désorganisation monétaire obèrent gravement la puissance ottomane qui doit de plus en plus subir la tutelle de ses deux puissances protectrices, la France et la Grande-Bretagne. Celles-ci rivalisent pour renforcer leurs intérêts en Orient tout en fournissant leur aide à l’Empire ottoman. La mission du marquis de Ploeuc à Constantinople doit ainsi permettre aux ambassadeurs français de consolider et accroître la position de la France dans la Question d’Orient.

Envoyé à Constantinople, pour répondre à une demande d’aide du gouvernement ottoman d’Abdul Medjid (1839-1861) puis d’Abdul Aziz (1861-1876), le marquis de Ploeuc doit, au sein d’une commission internationale, rétablir la situation au premier chef en établissant un budget régulier de l’Empire ottoman. Après un début de mission relativement discret, Ploeuc entend jouer un rôle personnel. Dès lors, son action dépasse largement sa participation aux travaux de la commission. Il noue des relations étroites avec Fuad Pacha, Grand Vizir entre juillet 1861 et janvier 1863, et joue un rôle central dans la mise en place de réformes financières du début de l’année 1862, à tel point qu’Antonin du Velay écrit de lui qu’il fut un véritable « éducateur des agents du Trésor » ottomans [8]. On peut désormais affirmer que ce jugement n’est pas excessif tant l’influence et la confiance en Ploeuc, du fait de son statut d’expert des finances reconnu auprès des dirigeants ottomans, étaient grandes.

Un document rédigé par Ploeuc à l’intention du Sultan en est, de ce point de vue, une illustration patente [9]. Plus qu’un exposé, il s’agit d’une véritable leçon dans laquelle il tente de faire comprendre aux dirigeants ottomans tous les dangers d’une émission abusive de papier-monnaie, un des problèmes dont souffre alors particulièrement l’empire. Il écrit alors : « Émettre du papier-monnaie équivaut à réduire la valeur d’échange […] ce n’est qu’un moyen factice de crédit dont la fortune publique […fait] particulièrement les frais. […] Ce n’est pas un moyen financier normal mais bien un détestable expédient » [10].


Or ce document est reproduit tel quel, quelques jours plus tard dans le Moniteur ottoman, version française du journal officiel de l’Empire ottoman [11]. Cette publicité offerte aux recommandations du marquis de Ploeuc symbolise la place singulière qu’il parvient à prendre, malgré son statut d’observateur occidental, au cœur de la direction politique et financière de l’Empire ottoman.


Le cas du budget ottoman de l’année 1862-1863 se révèle encore plus symbolique, dans la mesure où il s’agit du premier budget de l’histoire ottomane rédigé et organisé selon des normes européennes. Là, l’empreinte de Ploeuc est visible. En effet, dans son exposé au sultan, il explique « qu’en 1854, il y a huit ans à peine, l’équilibre entre les revenus et les dépenses a été rompu ». Quelques semaines plus tard, en mars 1862, Fuad Pacha présente le budget à son souverain et déclare que « c’est en 1854 et 1855 que l’équilibre des finances a été rompu ». Ainsi, l’utilisation des mêmes termes et de la même analyse semble indiquer que Ploeuc participe directement au processus de modernisation et d’occidentalisation de l’Empire ottoman pendant la période du Tanzimat.


En mettant ses compétences d’expert financier au service des Ottomans, en comprenant que « les yeux fixés sur l’Europe, l’État ottoman cherche son salut dans le décalquage des modèles que celle-ci offre » [12], Ploeuc agit véritablement en vecteur de transferts, et ainsi on peut se demander si l’abandon par l’Empire ottoman de l’émission de papier-monnaie jusqu’en 1916, n’est pas dû à cette pédagogie. Quoi qu’il en soit, son action permet une sensibilisation certaine des élites ottomanes aux techniques financières européennes.


L’autre événement majeur de la mission du marquis de Ploeuc à Constantinople est sa participation active à la création de la Banque impériale ottomane. En effet, l’étude de la correspondance des ambassadeurs de France à Constantinople confirme son témoignage : il se trouve bien au cœur du processus de fondation de la banque. Sa nomination comme premier directeur de la banque en avril 1863 semble, de ce point de vue, être une reconnaissance par les banquiers de ses compétences, de son talent mais également de ses services.

L’action de Ploeuc est fondamentale à plusieurs titres. D’une part, il permet aux banquiers français de s’associer à l’Ottoman Bank, une puissante banque anglaise fondée à Constantinople en 1856. En effet, alors que les Britanniques souhaitent emporter seuls la concession, le marquis de Ploeuc joue efficacement le rôle de médiateur entre les intérêts français et anglais. C’est ainsi que le marquis de Moustier, ambassadeur de France à Constantinople rapporte : « Ces messieurs [les délégués du Crédit Mobilier] se sont réunis chez M. le marquis de Ploeuc avec M. Foster et les représentants anglais de la Banque ottomane et ont arrêté un projet de rédaction qui leur a paru propre à concilier les exigences des deux parties » [13]. D’autre part, son intégration au sein des milieux dirigeants ottomans lui permet de participer aux négociations entre les banquiers européens et le gouvernement pour fixer les conditions de la concession. Peu de temps après, le 4 février 1863, une banque franco-anglaise, la Banque impériale ottomane, est officiellement créée et ses statuts sont très favorables aux banquiers européens.


Paradoxalement, Ploeuc n’apparaît donc plus cette fois comme l’éducateur des Ottomans, mais bien comme un agent au service des intérêts politiques et financiers de la France dans l’Empire ottoman. Il ne recherche pas seulement le rétablissement des finances ottomanes, mais semble bien favoriser l’apparition d’un impérialisme français.

Une analyse micro-historique

 

Ainsi, l’étude des archives personnelles du marquis de Ploeuc, croisée avec celle de la correspondance des ambassadeurs de France à Constantinople, permet de confirmer toute l’importance du marquis de Ploeuc entre 1859 et 1863, mais aussi de mettre en lumière deux aspects radicalement opposés de son action : l’aide sincère apportée aux Ottomans dans leurs réformes financières et le soutien de la pénétration financière française.

 

Par conséquent, on peut interpréter cette action contradictoire de différentes façons. Il est parfaitement possible de faire du marquis de Ploeuc un agent de la domination occidentale sur l’Orient. Grâce à son savoir, ses connaissances supérieures en matière financière, il est ainsi capable d’imposer la présence des banquiers européens. Sa collaboration avec les Ottomans relèverait alors de la stratégie.

 

Néanmoins, adopter une telle démarche reviendrait à ne faire de lui qu’une simple illustration de la façon dont la majorité des Occidentaux agit à l’égard de l’Empire ottoman dans le cadre de la Question d’Orient. Cette orientation est certes pertinente, mais il ne faut pas s’y limiter.

C’est pourquoi il est plus efficace de se concentrer sur la dimension personnelle et ambivalente de la correspondance du marquis de Ploeuc pour en faire ressortir toutes les nuances et la complexité.

 

Le croisement de plusieurs méthodes permet justement de donner toute sa profondeur à l’analyse d’un discours individuel. Dans son étude sur les consuls français au Maghreb, La Diplomatie comme expérience de l’Autre [14], Christian Windler insiste sur l’importance d’étudier le vécu des individus qu’il nomme les « intermédiaires » permettant la mise en place de relations entre des zones, des pays. En adoptant une telle démarche, on peut dès lors analyser de façon claire et précise la nature des relations personnelles qui se nouent entre Ploeuc et les Ottomans. Celui-ci ne serait plus considéré comme un Occidental, mais comme un individu aux prises avec des contextes micro-historiques (sa collaboration quotidienne avec les Ottomans, ses obligations vis-à-vis de l’ambassadeur français) mais aussi macro-historiques comme son statut de Français au cœur de la Question d’Orient par exemple. Cette démarche, que C. Windler appelle la « nouvelle histoire diplomatique », autorise un renouvellement des problématiques de l’étude des relations internationales. Des notions telles que les interactions, les transferts, les échanges individuels sont désormais au cœur de la réflexion. Il est ainsi possible de faire varier les échelles d’analyse, ce qui permet de comprendre la position d’un individu selon plusieurs contextes.

 

Malgré ses apports, cette démarche ne permet pas à elle seule de comprendre de façon satisfaisante les fortes ambiguïtés, les contradictions d’un discours individuel. Face à cette aporie, l’adaptation à un niveau individuel de la notion d’ambivalence développée par Pierre Laborie et Andris Barblan [15] pour l’étude des opinions publiques s’avère particulièrement efficace. Pierre Laborie note que « l’opinion […] ne suit pas une progression linéaire. Elle alterne prises de conscience et retour vers la confusion, lucidité et phase de régression » [16], ce qui paraît particulièrement adapté au discours du marquis de Ploeuc.

 

Ainsi, en croisant ces deux méthodes, on peut aboutir à une analyse beaucoup plus fine de l’action du marquis de Ploeuc. En effet, en se plaçant à un niveau d’étude micro-historique, on peut résoudre la contradiction qui semble apparaître dans la personne du marquis de Ploeuc, tout à la fois assistant sincère des réformes ottomanes, et auxiliaire de la pénétration financière française dans l’Empire ottoman. Or, en replaçant chacune de ses actions dans un contexte personnel et international, on peut comprendre non pas la contradiction, mais bien la complexité de son discours sur l’Orient.

 

Cette analyse révèle qu’à son arrivée à Constantinople, il est comme tous les Européens de son temps marqué par des clichés orientalistes, et souhaite avant tout garantir la pérennité des intérêts français dans l’empire. Mais, à mesure qu’il s’investit personnellement et profondément dans le processus d’élaboration des réformes ottomanes, et à mesure que sa collaboration avec les dirigeants ottomans devient de plus en plus étroite, son jugement sur l’Empire ottoman évolue. Désormais, celui-ci se teinte d’une forte « ottomanophilie ». Pour autant, Ploeuc n’abandonne pas complètement ses références occidentales, mais celles-ci se trouvent éclipsées, et dès lors les problèmes européens comme la rivalité franco-anglaise dans le cadre de la Question d’Orient n’apparaissent pas dans sa correspondance. À l’inverse, l’immense déception provoquée chez Ploeuc par l’échec des réformes modifie radicalement la structure de son discours : Question d’Orient, rivalité avec la Grande-Bretagne, et clichés orientalistes, sont désormais au cœur de sa correspondance.

 

Là où réside toute l’originalité de Ploeuc, c’est que cette dernière position ne l’empêche pas d’espérer le redressement des finances ottomanes et d’entretenir une amitié sincère, y compris longtemps après sa mission, avec plusieurs dirigeants ottomans qui le perçoivent, non comme un auxiliaire de l’impérialisme français, mais bien comme un homme au service de l’empire. En témoigne ce passage d’une lettre datant de 1871, écrite par un ancien dirigeant ottoman alors qu’il vient d’être élu député :


« Personne, en France, ne connaît mieux que vous la situation de ma malheureuse patrie à laquelle vous ne cessiez jamais, pendant votre séjour à Constantinople, d’apporter vos soins et le concours précieux de vos lumières. Vous connaissez les maux qui rongent la Turquie, vous les connaissez de près, et vos éminentes qualités, appuyées sur la situation que vous donnent vos actuels droits et qui vous ouvrent un vaste champ d’action, me font prévoir et espérer même que bientôt peut-être la Turquie aura à vous savoir gré de votre concours et de votre appui pour sa régénération » [17].


L’étude des divers fonds d’archives consultés, et notamment les archives personnelles du marquis de Ploeuc, permet donc bien de mettre en lumière toute l’originalité et la complexité de cet intermédiaire des relations franco-ottomanes. En outre, sa mission confirme tout l’intérêt historique d’une étude approfondie des relations entre la France et l’Empire ottoman au XIXe siècle, thème jusqu’à présent peu étudié par les historiens comme en témoigne l’absence de synthèse sur le sujet. Il semble donc désormais nécessaire de comprendre comment l’opinion publique française, ainsi que les milieux d’affaires, « découvrent » l’Empire ottoman lors de la guerre de Crimée. Un regard nouveau serait alors certainement porté sur la grande période de l’impérialisme français dans la région, à partir des années 1880.


[1] Cet article est le compte rendu du mémoire réalisé dans le cadre d’un Master 1 et 2, sous la direction d’Anne Couderc et de Robert Frank : « La mission du marquis de Ploeuc et les relations franco-ottomanes sous le Second Empire », soutenu en juin 2011 à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

[2] André Autheman, La Banque impériale ottomane, Paris, Comité pour l’Histoire économique et Financière, 1995.

[3] Archives du ministère des Affaires étrangères (ci-après MAE), Correspondance Politique (CP), Série Turquie, carton 353, lettre du 12 février 1862, Moustier à Thouvenel.

[4] MAE, CP Grèce 76, lettre du 1er avril 1857, Mercier à Walewski.

[5] MAE, CP Grèce 76, lettre du 11 mars 1857, Mercier à Walewski.

[6] MAE, CP Grèce 76, lettre du 15 avril 1857, Mercier à Walewski.

[7] Christophe Charle, « Le pantouflage en France (vers 1880-vers 1980) », Annales ESC, septembre-octobre 1987, n° 5, p. 1115-1137.

[8] Antonin du Velay, Essai sur l’histoire financière de la Turquie, depuis le règne du Sultan Mahmoud II jusqu’à nos jours, Paris, A. Rousseau, 1903, p. 267.

[9] MAE, CP, Turquie, 353, annexe à la lettre du 27 février 1862, Exposé présenté à Fuad Pacha.

[10] Id.

[11] Id.

[12] Robert Mantran (dir.), Histoire de l’Empire ottoman, Paris, Fayard, 1998, p. 459.

[13] MAE, CP Turquie, 356, lettre du 25 décembre 1862, Moustier à Drouyn de Lhuys.

[14] Christian Windler, La diplomatie comme expérience de l’autre, Genève, Droz, 2005.

[15] Andris Barblan, L’image de l’Anglais pendant les querelles coloniales.1882-1904, Francfort, Herbert Lang, 1974 ; Pierre Laborie, L’opinion française sous Vichy, Paris, Seuil, 1990.

[16] Pierre Laborie, « Ambivalence », in Pierre Laborie, Les mots de 39-45, Toulouse, Presses Universitaires du Mirail, 2006.

[17] Archives nationales (AN), Fonds Ploeuc 272 AP 14, lettre de Zia Bey à Ploeuc, 6 juillet 1871.

 

Thomas Gasnier « Le marquis de Ploeuc à Constantinople, 1859-1863 », Bulletin de l'Institut Pierre Renouvin 1/2012 (N° 35), p. 113-123. 

http://www.cairn.info/revue-bulletin-de-l-institut-pierre-renouvin-2012-1-page-113.htm

 

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 14:23

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 07:01

Armes : de gueules à la croix pattée d’argent.

Devise : Dieu ayde qui s’ayde.


I. Messire Guillaume Ier Sauvaget, écuyer, seigneur des Clos en Plénée, cité en 1425 et lors de la Réformation de 1427, épouse Olive de Bréhant, fille d’Olivier de Bréhant, écuyer, employé aux montres de Bertrand du Guesclin, en 1371, dont :        

  1. Guillaume II Sauvaget, qui suit ; et peut-être
  2. Margilie Sauvaget, dame de Saint-Mirel en Plénée, épouse N Volance, écuyer, dont postérité.


II. Messire Guillaume II Sauvaget, écuyer, seigneur des Clos et de La Touche en Plénée, cité en 1471 et 1478, rendit aveu de ses terres en Plénée en 1487, épouse Annette Le Jeune, dont :


III. Messire François Sauvaget, écuyer, seigneur des Clos et de La Touche, épouse Marguerite Couëspelle, dont :


IV. Messire Jacques Sauvaget, écuyer, seigneur des Clos, rendit aveu de ses terres en Plénée en 1528, vivant en 1559, épouse en juin 1500 Jacqueline Le Fesle, dame du Guébriant en Pluduno, dont :

  1. Christophe Sauvaget, qui suit ;
  2. Catherine Sauvaget, épouse Pierre Poulain, écuyer, seigneur du Val en Plestan et de Tramain audit lieu, dont postérité ;
  3. Hélène Sauvaget, vivante en 1576, épouse Thomas Le Denais, écuyer, seigneur de La Roche, décédé avant 1576, dont postérité.


V. Messire Christophe Sauvaget, écuyer, seigneur des Clos, de La Croix de Pierre, de Parqueven, du Minihy, de La Ville-Pierre, de La Mare et autres lieux, demeurant à La Croix de Pierre en Plémet, capitaine des francs arches de l’évêché de Saint-Brieuc, épouse Olive Prigent, dame de La Ville-Neuve en Plénée et de Kergollot en Pléguien jusqu’en 1561, fille d’Olivier Prigent, écuyer, seigneur de La Ville-Neuve, de La Porte et de La Gitardaie en Plénée, de Kergollot en Pléguien et autres lieux, cité en 1535 à La Ville-Neuve, dont :

  1. Thomas Sauvaget, qui suit ;
  2. Hélène Sauvaget, partagée en 1588, épouse Pierre de Saint-Méloir, écuyer ;
  3. Isabeau Sauvaget, épouse Bertrand Glé, écuyer, seigneur du Bois-Ménard en Plestan, fils de Jean Glé, écuyer, seigneur du Bois-Ménard.


VI. Messire Thomas Sauvaget, écuyer, seigneur des Clos, de La Ville-Neuve, de La Mare et autres lieux, épouse en premières noces Marie de Rinquier, dame de Poulguin en Névez, et en secondes noces Renée Poisson, dame de Livinio, dont du premier lit :

  1. Jean Sauvaget, qui suit ;
  2. Jeanne Sauvaget, dame de Beauvais en Sévignac, née en 1585 et décédée le 14 février 1663, épouse à Plénée le 2 juin 1605 Georges des Cognets, écuyer, seigneur de L’Hôpital en Plurien, de Saint-Mérel, de La Baillie, de Saint-Vreget en Saint-Alban et autres lieux, décédé à Pléhérel le 30 novembre 1648, fils de François des Cognets, écuyer, seigneur de L’Hôpital, décédé vers le 9 juin 1587, et de Louise de La Marre, dame de La Ville-Roger en Pléhérel, de Saint-Vreget en Saint-Alban, de Courroué en Henanbihen et autres lieux, décédée le 1er avril 1625, dont postérité ;
  3. et du second : Christophe Sauvaget, écuyer, né à Plénée le 24 mars 1599 ;
  4. Hélène Sauvaget, née à Plénée le 18 septembre 1600 ;
  5. François Sauvaget, écuyer, né à Plénée le 13 décembre 1601 ;
  6. Guillaume Sauvaget, écuyer, né à Plénée le 19 juin 1603 ;
  7. Ollivier Sauvaget, auteur de la branche de La Vallée (VIIbis.) ;
  8. Pierre Sauvaget, écuyer, né à Plénée le 19 avril 1607 ;
  9. Cyprienne Sauvaget, née à Plénée le 26 mai 1608, épouse à Saint-Brandan le 8 octobre 1628 Pierre Le Nepvou.


VII. Messire Jean Sauvaget, écuyer, baron des Clos et de Poulguin, seigneur de La Ville-Neuve, de La Croix de Pierre, de La Mare, de Kerazan en Loctudy jusqu’en 1647, guidon des Gendarmes de la Reine, épouse en novembre 1627 Olive Bertho, née à Meslin, le 27 octobre 1608, fille de Jacques Bertho, écuyer, seigneur de Cargouët en Meslin, et de Catherine du Halgoët, dont :

  1. Charles de Sauvaget, qui suit ;
  2. René de Sauvaget, auteur de la branche de La Chapelle-Guillaume (VIIIbis) ;
  3. François-Armand de Sauvaget, écuyer, décédé à Meslin le 12 octobre 1651 ;
  4. André de Sauvaget, né à Plénée en 1637 et décédé à Meslin le 8 juin 1654 ;
  5. Et peut-être : François de Sauvaget, auteur de la branche de La Haute-Ville (VIIIter) ;
  6. Anne de Sauvaget, née en 1637 et décédée en 1690, épouse en la paroisse Saint-Mathurin de Moncontour le 5 juin 1664 Pierre Le Veneur, écuyer, né à Plédran en 1627 et décédé en 1690, fils de Jacques Le Veneur, écuyer, seigneur du Bouillon en Plémy, maintenu dans sa noblesse par arrêt des Commissaires de Bretagne le 30 août 1669, et de Gilette Berthelot, dont postérité.


VIII. Messire Charles de Sauvaget, chevalier, baron des Clos, seigneur de La Mare, de La Ville-Neuve et de Cargouët dont il rendi aveu et hommage en 1664, décédé à Cargouët le 16 décembre 1681, maintenu dans sa noblesse le 3 décembre 1668, épouse en 1654 Madeleine de Cybouault, dame de Pinieux en Limerzel, dont :

  1. Jeanne-Marie Sauvaget, née à Cargouët le 8 juillet 1655 et baptisée le 10 octobre suivant, décédée à Rennes le 19 juin 1736, épouse à Meslin le 29 octobre 1680 Jean-Baptiste d’Andigné, écuyer, né à Saint-Malo et décédé en 1708, seigneur de La Marche, du Pin et de Saint-Jean dont il rendit aveu en 1687 et 1698, fils de René d’Andigné, chevalier, seigneur de Saint-Jean en Saint-Malon par acquêt du 21 juin 1658, décédé en 1661 et de Françoise Charpentier, dont postérité  ;
  2. René-Jean de Sauvaget, écuyer de Sauvaget, écuyer, reçu chevalier Hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem le 10 août 1668 ;
  3. Joseph Sauvaget, écuyer ;
  4. Jean-Baptiste de Sauvaget, qui suit ;
  5. Louise Sauvaget, née en 1652 et décédée en la paroisse Saint-Jean de Lamballe le 30 octobre 1720, épouse en la paroisse Saint-Jean de Lamballe le 24 août 1673 René Le Borgne, écuyer, seigneur de Goasven, né à Brélevenez le 25 avril 1639 et décédé en 1691, fils de Gilles Le Borgne, écuyer, seigneur de Goasven et de Keraziou, né le 10 septembre 1610, et de Marguerite de Kerguezay, dont postérité ;
  6. Georges-Joseph de Sauvaget des Clos, écuyer, baptisé à Meslin le 2 août 1666, reçu chevalier Hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem le 31 juillet 1672 ;
  7. Et peut-être : Jeanne-Françoise de Sauvaget, née vers 1658 et décédée en la paroisse Saint-Germain de Rennes le 22 avril 1738 et inhumée le lendemain, épouse en premières noces François-Jacques de Quifistre, écuyer, seigneur de Trémouharn, en secondes noces à Vannes le 13 décembre 1681 Louis Hubert, écuyer, seigneur de Lasse et de La Rochefordière, né en janvier 1639 et baptisé à Saint-Just de Verché le 21 juin suivant, décédé en la paroisse Saint-Germain de Rennes le 2 octobre 1700 et inhumé le surlendemain, conseiller au Parlement de Bretagne pourvu le 13 février 1664 et reçu le 30 mai suivant, fils de Louis Hubert, écuyer, seigneur de Lasse, conseiller au Présidial d’Angers, et de Renée Ligier, et en troisièmes noces en la chapelle des religieuses du Calvaire de Rennes le 1er avril 1704 René de Lopriac, baron de Coëtmadeuc, marquis d’Assérac, comte de Donges, baptisé en la paroisse Saint-Germain de Rennes le 10 août 1621 et y décède le 4 décembre 1707, conseiller au Parlement de Bretagne pourvu le 30 novembre 1645 et reçu le 19 janvier 1646, fils de Guy de Lopriac, écuyer, seigneur de Kermassonnet, baptisé en la paroisse Saint-Germain de Rennes le 6 mars 1595 et y décède le 16 avril 1675, conseiller au Parlement de Bretagne pourvu le 12 décembre 1646 et reçu le 17 février 1617, et de Julienne Grignon, sans postérité.

 


IX. Messire Jean-Baptiste de Sauvaget, chevalier, dit le marquis des Clos, baron des Clos par lettres patentes de 1682, seigneur de Cargouët, de Poulguin, de La Mare, de La Ville-Neuve, page de la Grande Ecurie en 1680, rendit aveu de ses terres en Plénée en 1683, brigadier de Cavalerie en 1700, tué au Turin en 1706, épouse à Meslin le 1er mai 1597 puis en la chapelle de l’évêché de Rennes le 4 Marie-Anne Visdelou, née le 4 juin 1677, fille de François-Hyacinthe Visdelou, chevalier, comte de Bienassis en Erquy, né en 1652 et décédé en 1714, gouverneur de Quimper, et de Marie-Anne Salou, dont :

  1. Marie-Anne Jeanne Françoise de Sauvaget, dame des Clos, de Cargouët, de Beaufréro en Quessoy, de La Maritaine en Maroué, de Cramaignan, de La Roche aux Denais, de La Roche-Tanguy, de La Mare, du moulin de Largentaye et autres lieux, née en 1698 et décédée à Paris le 25 mai 1785, rendit aveu de ses terres en Plénée en 1764, épouse à Erquy le 24 janvier 1712 Charles-François de Froullay, comte de Montflaux, né à Saint-Denis de Gastine et décédé le 27 février 1744, ambassadeur de France auprès de la République de Venise en 1732, fils de feu Philippe-Charles de Froullay et de Marie-Anne de Mégaudais, dont postérité.

 

Branche de La Chapelle-Guillaume


VIIIbis. Messire René Sauvaget, écuyer, seigneur de La Chapelle-Guillaume en Saint-Pôtan, maintenu dans sa noblesse le 31 mai 1669, épouse en premières noces Catherine Ferron, et en secondes noces à Saint-Pôtan le 4 février 1663 Mathurine de Bédée, dont du premier lit :

  1. Renée Sauvaget, née à Saint-Pôtan le 5 octobre 1643, épouse à Saint-Pôtan le 23 avril 1667 François de Bréhant, écuyer, seigneur de La Tandourie en Corseul, fils de Charles de Bréhant, écuyer, seigneur du Tertre en Corseul, dont postérité ;
  2. Jean Sauvaget, écuyer, né à Saint-Pôtan le 14 novembre 1645 ;
  3. Jacques Sauvaget, écuyer, né à Saint-Pôtan le 6 décembre 1647 ;
  4. Michelle Sauvaget, née à Saint-Pôtan le 10 janvier 1651 ;
  5. Jacques Sauvaget, qui suit ;
  6. Guillaume Sauvaget, écuyer, né à Saint-Pôtan le 3 août 1655 ;
  7. Gilette Sauvaget, née à Saint-Pôtan en novembre 1656, épouse à Saint-Pôtan le 27 février 1680 François de Lesquen, écuyer, né en 1640 ;
  8. Et peut-être : René Sauvaget, auteur de la branche de La Ville-Hingant (IXbis).


IX. Messire Jacques Sauvaget, écuyer, seigneur de La Chapelle-Guillaume et de La Touche-Loget en Trébédan, né à Saint-Pôtan le 7 février 1654 et y décède le 10 novembre 1692, épouse à Ruca le 13 février 1681 Marguerite de La Marre, dont :

  1. Noël Sauvaget, écuyer, né à La Chapelle le 10 novembre 1678 ;
  2. Jean-Baptiste Sauvaget, qui suit ;
  3. Michel-François Sauvaget, écuyer, né à Saint-Pôtan le 8 mars 1683 ;
  4. Louis Sauvaget, écuyer, né en 1684 et décédé à Ruca le 18 août 1712 ;
  5. Et peut-être : Claude-Michelle Sauvaget, décédeée à Ruca le 25 décembre 1755, épouse en premières noces à Ruca le 22 avril 1705 Hilaire-François de Châteaubriand, écuyer, seigneur de Belestre et du Vaurenier, né à Ruca en 1676 et baptisé à Pléhérel le 25 juillet 1682, décédé à Ruca le 30 novembre 1720, fils de François de Châteaubriand, écuyer, seigneur de Belestre, du Vaurenier, de La Salle et autres lieux, né à Pléhérel en 1645, et de Julienne-Geneviève Locquet, dame du Bois des Terres, et en secondes noces à Ruca le 21 avril 1721 François-René de Trémaudan.


X. Messire Jean-Baptiste Sauvaget, écuyer, seigneur de La Chapelle-Guillaume, né à Saint-Pôtan le 31 décembre 1681 et décédé à Ruca le 15 avril 1727, épouse Marie Anne Thérèse Gouyon, décédée à Ruca le 13 décembre 1747, fille de Jean Gouyon, écuyer, seigneur de Dieudy et de Beaucorps, né à Saint-Cast le 3 janvier 1644 et décédé vers 1674, et de Catherine Gouyon, dame de Keraudrez.


Branche de La Ville-Hingant


IXbis. Messire René de Sauvaget, écuyer, seigneur de La Ville-Hingant en Plévenon, épouse à Pléneuf le 7 mai 1677 Jeanne de La Villéon, dame de La Ville-Gourio, fille de François de La Villéon, écuyer, et d’Anne Gouyon, dont :

 

X. Messire René Sauvaget, écuyer, seigneur de La Ville-Hingant, décédé avant 1750, épouse à Ruca le 31 janvier 1717 Amaurie-Anne de Tréméreuc, née à Plévenon le 27 avtil 1689, fille de François de Tréméreuc, écuyer, seigneur de La Ville-Rolland, et de Pétronille de La Marre, dont :

  1. Jeanne-Pétronille Sauvaget, née à Ruca le 19 avril 1718, épouse à Ruca le 14 juin 1746 Henri Poullain, écuyer, seigneur du Reposoir, fils de Pierre Poulain, écuyer, et de Rose-Claire de Saint-Méloir ;
  2. Charlotte-Hélène Sauvaget, née en 1725, épouse en premières noces à Ruca le 24 novembre 1750 Toussaint-Prudent de Tréméreuc, écuyer, seigneur du Fresche, né à Plurien en 1723, fils de François de Tréméreuc, écuyer, et de Marie-Radegonde Pinel, née à Plurien le 28 décembre 1687, et en secondes noces à Châtelaudren le 24 septembre 1752 puis à Ruca le 9 octobre suivant François-Jacques Le Forestier, écuyer, fils de Charles Le Forestier, écuyer, et de Louise Moeson.


Branche de La Haute-Ville


VIIIter. Messire François Sauvaget, écuyer, seigneur de La Haute-Ville en Saint-Pôtan, épouse à Saint-Pôtan le 14 juillet 1643 Guillemette de Bédée, dont :

  1. Gillette Sauvaget, née à Saint-Pôtan le 30 avril 1644 ;
  2. Françoise Sauvaget, née à Saint-Pôtan le 22 avril 1646.


Branche de La Vallée


VIIbis. Messire Ollivier Sauvaget, écuyer, seigneur de La Vallée, demeurant au Hino en Plaintel, né à Plénée le 22 décembre 1605, décédé à Plaintel le 18 novembre 1663 et inhumé en l’église paroissiale, épouse Marguerite Le Coniac, née vers 1614 et décédée à Saint-Brieuc le 14 novembre 1684, fille d’Henri Le Coniac, écuyer, seigneur de La Ville-Auffray en Trégueux, procureur fiscal de Quintin, et de Françoise Huet, dame de La Bouillerie, dont :

  1. Gilles Sauvaget, qui suit ;
  2. Pierre Sauvaget, auteur de la branche du Dresnay (VIIIbis) ;
  3. Renée Sauvaget, dame de Saint-Eloy, née au Hino le 31 mai 1649 et baptisée le 10 février 1659 ;
  4. Isabeau Sauvaget, dame de La Ville, née au Hino le 26 février 1652 ;
  5. Jeanne Sauvaget, dame de La Ville-Méreuc, née au Hino le 24 mars 1653 ;
  6. Françoise Sauvaget, née au Hino le 20 janvier 1655 et baptisée le 26 ;
  7. Marie Sauvaget, née au Hino le 2 juillet 1656 et baptisée le 10 ;
  8. Ollive Sauvaget, dame de La Ville-Danne, née au Hino le 8 avril 1658 ;
  9. Gilles Sauvaget, écuyer, né au Hino le 10 février 1659 ? ;
  10. Pierre Sauvaget, écuyer, né au Hino le 10 février 1659 ? ;
  11. Renée Sauvaget, née au Hino le 10 février 1659 ?.

 

VIII. Messire Gilles de Sauvaget, écuyer, seigneur de La Vallée, demeurant à Quessoy, né au Hino le 27 octobre 1646 et baptisé à Plaintel le 10 février 1659, maintenu dans sa noblesse le 13 février 1669, épouse Renée Thierry, dont :

  1. René de Sauvaget, qui suit ;
  2. Renée de Sauvaget, née et décédée à Trédaniel le 27 septembre 1674 ;
  3. Marguerite de Sauvaget, née et décédée à Trédaniel le 27 septembre 1674.

 

IX. Messire René de Sauvaget, écuyer, seigneur de La Vallée, né en 1669 et décédé à Quessoy le 5 octobre 1719, épouse à Quessoy le 10 avril 1704 Gilette-Marie Varin, dont :

  1. Françoise-Marie de Sauvaget, dame de La Vallée, née à Quessoy le 7 avril 1705 et décédé à Plédran le 1er janvier 1763, épouse à Quessoy le 8 février 1720 René-Christophe Hémery, écuyer, seigneur du Bouillon en Plédran, fils de François Hémery, écuyer, seigneur de La Ville-Daniel en Plaine-Haute, né en 1657 et décédé à Plédran le 17 août 1737, et de Marie Le Veneur, dame du Bouillon en Plédran, née à Meslin le 2 février 1670, dont postérité ;
  2. Paul-René de Sauvaget, qui suit ;
  3. Renée-Françoise de Sauvaget, née à Quessoy le 28 juin 1707, épouse à Quessoy le 30 septembre 1730 Alexis-François Hémery, écuyer, seigneur de La Boissière et de La Fontaine Saint-Père en Quessoy, né à Plédran le 22 février 1700 et décédé à Quintin le 17 mai 1774, fils de François Hémery, écuyer, seigneur de La Ville-Daniel, né en 1657 et décédé à Plédran le 17 août 1737, et de Marie Le Veneur, dame du Bouillon en Plédran, née à Meslin le 2 février 1670.


X. Messire Paul-René de Sauvaget, écuyer, seigneur de La Vallée, né à Quessoy le 30 juin 1706 et y décède le 10 avril 1769.


Branche du Dresnay


VIIIbis. Messire Pierre Sauvaget, écuyer, seigneur du Dresnay en Saint-Brandan, né au Hino le 10 septembre 1647 et décédé à Lanfains le 25 janvier 1727, maintenu dans sa noblesse le 30 juillet 1670, épouse peut-être en premières noces Françoise Rouault, et en secondes noces à Lanfains le 15 février 1713 Jeanne Richard, dame du Bois-Hamon, dont du premier lit :

  1. Mathurine Sauvaget, née à Saint-Brandan le 15 juillet 1680 ;
  2. Et du second : Pierre-Ollivier Sauvaget, qui suit ;
  3. Marguerite-Julienne Sauvaget, née à Lanfains le 19 février 1713 et baptisée le 22, décédée à Lanfains le 11 novembre 1717 ;
  4. Marguerite-Renée Sauvaget, dame du Bois-Hamon, née à Lanfains le 15 avril 1720 et baptisée le 20 ou 23, décédée à Lanfains le 2 mai 1768, épouse à Allineuc le 18 juillet 1740 Maurice-Jacques de Pellan, chevalier, seigneur des Aulnaux et des Isles, né à Plœuc en 1713 et décédé à Uzel le 16 février 1756, dont postérité.


IX. Messire Pierre-Ollivier Sauvaget, écuyer, seigneur du Dresnay et du Bois-Hamon, né à Lanfains le 26 juin 1717 et baptisé le 4 juillet suivant, décédé à Lanfains le 7 février 1727.

 

 

Branches et membres isolés

 

Branche de La Touche-Sauvaget

Messire Jean Sauvaget, écuyer, seigneur de La Touche-Sauvaget en 1536, père de :

Messire Christophe Sauvaget, écuyer, seigneur de La Touche-Sauvaget, épouse Jacquemine Maris, dont :

  1. Jacquemine ou Jacquette Sauvaget, baptisée à Plénée le 12 février ou 22 mars 1599 et décédée à La Touche-Sauvaget le 10 octobre 1631, épouse vers 1615 René Martin, écuyer, seigneur de La Balluère, baptisé en la paroisse Saint-Germain de Rennes le 9 décembre 1584 et décédé à La Touche-Sauvaget le 1er septembre 1631, conseiller au Parlement de Bretagne pourvu le 20 août 1609 et reçu le 13 novembre suivant, fils de Raoul Martin, écuyer, seigneur de La Jartière, alloué du Présidial de Rennes, anobli par lettres patentes de mars 1599, et de Julienne Forgeais, dont postérité ;

 

Branche des Ruseaux

Messire Julien Sauvaget, écuyer, seigneur des Ruseaux, épouse Cyprienne Irvouët, dont :

  1. Guy Sauvaget, qui suit ;
  2. N Sauvaget, née à Plénée en 1611 ;

Messire Guy Sauvaget, écuyer, seigneur des Ruseaux, né à Plénée le 16 mai 1608.

 

Branche du Menchy

Messire Ollivier Sauvaget, écuyer, seigneur du Menchy, épouse Marguerite Guillat, dont :

Messire Jacques Sauvaget, écuyer, né à Plénée le 21 septembre 1599.

 

...

Messire Guy Sauvaget, écuyer, épouse Jacquette de La Touche, dont :

  1. François Sauvaget, écuyer, né à Saint-Glen le 12 décembre 1654 et baptisé à Landehen le 4 septembre 1656 ;
  2. Jeanne-Françoise Sauvaget, baptisée à Landehen le 4 septembre 1656 ;
  3. Ursule Sauvaget, née à Saint-Glen le 27 juin 1657 ;
  4. Pétronille-Renée Sauvaget, née à Landehen le 18 août 1666 ;

 

...

Messire Charles Sauvaget, écuyer, épouse à Landéhen le 24 janvier 1668 Charlotte Poulain, dame de Mauny.

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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 14:22

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Archives Départementales des Côtes d'Armor

Répertoire numérique de la sous-série 4 0

Dons et legs 1800-1940

 

4 0 217 Ploeuc

 

Carro, veuve Thérin, 1819

Georgelin,  1824-1825

Tiercelin, veuve Eudo, 1828

Kergariou (de), 1834

Allo, née Moisan, 1841

Moisan, 1843-1847

Allo,1843-1865

Allo, née Hervé, 1844-1847

Moisan, 1847-1864

Blanchard, veuve Chevalier, 1850-1851

Georgelin, 1850

Gorin,1851-1855

Georgelin, 1860-1861

Richard, née Hirel, 1864-1847

Denoual, 1868-1884

Moy, 1871-1872

Jarnet, veuve Bidan, 1871-1873

Allo, 1874-1875

Rabet, 1878

Agar, 1882

Bannier, 1885-1886

Baron, veuve Rabet, et les héritiers de la dame Bienvenu, 1887-1903

Chauvinière, née Régnier, 1891-1892

Ecobichon, 1892

Gallais, 1893-1897

David, 1894

Marsouin, 1895-1896

Cabeu, veuve Quérangal des Hessarts, 1895-1896, voir 4 0 297 (Saint-Brieuc, Cabeu, veuve Quérangal des Hessarts, 1895-1896)

Niellon, née Sangan, 1895-1905

Chauvinière, 1897

Perrin,1897-1898

Boisadan, 1897-1900

Moisan, 1902-1903

Hersy, veuve Jugan, 1903-1904

Lecoquemaisonneuve, 1904-1905

Thérin,  1907-1909

Le Ral,  1912-1913

 

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armoirie appartenant à ?

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APPENDICE

Excursions au Cap Fréhel, à Saint-Cast, au Guildo et à Saint-Jacut

I. — Le Phare de Fréhel (1re classe), d’une hauteur de 79 mètres, a jusqu’à 25 milles de portée. Vue splendide vers Saint-Malo et les côtes Normandes, les îles Chausey et la baie de Saint-Brieuc. Si vous avez lu, parmi les œuvres charmantes de M. Paul Sebillot, les « Contes des Paysans et des Pêcheurs », vous connaissez déjà les « Houles » et leurs légendes. Les cavernes de Crémus et la Teignouse, avec les chambres des Fées qui les habitèrent ont grand renom entre toutes ces Houles.

II. — Le Fort de la Latte, jadis Roche Goyon, forteresse aujourd’hui déclassée, séparé de la terre par un précipice, et bravant les flots avec ses murailles à pic sur un roc escarpé. Donjon et tours. Une statuette de saint Hubert que l’on y montre aurait la vertu d’attirer les chiens enragés et de rendre inutile, en les tuant instantanément, la découverte de M. Pasteur.

III. — La baie de la Fresnaye et Port-à-la-Duc, à l’embouchure du Frémur.

IV. — Saint-Cast et sa colonne (élevée en 1858) en souvenir du combat du 11 septembre 1758. Dans ce combat où les volontaires bretons se signalèrent, les troupes des garnisons voisines infligèrent des pertes sérieuses aux Anglais qui avaient débarqué sur ces côtes, espérant nous surprendre.

V. — Enfin, à l’embouchure de l’Arguenon, le château du Guildo, dont les mines donnent l’idée d’un trapèze présentant au centre de sa façade les restes de deux tours cylindriques. C’est en ce château que fut arrêté par ordre de son frère, le duc François Ier, le malheureux Gilles de Bretagne (1446), qui, malgré les supplications de Pierre de Penthièvre et de sa vertueuse belle-sœur, Françoise d’Amboise, fut condamné à mourir de faim au château de la Hardouinaye où il fut ensuite enfermé. On l’étrangla, pour en finir plus vite, sa vie s’étant prolongée pour ainsi dire miraculeusement.

Les Tables chronologiques, publiées par Dom Morice, à la suite de son Livre II, nous fournissent la raison de la brouille entre Gilles de Bretagne et ses frères. Mécontent des partages, il entretint avec les Anglais des relations qui le firent accuser de trahir son pays.

— Fondée au Ve siècle par Jacut, fils de Fragan et frère de Guénolé et de Guéthenoc, qui sont eux-mêmes des saints, l’abbaye de Saint-Jacut était voisine du Guildo. Elle avait été sous la Reine Claude (fille d’Anne et de Louis XII) l’objet d’une réclamation au Saint-Siège, le Pape lui ayant donné pour abbé le cardinal de Sainte-Marie in porticu, Claude fit valoir à Rome les droits des candidats bretons méconnus et le Saint-Père en tint compte en nommant Jean des Cognets à la place du cardinal (1516).

En 1646, l’un des successeurs de l’abbé Jean obtient du Parlement qui s’était opposé à l’introduction à Saint-Jacut des Bénédictins anglais, l’autorisation de leur substituer des Bénédictins de Saint-Maur.

La descente des anglais, sur les côtes de Saint-Cast, au siècle suivant, a prouvé qu’il était sage d’écarter de nos frontières maritimes des moines étrangers, alliés naturels de nos redoutables voisins.

Fréhel aux falaises ravagées par la mer, viendrait, selon l’abbé Deric, des Fres déchirement et Hel grand : grand déchirement.

L’ancien château de la Roche Goyon a été acheté, en ces derniers temps, par M. le duc de Feltre, fils du Général comte de Goyon.

Dom Morice.— Histoire ecclés. de Bretagne, Tome II, page 248 (Titres de Saint-Jacut).

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 12:27

 

CHAPITRE XV

I

Erquy

De Pléneuf à Erquy, il faut compter une heure et demie de voiture, à moins qu’on ne veuille tenter de s’y rendre à pied par la grève, en partant de la Ville-Pichard. Si l’on est un marcheur ordinaire, il ne faut guère plus d’une heure par cette voie directe. On peut aussi, quand la marée ne le permet pas, suivre le chemin du littoral par Saint-Pabu et Saint-Mathurin, deux hameaux avec leurs chapelles, dont nous nous bornerons à faire mention.

Avant d’être Reghinœa, Erquy aurait été déjà port et centre important de population curiosolite. Suivant l’abbé Deric (Hist. eccl.), il tirerait son nom de deux mots celtiques : Er eau et Kil port. Nos connaissances ne vont pas jusqu’à nous permettre de contrôler cette étymologie. Contentons-nous de souligner, pour Erquy, comme pour Pléneuf, la vaillance héréditaire de cette population maritime qui continue à fournir à la flotte d’excellents marins.

A proximité de ce bourg, on trouve des vestiges de l’occupation romaine. L’abbé Ruffelet, dans ses Annales de 1771, écrivait que « les antiquités nouvellement découvertes en cet endroit en attestaient l’ancienne célébrité. Ces antiquités consistaient en plusieurs restes d’anciens murs, des médailles, un ouvrage à la mosaïque dont les couleurs paraissaient très bien conservées ».

L’origine d’Erquy a été longtemps contestée. Dom Morice lui-même se refusait à y voir l’ancienne Reghinœa, mais dit encore Ruffelet « les découvertes faites depuis peu de temps à Corseul et aux environs ne permettent point de douter aujourd’hui que ce Reghinœa ne soit Erquy, petit port de mer à 4 lieues N. E. de la ville de Saint-Brieuc ». On se fonde, pour le démontrer, sur la distance de l’Itinéraire de Peutinger : du temple de Mars (Fanum Martis) à Reghinœa (XIV) c’est-à-dire 14 milles et (XXV Condate) 25 milles du même temple à Rennes, Ces distances ont été vérifiées exactes.

Des fouilles, dans les villages avoisinants, notamment au Passoir et au lieu dit la Cité, à côté du sémaphore, ont été pratiquées depuis l’époque à laquelle l’abbé Ruffelet se livrait à ses doctes dissertations : elles ont amené la découverte de toutes sortes de monnaies romaines et même de pièces gauloises. M. le Conseiller Fornier a bien voulu, dans son intéressante brochure sur les fouilles de la Ville-Pichard, parler d’une pièce de monnaie curiosolite, en argent, trouvée de ce côté, et que nous avions été heureux de pouvoir lui offrir.

« Des deux grandes voies romaines qui traversaient ce pays, l’une allait de Carhaix (Vorganium) à Saint-Servan (Alet), l’autre de Rennes (Condate) à Erquy (Reghinœa). Ces deux voies se creusaient un peu au sud du village de La Bouillie ».

A l’abri des vents du N. 0., au pied de la haute falaise de Tu ès-Roc, sur le sommet duquel est le sémaphore, Erquy est à la fois port et plage. Il a ses villas et ses baigneurs. Parmi ceux-ci, il compta Louis Veuillot. Son église est entourée de quelques beaux arbres et leur conservation fait honneur à l’intelligente municipalité du bourg.

Le granit des « Garennes », dit pierre d’Erquy, légèrement teinté, serait parfait si le minerai qu’il contient ne le rendait accessible à la rouille. Il est l’objet d’une exploitation importante : on l’emploie en coins et en pavés, et on l’expédie au loin en pierres de taille.

L’Abbaye, en Erquy, avait retenu le nom « d’Abbaye » qu’elle devait aux Religieux de Saint-Jacut et leur continuait des rentes en froment. Le comte de Rieux, quand il traita avec le seigneur de Bienassis, en réserva la mouvance à qui de droit.

II

Bienassis

La route que le courrier prend, en se dirigeant sur Erquy, passe à côté des bois précédant un château dont il vient d’être maintes fois question, d’abord dans des discussions de fondations à Saint-Jacques et à Saint-Alban avec les sires du Vaucler, ensuite dans les guerres de la Ligue où il fut pris et pillé (1590).

A celle époque « cette terre était possédée par la maison de Visdelou, où elle était entrée par le mariage de Françoise de Quélénec, dame de Bienassis, avec Gilles de Visdelou, seigneur de la Goublaye. Elle passa dans celle de La Marck par le mariage de Marie-Hyacinthe de Visdelou, héritière de Bienassis, avec le comte de La Marck. Louise-Marguerite, leur fille unique, l’apporta au prince d’Aremberg, son mari, qui la vendit en 1765 à M. de la Villethéart-Visdelou ».

En 1768, la chapelle de Bienassis existait encore. Il s’y trouvait un curieux vitrail aux armes des Visdelou de Quélénec et remontant à Hyacinthe Visdelou, époux d’Anne Salou. Ce fut, nous le répétons, Hyacinthe qui reconstruisit le château après la Ligue, XVIIe ou plutôt fin du XVIe siècle. (Voir Chapitre X, Il).

Les armes de cette maison (Visdelou alias Visdeloup) se trouvent encore dans la grande salle.

La grande salle, le bel escalier de granit, tout ce rez-de-chaussée aux hautes et larges proportions, dont une pièce, à côté du salon, aurait été affectée au service de police du seigneur haut justicier ; l’immense vestibule où l’on rêve de gardes, la hallebarde au bras, après avoir traversé la cour d’honneur que devance une muraille crénelée, à l’aspect féodal ; la façade, imposante elle aussi, avec les deux tours dont elle est flanquée à ses extrémités : cet ensemble, en un mot, a grand air ; il marque bien l’état de repos dont on jouit après la Ligue, la fin des nécessités de défense et le commencement de la vie élégante et facile du siècle où Bienassis fut rebâti. Ce château a toujours ses douves et ses larges avenues.

La période révolutionnaire, en l’enlevant à ses maîtres, ne lui a pas imposé d’autres sacrifices : l’âme des revenants qui, assure-t’on, hante nos vieilles demeures, et que ni nos discordes civiles, ni les expropriations qui en sont la suite ne sauraient atteindre, doit s’y retrouver encore comme au temps des Quélénec, de La Marck et des Visdelou.

FIN


Et maintenant, touristes, vous que l’entassement des « Services publics » n’épouvante pas à l’excès, je vous souhaite, pour traverser notre Baronnie, autre chose que cette affreuse « voiture jaune », si spirituellement maudite par M. F. Coppée dans son « Voyage en Bretagne » … en Basse-Bretagne (ne confondons pas).

Il est néanmoins prudent, dans la Haute où nous sommes, de flairer le « conducteur en ribote qui s’arrête à chaque cabaret pour faire ses commissions » et de ne se risquer nulle par aux « pyramides branlantes de malles et de colis que de maigres chevaux tirent comme des rats ».

Couleur de voiture à part, ces sortes de pyramides, de cochers et de haridelles sont un peu de tous pays ; mais rassurez-vous, il y a des loueurs consciencieux à Pléneuf et à Lamballe.

Erquy, canton de Pléneuf, 2,901 habitants, à 12 kilomètres du Val-André.

M. Fornier. — Enceinte gauloise de la Ville-Pichard, en Pléneuf.

A visiter à mer basse la grotte de Galimoux ou la Goule.

A 5 kilomètres plus loin, sur la route de Fréhel : Plurien (1,500 habitants). Visiter l’église et le vieux château de Léhen.

Ruffelet. — Annales.

C’est à la bienveillance de Madame la générale de la Motte-Rouge que nous devons ces détails.

M. de Visdelou, comte de la Villethéart, s’en vil déposséder à la Révolution. Aliéné par l’Etat, puis revendu, Bienassis a été très légitimement acquis par ses propriétaires actuels, Madame de Kerjegu , veuve de l’Amiral, Sénateur des Côtes-du-Nord, et son fils. Quoique ce château soit d’Erquy, il est beaucoup plus près de Pléneuf dont il est à moins de 3 kilomètres. (A 4 kilom. du Val-André).

F. Coppée. — Voyage en Bretagne. — Henri Gautier, Paris.

 

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 12:26

CHAPITRE XIV

Pléneuf

Oublierons-nous Pléneuf, notre chef-lieu de commune et notre chef-lieu de canton auquel le Chemin des Romains que nous parcourons depuis le Poirier nous à fait tourner le dos pour visiter Planguenoual, Morieux et les Ponts-Neufs ?

Pléneuf (PIou, par corruption Plé, Peuple, Navium, de navires) est par excellence le pays des marins, ces travailleurs de la mer, « anoblis par leur noble métier », ainsi que les Vieilles Réformations en font foi.

En montant du Val-André à Pléneuf, on découvre du haut de la côte une série de collines s’élançant jusqu’à la mer, soulignées par les ombres de leurs vallons et animées de plusieurs moulins à vent que la brise laisse rarement chômer.

A ce point élevé d’où l’on aperçoit le village du Val-André, la Ville-Pichard, et par delà les falaises de Dahouët, celles du Port-Morvan, la baie de Saint-Brieuc et le pays lointain d’en face, l’élégant Rosmeur doit à un architecte de goût, celui de la coquette et neuve église paroissiale, son cachet discrètement claustral tout en restant suffisamment mondain.

A un demi kilomètre du bourg, sur la route de Saint-Alban, le nouveau Guémadeuc, l’ex-Cloître qui, lui, n’avait de claustral que le nom, a pour châtelain le propriétaire de la partie de notre plage faisant suite, vers Dahouët, aux terrains de M. Cotard.

De l’autre côté de Pléneuf, dans la direction d’Erquy, Nantois, dans une situation exceptionnelle, au milieu de ses bois, à quelques centaines de mètres de la mer qui borde ses prairies.

Plus loin, toujours dans la même direction, à la limite extrême des deux communes, mais appartenant à la nôtre, la Ville-Berneuf, à M. le docteur Le Gal La Salle, ancien député, jouit d’une situation non moins avantageuse.

                       

« La station de Lamballe dessert la commune de Pléneuf, chef-lieu de canton, et le port de Dahouët, à 12 kilomètres au nord, port de relâche et d’expédition pour Terre-Neuve. C’est dans le cimetière de Pléneuf que repose le corps du général de Lourmel, tue devant Sébastopol ».

Voila ce que trouvait à dire de notre petit chef-lieu M. de Courcy, l’un de nos « Guides » les plus consciencieux. Il est vrai que son Itinéraire de Rennes à Brest et à Saint-Malo parut en 1864 et que saint André, au risque de rendre jaloux nos amis les Russes, dont il fut l’apôtre et dont il est resté le patron, n’était pas encore venu, à titre d’ex-pêcheur, visiter notre plage et transformer notre Val en dret (Val en droite ligne de Pléneuf à la mer) en Val Saint-André, suivant un essai de légende fantaisiste, ou simplement Val-André.

Un autre Guide, plus récent que celui de M. de Courcy, a vu tout près de notre village un vieux manoir, sans nous donner son nom. Ce ne peut être que le Vaucler (V. Chap. VII) auquel nous avons fait largement les honneurs de notre « Baronnie ». Il n’est d’ailleurs qu’à 1 kilomètre du Val-André. Un sentier, à l’abri du soleil et du vent sous de grands arbres, descend jusqu’à la mer le long d’un ruisseau, conduisant du château à la grève de la Ville-Richard ou du Vaucler, communiquant à celle de Nantois.

Ce qui nous reste à dire du Guémadeuc sera purement historique puisque, comme nous l’avons dit, il n’en reste plus traces, pas même des ruines.

Le château du Guémadeuc a été, pendant plusieurs siècles, le point de mire des pirates qui débarquaient à Dahouët.

N’en déplaise à l’auteur du certain Livret-Guide-Indicateur (Chemin de fer de l’Ouest : Normandie, Bretagne et Ile de Jersey) qui égare les visiteurs de Nantois « sur la route de Lamballe » et qui a vu, « à côté », les « ruines de l’ancienne forteresse du Guémadeuc », nous ne partagerons pas des illusions d’optique plaçant à gauche ce qui est à droite et permettant de voir avec les yeux de la foi … sur la foi sans doute d’un autre Guide qui parle des ruines d’une « ancienne abbaye », les restes d’un château fantôme. C’est à la page 124 de ses « Descriptions des principaux points intéressants à visiter sur le réseau des Chemins de fer de l’Ouest » que nous empruntons ces merveilles, dût-on nous accuser de plagiat.

Aux Etats de Bretagne, tenus à Vannes, en 1451, Madeuc, sire du Guémadeuc, avait été élevé au rang de banneret. A ceux de 1610 (27 septembre), également tenus à Vannes, messire du Guémadeuc venait, dans l’ordre des préséances, immédiatement après le baron de la Hunaudaye.

En 1698, « le marquis du Guémadeuc », gouverneur de Saint-Malo et lieutenant pour le Roi dans les évêchés de Rennes, Vannes. Dol et Saint-Malo, se voit conférer par déclaration royale la lieutenance héréditaire de ces quatre évêchés. Des deux filles qu’il laissa, « l’une épousa le marquis de Volvire ; l’autre, le comte de Marbœuf, chambellan de Stanislas, roi de Pologne et lieutenant du Roi de la Haute-Bretagne, à cause de sa femme ».

Le fief du Guémadeuc, « après avoir été longtemps possédé par les seigneurs de ce nom, passa dans la maison de Vignerot, marquis de Pontcourlay. Il fut vendu par le duc de Richelieu au sieur de Berthelot. Vendu une seconde fois en 1719, il fut acquis par Agnès Rioult de Douilly qui avait épousé Etienne de Berthelot et en 1770, il était encore possédé par son petit-fils, M. Baudoin, maître des requêtes ».

En 1747, le Guémadeuc conservait encore ses droits de juridiction dont relevaient les notaires de Pléneuf :

« Estant dans nos études et demeures que nous avons séparément dans la paroisse de Pléneuf, nous y est venu trouver noble maistre François-Hyacinthe, seigneur de Saint-Vreguet, procureur fiscal de notre dicte juridiction du Guémadeuc, demeurant au chasteau de la Ville-Nihan, dite paroisse de Pléneuf ».

Le Guémadeuc ajoute à l’avantage d’avoir vu son nom porté par l’une des plus grandes maisons de France et de Bretagne l’honneur d’avoir eu pour Régisseur, au siècle dernier, un agronome distingué. M. Le Dosseur (c’était son nom), fut adjoint en 1769 par les Etats aux membres déjà désignés pour faire partie de la Société d’agriculture instituée en 1762, à Saint-Brieuc, par ces mêmes Etats.

Dans l’antiquité, Romulus et Remus étaient séparés par un sillon qui coûta la vie à ce dernier pour l’avoir franchi. De même, nos fondateurs ont-ils un fossé entre leurs possessions riveraines de la grève du Val-André, mais s’il y a de la concurrence, il n’y a pas d’hostilité.

Les terres du Guémadeuc qui appartiennent à M le comte d’Aubert joignent, par un pont, les terrains de M. Cotard, à l’embranchement de la route du Minihy. Un autre chemin, récemment ouvert aux frais du propriétaire du Guémadeuc, relie à la voie départementale cette partie de la plage et la rapproche de Dahouët.

Pléneuf s’honore d’avoir vu naître le général de la Molto-Rouge, le glorieux vétéran des guerres d’Espagne, de Belgique, de Crimée et d’Italie, grand-croix de la Légion-d’honneur, ancien député. Dans la guerre Franco-Allemande, le général de la Motte-Rouge commanda en chef nos troupes de l’Ouest.

Nous ne voudrions pas terminer ce chapitre sans inscrire sur le livre d’or de notre commune ces lignes de l’historien de Saint-Brieuc :

« Simple et bon dans la vie privée, il aimait surtout à goûter les joies de la famille dans sa petite campagne du Val-André, à peu de distance de sa ville natale ».

C’est de l’Amiral Charner dont parle ainsi M. Lamare, de notre illustre marin, « l’orgueil de Saint-Brieuc, sa ville natale » et aussi le nôtre puisque ce fut ici sa villégiature favorite.

A côté de l’Amirauté, dont une ruelle la sépare, la ravissante propriété de M. Ruello vient de voir achever sa belle villa, sous la direction de M, Eveillard, entrepreneur de travaux publics à Lamballe.

Le jardin qui l’entoure, artistiquement dessiné est digne de la villa.

Pléneuf, 2,422 habitants, à 1 kilom. ½ du Val-André.

Manuscrit de la Bibliothèque municipale de St-Brieuc.

Au siècle dernier, « le grenier du château de Nantois » percevait, en Saint-Alban comme en Pléneuf, des rentes féodales dont l’une d’elle, en froment, était rendible audit château et due par la dame de la Goublaye, veuve Le Garou, à cause de la Ville-Meno, maison et métairie noble, en la paroisse de Saint-Alban, sous la mouvance de la seigneurie de Nantois et de la Sorais. (Audience précitée, Chap. V, I, du 17 décembre 1787). — Registre des Plaids généraux de la Baronnie de la Hunaudaye (Villethéart et autres annexes), juridiction à laquelle Nantois était soumis.

Ecrivain distingué, M. le Dr Le Gal La Salle est lauréat de l’Académie française pour son ouvrage : L’Héritage de Jacques Faruel.

Son cœur a été transféré à Pontivy, sa ville natale.

Chapitre VII, I.

Ruffelet. — Annales.

Contrat du 13 mai 1747.

Au nombre des Sociétaires on remarquait MM. de Rabec, chanoine, Armez de Poulpry, de La Salle Le Mée, etc.

Les Souvenirs de Campagnes du Général de La Motte-Rouge se publient chez P. Lethielleux, 10, rue Cassette, Paris.

Histoire de Saint-Brieuc.— Société d’Emulation des Côtes-du-Nord. — Saint-Brieuc, F. Guyon.

Nous ne pourrions, sans injustice, omettre les noms de MM. Pierre et Mathurin Denis, entrepreneurs à Pléneuf, qui ont si largement contribué, eux aussi, aux embellissements de la plage.

Parmi les propriétaires, citons: MM, Revoil, Directeur du Cabinet et du personnel au Ministère des Affaires étrangères ; Proudhon, Préfet du Finistère ; Mention, Examinateur à Saint-Cyr ; Lecomte, Avocat à la Cour d’appel de Paris, Président de notre Syndicat ; Planel, Violon solo de la Reine d’Espagne (Manoir Planel). etc., etc., (Voir Annuaire du Val-André).

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 12:25

CHAPITRE XIII

De Planguenoual aux Ponts-Neufs, en continuant par le Chemin-Chaussé.

Ponts-Neufs et Moulin Relan.

De la Ville-Gourio, tout en haut de la côte du Chemin-Ferré qui prend à Planguenoual pour aboutir aux hêtres alignés des deux côtés de la route, aux abords de ce château, on descend aux Ponts-Neufs par une voie nouvelle, moins rapide que celle qu’elle remplace : les anciens, pour modérer les pentes n’allaient pas, comme nous, chercher les flancs des collines. La grille de la Ville-Gourio qui borde le grand chemin permet d’entrevoir, à droite, le château ; à gauche, les écuries. Une avenue, plantée de beaux arbres sépare l’habitation des maîtres des autres bâtiments. Les écuries sont des modèles du genre ; elles sont neuves, et le goût qui y a présidé révèle chez les châtelains autant l’amour de l’art que la noble passion du sport. De jeunes pins dont la nuance sombre de leurs profonds massifs tranche déjà avec le vert tendre des autres feuillages feront bientôt du vaste enclos de la Ville-Gourio un des parcs les mieux plantés du pays ; la nature l’a doté d’un avantage auquel le dessinateur ne saurait suppléer, c’est-à-dire d’un superbe horizon.

Les bords des étangs des Ponts-Neufs sont gracieusement découpés par de verdoyants coteaux. La chaussée que l’on traverse pour se rendre à Saint-Brieuc date de 1745 : le duc de Penthièvre la fit construire à ses frais et y établit un péage supprimé en 1789. Elle en remplaçait une autre très ancienne (1237) : celle-ci avait été emportée le 20 juin 1587, par la suite d’un débordement du Gouëssant, la principale rivière dont l’étang s’alimente.

Dès le XVIe siècle, et de longue date déjà (Dossier de la Villepierre), cet endroit s’appelait Ponts Neufs ; c’est un adjectif qu’il a conservé, sans prendre garde qu’il a vieilli, ni plus ni moins que le Pont-Neuf à Paris.

En 1634, Lamballe et ses environs ayant été ravagés par la peste, la juridiction ducale de Penthièvre vint s’établir aux Ponts-Neufs. (Voir Chapitre XII).

« S’il faut en croire la tradition, une dame de la maison de Penthièvre, enlevée par un tourbillon, fut précipitée sous les roues des quatre tournants qui étaient à la suite les uns des autres, et retirée de dessous, broyée ».

Il avait été question, en 1785, de canaliser le Gouëssant, de Lamballe à la mer. Malgré des démarches réitérées et des pétitions couvertes de nombreuses signatures (1844), ce projet semble définitivement abandonné.

La Société « d’Energie Electrique », qui éclaire Saint-Brieuc, a utilisé les forces des chutes de l’étang des Ponts-Neufs. Du côté de l’usine, l’eau tombe en cascades, de rochers en rochers, jusqu’au fond d’un précipice, d’où la rivière reprend, entre les hautes collines, son cours vers le moulin Relan.

A cet endroit, moins encaissé qu’au départ des Ponts-Neufs, on peut dire que l’embouchure commence, car, bien que la mer soit à un kilomètre environ du moulin du Relan, elle y remonte aux grandes marées. Des rocs imposants par leur masse énorme font çà et là obstacle à la rivière, mais après s’en être jouée en les roulant, l’eau les tourne quand elle ne peut plus les déplacer et n’en continue pas moins sa marche. Lorsque la mer se retire, elle laisse souvent auprès d’elle, et presque à sec, les poissons surpris par le reflux. C’est à la fois un lieu de pêche et de promenade, aussi accessible que pittoresque.

On s’y rend aisément, en prenant, avant d’arriver à Planguenoual à la Ville-Gourio, le chemin du bourg de Morieux, lui-même fort bien situé au-dessus de la vallée du moulin Relan. La route y conduisant va vers Hillion et traverse la rivière sur un pont nouvellement construit.

Au bourg d’Hillion (2,700 habitants), les vitraux de l’église sont à visiter. Plus près de la mer, et méritant bien son nom, le château de Bonabry, entouré d’arbres superbes, aujourd’hui à M. le vicomte du Fou de Kerdaniel, du chef de sa femme née Le Corgne de Bonabry, était qualifié dans plusieurs actes du XVIIe siècle (à nos archives) de Baronnye, « Baronnie d’Yffiniac et de Bonabry ». Il appartenait alors à la maison de Crenan.

Sur la grève où il va se perdre, le Gouëssant n’étant plus emprisonné par ses rives s’épand en minces filets d’eau ou « filières ». Il est aisé de les traverser à marée basse, pour aller à Saint-Brieuc par la grève, quand on habite le littoral. C’est abréger beaucoup les distances augmentées, par voie de terre, des détours de la route ; aussi les voyageurs y seraient-ils plus nombreux s’il n’y avait eu de tristes exemples des périls qui les menacent. A la mer montante, les filières se gonflent tout-à-coup, les sables deviennent mouvants, on enfonce quand on veut fuir, et le flux qui semble guetter son heure et qui vous a surpris se glisse sournoisement d’abord, rapidement ensuite, dans le lit de la rivière qu’elle a vite fait de transformer en eau profonde, à mesure que vous vous enliser.

C’est à ce danger qu’échappa, au XIVe siècle Guillaume de Tournemine de la Hunaudaye, mais ce ne fut que par miracle, et le miracle, il le dut à saint Yves.

En sa qualité de receveur, au nom du Roi, des tailles de Tréguier, il n’avait pas toujours eu, à l’égard du saint, de bienveillants procédés, et le-saint mort, il le regrettait, lorsqu’il eut, à la filière, la preuve éclatante que les bienheureux n’ont point de rancune. Ses compagnons s’étaient refusés à tenter le passage, car la mer montait. « Lui s’obstina, et piquant des deux, il lança son cheval sur la grève, mais le flot courait plus vite encore, et bientôt le sol manque sous les pieds du cheval. Une vague enleva le cavalier qui coula à fond, et les témoins de cette scène qui ne dura pas moins d’une demi-heure le crurent perdu. Ils le vouèrent à saint Yves, et lui-même au fond de l’eau se recommanda à Dieu et au bienheureux prêtre. Tout aussitôt, sans qu’il put s’expliquer comment cela s’était fait, la mer le souleva, le ramena à la surface et il se trouva sur la croupe de son cheval qui nageait instinctivement vers la terre. Il s’accrocha aux harnais et gagna, sain et sauf le rivage, bien convaincu, comme il l’affirmait aux commissaires de la canonisation de saint Yves, que si Dieu l’avait sauvé de ce péril, c’était grâce aux mérites de ce saint ».

                       

Dans le voisinage du bourg de Morieux, Carivant et ses bois ; un peu plus loin, en se rapprochant de la mer : le Tertre-Rogon, longtemps resté une ruine au berceau, aile achevée d’un château en projet, et qu’une restauration récente à fini par rendre habitable.

Morieux a sa fontaine miraculeuse : Sainte Eugénie. On recommande son eau contre la migraine : à ce titre, nous la signalons à ceux de nos lecteurs auxquels notre petit livre aurait donné l’affreux mal de tête.

Les Ponts-Neufs sont à 13 kilomètres du Val-André.

Rivière de Lamballe.

Le Maout. — Annales Armoricaines.

Relan , ou dernier élan que la rivière fait vers la mer, à la sortie des barrages du moulin.

Au-delà, vis-à-vis de Langueux, la mer laisse à découvrir, en morte eau, de vastes étendues de sable où Alain Barbetorte écrasa les Normands, en 937, et où ont lieu les courses de Saint-Brieuc, en juillet.

Ropartz. — Histoire de Saint Yves. — Saint-Brieuc, L. Prud’homme, 1856.

A la bifurcation de l’ancienne et de la nouvelle route en allant vers Saint-René et Yffiniac, après avoir dépassé les Ponts-Neufs, une autre fontaine bénite, consacrée à Saint-Marc, presque en face de la chapelle Saint-Laurent. Nous ignorons le genre de maladies qu’elle a la spécialité guérir. Y jetterait-on des épingles ? On nous l’a dit, mais les filles en quête d’un fiancé que cette légère offrande a pour vertu de susciter gardent au fond du cœur, comme le saint au fond de sa source, le secret de leurs soupirs et de leurs espérances.

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 12:25

CHAPITRE XII

De Montafilant (Corseul) à Planguenoual,
par le Chemin-Chaussé.

Planguenoual, — Jospinet, — Cotentin.

Le chemin des Romains ou Chemin-Chaussé (via calcata), ou encore Chemin-Ferré (via ferrata) « se prenoit à Corseul et donnoit sur Quintin. Il passait par Cambœuf, Plancoët, le Chemin-Chaussé, Saint-Alban, Planguenoual, Yffiniac. De cet endroit, il se prolongeait durant environ 2 lieuës vers Quintin ».

Des localités qu’il traversait et traverse encore, beaucoup nous sont déjà connues : Montafilant et Corseul, Cambœuf, Plancoët, le Chemin-Chaussé et Saint-Alban. Nous avons à reparler de Planguenoual et à suivre de là le très court itinéraire qu’il nous reste à parcourir jusqu’aux Ponts-Neufs, car nous touchons à la limite extrême de notre baronnie, les Ponts-Neufs n’en étant plus.

La route est si belle et si droite, les promenades et les parties de pêches à faire à l’étang que nous rencontrerons, après la Ville-Gourio, sont si engageantes que ce serait vraiment dommage de ne pas y descendre.

C’est cette ancienne voie romaine que nous empruntons, du « Poirier » aux Ponts-Neufs, que nous prenions pour nous rendre du Val-André à Saint-Brieuc, par Pléneuf et à St-Alban, ou par le chemin dit « des Saules » et par Dahouët. La route de Dahouët à Lamballe qui croise, au Poirier, celle de Saint-Brieuc fut ouverte en 1767 et ne fut terminée qu’en 1774. Les Etats de Bretagne, en la décrétant, votèrent dans cette même session 3,000 livres pour « l’escarpement » des rochers gênant l’entrée du port.

Pendant plusieurs kilomètres le Chemin des Romains semble tracé à la règle, et sa ligne droite se profile à perte de vue, traversant le bourg de Planguenoual, longeant à mi-côte les bois de la Ville-Hervé jusqu’à la Ville-Gourio. C’est bien là une voie de conquérants sans souci des propriétés que coupent leurs routes stratégiques.

Planguenoual, dont la suzeraineté paroissiale était disputé au comte de rieux par le puissante maison de La Moussaye, était, avant la Révolution le lieu d’exercice des justices du Hourmelin (m. j.), à messire Le Métaër, de la Villemen (m. j.) à messire de la Villéon, du Val (m. j.) à messire de Rabec, enfin de l’abbaye de Saint-Aubin-des-Bois. L’Ordre de Malte possédait aussi des fiefs en cette paroisse, en Quessoy, en Collinée et Plainte-Haute. La justice des chevaliers s’exerçait à Quessoy.

Pendant la peste qui ravagea Lamballe, au XVIIe siècle (1634), la juridiction ducale de Penthièvre s’établit à Planguenoual et aux Ponts-Neufs.

Le Vaujoyeux, en Planguenoual, avait pour seigneur, en 1722, le père Claude Le Métaër. Messire Claude, écuyer, fut capitaine d’infanterie, il épousa dame Hélène Rebillon, et leur fils, volontaire au régiment de Vermandois, mourut en Corse en 1779. Décédé lui-même à Lamballe en 1791, il fut accompagné au cimetière de Saint-Martin, suivant l’acte mortuaire « par le clergé et plusieurs personnes de distinction ». Le père d’Hélène avait été maire de cette ville.

Le bourg de Planguenoual possède une chapelle (Saint-Michel), en outre de son église dont les deux colonnes du porche menacent de s’écrouler et dont le clocher neuf remplace un clocher foudroyé récemment, en dépit de la protection de Sainte Barbe qui a aussi sa chapelle en cette commune, du côté du Hourmelin. Nous connaissons par l’histoire des désastres de la Ligue, l’incendie de l’ancienne église. Quant à la chapelle Saint-Michel qui borde la route de Saint-Brieuc, son architecture actuelle vaut celle d’une grange. Semblable à un vêtement neuf d’étoffe grossière sur lequel seraient cousues deux loques précieuses, ainsi l’informe maçonnerie de la chapelle n’a conservé de l’ancien édicule que deux haillons dont l’un, une niche renfermant une statuette, est signalé aux passants par son blanc badigeon ; l’autre consiste en une petite porte cintrée avec quelques restes de ciselures. La statuette représente saint Michel sous les traits d’un adolescent, hors de combat tant il est mutilé dans sa guerre contre les ans, et non contre le diable qui ne peut rien à l’Archange, pas même son image.

Un pieux et touchant usage réunit chaque année, en cette chapelle, les laboureurs de la paroisse venant mettre leurs semences sous la protection du dompteur de l’Esprit du mal.

Du bourg de Planguenoual à la mer, un chemin vicinal passant à côté de Saint-Marc, autre chapelle qui, tous les ans, a comme St-Michel, sa fête patronale et son « assemblée », permet de se rendre en voiture à la grève de Jospinet. Cette grève communique avec celle de la Cotentin (Côte en thym), ainsi appelée sans doute à cause du serpolet ou thym sauvage qui tapisse ses falaises.

Plusieurs grottes à visiter, entre autres la grotte à Margot. Le rocher de Roc-Mel, qui n’est jamais complètement recouvert par la mer, est le Verdelet de ces parages. On y fait des pêches non moins fructueuses, aux jours de grandes marées.

Le village de la Cotentin, assez difficile d’accès pour les voitures, serait agréable aux promeneurs avec ses fontaines et ses bouquets d’arbres, sans les fumiers au-devant des maisons et le purin débordant des étables vers les ruisseaux qu’ils souillent, vers les mares qu’ils infectent, au préjudice de l’agriculture et au détriment de l’hygiène.

Pour s’y rendre par le chemin de Jospinet, on quitte ce chemin à la croix du Val, et l’on prend l’avenue conduisant au château. A la grille du château, on tourne vers la droite, et l’on gravit une montée croisant brusquement l’avenue d’où l’on repart dans la direction du village.

Le Val, dont les terres vont jusqu’à la mer, vient d’être reconstruit sur de nouveaux plans. Il ne reste qu’une aile de ce qui fut bâti, peu d’années avant la Révolution, par M. de Rabec qui s’intitulait « Seigneur de Planguenoual » (Dossier du Prédéro). Ce dernier, alors directeur de la Compagnie des Indes, avait acheté de la famille de Châteaubriand le manoir de Prédéro qu’il avait démoli. Les matériaux servirent à celui du Val, en partie remplacé aujourd’hui.

Quant au Prédéro, il fut, à la suite du trop fameux cataclysme financier de la Compagnie des Indes, revendu avec le Val. C’est actuellement une gaie maison de campagne, un nid de verdure au travers de laquelle on entrevoit les murs blancs de sa villa.

Il ne sera pas sans intérêt local que nous remontions à l’acte de vente passé, le 28 mai 1768, entre Madame de Châteaubriand et M. de Rabec, acquéreur du Prédéro. Voici les qualités des parties :

« Entre Eulalie-Marie-Renée de la Goublaye épouse et non communiaire en biens de messire Jean-Jules-Joseph de Châteaubriand, chevalier dudit nom et de la Guérande, demeurant au manoir noble de Prédéro, paroisse de Planguenoual, d’une part ;

« Et discret messire Gabriel de Rabec, sieur abbé dudit nom et chanoine de l’église cathédrale de Saint-Brieuc, au nom d’écuyer Jacques de Rabec, son frère, conseiller secrétaire du Roy, maison et couronne de France, et directeur général de la Compagnie des Indes, seigneur du Val, de la Nervelle, vicomte de Porpily et autres lieux, demeurant en la ville et archevêché de Paris, etc. »

Quant aux notaires rédacteurs, ils s’intitulent : « Notaires du duché de Penthièvre, Parie de France, et demeurant en la paroisse de Notre-Dame et Saint-Jean, et de la juridiction de l’ancienne baronnie de la Hunaudaye et annexes, au siège du Chemin-Chaussé et de la Villauvais ». (Archives de Prédéro).

Une ferme de Planguenoual rappelle, par son nom, « la Corderie », celui des cordiers, nom exécré s’il en fut.

A l’occasion des derniers devoirs rendus à Mathurin Rouault, cordier de cette paroisse, il fallait l’intervention (22 avril 1716) des seigneurs du pays, le recteur (messire de la Villéon) en tête, pour le faire enterrer au bas de l’église « proche des fonts ».

Exhumé dans la nuit du 29 avril, par les paroissiens révoltés, le corps du « caquin » fut porté au cimetière spécialement réservé aux morts de cette profession méprisée. La justice, aidée de la force armée dut intervenir pour faire restituer à sa première sépulture le malheureux cadavre, les juges ecclésiastiques de Saint-Brieuc ayant requis les archers de la maréchaussée.

Jusqu’à son inhumation définitive, le corps du cordier, retiré du cimetière où les paroissiens l’avaient déterré fut mis en dépôt à Saint-Michel de Saint-Brieuc où on « sala », en attendant la sentence et son exécution.

Ce ne fut que le 15 mai qu’eut lieu cette cérémonie, et il en coûta 700 livres aux paroissiens de Planguenoual (inhumation, transport et frais de procès, salaison comprise).

A 10 kilomètres du Val-André.

Deric, Histoire ecclésia. de Bretagne et Ruffelet, Annales.

Planguenoual, canton de Pléneuf, 1874 habitants.

Du Val-André à Dahouët, 2 kilomètres ½.

Le manoir de la Ville-Gourio, en Planguenoual, jadis à la maison de la Villéon n’offre plus que des ruines sans intérêts.

Au futur chancelier de Bretagne (Chap. V) qui fut un des témoins dans le procès de Pierre Landais (1485), ajoutons : en 1378 Olivier de la Villéon, ambassadeur breton envoyé par la comtesse de Penthièvre auprès du Roi de France pour protester contre la confiscation de la Bretagne (Dom Morice, tome I, p. 416) et Rolland de la Villéon, qui, à Ancenis, intervint, comme Procureur de Penthièvre, en 1394, dans le procès entre le duc de Bretagne et Olivier de Clisson (Dom Morice, tome I, p. 421).

Moyennes justices déjà citées à titres d’exemples (note 67), (m. j., abrév. de moyenne justice).

— 3 kilomètres. Chausse-Pinet sur nos vieilles cartes marines.

Les pêcheurs le prononcent Romel.

Un chemin plus direct va de la route de Dahouët à Planguenoual ; il est à droite, à une centaine de mètres environ du pont.

Le manoir du Prédéro, « avec droit de colombier, relevait des seigneuries de la Hunaudaye, de Montafilant, de Châteaubriand, du Vaucler, du Hourmelin et de la Villauvais, prochement et noblement » (Anciens contrats).

Dans l’un de ces contrats, le comte de rieux (1771) prend les litres de « Baron de la Hunaudaye et de Montafilant, seigneur de Plancoët et des Vauclers, marquis de Sourdéaz, vicomte de Pléhérel, en son hôtel à Paris, six rue du Cherche-Midy, paroisse Saint-Sulpice ».

L’adresse de M. de Rabec était ainsi libellée : « la première maison attenante au Palais-Royal, rue Neuve des Petits-Champs, Paris ».

Nous conserverons une pierre celtique, en forme de fer de lance, légèrement curviligne, longue de 33 centimètres et large de 4 cent., trouvée au Prédéro en 1850, en un champ que l’on défrichait.

Le Maout. — Annales, p. 432.

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Published by F du Fou - dans Histoire
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