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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 12:11

Histoire

d’une

baronnie en Bretagne


Aux

Frontières de Penthièvre

Ruines, souvenirs & légendes

du pays

du

Val-André

Par

Paul de Chalus

Ancien Magistrat

Paris

Librairie Historique des Provinces

Emile LECHEVALIER

39, Quai des Grands-Augustins, 39

1895


NOTES DE L’AUTEUR

I. — Dès les premières pages, le Vauclair est écrit Vaucler, suivant l’orthographe de tous ou de presque tous les vieux actes consultés. (Voir Chap. VII. I).

II. — En donnant l’origine de la Hunaudaye (Chap. I) à laquelle M. Minet père s’efforce, en 1746, de rattacher les comtes de Rieux par Adélie de Penthièvre, aussi leur aïeule, il omet de dire ici si ce fut cette même Adélie qu’Olivier de Tournemine eut pour mère ou grand’mère. Ce que nous savons, c’est que ce fut de ce côté maternel que vint à Olivier le pays de Lan-Mur qui lui échut en partage en 1214, date de la fondation du château. (Voir Chap. I et II).


A VOL D’OISEAU

Ce petit livre comble une lacune, car le Val-André si proche du Vauclair devait prendre sa part de l’histoire d’une Baronnie dont ce château, ses terres et sa justice n’étaient qu’un démembrement.

Si le Val-André n’eut pas alors de mention spéciale, c’est que plage et village ne valaient guère la peine qu’on s’en occupât.

En faisant, un moment, de l’histoire contemporaine, nous rappellerons le nom glorieux de S. Exc. l’Amiral Charner, dont le joli parc, a quelques pas de la mer (l’Amirauté), atteste le succès d’une création qui n’a pas quarante années de date.

Il y a quinze ans, une Société parisienne séduite par les attraits d’une situation exceptionnelle au bord d’une baie où les courants chauds de la mer de Bretagne entretiennent un climat constamment tempéré, encouragée par l’accueil favorable qu’elle trouvait, au début, à Pléneuf, la Société de Nittis se décidait à fonder au Val-André une Station balnéaire. Un peu plus tard (1885), M. Cotard, ancien ingénieur en chef du Canal de Suez et gendre de l’Amiral Jauréguibéry, Ministre de la marine, restait seul propriétaire, au prix de 90,000 francs, des terrains cédés par la commune, et les progrès de la nouvelle plage furent tels qu’en 1892, ces terrains, indépendamment des constructions et des nombreux emplacements déjà vendus, n’étaient pas évalués à moins de 822,312 fr. (Rapport d’experts — 17 novembre 1892).

Aujourd’hui, la chapelle de la très hospitalière Communauté est devenue insuffisante, par suite des besoins religieux du nombre toujours croissant des baigneurs. Le Casino vient d’être agrandi. Sa salle des fêtes, construite en 1894, avec son gracieux théâtre, aux frais et coquets décors, a permis au public d’élite de la dernière saison d’applaudir des artistes de choix et même, aux grands jours, de brillants virtuoses.

En faisant bâtir une villa au Val-André, S. Exc. Nubar Pacha nous faisait espérer la venue parmi nous de sa haute personnalité, mais les intérêts supérieurs qui retiennent en Égypte ce célèbre contemporain en ont jusqu’ici privé la jeune plage.

Jadis, la fraction de grève entre les terres du Guémadeuc et la mer s’appelait « Grève Saint-Symphorien », du nom d’une chapelle dont une croix indiquait naguère l’emplacement.

De même, mais depuis plus longtemps, a disparu la Chapelle Saint-Michel, située sur Verdelet. Cet édifice existait encore sous Louis XIV ou Louis XV, époque présumée des vieilles cartes marines dont nous avons été assez heureux pour réunir la collection.

Dans ces cartes, Verdelet nous apparaît plus grand qu’il ne l’est de nos jours.

Par qui étaient desservies ces chapelles ?

Les Annales locales ne nous l’ont point appris, mais il est probable que si la Chapelle Saint-Symphorien, avec son Minihy, pieux et inviolable asile, fut une fondation des seigneurs du Guémadeuc, la chapelle Saint-Michel était un oratoire ou les gardiens des pêcheries, moines et autres, se réfugiaient ou priaient en attendant que la marée en se retirant abandonnât les poissons, une fois avec les « écluses », comme on appelle ces barrages sur nos côtes armoricaines.

La Légende, qu’il ne faut pas toujours faire taire, veut que le sillon joignant l’îlot à la terre ait été l’œuvre des Moines. A cela, rien d’impossible, les Templiers ayant authentiquement marqué leurs pas dans le pays. La Tour de Montbran, prétend-on, aurait été bâtie par eux ; d’autres, il est vrai, assurent qu’elle est l’œuvre des Romains, d’autres enfin vont jusqu’à la faire remonter aux Gaulois (Mons Brenni, mont du chef).

Non loin du point culminant de la falaise qui semble tendre à Verdelet, à jamais accaparé par la mer, un bras impuissant à le ressaisir ; tout prés de l’ancien télégraphe à signaux, les fouilles d’un savant magistrat (M. Former) ont mis à découvert les vestiges, soit d’habitations gauloises, soit d’un télégraphe à feu, à triple foyer, qui, par d’ingénieuses combinaisons de lumière, devait mettre en communication Erquy, la « Reghinea » des Romains et les points les plus éloignés du pays que domine le château Tanguy.

Protégée par la falaise dudit château, ancien corps de garde et encore poste de douaniers, la Ville-Pichard (Villa Piscatorum, village des pécheurs), mérite toujours son nom.

De l’ancien télégraphe, la vue embrasse un vaste horizon, tant du côté de la terre jusqu’au Menez que sur la baie de Saint-Brieuc, jusqu’au fond de cette baie, vers Yffiniac, écrit dans de vieux actes Y Finiacq, ce qui nous indique son étymologie naturelle et incontestable quoique jadis contestée Hic finit aqua, ici finit l’eau).

Nous ne mentionnerons que pour saluer le progrès de ses armements le port de Dahouët, dépendant de notre commune et dont la prospérité se trouve si intimement liée à celle du Val-André.

Dahouët relevait, non de la baronnie, mais de Penthièvre et s’orthographiait d’Aouët ou d’Aouest sur nos vieilles cartes ; les vents d’ouest qui soufflent sans cesse sur cette côte lui auront fait donner ce nom.

Nous avons déjà, à l’occasion de Verdelet, parle des écluses ou pêcheries. Sur toutes nos côtes, il y avait de ces « pescheries ». A Pléneuf, la famille Denis se disait noble, comme vivant du noble métier de la mer. Et nous possédons un bail de « pescheries aux mareyries d’Hillion » au prix de quatre livres tournois, plus un plat de poissons aux Rogations (1675).

Plus loin, sur la route de Saint-Brieuc dont les évoques étaient à la fois seigneurs temporels et spirituels, Yffiniac était désigné (Contrat du 16 octobre 1705) sous le nom flatteur de « ville et passage », et les notaires de la juridiction et baronnie d’Yffiniac constataient la comparution devant eux, à cette date, de messire François de la Villéon, chevalier de la Villepierre, « syndicq perpétuel de ladite ville et passage ».

Sans Notre-Dame, le véritable bijou architectural de Lamballe ; à part son haras, dont celte ville est justement fière, nous n’eussions pas franchi en sa faveur les frontières de la baronnie. La tour octogonale de Saint-Jean est du XVe siècle. Nous ne signalerons, à l’intérieur de cette église, que son bénitier en marbre, les restaurateurs modernes de Saint-Jean qui, comme Notre-Dame, menaçait ruine, ayant oublié les meneaux de ses grandes fenêtres, et par économie, étant allés au plus pressé. Au-dessus de ce bénitier, en face de l’entrée principale, Saint Martin y est représenté à cheval au moment où il se dépouille, en laveur d’un pauvre, de son propre manteau. La succursale (XIe siècle) sous le vocable de ce saint et qui dépendait d’une antique abbaye, se plaint d’avoir été dépouillée jadis de son bénitier, comme saint Martin de son manteau, avec celte différence que saint Jean ne l’aurait pas laissée libre de le lui refuser.

De même que Notre-Dame de Guingamp, Notre-Dame de Lamballe dut sa solidité et sa beauté à ces « associations d’ouvriers artistes, les Lamballais, véritables maîtres de la pierre vive », dont la réputation, dés le XIIIe siècle, était déjà répandue au loin. Remaniée à diverses époques, depuis le XIIe siècle, date de sa fondation, et relevée naguère en partie, celle collégiale (Monument historique) était, à l’origine, la chapelle du château dont les Promenades occupent la place. Elle avait ses chanoines ou plutôt ses chapelains, suivant les anciens titres de la collégiale. Il y avait alors à Lamballe quatre recteurs, dont celui de Notre-Dame.

Le chœur de cette église avait été «  fortifié par Charles de Blois de parapets et de guérites de pierres, d’échauguettes ainsi qu’on les appelait », ce côté de Notre-Dame, étant « le plus exposé, vers Saint-Sauveur, aux attaques de l’ennemi » (Quernest, Hist. de Lamballe). Le même Charles de Blois, de sainte mémoire, y porta processionnellement les reliques de saint Yves, et une princesse de Penthièvre, Marie, de Luxembourg, future duchesse de Mercœur, y fut baptisée.

Si, à part Notre-Dame, les édifices ne suffisent pas à retenir à Lamballe le touriste chercheur de monuments, et ne nous y arrêtent nous-même qu’incidemment, il n’en saurait être de même de l’histoire de cette ville. Ses annales sont à la fois celles de notre canton qui, tout en taisant partie de la baronnie de la Hunaudaye, n’en était pas moins sous la suzeraineté de Penthièvre ; à ce titre, les étoiles qui brillèrent au firmament lamballais furent aussi les nôtres, et ce n’est pas sans fierté que nous allons faire précéder ce que nous aurons à dire de nos sires et barons d’un aperçu rapide mais général de tant d’autres illustrations.

Le nom de Lamballe a été, de siècle en siècle, porté par des personnages marquants dans l’Eglise, à la Cour et dans la science. En 1255, un archevêque de Tours, le célèbre défenseur des Ordres mendiants, se faisait appeler Pierre de Lamballe.

Un autre prélat moins connu s’appela aussi Alain de Lamballe. La princesse de Lamballe massacrée en 1792, était de la maison de Savoie-Carignan ; elle était restée veuve à 19 ans de Louis de Bourbon-Penthièvre, prince de Lamballe.

Un maître de la science chirurgicale, Jobert, membre de l’Institut, avait pris le nom de Jobert de Lamballe, bien que né à Matignon (1801). Il est décédé à Paris en 1867, mais il a son tombeau à Lamballe. Une inscription, sur ce monument funèbre (à droite, en entrant au cimetière) rappelle les nombreux titres du défunt.

Le boulevard, près de la gare, s’appelle boulevard Antoine Jobert. A leur tour, deux rues de notre ville empruntent leurs noms à des généraux lamballais sinon de naissance, du moins de famille : l’un le général de cornemuse dont la mort fut, à tort ou à raison, enveloppée de mystère (on parla d’un duel avec Saint-Arnaud ; l’autre le général de Lourmel : sa mère habitait le Vauclair en Pléneuf, mais il était à Pontivy où il a sa statue. Un général contemporain, M. Keiser, est notre compatriote.

La Roche, en Trégomar, près de Lamballe, aujourd’hui au duc de Feltre, ramenait vers nous le général de Goyon, son père.

Mauny, une des anciennes terres seigneuriales de Penthièvre, appartient au général de Kerhué, commandant du 9e corps d’armée. Mauny, nom d’une aïeule maternelle du comte de Kerhué, lui rappelle qu’il n’est pas un étranger.

Nous réservons pour Pléneuf, berceau du général de La Motte-Rouge, nos hommages à l’une des gloires de notre pays.

Sans parler du savant abbé Gallet, historien (1647-1726) ; de l’éloquent abbé Cormeaux, prédicateur, puis homme politique sous la Révolution dont il fut victime ; de l’évêque d’Haïti, Mgr Belouino, sacré à Notre-Dame de Lamballe (mort il y quelques années), nous avons encore le jurisconsulte Aulanier, auteur du « Domaine congéable » et d’autres ouvrages de droit estimés ; de l’écrivain Mareschal, décédé (1843) archiviste à Saint-Brieuc ; du peintre Grimaux, etc., tous nés à Lamballe.

Les armoiries de Penthièvre, qui sont les mêmes que celles de sa capitale « d’azur à trois gerbes d’or, 2 et 1 », se rapportaient à sa fertilité. Cette fécondité était telle qu’elle inspira le dicton ; « Si la Bretagne est un œuf (prononcez eu), Penthièvre en est le moyeu », c’est-à-dire le milieu.

Sans discuter l’origine de Lamballe qu’une opinion controversée attribue aux Ambiliates, relevons l’étymologie, discutable elle aussi, qu’un historien (l’abbé Deric) a cru pouvoir lui donner : « Lan-pays, Bala-marais ». Les marais, s’il y en eut, ont été desséchés et la rivière, au cours régularisé, rampe autour des vergers dont les excellentes pommes ont détrôné le raisin des « Vignes », nom gardé par le coteau près du cimetière où son vin, si l’on n’y avait renoncé tant il passait pour malsain, conduirait fatalement les buveurs.

De Lamballe aux ruines de la Hunaudaye il y a moitié moins loin que de Pléneuf à ce château qui, sous le rapport des facilités, est un but d’excursion des moins bien partagés.

Plancoët lui-même, avec Corseul (deux stations de la ligne de Lamballe à Lison), Plancoët et Montafilant, annexes de la baronnie dont ils sont les points extrêmes, doivent être considérés, grâce au chemin de fer, comme tout aussi praticables.

Une ville, de l’autre côté des frontières de Penthièvre, à 15 kilomètres de Lamballe, Moncontour correspond avec cette gare par un courrier qui, le même jour, prend et ramène les voyageurs. Aux souvenirs de Moncontour se rattache trop intimement l’histoire des sires de la Hunaudaye et du Vaucler pour que nous n’en disions pas quelques mots. Ce fut même au siège de cette forteresse que se signala René de Tournemine, créé baron à la suite de ce haut fait d’armes.

Lorsque, des points élevés qui dominent cette petite ville, vous jetez les yeux vers la mer, vous avez une idée, réduite par le lointain, de cette large fraction de Penthièvre dont Lamballe est lui-même le « moyeu ».

Qu’est cette baronnie, avec ses bois qui en sont les ombres, ses collines qui, à cette distance, atteignent à peine les proportions de taupinières ? Qu’est-ce que ce vaste domaine féodal de plus de 50 kilomètres de longueur pour l’oiseau qui plane, pour l’hirondelle voyageuse qui met à peine quelques minutes à le traverser, et que sommes-nous nous-mêmes, vus du haut des airs, nous qui nous croyons si grands parce que nous dépassons le niveau de nos sables ?

Espérons que, dans cet autre Vol d’Oiseau des étrangers de plus en plus nombreux dont, chaque été, nous recevons la visite, nous saurons inspirer de nous une impression digne d’eux, digne de nous et moins fugitive.

Et non le dernier habitant de la Hunaudaye, auteur de la note de 1781, confondue avec celle de son père.

Par acte de Me Guinard, notaire à Pléneuf, en date du 5 septembre 1880, la société Hallam de Nittis, Ch. Cotard et Cie, acquérait de ladite commune de Pléneuf les terrains de cette plage au prix de 27,420 fr.

Une souscription pour la construction d'une chapelle nouvelle est ouverte à la sympathique Communauté.

Consultez l’ANNUAIRE de M. Laveuve-Pony (Librairie du Val-André) et vous y trouverez par ailleurs tous les renseignements désirables sur les meilleurs hôtels, les maisons à louer, les voituriers et fournisseurs divers du pays.

.V. Deric, Hist. ecclés. de Bretagne (Hovius, 1779),

Le rocher ou plutôt l’îlot du Verdelet doit son mon a l’apparence verdelette, de son court gazon ; ainsi Piégu (pied aigu) devait-il le sien a la forme qu’il affectait ; les travaux du quai, en faisant sauter le Petit Piégu, ont anéanti ce qui en était comme le talon.

A nos Archives.

Vieilles Réformations (Biblioth. munic. de Saint-Brieuc.

Ropartz. – Guingamp et son Pèlerinage.

Ces Promenades durent leurs premières plantations (1681) au sr de Pont-Robert, en l’honneur duquel on rima ce quatrain.

« Si chaque syndic avait autant

Planté que fit Pont-Robert en son temps,

Lamballe ne serait pré, ville ni lande.

Quoi donc ? Une forêt très grande ».

En 1363, Charles de Blois vint à Lamballe et « se rendit de loin à l’église Notre-Dame, marchant pieds nus sur les rochers en portant processionnellement, suivi d’un grand concours de fidèles, un morceau de côte de saint Yves, canonisé en 1347. Il porta ensuite, avec le même respect, et de la même manière, une autre relique de saint Yves en l’église des Augustins de cette ville, et, cette fois, ses pieds furent ensanglantés » (Quernest. — Histoire de Lamballe. Société d’Emul. Des Côtes-du-Nord. — St-Brieuc, F. Guyon).

Né à Saint-Aaron.

A Paris, comme à Lamballe, il y a une rue de Lourmel. Pléneuf a sa place de Lourmel. Dans ce canton, à Planguenoual, ce nom est honorablement continué par le comte de Lourmel du Hourmelin et ses fils. Madame Danycan de l’Espine, l’une des sœurs du général, vient de mourir (1894) à Lamballe, rue Saint-Martin, hôtel de Lourmel, une maison appartenant à M. Aimé de Lourmel, maire de St-Mandé (château de Thaumatz), et qui se distingue, à l’arrivée de la route de Dahouët, par un reste de porte sculptée.

Le général comte de Goyon était sénateur et président du Conseil général des Côtes-du-Nord. Ces deux hautes situations sont de nos jours occupées par M. Haugoumar des Portes, dont le château (Les Portes) est voisin de la Roche.

D'abord comté, Penthièvre devint duché et duché-pairie ; sous la Révolution, Lamballe, sa capitale, fut chef-lieu de district ; aujourd'hui, c’est un simple chef-lieu de canton (4,524 habitants).Industrie et commerce : Tanneries, grains, cidre, beurre, chevaux et bestiaux.Foires et marché (le jeudi) importants.

En cette ville est la gare de correspondance avec le Val-André (17 kilomètres).Haras national, plus haut mentionné : superbe établissement, aux luxueuses écuries remplies d'étalons de premier choix. Pour le visiter, s’adresser au Concierge, rue Saint-Martin.

Voir Chapitre VIII.

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 06:26

010

Chapelle Saint-Gilles édifiée au XVIème siècle

par les Angier, seigneurs de Crapado,

elle fut reconstruite au siècle suivant.

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Fenêtre de gauche et détail de l'écu portant les armes Angier


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Fenêtre de droite et détail de l'écu mis à l'envers


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Maîtresse-vitre, et ci-dessous détail des armoiries

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Angier, seigneurs de Crapado


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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 06:34

 

DOYENNE DE PLŒUC


Le Diocèse de Saint-Brieuc pendant la période révolutionnaire : notes et documents, tome II, Conférence ecclésiastiques de 1892, Imprimerie-Librairie-Lithographie René Prud'Homme, Saint-Brieuc, 1895.



En 1790, il y avait au moins vingt-et-un prêtres dans les paroisses qui actuellement forment le doyenné de Plœuc.

Dans ce nombre sont compris tous les prêtres qui, sans titre de recteur ou de curé, résidaient dans les paroisses et étaient de précieux auxiliaires pour les prêtres chargés du ministère paroissial. Les prêtres qui administraient les trêves qui ne font plus partie du doyenné de Plœuc, (Gausson était une trêve de Plœuc et Saint-Brandan une trêve de Plaintel) ne sont point comptés dans le nombre cité plus haut.

 

LE BODÉO

La paroisse du Bodéo qui avait pour trêve La Harmoye, faisait partie du diocèse de Quimper avant la Révolution.

M. Le Clézio fut nommé recteur de cette paroisse au commencement de Tannée 1789 ; il succédait à M. Le Goff qui n'avait exercé le ministère qu'un an dans cette paroisse et était mort à 45 ans, le 20 décembre 1788. L'abbé Le Clézio administra la paroisse du Bodéo jusqu'au mois d'octobre 1791. N'ayant point prêté serment, il fut obligé de quitter son poste. 11 n'émigra point ; il resta caché dans le pays et continua d'administrer les sacrements, surtout dans la trêve de La Harmoye. En 1802, il signe encore sur les registres de La Harmoye comme recteur du Bodéo. Je ne sais quel poste il occupa après la Révolution.

 

M. Le Covec, prêtre natif du Bodéo, était curé de cette paroisse en 1790. Son nom paraît sur les registres dès 1758, et il signe tantôt prêtre, tantôt curé. Il refusa de prêter serment et ne voulut point reconnaître l'autorité de Jouan, curé intrus ; aussi dut-il se cacher comme tous les prêtres insermentés. Il continua d'administrer les sacrements dans la paroisse, il eut même soin de consigner une partie de ses actes de baptême sur un petit cahier que l'on conserve encore aujourd'hui. Il se cachait, dit-on, au Quélineuc et y disait la messe quelquefois, mais plus souvent à la Vellejean, près du Barrage. Au rétablissement du culte, il fut encore vicaire du Bodéo où il mourut le 21 mars 1806, à l'âge de 79 ans. D'autres prêtres ont aussi exercé le ministère au Bodéo pendant la tourmente révolutionnaire : car on trouve deux actes de baptême faits en 1795, l'un à Gargarideuc le 13 juin, l'autre à Leffo dans La Harmoye, le 16 juin, par un M. Briend, prêtre. Un M. Le Bihan, prêtre, a fait en 1795 le baptême d'un enfant né à Lingourguy en 1794.

 

Les bons prêtres du Bodéo furent remplacés par deux intrus, Jouan et Bellœil, qui faisaient en même temps le ministère de La Harmoye, Jouan n'était d'ailleurs que le curé de la trêve de La Harmoye ; il prêta serment et pour sa récompense, il fut nommé recteur du Bodéo. Tant qu'à M. Bellœil on ne connaît pas son origine et on ne dit point quel poste il avait occupé auparavant. Ils n'exercèrent pas longtemps leur ministère au Bodéo ; car à partir de la fin de l'année 1792, les registres deviennent complètement civils, jusqu'en 1803. A cette époque c'était un Corentin Jouan qui était maire.

On dit que les prêtres intrus furent chassés par les familles Le Helloco et Andrieux qui comptaient dans leurs

membres plusieurs chouans décidés, véritables défenseurs de l'ordre et de la religion. Ces hommes firent même ouvrir les portes de l'église du Bodéo en 1795, et M. Le Covec y baptisa à celle époque solennellement ; comme on peut le constater par les registres.

 

Autres pages : La HarmoyeLe BodéoL'Hermitage, PloeucLanfainsPlaintel

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 19:38

 

DOYENNE DE PLŒUC


Le Diocèse de Saint-Brieuc pendant la période révolutionnaire : notes et documents, tome II, Conférence ecclésiastiques de 1892, Imprimerie-Librairie-Lithographie René Prud'Homme, Saint-Brieuc, 1895.

 


En 1790, il y avait au moins vingt-et-un prêtres dans les paroisses qui actuellement forment le doyenné de Plœuc.

Dans ce nombre sont compris tous les prêtres qui, sans titre de recteur ou de curé, résidaient dans les paroisses et étaient de précieux auxiliaires pour les prêtres chargés du ministère paroissial. Les prêtres qui administraient les trêves qui ne font plus partie du doyenné de Plœuc, (Gausson était une trêve de Plœuc et Saint-Brandan une trêve de Plaintel) ne sont point comptés dans le nombre cité plus haut.

 

LA HARMOYE

 

Il y a eu plusieurs prêtres assermentés et non assermentés à exercer publiquement leur ministère à La Harmoye pendant la période révolutionnaire. On pourrait dire que l'administration publique des sacrements n'y a pas été interrompue. Il y a eu quelques intervalles, mais qui ne sont pas aussi longs que dans les autres paroisses.

 

La Harmoye, trève du Bodéo, était administrée par un curé sous la direction du recteur du Bodéo. Le prêtre qui la gouvernait en 1790 s'appelait M. Jouan ; il avait pour aide ou pour vicaire un H. Gallerne qui était probablement un prêtre habitué de La Harmoye. M. Jouan prêta serment et devint recteur intrus du Bodéo ; du moins il dut en avoir ou en prendre l'administration, car il n'ajouta pas le titre de recteur à- son nom et continua de signer curé du Bodéo et de La Harmoye. Vers le mois de septembre 1793, Jouan eut pour vicaire un certain M. Bellœil, sans doute prêtre jureur comme lui, qui fit une grande partie du ministère de La Harmoye pendant la fin de 1792 et le commencement de 93. Il semblait partager le ministère avec M. Gallerne, ce qui fait croire que ce dernier avait aussi prêté serment.

 

On ne sait d'où venait ce M. Bellœil. Toujours est-il que ces trois MM. Jouan, Gallerne et Bellœil ont fait le ministère de la paroisse du Bodéo et de la trêve de La Harmoye, les deux premiers depuis la fin de l'année 1791 et le dernier depuis la fin de l'année 1792 jusqu'au commencement de l'année 1793. (Ajoutons que deux ou trois actes ont été faits par un M. Tanguy en 1791). Ils reconnaissaient la juridiction de l'évêque intrus Jacob, puisqu'ils ont sollicité de lui une dispense de bans pour un mariage célébré le 29 septembre 1792.

 

Dès les premiers mois de 93 ces prêtres assermentés disparaissent et les registres deviennent complètement civils jusqu'en 1795, époque à laquelle apparaît un M. Riou qui baptise solennellement et signe curé le 12 juin. Le 13 du même mois, il célèbre la sainte messe et bénit le mariage de Gilles Pasquio et d'Anne Lucas, qui témoignent le regret d'avoir attenté de s'épouser devant le nommé Bellœil, curé constitutionnel de la paroisse du Bodéo. Cet acte serait une preuve que ce M. Riou n'était point un prêtre assermenté. Après la chute de Robespierre, il y eut comme une sorte d'apaisement et plusieurs prêtres durent en profiter pour s'installer plus ou moins ouvertement dans les paroisses abandonnées d'où ils ne furent plus chassés.

 

Au mois de juin 1795, M. Riou fait une série de baptêmes d'enfants nés en 94 et 95. En 96, il baptise solennellement, fait des publications de bans, bénit des mariages et enfin administre tous les sacrements. Le 29 août 1797, M. J. Le Clézio, recteur du Bodéo, fait solennellement le baptême de Gérard Thierry de Kergus et signe avec M. Riou. Et, bien que les actes ne le disent pas, il est cependant très probable que les cérémonies se faisaient à l'église. On voit que La Harmoye jouissait d'une certaine liberté pour l'exercice du culte.

 

Il est certain que ces prêtres ne reconnaissaient point l'autorité de l’évêque intrus, car le 3 juillet 1798 une dispense de consanguinité est accordée par M. Le Jacques, subdélégué apostolique qui résidait, m'a-t-on dit, à Corlay.

De 1798 à 1800 on ne trouve point d'actes de baptêmes. Peut-être ont-ils été faits par d'autres prêtres ou sur des registres particuliers qui auraient été perdus.

En 1801, M. Gallerne reparaît sur la scène, ce qui donnerait à penser qu'il n'avait pas prêté le serment civil ou plutôt qu'il l'avait rétracté. M. Riou disparait la même année vers la fin de septembre. Toujours est-il qu'il ne signe point l'acte de décès de M. Jean-Marie Boscher, prêtre, enterré le 16 décembre 1801 à La Harmoye. Jusqu'en 1803 exclusivement, M. Le Clézio, recteur du Bodéo, fait du ministère à La Harmoye. Au rétablissement du culte, M. Gallerne devient curé d'office, puis desservant de cette paroisse jusqu'au 11 décembre 1808. il avait pour vicaire un M. René Fraboulet. 

 

Autres pages : La Harmoye, Le BodéoL'Hermitage, PloeucLanfainsPlaintel

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 08:33

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Ploeuc le vendredi 15 mars 2013

 

Vendredi soir, la caisse locale de Plaintel-Ploeuc du crédit agricole organisait son assemblée générale annuelle. Cette année, elle présentait un caractère particulier et innovant. En effet, pour la première fois, le crédit agricole accueillait ses lauréats au concours des trophées de la vie locale. Il s’agissait de valoriser et de récompenser des projets d’associations ou d’établissements scolaires portant sur des sujets spécifiques, tels le patrimoine, la culture l’économie ou le développement durable. L’école Sainte-Anne de Ploeuc avait déposé, il y a quelques mois, son dossier portant sur l’ouverture culturelle pour tous les enfants de l’école. Ce fut donc avec une grande joie qu’élèves et enseignants ont appris que leur projet avait retenu l’attention du comité de sélection. Lors de la soirée, la directrice a mis en avant quelques points essentiels du travail parmi lesquels : éveiller la curiosité intellectuelle des enfants, leur apprendre à regarder, encourager leur créativité et leur donner envie d’avoir une vie culturelle personnelle. Elle a insisté également sur le fait que de tels projets sont essentiels, car ils sont porteurs de sens pour les enfants, ils génèrent des temps de partage, de mutualisation, de coopération entre petits et grands et apportent dynamisme et émulation à la vie scolaire.

 

Le chèque de 300 euros remis aux enfants participera entre autres à la venue de 4 artistes au mois d’avril, qui viendront présenter leur travail et leur démarche créative, ainsi qu’à une visite au mois de mai au musée des beaux-arts à Rennes. Madame Sagorin tient à souligner la belle initiative de ces trophées de la vie locale pour cette mise en avant des projets menés au sein de nos communes.

 


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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 09:25

DOYENNE DE PLŒUC


Le Diocèse de Saint-Brieuc pendant la période révolutionnaire : notes et documents, tome II, Conférence ecclésiastiques de 1892, Imprimerie-Librairie-Lithographie René Prud'Homme, Saint-Brieuc, 1895.



En 1790, il y avait au moins vingt-et-un prêtres dans les paroisses qui actuellement forment le doyenné de Plœuc.

Dans ce nombre sont compris tous les prêtres qui, sans titre de recteur ou de curé, résidaient dans les paroisses et étaient de précieux auxiliaires pour les prêtres chargés du ministère paroissial. Les prêtres qui administraient les trêves qui ne font plus partie du doyenné de Plœuc, (Gausson était une trêve de Plœuc et Saint-Brandan une trêve de Plaintel) ne sont point comptés dans le nombre cité plus haut.

 

LANFAINS

Le recteur qui gouvernait la paroisse de Lanfains en 1790 était M. Jacques-Olivier Duval qui fut nommé en cette paroisse le 26 avril 1787 par la voie du concours. Il était né à Lamballe le 2 mars 1754, et avait été baptisé dans l'église Saint-Jean de cette ville. Il administra la paroisse de Lanfains jusqu'au 22 mars 1792, époque à laquelle il fut obligé de se cacher pour se soustraire à la poursuite des gendarmes qui voulaient le conduire au château de Dinan. Lorsqu'ils arrivèrent dans le bourg pour le saisir, il se sauva dit la tradition, par les Noës, prés situés en dessous du presbytère, et alla coucher à la Ville Audren. Le lendemain, habillé en paysan, il donna sa bénédiction aux braves gens [Famille Le Bellego, qui habite encore la Ville Audren], qui lui avaient donné l'hospitalité et partit.

Le 12 septembre, il s'embarqua au port de Binic pour se rendre à Jersey où il vécut quatre ans. Le 25 juillet 1796, il se rendit à Londres où il demeura quatre ans et demi. Il en partit le 7 janvier 1801, pour le port de Westmont, d'où il prit passage pour la France. Le 24 du même mois, il rentra dans sa paroisse de Lanfains qu'il gouverna jusqu'à sa mort arrivée le 27 juin 1818.


Le dernier vicaire de Lanfains avant la tourmente révolutionnaire fut M. Jean-Marie Duval. Né à Saint-Brieuc, il fut vicaire de Lanfains dès les premiers jours d'octobre 1787, et continua ses fonctions jusqu'au 9 septembre 1792. N'ayant point prêté serment, il fut forcé de quitter son poste. Comme son recteur, il se réfugia en Angleterre, d'où il revint en 1801 pour être d'abord desservant de la Méaugon, puis de Langourla, où il est mort probablement.

 

Après le départ des MM. Duval pour l'exil, c'est-à-dire pendant la fin de l'année 1792 et l'année 1793, le ministère paroissial fut fait tantôt par M. Fraboulet prêtre, tantôt par M. Hémery curé, qui tous deux devaient être assermentés. Ce M. Fraboulet devait être de la paroisse où le nom de Fraboulet existe encore. M. Hémery, d'abord curé constitutionnel, devint ensuite officier de l'état civil, et maire de Lanfains qui était alors chef-lieu de canton. Ce qui justifie celle assertion concernant M. Hémery, c'est d'abord la similitude d'écriture, puis la connaissance que M. le Maire avait de la langue latine. En effet, un Jour qu'il avait écrit plus mal qu'à l'ordinaire un acte de l'étal civil, il écrivit au-dessous : Deficiente novo usus sum veteri stylo. Ces paroles qui devaient être transmises à la postérité, sont suffisantes pour faire trouver en lui le prêtre jureur devenu magistrat. D'ailleurs le même fait avait eu lieu à Plœuc. On ne sait ce que devinrent ces deux prêtres, MM. Hémery et Fraboulet. Peut-être continuèrent-ils leur ministère religieux et civil ? mais les registres manquent à Lanfains depuis la fin de l'année 1793 jusqu'en 1800. M, Fraboulet pourrait bien être celui qui devint vicaire de La Harmoye après la Révolution. On trouve dans les registres de paroisse une liste peu nombreuse de personnes qui ont été baptisées par un ou plusieurs prêtres insermentés qui se cachaient dans le pays. Il est à croire que la plupart de ces baptêmes ont été faits par M. Perrin, qui se cachait à Rosieux.

On trouve, en effet, sur le registre de mairie l'acte de décès de François Perrin, frère capucin décédé chez son frère à Rosieux, le 3e jour complémentaire de l'an huit, c'est-à-dire vers le 20 septembre 1800. Ce frère capucin n'était pas prêtre ; mais il est bien probable qu'on dut recourir à lui plusieurs fois pour l'administration du sacrement de baptême. D'après des anciens dignes de foi, les ornements sacrés étaient cachés dans le creux d'un chêne à Rosieux, au lieu dit le Cognet, pendant la Révolution. Il est bien probable que des prêtres y ont dit la messe. Longtemps ce lieu a été appelé le trou noir. Car un jour une patrouille de bleus ayant visité tout le village, s'apprêtait à touiller la cahute auprès de laquelle se trouvaient les ornements sacerdotaux, quand quelqu'un dit : Qu'irions-nous faire dans ce trou noir là. On laissa le lieu qui garda longtemps le nom de trou noir.

 

Autres pages : La HarmoyeLe BodéoL'Hermitage, PloeucLanfainsPlaintel

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 19:01

DOYENNE DE PLŒUC

Le Diocèse de Saint-Brieuc pendant la période révolutionnaire : notes et documents, tome II, Conférence ecclésiastiques de 1892, Imprimerie-Librairie-Lithographie René Prud'Homme, Saint-Brieuc, 1895

 


En 1790, il y avait au moins vingt-et-un prêtres dans les paroisses qui actuellement forment le doyenné de Plœuc.

Dans ce nombre sont compris tous les prêtres qui, sans titre de recteur ou de curé, résidaient dans les paroisses et étaient de précieux auxiliaires pour les prêtres chargés du ministère paroissial. Les prêtres qui administraient les trêves qui ne font plus partie du doyenné de Plœuc, (Gausson était une trêve de Plœuc et Saint-Brandan une trêve de Plaintel) ne sont point comptés dans le nombre cité plus haut.



L'HERMITAGE

 

Il y a peu de documents concernant L'Hermitage. M. Pierre-Marie Richard administrait cette paroisse avant la Révolution.

M. Pierre-Mathurin Richard, curé de L'Hermitage, mourut le 24 août 1789.

Il fut remplacé par M, Joseph Hervé, prêtre natif d'Allineuc, qui administra la paroisse de L'Hermitage jusqu'au mois d'août 1701. Il est bien probable qu'il ne prêta pas le serment civil et lui obligé de se cacher pour éviter la mort, François Garnier, vicaire d'Allineuc, fut alors délégué par le citoyen évêque de Port-Brieuc pour faire le service religieux de L'Hermitage. Jouan, curé constitutionnel d'Allineuc, fit aussi plusieurs baptêmes à L'Hermitage. Et Jarnet, prêtre jureur de Plœuc, y exerça le ministère. A partir de la fin de 1793, les registres deviennent complètement civils et cela jusqu'au rétablissement du culte.

 

Le 27 Floréal, an onze de la République L'Hermitage ne possédait encore ni recteur, ni vicaire ; son église était bien conservée et bien ornée, dit l'Assemblée municipale.

Il y avait, au-dessus de la sacristie, une chambre à la disposition du curé.

 

L'église de L'Hermitage a été érigée en succursale par décret du 1er Frimaire an douze de la République (22 novembre 1804). Ce décret fut approuvé le 25 Nivôse suivant. Elle fut érigée sous le vocable de Notre-Dame de L'Hermitage comme auparavant, et fut administrée par M. Joseph Hervé qui l'avait déjà desservie avant la Révolution et qui en fut recteur jusqu'en 1835.

 

Citons comme fait remarquable arrivé dans cette commune, la bataille de la Croix Saint-Lambert. En voici d'ailleurs le procès-verbal.

 

Les citoyens agent et adjoint de la commune de L'Hermitage, canton de Lanfains, au citoyen Thierry, juge de paix du canton de Lanfains.

 

Citoyen,

Nous vous donnons avis que ce jour sextidi présent mois de brumaire, il s'est livré bataille entre les troupes républicaines et des chouans ou mécontans, qui a commencé (à notre connaissance) à l'endroit de la forêt, dit la Croix Saint-Lambert et s'est terminée dans la cour du ci-devant château de Lorge, dans lequel intervalle de terrain, on compte six morts que l'on croit être des chouans. C'est pourquoi, citoyen, nous vous prions de venir sur les lieux pour faire la levée des cadavres ou de nous donner vos ordres à ce sujet ; il y a grande apparence qu'il se trouvera par la suite d'autres morts de leurs blessures dont nous n'avons jusqu'ici aucune connaissance.

A L'Hermitage, le six brumaire l'an huit de la République Française une et indivisible.

Pierre Ollivro fils, agent.

 

Le juge répond :

La cause de mort des dits individus étant ainsi constatée, il reste aux soins du citoyen agent de la commune de L'Hermitage sur laquelle sont les cadavres de les faire enterrer et de les enregistrer à Kergus.

Le sept Brumaire an huit de la République française, une et indivisible.

G.-M. Thierry, juge de paix.

 

Nous agent et adjoint de la commune de L'Hermitage, canton de Lanfains, département des Côtes-du-Nord, sur l'avis et l'autorisation du juge de paix du canton de Lanfains, en date du sept Brumaire an huit, nous nous sommes transportés dans les différentes enceintes de la forêt de Lorge en celte commune, où il se trouvait des cadavres morts des blessures qu'ils avaient reçues à l'affaire qui eut lieu le six Brumaire entre les troupes républicaines et les chouans aux environs de la Croix Saint-Lambert, accompagnés de Guillaume Hémery, de François Colin, d'Yves Le Maître, de Jean Roland, de François Roland, de Jacques Guiot, de Mathurin Lequilleuque, de Louis Ehouzan le jeune, de Laurant Sangan, de Jean Lequilleuque et de Mathurin Mabihan, tous majeurs et domiciliés de cette commune de L'Hermitage, et d'après avoir tous ensemble visité les dites enceintes de la dite forêt, nous avons trouvé dix cadavres en différents endroits de la dite forêt de Lorge, dans lequel nombre de dix se trouvait une femme, que nous avons tous enterrés pour éviter la contagion qu'auraient pu occasionner les dits cadavres ; attestons tous n'avoir ni directement ni indirectement aucune connaissance des noms et prénoms d'aucuns, excepté d'un nommé : Pas-de-loup qui fut fusillé par une colonne mobile le troisième jour d'après la bataille.

Fait et arrêté sous nos signes le huit Brumaire an huit de la République française, une et indivisible.

Jean Lequilleuc, François Collin, Jean Rolland, François Rolland, Yves Le Maître, Mathurin Lequilleuc, G. Hemery.

Pierre Ollivro fils, agent.

 

Enfin, dirai-je un mot de ces deux croix élevées près du Bourg-Neuf, sur la route de L'Hermitage au Bodéo, et qui portent le millésime de 1794. Il est bien probable qu'elles ne furent point érigées à cette époque. On m'a dit qu'on les devait à la générosité de deux frères Richard, dont l'un était recteur de L'Hermitage au moment de la Révolution.

Sans doute, ils ont voulu s'acquitter d'un vœu ou témoigner ainsi de leur affection fraternelle en élevant deux croix sur le même piédestal.

 

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 06:00

Les accords d'Évian, résultat de négociations entre les représentants de la France et du Front de Libération Nationale, sont signés le 18 mars 1962 à Évian-les-Bains et se traduisent immédiatement par un cessez-le-feu applicable sur tout le territoire algérien dès le lendemain.

Ils mettent fin officiellement à huit années de guerre durant laquelle ont été tués 28 500 soldats Français, entre 30 000 à 90 000 Harkis, et entre 250 000 à 400 000 Algériens.

Mais, le cessez-le feu ne fut mis en oeuvre que par le commandement français qui l'imposa à ses troupes. Les ordres furent de s'enfermer dans les cantonnements et d'intervenir qu'en cas de légitime défense.

Malheureusement, le cessez-le feu ne fut donc qu'à sens unique.

Les combattants de la 11ème heures du FLN (rébellion réfugiée à Tripoli) ne reconnurent pas ces accords et, ayant les mains libres, partiquèrent assassinats, enlèvements, tortures... sur toutes les personnes d'origine européenne et algérienne ayant aidées la France : plus de 3 000 pieds-noirs furent enlevés (on ne sait toujours pas ce qu'ils sont devenus), entre 60 000 et 70 000 harkis furent tués dans des conditions atroces, sans oublier les civils algériens dont on ne connaît le nombre.

 

La Direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives du ministère de la Défense a recensé 386 miliaires français ayant trouvé la mort après le 19 mars 1962.

 

Le 5 décembre 2002, 12 fédérations et associations d'anciens combattants se réunirent, 10 d'entre-elles repésentant 800 000 adhérents votèrent démocratiquement : la date du 5 décembre fut choisie comme journée nationale d'hommage aux morts pour la France des combattants d'Afrique du Nord. Cette date se voulant neutre et uniquement tournée vers l'hommage à tous les morts pour la France, et pas seulement jusqu'au 19 mars 1962.

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 18:34

 

DOYENNE DE PLŒUC

 

Le Diocèse de Saint-Brieuc pendant la période révolutionnaire : notes et documents, tome II, Conférence ecclésiastiques de 1892, Imprimerie-Librairie-Lithographie René Prud'Homme, Saint-Brieuc, 1895

 

 

En 1790, il y avait au moins vingt-et-un prêtres dans les paroisses qui actuellement forment le doyenné de Plœuc.

Dans ce nombre sont compris tous les prêtres qui, sans titre de recteur ou de curé, résidaient dans les paroisses et étaient de précieux auxiliaires pour les prêtres chargés du ministère paroissial. Les prêtres qui administraient les trêves qui ne font plus partie du doyenné de Plœuc, (Gausson était une trêve de Plœuc et Saint-Brandan une trêve de Plaintel) ne sont point comptés dans le nombre cité plus haut.

 

PLAINTEL

 

Plaintel avait pour recteur M. Cormaux en 1790, et pour curé M. Basset. Ils étaient aidés dans le ministère par MM. Toussaint Morin, J. J. Morin frères, G. Gouédart et Jean F. Dounio, tous prêtres originaires de la paroisse de Plaintel.

En 1791, les mêmes exercent le ministère à Plaintel, et en plus un M. Dutertre qui avait déjà paru en 1788.

Le plus célèbre est sans contredit M. Cormaux, qui est une des plus vénérables et des plus touchantes figures du martyrologe révolutionnaire en Bretagne. Sa vie a été écrite par plusieurs auteurs ; aussi je n'en donnerai qu'un petit résumé.

 

M. François-Georges Cormaux naquit à Lamballe, le 10 novembre 1746, fit ses études avec un grand succès au collège de Saint-Brieuc, devint prêtre, fut nommé vicaire de Meslin et obtint au concours la cure de Plaintel en 1779. C'était un homme d'un grand talent oratoire. Il fut appelé à prêcher dans la cathédrale de Saint-Brieuc, le 9 juin 1 790, à l'occasion des élections. Il le fit avec tant de succès qu'il fui nommé président du District de Saint-Brieuc. Mais voyant que les affaires tournaient mal, il mit sa démission et prépara ses paroissiens à la terrible épreuve qu'ils allaient avoir à subir. Dieu bénit le zèle du saint recteur et la paroisse de Plaintel fut signalée entre toutes par sa fidélité religieuse et sa résistance énergique au schisme.

Au mois de juin 1791, la veille de la Pentecôte, M. Cormaux reçut l'ordre de cesser ses fonctions ; il se rendit à Saint-Brandan, trêve de Plaintel, où il croyait pouvoir le jour de la Pentecôte administrer la première communion aux enfants. Mais comme il se disposait à monter à l'autel, la maréchaussée arriva pour le saisir. Il se sauva, se rendit à Quintin le soir, et demeura pendant cinq mois caché chez un gentilhomme des environs.

Le père Picot de Clorivière, jésuite, l'appela à Paris ; il s'y rendit en passant par Rennes et y arriva le 6 novembre 1791. Pendant près de trois ans il donna des retraites et des missions dans les couvents avec un zèle infatigable. Il allait dans les maisons particulières consoler et administrer les malades. Il écrivit aussi plusieurs lettres à ses paroissiens de Plaintel pour leur témoigner sa joie de les savoir inébranlables dans la foi. Son dévouement pour la gloire de Dieu el le salut des âmes l'empêchait parfois de prendre les précautions alors si nécessaires. Plusieurs fois on lui reprocha ses imprudences. C'est dans une de ses courses qu'il fut arrêté le vendredi 9 août 1793, à Francouville.

L'abbé Cormaux revenait de Pontoise où il était allé administrer une religieuse malade : le maire de Francouville lui demanda d'où il venait : Il répondit qu'il était prêtre, curé de Plaintel, en Bretagne. — Pourquoi m'avez-vous dit ce que je ne vous demandais pas, lui dit le maire tout bas : je voyais bien que vous étiez prêtre ; mais je voulais vous sauver. Le recteur de Plaintel fut conduit en prison à Pontoise, de Pontoise à Versailles et de là à Paris. Il fut encore un apôtre dans les prisons et touchait même le cœur de ses geôliers. Enfin, le 9 juin 1794, le saint confesseur parut devant le tribunal révolutionnaire. Il fut guillotiné le même jour. Trois heures suffisaient alors pour le jugement, la condamnation et l'exécution.

M. Cormaux eut pour successeur à Plaintel un curé intrus, nommé Le Fèvre, prêtre de la congrégation des Eudistes, alors principal du collège des Côtes-du-Nord. Il ne fut pas longtemps à Plaintel. Arrivé vers le commencement de juin, il disparut vers la fin d'août sans avoir exercé aucun ministère. Il n'avait jamais pu réunir que deux ou trois partisans. C'est alors sans doute qu'eurent lieu dans Plaintel ces fameuses processions nocturnes qui se rendaient aux chapelles en chantant ces étranges litanies :

Des habits bleus et des juroux

saint Cormaux, délivrez-nous.

 

M. Basset, né à Quessoy, était curé de Plaintel dès 1776. Il ne prêta point le serment civil, cessa son ministère public vers le 1er juin 1791 et demeura caché dans la paroisse où il continua d'administrer les sacrements. Le lieu ordinaire de sa retraite était la Ville Hamon, village situé à un kilomètre du bourg de Plaintel. La famille Perrin qui l'habitait alors, l'habite encore aujourd'hui. Pendant que l'abbé Basset disait la messe ou administrait les sacrements, des enfants montaient la garde, et Anne et Etienne Perrin ont souvent fait sentinelle. Plusieurs fois les bleus y firent des visites, mais toujours sans succès. Les prêtres n'y étaient plus ou étaient cachés dans des souterrains si bien dissimulés qu'ils échappaient aux perquisitions les plus minutieuses. On n'a aucun acte religieux de ces temps agités ; mais plusieurs se sont conservés par tradition. C'est ainsi que Jean Tanguy affirme que son père, François Tanguy, a fait sa première communion à la Boixière, et que sa mère, Jeanne Peirio, a élé baptisée à la Saudrais.

M. Basset après la Bévolulion devint recteur de Plaintel et mourut le 22 janvier 1806.

 

Quant aux autres prêtres de Plainte!, ils ne prêtèrent point serment et exercèrent le ministère jusqu'en 1792, excepté M. Donnio, dont on ne trouve plus la signature dès 1791. M. Gouédart et les deux MM, Morin qui habitaient des villages (M. Gouédart la Ville Gourelle et les MM. Morin le quartier Chanot, dit-on,) firent du ministère jusqu'au milieu de l'année 1792, époque ou ils durent se cacher pour échapper à la fureur des patriotes. Un acte du 12 octobre 1792 constate que l'on baptisait encore à l'église ; mais au mois de novembre la formule devient complètement civile. Cependant pour les déclarations de naissance, les témoins étaient presque toujours un homme et une femme qui n'étaient certainement autres que le parrain et la marraine de l'enfant.

Après la Révolution, l'un des MM. Morin fut recteur de Languenan où il mourut. M. Gouédart mourut recteur de Plaintel en 1824.

 

Les autres événements dont la tradition est très bien conservée sont ceux-ci : Un prêtre fut pris dans un souterrain au bourg et conduit à Saint-Brieuc. Les statues de l'église furent employées à faire un feu de joie sur la place du bourg, et les bleus dansèrent autour de ce feu. Les habitants préservèrent la statue de Notre-Dame de Beauchemin ; ils la cachèrent dans un fût qu'ils enterrèrent dans le champ dit Clos de la Chapelle. Nous ne citons point ici la bataille de Saint-Gilles qui n'eut lieu que vers 1818.

 

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 18:32

DOYENNE DE PLŒUC

 

Le Diocèse de Saint-Brieuc pendant la période révolutionnaire : notes et documents, tome II, Conférence ecclésiastiques de 1892, Imprimerie-Librairie-Lithographie René Prud'Homme, Saint-Brieuc, 1895

 

En 1790, il y avait au moins vingt-et-un prêtres dans les paroisses qui actuellement forment le doyenné de Plœuc.

Dans ce nombre sont compris tous les prêtres qui, sans titre de recteur ou de curé, résidaient dans les paroisses et étaient de précieux auxiliaires pour les prêtres chargés du ministère paroissial. Les prêtres qui administraient les trêves qui ne font plus partie du doyenné de Plœuc, (Gausson était une trêve de Plœuc et Saint-Brandan une trêve de Plaintel) ne sont point comptés dans le nombre cité plus haut.

 

PLŒUC

 

Plœuc à lui seul possédait huit prêtres. Cette paroisse avait alors pour recteur M. Chevalier, et pour curé M. Bertrand. Ils étaient aidés pour le ministère par des prêtres de la paroisse, MM. Jean-Baptiste Hello, Yves Eudo, Jean-Baptiste David, Noël André, Jean Hémery et Jean-Brieuc Jarnet. Ce nombre de prêtres ne doit pas étonner, si l'on considère que cette paroisse était couverte de chapelles. La chapelle de Saint-Just est la seule qui reste ; elle est encore ouverte au culte, on y dit la messe tous les dimanches.

 

La chapelle de Sainte-Marguerite, située dans l'ancien cimetière, a disparu, il y a quelques années, pour faire place à la magnifique église neuve. Cette chapelle se trouvait anciennement dans un coin du bourg appelé la Trêve, elle fut transportée de là dans le vieux cimetière aux frais de Melchide Georgelin.

 

Mais, avant la Révolution, les maisons de Bago, Crémeur, le Roscraignon, le Pont-à-l'âne, la Touche-aux-Moines, l'Ile, Saint-Eloi, la Corbière, avaient leurs chapelles. C'étaient autant de petites seigneuries dont plusieurs, m'a-t-on dit, payaient une redevance à celle de l'Ile. La Vieux-Ville possédait aussi une petite chapelle, desservie par des moines cisterciens qui avaient là une petite communauté.

 

M. Chevalier, qui fut le dernier recteur avant la Révolution, avait bâti pour presbytère la maison dite de M. Georgelin. Mais cette maison, assez considérable, lui avait coûté cher ; aussi avait-il contracté des dettes qu'il ne put payer. Ayant refusé de prêter le serment à la Constitution civile du clergé, il prit le chemin de l'exil dans les premiers jours de juin 1794. Il émigra en Angleterre où il mourut de chagrin.

 

M. Bertrand, homme simple, franc et droit, était très goûté de la paroisse. Il disparut aussi dans les premiers jours de juin 1791 ; mais il n'émigra point. Il se cacha chez des familles sympathiques et dévouées et continua d'administrer les sacrements en cachette dans les villages et les paroisses voisines, notamment dans la trêve de Gausson. On ne sait ce qu'il devint, mais il ne reparaît point à Plœuc après la Révolution.

 

Malheureusement, tous les prêtres de Plœuc ne suivirent pas le bel exemple qui leur était donné par le pasteur et le curé. Trois refusèrent de jurer ; ce furent MM. Hello, David et Eudo : ils furent obligés eux aussi de prendre le chemin de l'exil, et s'en allèrent à Jersey ou en Angleterre. Trois eurent la faiblesse de prêter le serment civil ; ce furent MM. André, Hémery et Jarnet tous nés dans la paroisse. Depuis 1791 jusqu'en 1801, il n'y eut que ces prêtres jureurs à exercer ostensiblement le ministère. Mais les habitants qui n'avaient point confiance en eux les abandonnèrent. Aussi l'église de Plœuc devint alors déserte et les ronces et les épines, au dire des anciens, en firent un lieu de désolation.

 

Il semble que la divine Providence ail voulu faire expier à ces prêtres le mal que leur faiblesse avait causé. Tous les trois, en effet, moururent misérablement, M. André, devenu curé constitutionnel et bientôt officier public, s'étant pris de querelle avec des soldats républicains qui lui reprochaient sa lâcheté, fut saisi par eux et dirigé sur Quintin, chef-lieu du district. Soit qu'il fût pour eux un embarras, ou soit par crainte des chouans, ils ne l'emmenèrent point jusqu'à Quintin, ils le fusillèrent en route, dans la forêt de Lorges, aux environs de la Croix Saint-Lambert.

M. Hémery fut saisi par les chouans et tué dans sa maison au bourg de Plœuc.

M. Jarnet vécut dans l'indifférence et le mépris de ses compatriotes qui ne voulaient pas même assister à sa messe. Il mourut en 1806, à la Ville-Jagu.

 

Mais à côté de ces figures qui nous attristent, en apparaissent d'autres qui nous consolent et nous réjouissent.

M. Paul Georgelin se présente ici à notre respectueuse admiration. Né à Plœuc, le 3 mars 1765, il venait d'être fait prêtre en 1789 quand la Révolution éclata. M. Georgelin ne prêta point le serment, n'émigra point : mais fidèle à l'Eglise catholique, il se tint caché dans la paroisse de Ploeuc où il rendit de grands services à la religion. Sa jeunesse et son zèle ne le rendirent pas seulement utile à la paroisse de Plœuc, mais encore à celles des environs. Il donnait ses soins el les secours de la religion à un malade, dans la paroisse de Plessala, lorsqu'il fut pris par des soldats auxquels il avait été dénoncé. Malheur aux prêtres insermentés qui étaient alors saisis, car souvent, sans aucune forme de procès, ils payaient de la vie leur fidélité à l'Eglise.

C'est ce qui arriva à M. Paul Georgelin. Les soldats, ou plutôt tes bourreaux qui l'avaient arrêté le massacrèrent, et on dit qu'il n'avait pas encore rendu le dernier soupir lorsqu'ils le jetèrent dans la fosse et le recouvrirent de terre.

C'est donc à faux que l’auteur de l’histoire populaire de la Bretagne dit qu'il fut fusillé à Plœuc, à la porte d'une maison où il venait d'administrer les sacrements à une malade. Il était âgé de 28 ans.

 

M. Joseph Georgelin, son frère, qui fut plus tard curé de Plœuc, était né le 8 janvier 1 768. Il fut emmené à Jersey, pendant la Révolution, par M. Joseph Briend, prêtre de Hénon, et y reçut tous les ordres, même la prêtrise, dans l'espace de six mois, au grand étonnement de tous. C'est lui qui devait, après la tourmente révolutionnaire, rouvrir les portes de l'église de Plœuc avec M. Briend, son maître et son guide. Ils revinrent à Plœuc en 1801. M. Briend fut curé d'office de 1801 à 180â. Mais la marquise de Catuélan qui avait connu à l'heure de l'épreuve son grand cœur et sa grande âme, s'empressa de le rappeler près d'elle comme recteur de Hénon.

M. Paul Georgelin ne fut pas le seul de la paroisse de Plœuc à payer de son sang sa fidélité à Dieu et à la religion.

 

Pierre Moisan, de Duancre, âgé de 48 ans ; Pierre-Paul Moisan, son fils, âgé de 18 ans ; François Georgelin, âgé de 67 ans ; Guillaume Georgelin, son fils, âgé de 26 ans ; François Chapron, âgé de 29 ans ; François Georgelin, âgé de 24 ans, furent aussi les glorieux témoins de l’Eglise et de la foi en leur pays. Saisis en leurs maisons comme suspects, ils furent dirigés sur le bourg par une colonne et fusillés en chemin près le Pont-Aiguillon en face du village des Isles le 17 août 1795. M. Moisan, ancien curé de Plouguenast et fils de Pierre Moisan, l'une des victimes, a élevé une croix sur le lieu où le crime s'accomplit. Au dire des anciens que j'ai entendus, il y eut dans cette paroisse beaucoup d'autres meurtres restés inconnus. La terreur régnait véritablement sur ce pays. On redoutait également les chouans et les bleus.

 

Des bandes de pillards se donnant le nom de chouans et qui n'étaient en réalité que de faux chouans souvent soudoyés par les bleus, parcouraient le pays pour dévaliser et incendier les maisons ; ils ne reculaient même pas devant l'assassinat des gens qui leur résistaient. Les bleus n'étaient pas moins redoutés, car outre qu'ils fusillaient pour le moindre prétexte, ils ne respectaient ni les biens ni les personnes. Aussi ces deux noms chouans et bleus sont-ils restés chez la plupart des Ploeuquois, qui n'en ont jamais bien connu la véritable signification, comme les synonymes de voleurs et d'assassins.

 

A la suite du Concordat, le 29 mai 1803, M. François Alleno fut installé curé de Plœuc, avec MM. Hello, David et Joseph Georgelin pour vicaires. M. Hello fut nommé recteur de Saint-Hervé, en 1813. M. David mourut à Plœuc en 1804. M. Georgelin devenu curé de Plœuc en 1819, mourut en 1839. Quant à M. Eudo, il demeura en Angleterre après la Révolution, et vint enfin mourir à Boulogne-sur-Mer, dans un âge très avancé vers 1860.

 

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 15:01

I. Jean Rault, sieur des Perrières en Ploeuc, peut-être inhumé en l'église de Ploeuc le 4 septembre 1697 âgé d'environ 50 ans, épouse Françoise Rio, dont :

  1. Louis Rault, qui suit ;
  2. Françoise Rault, née à Ploeuc le 20 décembre 1672 ;
  3. Marhurine-Françoise Rault, née à Ploeuc le 16 février 1682 ;
  4. Louise Rault, née à Ploeuc le 13 janvier 1684 ;
  5. Pierre-Hilaire Rault, né à Ploeuc le 12 janvier 1686.

 

II. Maître Louis Rault, sieur de Beaulieu en Ploeuc, baptisé à Ploeuc le 9 mars 1671, épouse à Ploeuc le 19 mai 1699 Françoise Hervé, née vers 1672, fille de François Hervé, sieur de Saint-Just en Ploeuc, décédé en 1686, et de Mathurine Cadin, dont :

  1. Jean-François Rault, né à Ploeuc le 31 janvier 1700 et y décède le 11 février suivant ;
  2. Françoise-Mathurine Rault, née à Ploeuc le 28 novembre 1700 ;
  3. Yves-Louis Rault, qui suit ;
  4. Marie-Rose Rault, née à Ploeuc le 19 février 1704 et y décède le 21 ;


III. Maître Yves-Louis Rault, sieur de Beaulieu, né à Ploeuc le 7 janvier 1702, procureur-fiscal de La Hazaie, épouse à Ploeuc le 22 décembre 1739 Françoise-Mathurine Tual, née à Ploeuc le 7 avril 1714, fille de Jean-François Tual, sieur de Grand-Maison, né vers 1689 et décédé à Ploeuc le 2 février 1754, sénéchal de la juridiction de Saint-Eloy, et de Marie Rio, dont :

  1. Jeanne Rault, née à Ploeuc le 2 novembre 1740 ;
  2. Louis-François Rault, qui suit ;
  3. Pélagie-Aimée Rault, née à Ploeuc le 18 mars 1743 et y décède le 14 mai 1743 ;
  4. Yves-Augustin Rault, né à Ploeuc le 30 mars 1744 et y décède le 3 juin 1747 ;
  5. Joseph-Marie Rault, sieur de Grandmaison, né à Ploeuc le 13 mai 1745 et baptisé lendemain, décédé à Ploeuc le 12 mai 1824, épouse en premières noces à Ploeuc le 14 novembre 1770 Mathurine-Françoise Le Breton, née à Ploeuc le 4 janvier 1726 et y décède le 13 mars 1807, fille de Jean-François Le Breton, et de Pélagie-Rose Touzé, et en secondes noces à Ploeuc le 24 septembre 1807 Christine-Mathurine Hirel, née vers 1778, fille de feu Louis Hirel et de Françoise Huet ;

 

IV. Maître Louis-François Rault, sieur de Beaulieu, né à Ploeuc le 10 octobre 1741 et y décède le 22 juin 1821, procureur de la juridiction du comté de Ploeuc puis notaire à Ploeuc, épouse en premières noces à Trévé le 7 septembre 1767 Jeanne-Marie Blanchard, né à Trévé le 16 octobre 1746 et décédée à Ploeuc le 17 novembre 1788, fille de François Blanchard et de Marie-Anne Pasco, et en secondes noces à Ploeuc le 29 septembre 1789 Aimée-Françoise Ruellan, née à Ploeuc le 12 mai 1768 et y décède le 24 mai 1840, fille de Jérôme-Alexis Ruellan, sieur de La Ville-Guihet, né à Gausson vers 1735 et décédé à Ploeuc le 10 septembre 1772, et de Rose-Marie Davy, née à Plédran le 3 octobre 1739 et décédée à Ploeuc le 5 décembre 1800, dont du premier lit :

  1. Marie-Joseph Rault, née au Tertret en Ploeuc le 3 juillet 1768 et y décède le 4 aoûr suivant ;
  2. Marie-Jeanne Rault, née au Tertret le 24 avril 1769 et y décède le lendemain ;
  3. Claire-Théodore Rault, née au Tertret le 15 octobre 1770 et y décède le 22 septembre 1781 ;
  4. Et du second  : Louis-Joseph-Marie Rault, né à Ploeuc le 28 août 1790 et décédé à La Ville-Rouault en Ploeuc le 30 juillet 1793 ;
  5. Aimée-Louise-Pélagie Rault, née vers 1792, épouse à Ploeuc le 14 septembre 1815 Pierre Bienvenu, né à Ploeuc vers 1780, fils de feu Jacques Bienvenu et de Honorée Denis ;
  6. Louis-Joseph Rault, né à Ploeuc le 23 septembre 1793 et y décède 13 septembre 1835 ;
  7. Yves-Joseph-Louis Rault, né à Ploeuc le 23 septembre 1793 ;
  8. Yves-Louis Rault, qui suit ; 
  9. Jeanne-Louise-Julie  Rault, née à Ploeuc le 25 avril 1797 et y décède le 17 octobre 1833, épouse Pierre Bischard ;
  10. Julie-Françoise Rault, née à Ploeuc le 4 avril 1799 ;
  11. Rose-Anne Rault, née à Ploeuc le 4 avril 1799 et y décède le 13 mars 1802 ;
  12. Sainte Rault, née à Ploeuc le 15 juin 1800 et décédé le 20 août suivant ;
  13. Françoise-Joseph Rault, née à Ploeuc le 21 octobre 1801 ;
  14. Mathurine Rault, née vers 1802 et décédée à Ploeuc le 8 mars 183, épouse Jean-Honoré Blanchet ;
  15. Joséphine Rault, née à Ploeuc le 5 mars 1805 et y décède le 10 avril 1885, épouse à Ploeuc le 4 novembre 1826 Jean-Julien Gorin, né à Ploeuc le 10 septembre 1805 et y décède le 15 mars 1844, meunier ;
  16. Napoléon Rault, né Ploeuc le 17 mai 1806 ;
  17. Louise-Joséphine Rault, née vers 1808 et décédée à Ploeuc le 6 décembre 1811 ;

 

V. Yves-Louis Rault, né à Ploeuc le 4 août 1795, épouse à Ploeuc le 10 décembre 1818 Marie-Rose Routier, née à Ploeuc le 5 octobre 1802, fille de Louis Routier et de feu Françoise Pellé, dont  :

  1. Jean-Louis-Aimé Rault, qui suit ;
  2. Marie-Rose Rault, née vers mars 1822 et  décédée à Ploeuc le 26 octobre suivant ;
  3. Louis-François Rault, né vers octobre 1823 et y décède le 1er décembre suivant ;
  4. Yves-Marie Rault, qui suivra en VIbis.

 

VI. Jean-Louis-Aimé Rault, né à Ploeuc vers 1820, épouse à Ploeuc le 18 novembre 1852 Jeanne-Marie-Françoise Boisadam, née vers 1823, fille de feu Pierre Boisadam et de Jeanne Tardivel.

_______________________

VIbisYves-Marie Rault, né vers 1825, épouse à Ploeuc le 25 juillet 1852 Geneviève-Françoise Moisan, née vers 1830, fille d'Yves Moisan et de Geneviève Huet.


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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 07:13

à l'attention de Hyacinthe

les ouvrages précédés d'un * sont numérisés en couleur

froissart-copie-1.jpg

Jehan Froissart

Recueil de portraits gravés au trait / par Pujol de Mortry, 1788

Bibliothèque nationale de France

Département Estampes et photographie, 4-NE-50, vue 495 et suivantes

froissart01

 

Poésies de  JEHAN FROISSART

Ms Fr 830http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9059150q/f5

 

Poésies de  JEHAN FROISSART

Ms Fr 831, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90591492/f4

 

2641.jpg*Les Croniques que fist maistre JEHAN FROISSART en.VIII. livres (Anc. 8318)

Ms Fr 2641,  http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84901516/f7 

 

 

 

 

Les Croniques que fist JEHAN FROISSART en.IIII. parties (Anc. 8319)

Ms Fr 2642, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9059493h/f3

 

2644.jpg*Chroniques sire JEHAN FROISSART (Anc. 8321)

Ms Fr 2644, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8438605h/f29 

Ms Fr 2644, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9059690z en n&b, avec de nombreuses miniatures à parir d'ici

 


 

2645.jpg*Chroniques sire Jehan Froissart

Ms Fr 2645,  http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8438606x/f23

 

 


 

2646-copie-1.jpg*Chroniques sire Jehan Froissart (Anc. 8323)

Ms Fr 2646, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8438607b/f17

 

 


 

Anc. 8323 (1.1)

Contient : 1° « Croniques et histoires sire JEHAN FROISSART». ; 2° « La Genealogie des roys de France ». ; 3° « Les Fais du bon roy Jehan de France ». ; 4° « Cy commence l'istoire du roy Charles le Quint, filz au roi Jehan ». ; 5° ; « Les Alliances du roy de France et du roy d'Escoce ». ; « Les Alliances de Castelle ». ; « Les Convenances que firent ensemble le roi de France Charles le Quint et le conte d'Armignac ». — « La Teneur des lettres passés des alliances de France et d'Escoce ». ; Liste de morts et de prisonniers, tant français qu'écossais, finissant par : «... le bastart d'Alenchon, le borgne Blosset ».

Ms Fr 2647, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90594923/f3

 

Quart Livre maistre JEHAN FROISSART

Ms Fr 2648, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9059491p/f6

 

Croniques de sire JEHAN FROISSART , divisées en.IV. parties (Anc. 8324)

Ms Fr 2649, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9006992h

 

Croniques FROISSART (Anc. 8325)

Ms Fr 2650, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90605295/f2

 

Anc. 8326

Contient : 1° « Lettre d'accort fait entre le roy Charles le Quint et le duc de Bretaigne, le X e jour d'avril, l'an mil.III. C. IIII. XX. ». ; 2° Chroniques de Normandie [par J. LE BOUVIER, héraut du Berri]. ; 3° « Cronique FROISSART ». ; 4° « Les Addicions faictes sur les chappitres ou corrections touchant la mort du tres noble roy Richard [II] d'Angleterre ».

Ms Fr 2651, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007390x/f10

 

Anc. 8327

Contient : 1° « Lettre d'accort fait entre le roy Charles le Quint et le duc de Bretaigne, le X e jour d'avril, l'an mil.III. C. IIII. XX. ». ; 2° Chroniques de Normandie [par J. LE BOUVIER, héraut du Berri]. ; 3° « Cronique FROISSART ». ; 4° « Les Addicions faictes sur les chappitres ou corrections touchant la mort du tres noble roy Richard [II] d'Angleterre ».

Ms Fr 2652, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007402p/f7

 

Anc. 8328

Contient : 1° « Lettre d'accort fait entre le roy Charles le Quint et le duc de Bretaigne, le X e jour d'avril, l'an mil.III. C. IIII. XX. ». ; 2° Chroniques de Normandie [par J. LE BOUVIER, héraut du Berri]. ; 3° « Cronique FROISSART ». ; 4° « Les Addicions faictes sur les chappitres ou corrections touchant la mort du tres noble roy Richard [II] d'Angleterre »

Ms Fr 2653, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90073898/f6

 

Anc. 8329

Contient : 1° « Lettre d'accort fait entre le roy Charles le Quint et le duc de Bretaigne, le X e jour d'avril, l'an mil.III. C. IIII. XX. ». ; 2° Chroniques de Normandie [par J. LE BOUVIER, héraut du Berri]. ; 3° « Cronique FROISSART ». ; 4° « Les Addicions faictes sur les chappitres ou corrections touchant la mort du tres noble roy Richard [II] d'Angleterre »

Ms Fr 2654, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9059482q

 

Le Cronicques JEHAN FROISSART (Anc. 8329 2.2)

Ms Fr 2655, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90594819/f2

 

Tiers livre des Cronicques sire JEHAN FROISSART (Anc. 8329 3.3)

Ms Fr 2656, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007387f/f3

 

Le second volume des Croniques FROISSART (Anc. 8329 3.3)

Ms Fr 2658, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9059480w/f2

 

Le III e livre des Croniques de France, d'Engleterre et des païs voisins (Anc. 8330)

Ms Fr 2660, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90073861/f7

 

Français 2661

Contient : 1° « Le quart Livre de maistre JEHAN FROISSART ». ; 2° « Les Additions ou corrections... touchant la mort du tres noble et puissant prince le roy Richart d'Angleterre 

Ms Fr 2661, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90594797/f2

 

Anc. 8331 (2)

Contient : 1° « Les Croniques d'Angleterre de sire JEHAN FROISSART ». ; 2° Rondeau (fol. 413). Refrain : « A mon avis le maintien gracieux ».

Ms Fr 2662, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90593275/f4

 

2663.jpg*Les Croniques que fist sire JEHAN FROISSART (Anc. 8332)

Ms Fr 2663, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b60005702/f7, aux armes Derval aux fol. 2v et 6r (note), et Béthune au fol. 5v

 

 


 

2664.jpg*Les Croniques que fist sire Jehan Froissart (Anc. 8333)

Ms Fr 2664, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b60007003/f9, aux armes Béthune

 

 


 

Français 2665-2673 (Anc. 8335)

Contient : 1° « La Chronique sire JEHAN FROISSART ». ; 2° « Les Addicions ou corrections touchant la mort du tres noble et puissant princele roy Richart d'Angleterrre».

Ms Fr 2666, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90074530/f5

 

Français 2665-2673

Contient : 1° « La Chronique sire JEHAN FROISSART ». ; 2° « Les Addicions ou corrections touchant la mort du tres noble et puissant princele roy Richart d'Angleterrre».

Ms Fr 2670, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9059184h/f5

 

Français 2665-2673

Contient : 1° « La Chronique sire JEHAN FROISSART ». ; 2° « Les Addicions ou corrections touchant la mort du tres noble et puissant princele roy Richart d'Angleterrre».

Ms Fr 2671, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90591833/f5

 

Les Croniques que fist sire JEHAN FROISSART

Ms Fr 2674, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9059182p/f3

 

Les nouvelles Croniques de France et d'Angleterre , faittes et compilées par JEHAN FROISSART

Ms Fr 2675, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9059575x/f4

 

Français 2677

Contient : 1° « Croniques que fist sire JEHAN FROISSART ». ; 2° « Geneologie des roys de France ». ; 3° « Les Faiz du bon roy Johan de France ». ; 4° Vingt-deux versets prophétiques sur la désolation de la France par les Anglais. ; 5° « L'Istoire du roy Charles le Quint, filz au roy Jehan ». ; 6° « Les Aliances du roy de France et du roy d'Escosse » (fol. 160). — « Les Aliances de Castelle » (fol. 161). — « Les Couvenans que firent ensemble le roy de France Charles le Quint et le conte de Armignac», finissant (fol. 162) par : «... le grant prieur de France, le maistre des arbalestiers et Charles de Poitiers, chevaliers ».

Ms Fr 2677, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9059574h/f2

 

Cronicques de Flandres , faictes et compillées par JEHAN FROISSART

Ms Fr 5004, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9060181r/f2

 

Abrégé de la Chronique de FROISSART

Ms Fr 5005, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007475k/f8

 

Chroniques de FROISSART

Livres I et II

Ms Fr 5006, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90592480/f5

 

Chroniques de J. FROISSART

II Première rédaction du livre II, Kervyn, p. 241 ; rédaction révisée, 2e famille, 1re branche, B 5 de G. Raynaud

Ms Fr 6472, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90075570/f6

 

Chroniques de J. FROISSART

III Livre IV, Kervyn, p. 335

Ms Fr 6473, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007556k/f5

 

Chroniques de J. FROISSART

I Seconde rédaction du livre I, Kervyn, p. 208 ; première rédaction, 4e famille, A 15 de S. Luce

Ms Fr 6474, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007554r/f4

 

Chroniques de J. FROISSART

II Première rédaction du livre III, Kervyn, p. 265. 268 et 342

Ms Fr 6475, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007543z/f5

 

Chroniques de J. FROISSART

Ms Fr 6476, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007542j/f6

 

Chroniques de J. FROISSART

Ms Fr 6477, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9065105x/f3

 

Chroniques de J. FROISSART

Ms Fr 6478,  http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90651248/f4

 

Chroniques de J. FROISSART

Ms Fr 6479, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9065104h/f3

 

Roman de Meliador , par FROISSART

Ms Fr 12557, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9061107h/f2

 

FROISSART , Chronique abrégée

Ms Fr 10144, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9061593n

 

Chroniques de J. FROISSART

I Troisième rédaction du livre I, Kervyn, p. 358 ; première rédaction revisée B 3 de S. Luce

Ms Fr 20356, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9062044r/f2

 

Chroniques de J. FROISSART

II Seconde rédaction du livre II, Kervyn, p. 363 ; première rédaction revisée B3 de S. Luce

Ms Fr 20357, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9062043b/f2

 

Chroniques d'Angleterre, par JEAN de  WAVRIN

Chroniques faussement attribuées à Froissart par Dacier ; cf. Kervyn, Oeuvres de Froissart, I, 2e et 3e parties, p. 439. L'erreur de Dacier s'explique par ce fait qu'on lit au fol. 2 : « Le quart et derrenier volume de Froissart, chronicqueur, appartenant à monseigneur Charles de Croy, prince de Chimay, ... et le a signé de son nom. » Plus bas est écrit : « Le duc d'Arschot, 1584. ».

Ms Fr 20359, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90075874/f8

Ms Fr 20359, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007586q/f7

 

Oeuvres de Jean Molinet, d'Olivier de La Marche, de Jean Le Maire, etc.

Cronicques abergiés des cronicques de maistre Jehan Froissard » (1327-1385)

Ms Fr 24038, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9063512t/f55

 

24726.jpg*Veilles ou observations de plusieurs choses dinnes de mémoire en la lecture d'aucuns autheurs françois, par C. F. P., l'an 1555, » dissertations sur les romans de la Rose, de Doon de Nanteuil, deRenaut de Montauban, etc., par Cl. Fauchet.

Contient : On lit : « Je naquis l'an 1530, le 3 jour de juillet, jour de dimanche, entre 5 et 6 heures du matin. C. Fauchet. » — On remarque, entre autres, des dissertations sur les auteurs du roman d'Alexandre (fol. 2, 53) et du roman de la Rose (fol. 5) ; le sens du mot Palefroi (fol. 7) ; Gaston Phoebus (fol. 7) ; Froissart (fol. 8 v° ) ; l'accompagnement musical des poésies des trouvères (fol. 16) ; les six bourgeois de Calais (fol. 19) ; l'étendard (fol. 24 v°) ; Alain Chartier (fol. 26 v°) ; le corfeu ou couvrefeu (fol. 27) ; Gace de La Bigne (fol. 27 v°) ; les dignités de comte, marquis, etc. (fol. 31, 34 v°) ; les Anglais coués (fol. 34 v°) ; Marot (fol. 37) ; Ronsard (fol. 39 v°) ; Jean Le Maire (fol. 42) ; Huon de Meri (fol. 46) ; Hugues de Bersi (fol. 47) ; les blancs murs de Paris (fol. 50 v°) ; divers termes de droit féodal, missaticum, bannum, mansus, etc. (fol. 53 v° ) ; — les romans de Doon de Nanteuil, Renaut de Montauban, Raoul de Cambrai, etc. (fol. 66), cf. M. P. Meyer, dans la Romania, t. XIII, p. 3 ; — Enguerrand de Monstrelet (fol. 81 v° ) ; Grégoire de Tours (fol. 89) ; des chansonniers appartenant à Henry de Mesmes et à l'avocat Pasquier (fol. 104) ; Robert Blondel (fol. 105 v°)

Ms Fr 24726, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8427283r/f26

 

 

Autre article en ligne : the online Froissart

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 17:37

Notices historiques sur l'ancienne paroisse de Carentoir : Morbihan 

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5470465m

----------------------------

Mélanges historiques sur la Bretagne et les Bretons

http://bibnum.univ-rennes2.fr/items/show/495

----------------------------

Histoire de Châteaubriant, baronnie, ville & paroisse / par l'abbé Ch. Goudé ; avec la collaboration de l'abbé Guillotin de Corson

http://bibnum.univ-rennes2.fr/items/show/551

----------------------------

Pouillé historique de l'archevêché de Rennes

Tome 1 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55606x

Tome 2 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k556078

Tome 3 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55608m

Tome 4 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k75000m

Tome 5 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k75001z

Tome 6 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k750029

----------------------------

Combour, étude historique

http://archive.org/stream/combourtudehis00guil#page/n7/mode/2up

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Ecole Sainte-Anne

esa

Ecole Sainte-Anne de Ploeuc

43, rue de La Gare

22150 Ploeuc sur Lié

02.96.42.10.26

013

http://ecolesainteanneploeuc.jimdo.com

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Jouets & Co

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Appelez-nous au : 06 67 30 84 51.

Vente locale sur catalogue

Ploeuc-sur-Lié,  Plaintel, Saint-Brieuc

http://www.jouetsandco.fr

Manoir de La Mare

Mare 6838
Mariages et festivités familiales
Séminaires et événements professionnels
Stages et expositions
Concerts et spectacles

Château de Bogard

bogard

Un cadre prestigieux dans les Côtes d'Armor (Pays de Moncontour) pour organiser des évènements inoubliables, mariages, réceptions, week-end, séminaires d'entreprises, séjours à la semaine.

Site : http://www.chateau-de-bogard.com

Hôtel de La Rallière

012

Locations saisonnières à Preuilly-sur-Claise au coeur de la Touraine

Site  : http://hoteldelaralliere.jimdo.com/

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